QCM : Structures et organisations de l’entreprise — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit juridiquement une entreprise ?

Un regroupement de salariés qui exerce une activité productive sans autonomie juridique
Une unité juridiquement indépendante qui produit et vend des biens ou des services dans le but de réaliser un profit
Une association publique qui fournit des services sans rechercher de résultat économique
Une organisation de coordination qui répartit les ressources sans devoir produire ni vendre des biens ou des services

Une unité juridiquement indépendante qui produit et vend des biens ou des services dans le but de réaliser un profit

Explication

L’entreprise est une unité juridiquement indépendante de production, orientée vers la vente et la réalisation d’un profit. La notion d’organisation de coordination correspond plus largement à la firme, et non à la définition juridique de l’entreprise.

2. Une entreprise recrute des salariés et investit dans de nouveaux équipements pour augmenter sa production sans racheter une autre entreprise. De quel type de croissance s’agit-il ?

D’une croissance externe fondée sur une fusion avec une autre entreprise
D’une croissance interne fondée sur le recrutement et l’investissement
D’une croissance externe fondée sur l’acquisition d’un concurrent
D’une croissance interne fondée sur la prise de contrôle d’un fournisseur

D’une croissance interne fondée sur le recrutement et l’investissement

Explication

La croissance interne repose sur le développement des capacités propres de l’entreprise, notamment par le recrutement et l’investissement. Une fusion ou une acquisition relèverait de la croissance externe.

3. Selon Jean-Baptiste Say en 1803, quel rôle caractérise l’entrepreneur ?

Il recherche une solution satisfaisante lorsque l’information disponible est incomplète
Il combine les facteurs de production en achetant notamment les services des travailleurs
Il surveille le respect des contrats sans organiser les facteurs de production
Il fournit principalement son travail dans le cadre d’un contrat conclu avec l’entreprise

Il combine les facteurs de production en achetant notamment les services des travailleurs

Explication

Pour Jean-Baptiste Say, l’entrepreneur combine les facteurs de production et achète notamment les services des travailleurs. La fourniture du travail dans le cadre d’un contrat caractérise plutôt le rôle du salarié.

4. Quelle distinction Herbert Simon établit-il entre les deux formes de rationalité ?

La rationalité procédurale recherche une solution satisfaisante, tandis que la rationalité substantielle vise une solution optimale
La rationalité procédurale repose sur les prix, tandis que la rationalité substantielle repose sur la coordination administrative
La rationalité procédurale vise une solution optimale, tandis que la rationalité substantielle accepte une solution satisfaisante
La rationalité procédurale concerne les contrats, tandis que la rationalité substantielle concerne la surveillance des salariés

La rationalité procédurale recherche une solution satisfaisante, tandis que la rationalité substantielle vise une solution optimale

Explication

La rationalité procédurale tient compte des limites du décideur et conduit à retenir une solution satisfaisante, tandis que la rationalité substantielle recherche la solution optimale. Les autres distinctions renvoient aux contrats ou aux modes de coordination, pas aux deux formes de rationalité.

5. Quels éléments sont compris dans les coûts de transaction ?

L’achat des machines, le recrutement des salariés, la production des biens, puis leur commercialisation
La fixation des salaires, la conception des produits, la gestion des stocks, puis l’organisation de la production
La recherche d’information, la négociation, la décision, puis la surveillance et le contrôle des contrats
La rémunération des dirigeants, le paiement des impôts, la distribution des dividendes, puis l’investissement

La recherche d’information, la négociation, la décision, puis la surveillance et le contrôle des contrats

Explication

Les coûts de transaction regroupent les coûts liés à la recherche et à l’information, à la négociation et à la décision, ainsi qu’à la surveillance et au contrôle des contrats. Les autres propositions décrivent des coûts de production ou de gestion interne.

6. Selon Coase, dans quelle situation l’entreprise existe-t-elle plutôt que de recourir au marché ?

Lorsque la taille de l’entreprise augmente indépendamment des coûts d’organisation et de transaction
Lorsque les prix du marché permettent de coordonner les échanges à un coût inférieur à celui de l’organisation interne
Lorsque les agents disposent de toutes les informations et peuvent rédiger des contrats complets
Lorsque la coordination administrative interne est plus avantageuse que la coordination par les prix du marché

Lorsque la coordination administrative interne est plus avantageuse que la coordination par les prix du marché

Explication

Selon Coase, l’entreprise se développe lorsque la coordination administrative par la firme coûte ou s’avère plus avantageuse que la coordination par les prix du marché. Si le marché coordonne les échanges à moindre coût, le recours à l’entreprise est moins justifié.

7. Quelle définition correspond à la responsabilité sociétale des entreprises ?

Une politique de communication destinée à présenter favorablement l’entreprise indépendamment des effets réels de ses décisions
Une stratégie qui vise principalement à accroître le profit de l’entreprise en réduisant ses obligations envers les parties prenantes
Une obligation juridique qui impose aux entreprises de satisfaire toutes les attentes sociales sans considération pour leur activité
Une démarche normative qui prend en compte les conséquences de l’activité de l’entreprise sur autrui et cherche à améliorer la société

Une démarche normative qui prend en compte les conséquences de l’activité de l’entreprise sur autrui et cherche à améliorer la société

Explication

La RSE est une démarche normative qui prend en compte les conséquences de l’activité de l’entreprise sur les parties prenantes et la société. La recherche de profit seule ne prend pas nécessairement en considération ces conséquences sociales et environnementales.

