QCM : Sources et défis de la croissance économique — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la croissance économique ?

Une amélioration générale et durable de la qualité de vie des habitants
Un accroissement quantitatif durable des richesses produites par un pays
Une transformation durable des structures sociales et politiques d’un pays
Une hausse ponctuelle des revenus distribués aux ménages d’un pays

Un accroissement quantitatif durable des richesses produites par un pays

Explication

La croissance économique désigne l’augmentation durable de la quantité de richesses produites par un pays. L’amélioration globale de la qualité de vie relève davantage de la notion de développement, qui est plus large.

2. Quel indicateur permet de mesurer le volume de production en neutralisant l’effet des variations de prix ?

Le PIB réel exprimé en euros constants
Le revenu national calculé aux prix de l’année courante
La valeur de la production mesurée avec les prix du marché
Le PIB nominal exprimé en euros courants

Le PIB réel exprimé en euros constants

Explication

Le PIB réel mesure les quantités produites en euros constants, ce qui neutralise les variations de prix. Le PIB nominal évolue à la fois en fonction des volumes produits et des prix.

3. Quel effet négatif peut accompagner une phase de croissance économique ?

Une réduction générale de la production industrielle et des transports
Une amélioration systématique de l’état des écosystèmes marins
Une augmentation des émissions de dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre
Une diminution automatique de la consommation de ressources naturelles

Une augmentation des émissions de dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre

Explication

La croissance peut accroître la richesse et l’emploi tout en produisant des externalités négatives, notamment davantage d’émissions de dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre. Elle ne garantit donc pas une réduction de la pression exercée sur les ressources et les écosystèmes.

4. Dans la fonction de production Y=F(K,L)Y = F(K,L), que représentent respectivement YY, KK et LL ?

La production, le capital utilisé et le travail utilisé
Le travail utilisé, le capital utilisé et la production
Le capital utilisé, la production et le travail utilisé
La production, le travail utilisé et le capital utilisé

La production, le capital utilisé et le travail utilisé

Explication

Dans cette fonction, YY désigne la quantité produite, tandis que KK et LL représentent respectivement le capital et le travail utilisés. Confondre YY avec un facteur de production inverse le rôle de la production et des facteurs.

5. Qu’est-ce que le facteur travail en économie ?

Le montant des dépenses consacrées à l’achat de biens de production
L’ensemble des activités humaines qui contribuent à produire des biens et services
L’ensemble des machines et bâtiments durables utilisés dans les entreprises
La quantité de ressources naturelles mobilisées dans les processus productifs

L’ensemble des activités humaines qui contribuent à produire des biens et services

Explication

Le facteur travail regroupe les activités humaines qui concourent à la production de biens et de services. Les machines et les bâtiments relèvent du facteur capital, et non du travail.

6. Quelle caractéristique définit le facteur capital ?

Des activités humaines réalisées par les personnes participant à la production
Des biens de production durables et fixes utilisés pour produire
Des ressources naturelles extraites puis transformées par les entreprises
Des consommations immédiates destinées à satisfaire les besoins des ménages

Des biens de production durables et fixes utilisés pour produire

Explication

Le facteur capital correspond aux biens de production durables et fixes utilisés pour produire, comme les équipements ou les bâtiments. Les activités humaines appartiennent au facteur travail et ne constituent pas le capital.

7. Comment l’investissement agit-il sur le stock de capital d’une entreprise ?

Il réduit le stock d’équipements afin d’augmenter la part consacrée à la consommation
Il accroît ou renouvelle le stock de capital grâce à des achats comme celui de machines
Il mesure la production réalisée par chaque salarié pendant une période donnée
Il transforme directement les heures travaillées en une quantité supplémentaire de main-d’œuvre

Il accroît ou renouvelle le stock de capital grâce à des achats comme celui de machines

Explication

L’investissement est un flux qui augmente ou renouvelle le stock de capital, notamment par l’achat de machines. Il ne mesure ni la productivité du travail ni une transformation directe des heures travaillées en travailleurs.

8. Quelle distinction oppose correctement les rendements d’échelle et le rendement marginal ?

Les rendements d’échelle mesurent les prix, tandis que le rendement marginal mesure les salaires
Les rendements d’échelle concernent un seul facteur, tandis que le rendement marginal concerne les deux facteurs
Les rendements d’échelle portent sur l’emploi, tandis que le rendement marginal porte sur la consommation
Les rendements d’échelle concernent les deux facteurs, tandis que le rendement marginal concerne un seul facteur

Les rendements d’échelle concernent les deux facteurs, tandis que le rendement marginal concerne un seul facteur

Explication

Les rendements d’échelle étudient l’effet d’une augmentation conjointe du capital et du travail. Le rendement marginal mesure l’effet de l’ajout d’un seul facteur lorsque l’autre reste fixe.

9. Une entreprise double simultanément son capital et son travail, tandis que sa production augmente de 50 %. Quel type de rendement d’échelle observe-t-on ?

Une productivité marginale croissante, car les deux facteurs augmentent ensemble
Des rendements d’échelle croissants, car la production augmente avec les facteurs
Des rendements d’échelle constants, car la production augmente autant que les facteurs
Des rendements d’échelle décroissants, car la production augmente moins que les facteurs

Des rendements d’échelle décroissants, car la production augmente moins que les facteurs

Explication

Lorsque les facteurs augmentent de 100 % mais que la production augmente de seulement 50 %, la production progresse dans une proportion inférieure à celle des facteurs : les rendements d’échelle sont décroissants. Les rendements constants exigeraient une hausse de la production de 100 %.

10. Que mesure la productivité marginale d’un facteur de production ?

La quantité de capital nécessaire pour maintenir le niveau de production existant
La variation des prix provoquée par l’utilisation d’une unité supplémentaire de travail
L’augmentation de la production provoquée par l’ajout d’une unité de ce facteur
La production totale obtenue après une hausse conjointe du capital et du travail

L’augmentation de la production provoquée par l’ajout d’une unité de ce facteur

Explication

La productivité marginale mesure le supplément de production obtenu grâce à une unité supplémentaire d’un facteur. Une hausse conjointe du capital et du travail relève plutôt de l’analyse des rendements d’échelle.

11. Dans quelle situation la loi des rendements marginaux décroissants s’applique-t-elle ?

Lorsque la production diminue dès la première unité de capital ajoutée, avec la technologie fixe
Lorsque l’ajout simultané de capital et de travail augmente la production dans la même proportion
Lorsque l’ajout de capital accroît la production dans une proportion constamment supérieure, avec le travail variable
Lorsque l’ajout de capital accroît la production de moins en moins, avec le travail et la technologie fixes

Lorsque l’ajout de capital accroît la production de moins en moins, avec le travail et la technologie fixes

Explication

Au-delà d’un certain seuil, la loi des rendements marginaux décroissants signifie que chaque unité supplémentaire de capital apporte un supplément de production de plus en plus faible lorsque le travail et la technologie restent constants. Cette loi ne décrit pas une baisse immédiate de la production dès la première unité ajoutée.

12. Que mesure la productivité globale des facteurs dans une économie ?

Le volume total de travail fourni par les actifs
La production moyenne obtenue avec un seul facteur
L’efficacité de la combinaison du capital et du travail
La quantité de capital mobilisée par chaque entreprise

L’efficacité de la combinaison du capital et du travail

Explication

La productivité globale des facteurs évalue l’efficacité avec laquelle le capital et le travail sont combinés pour produire. La productivité moyenne porte, elle, sur l’efficacité d’un seul facteur pris séparément.

13. Dans l’analyse de la croissance, que désigne le résidu ?

La diminution de la production provoquée par une baisse du travail
La part de croissance non expliquée par les quantités de facteurs
La hausse directement due à l’augmentation du capital employé
La contribution totale des facteurs mesurée avant leur accumulation

La part de croissance non expliquée par les quantités de facteurs

Explication

Le résidu correspond à la part de la croissance qui subsiste après la prise en compte quantitative du capital et du travail. Il ne mesure donc pas l’accumulation elle-même, qui renvoie à l’augmentation des quantités de facteurs.

14. Une économie accroît sa production en améliorant l’efficacité de la combinaison du capital et du travail, sans augmenter leurs quantités : de quel type de croissance s’agit-il ?

D’une croissance démographique fondée sur la population active
D’une croissance extensive fondée sur l’accumulation
D’une croissance matérielle fondée sur l’augmentation du capital
D’une croissance intensive fondée sur la productivité

D’une croissance intensive fondée sur la productivité

Explication

La croissance intensive repose sur l’amélioration de la productivité globale des facteurs, comme dans cette situation. La croissance extensive résulte plutôt de l’accumulation quantitative du capital et du travail.

15. Quelle distinction caractérise le mieux une invention et une innovation ?

L’invention améliore la productivité, l’innovation accumule du capital
L’invention commercialise un produit, l’innovation imagine une technique
L’invention organise la production, l’innovation finance la recherche
L’invention crée une connaissance, l’innovation la met en œuvre

L’invention crée une connaissance, l’innovation la met en œuvre

Explication

Une invention produit des connaissances nouvelles, tandis qu’une innovation correspond à leur mise en œuvre effective et à leur commercialisation. La commercialisation relève donc de l’innovation plutôt que de la définition de l’invention.

16. Quelles catégories d’innovation Schumpeter distingue-t-il ?

Les innovations nationales, régionales et internationales
Les innovations de produit, de procédé et d’organisation
Les innovations de capital, de travail et de financement
Les innovations fondamentales, appliquées et industrielles

Les innovations de produit, de procédé et d’organisation

Explication

Schumpeter distingue les innovations portant sur le produit, le procédé ou l’organisation. Les recherches fondamentale et appliquée décrivent plutôt des étapes de production des connaissances que les catégories schumpétériennes d’innovation.

17. Comment les théories de la croissance endogène expliquent-elles le progrès technique ?

Par une variation des ressources naturelles exploitées par les entreprises
Par un progrès technique fixé extérieurement au fonctionnement économique
Par une hausse spontanée de la population active disponible
Par les décisions d’agents qui investissent dans différents capitaux

Par les décisions d’agents qui investissent dans différents capitaux

Explication

Les théories de la croissance endogène relient le progrès technique aux décisions rationnelles d’investissement dans plusieurs formes de capital. Dans le modèle de Solow, en revanche, le progrès technique est considéré comme exogène.

18. Pourquoi les investissements dans les capitaux physique, technologique, humain et public peuvent-ils rendre la croissance cumulative ?

Ils transforment tous les investissements en biens privés et rivaux
Ils produisent des externalités positives et des rendements croissants
Ils rendent chaque facteur indépendant des autres facteurs productifs
Ils réduisent les connaissances disponibles pour les autres producteurs

Ils produisent des externalités positives et des rendements croissants

Explication

Ces investissements génèrent des externalités positives et des rendements d’échelle croissants, ce qui favorise une croissance auto-entretenue et cumulative. Les connaissances peuvent au contraire être utilisées par plusieurs agents, contrairement à un capital strictement privé et rival.

19. Quel effet les dépenses de recherche-développement produisent-elles dans les théories de la croissance endogène ?

Elles accroissent le stock de connaissances utilisable par plusieurs agents
Elles limitent les innovations aux améliorations de la production existante
Elles diminuent le stock de connaissances afin de protéger les innovations
Elles remplacent le capital humain par des ressources naturelles nouvelles

Elles accroissent le stock de connaissances utilisable par plusieurs agents

Explication

Les dépenses de recherche-développement augmentent le stock de connaissances, que plusieurs agents peuvent utiliser simultanément. Elles favorisent ainsi des innovations de produit et de procédé plutôt qu’une limitation aux seules améliorations existantes.

20. Dans le modèle schumpétérien, que se produit-il après que l’accumulation quantitative des facteurs a rencontré des rendements marginaux décroissants ?

Une réduction de la concurrence provoque une expansion prolongée
Une baisse durable de la productivité installe une croissance nulle
Une innovation majeure relance la croissance avant un nouvel état stationnaire
Une hausse des facteurs rétablit immédiatement les rendements croissants

Une innovation majeure relance la croissance avant un nouvel état stationnaire

Explication

L’innovation majeure rompt la tendance aux rendements marginaux décroissants et relance la croissance avant l’apparition d’un nouvel état stationnaire. La seule accumulation de facteurs ne suffit pas à produire cette relance dans le modèle schumpétérien.

21. Quelle situation illustre le mieux la destruction créatrice ?

Une innovation rend certaines activités obsolètes et en fait émerger de nouvelles
Une réglementation protège durablement les activités établies contre les nouveaux concurrents
Une crise réduit la production sans créer de nouvelles activités économiques
Une entreprise conserve ses procédés anciens malgré une demande en transformation

Une innovation rend certaines activités obsolètes et en fait émerger de nouvelles

Explication

La destruction créatrice associe la disparition d’activités anciennes à la création d’activités nouvelles et plus performantes. Une simple contraction de la production ne correspond pas à ce processus, car elle ne comporte pas nécessairement de renouvellement productif.

22. Quelle combinaison de politiques publiques favorise à la fois l’innovation et le renouvellement concurrentiel ?

Subventionner les entreprises établies et restreindre l’accès aux nouveaux marchés
Accroître les barrières à l’entrée et raccourcir la durée des innovations
Réduire la protection juridique et renforcer les monopoles technologiques
Protéger les innovations par des brevets et limiter les barrières à l’entrée

Protéger les innovations par des brevets et limiter les barrières à l’entrée

Explication

Les droits de propriété et les brevets incitent à investir dans l’innovation, tandis que la politique de concurrence accélère le renouvellement en limitant les barrières à l’entrée. Renforcer les monopoles ou protéger les entreprises établies freine plutôt ce renouvellement concurrentiel.

23. Comment définir les institutions dans l’analyse de la croissance économique ?

Un ensemble de règles et d’engagements qui structurent les comportements économiques
Un réseau d’entreprises qui coordonne les échanges entre producteurs et consommateurs
Un volume de ressources naturelles disponible pour développer les activités productives
Un stock de machines et de compétences directement mobilisé dans la production

Un ensemble de règles et d’engagements qui structurent les comportements économiques

Explication

Les institutions correspondent à des règles et à des formes d’engagement qui orientent les comportements économiques. Les machines, les compétences et les ressources naturelles sont plutôt des facteurs mobilisés directement dans la production.

24. Quelle distinction caractérise correctement les droits de propriété et les droits de propriété intellectuelle ?

Les premiers organisent les marchés, tandis que les seconds protègent les créations et les innovations
Les premiers limitent la concurrence, tandis que les seconds organisent les échanges de biens
Les premiers protègent les brevets, tandis que les seconds définissent la propriété des entreprises
Les premiers financent la recherche, tandis que les seconds déterminent les salaires des travailleurs

Les premiers organisent les marchés, tandis que les seconds protègent les créations et les innovations

Explication

Les droits de propriété rendent possibles l’existence et le développement des marchés, alors que les droits de propriété intellectuelle, comme les brevets et les droits d’auteur, incitent à l’innovation. Les brevets relèvent donc de la propriété intellectuelle plutôt que d’une fonction générale d’organisation des marchés.

25. Quel effet l’absence de système de brevets peut-elle produire sur la recherche-développement ?

La coopération entre entreprises supprime les risques et stabilise les investissements innovateurs
La protection spontanée des inventions augmente les dépenses de recherche des entreprises
La concurrence accrue garantit une hausse des investissements et un équilibre optimal
Le comportement de passager clandestin réduit l’investissement et mène à un équilibre sous-optimal

Le comportement de passager clandestin réduit l’investissement et mène à un équilibre sous-optimal

Explication

Sans brevets, certaines entreprises peuvent profiter des innovations financées par d’autres sans contribuer à leur coût, ce qui correspond au comportement de passager clandestin. Cette situation réduit les investissements en recherche-développement et peut conduire à un équilibre sous-optimal du dilemme du prisonnier.

26. Comment la diffusion des connaissances évolue-t-elle à partir du XVIIIe siècle ?

L’imprimerie et les encyclopédies codifient le savoir et favorisent son institutionnalisation scientifique
Les brevets privés organisent la diffusion du savoir sans produire de représentation commune
Les échanges oraux remplacent les ouvrages et fragmentent durablement les connaissances scientifiques
Les inventions industrielles rendent les institutions scientifiques moins nécessaires à la validation du savoir

L’imprimerie et les encyclopédies codifient le savoir et favorisent son institutionnalisation scientifique

Explication

L’imprimerie et les encyclopédies contribuent à diffuser et codifier le savoir, ce qui favorise une représentation normée et unifiée ainsi que l’institutionnalisation du savoir scientifique. Les échanges oraux ne constituent pas le mécanisme central décrit pour cette transformation.

27. Pourquoi le développement financier soutient-il la croissance fondée sur l’innovation ?

Il protège les entreprises anciennes en réduisant leur exposition aux innovations concurrentes
Il remplace les entrepreneurs dans les décisions d’investissement et planifie les transformations productives
Il limite la circulation des capitaux afin de stabiliser les secteurs établis
Il facilite le financement des investissements des entrepreneurs innovateurs et la destruction créatrice

Il facilite le financement des investissements des entrepreneurs innovateurs et la destruction créatrice

Explication

Le développement financier fournit plus facilement les ressources nécessaires aux investissements des entrepreneurs innovateurs, ce qui soutient la destruction créatrice et la croissance. La protection des entreprises anciennes contre la concurrence ralentirait plutôt le renouvellement économique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Sources et défis de la croissance économique.

Qu'est-ce que la croissance économique ?

L'accroissement quantitatif durable des richesses produites par un pays.

Que mesure la croissance économique par rapport à la valeur ?

Elle mesure les quantités de biens et services produites.

Quelle différence existe entre PIB réel et PIB nominal ?

Le PIB réel est en euros constants, le PIB nominal en euros courants.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sources et défis de la croissance économique.

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