8. Quels sont les quatre niveaux de responsabilité distingués dans la pyramide de la responsabilité ?

La responsabilité financière, managériale, commerciale et environnementale
La responsabilité productive, contractuelle, sociale et politique
La responsabilité actionnariale, salariale, publique et territoriale
La responsabilité économique, juridique, éthique et philanthropique

La responsabilité économique, juridique, éthique et philanthropique

Explication

La pyramide distingue les responsabilités économique, juridique, éthique et philanthropique. La responsabilité économique renvoie notamment à la nécessité d’être profitable, tandis que la responsabilité juridique concerne le respect de la loi, mais ces deux niveaux ne constituent pas toute la pyramide.

9. Comment l’approche des parties prenantes se distingue-t-elle de l’approche actionnariale ?

Elle prend en compte les groupes qui peuvent affecter l’entreprise ou être affectés par elle, au-delà des seuls actionnaires
Elle réserve la responsabilité de l’entreprise aux salariés directement engagés dans sa production
Elle remplace les objectifs économiques par une obligation de répondre aux attentes de toutes les administrations publiques
Elle limite la responsabilité de l’entreprise aux investisseurs qui détiennent son capital et reçoivent ses dividendes

Elle prend en compte les groupes qui peuvent affecter l’entreprise ou être affectés par elle, au-delà des seuls actionnaires

Explication

L’approche des parties prenantes étend la responsabilité de l’entreprise aux groupes susceptibles de l’affecter ou d’être affectés par elle. L’approche actionnariale concentre au contraire cette responsabilité sur les seuls actionnaires.

10. Quelle distinction décrit correctement le window dressing et le greenwashing ?

Le window dressing met en avant une action environnementale limitée pour masquer des nuisances, tandis que le greenwashing diffuse des messages environnementaux trompeurs
Le window dressing diffuse des messages environnementaux mensongers, tandis que le greenwashing met en avant une action limitée pour masquer des nuisances
Le window dressing consiste à respecter la loi, tandis que le greenwashing consiste à dépasser les obligations juridiques par des actions concrètes
Le window dressing concerne la rentabilité financière, tandis que le greenwashing concerne la répartition des bénéfices entre les actionnaires

Le window dressing met en avant une action environnementale limitée pour masquer des nuisances, tandis que le greenwashing diffuse des messages environnementaux trompeurs

Explication

Le window dressing consiste à communiquer largement sur une action environnementale limitée afin de dissimuler des activités nuisibles. Le greenwashing repose sur des messages environnementaux mensongers ou déconnectés de la réalité, ce qui le distingue d’une simple mise en scène d’une action limitée.

11. Quel mode de coordination repose sur une communication informelle entre collaborateurs plutôt que sur des règles ou des résultats prédéfinis ?

L’ajustement mutuel entre collaborateurs
La standardisation des qualifications requises
La standardisation des tâches à accomplir
La standardisation des résultats attendus

L’ajustement mutuel entre collaborateurs

Explication

L’ajustement mutuel coordonne le travail grâce aux échanges informels entre collaborateurs. La standardisation, elle, s’appuie sur des règles, des résultats ou des qualifications définis à l’avance.

12. Quelle différence caractérise principalement la firme américaine de type fordiste et la firme japonaise ?

Les deux reposent sur une coordination horizontale, mais avec des qualifications différentes.
La première favorise la participation, tandis que la seconde renforce la hiérarchie verticale.
Les deux privilégient une coordination hiérarchique, mais dans des secteurs industriels différents.
La première privilégie la hiérarchie, tandis que la seconde favorise la participation et la flexibilité.

La première privilégie la hiérarchie, tandis que la seconde favorise la participation et la flexibilité.

Explication

La firme fordiste américaine repose sur une coordination verticale et hiérarchique, alors que la firme japonaise développe une coordination plus horizontale et participative. La participation accrue des salariés caractérise donc davantage le modèle japonais.

13. Lequel de ces éléments constitue un facteur de contingence de la structure organisationnelle ?

La formulation commerciale retenue pour une campagne publicitaire
La culture du pays où l’entreprise exerce ses activités
La couleur dominante utilisée dans les locaux de l’entreprise
La préférence personnelle d’un client pour une marque donnée

La culture du pays où l’entreprise exerce ses activités

Explication

La culture du pays fait partie des facteurs de contingence susceptibles d’influencer la structure d’une entreprise. Les autres éléments relèvent de choix commerciaux ou esthétiques qui ne figurent pas dans cette liste de facteurs structurels.

14. Selon Joan Woodward, quelle relation existe entre les systèmes de production et les organisations ?

Les formes d’organisation sont indépendantes des systèmes de production utilisés.
Les petites séries imposent une structure identique à celle de la production continue.
Les différents systèmes de production sont associés à des formes d’organisation distinctes.
Les entreprises industrielles adoptent une structure commune dès qu’elles ont la même taille.

Les différents systèmes de production sont associés à des formes d’organisation distinctes.

Explication

Joan Woodward relie les types de production aux formes d’organisation qui leur correspondent. Cette approche contredit l’idée que la structure serait indépendante de la technologie productive.

15. Quelle idée centrale Joan Woodward met-elle en avant dans l’étude des organisations industrielles ?

La structure organisationnelle dépend principalement des préférences du dirigeant.
La taille de l’entreprise explique à elle seule les formes d’organisation adoptées.
La technologie productive influence les coûts sans modifier l’organisation interne.
La technologie contribue à déterminer les formes d’organisation des entreprises.

La technologie contribue à déterminer les formes d’organisation des entreprises.

Explication

Pour Woodward, les similitudes technologiques entre systèmes de production contribuent à expliquer les similitudes organisationnelles. La technologie ne se limite donc pas à agir sur les coûts, puisqu’elle participe aussi à la détermination de la structure.

16. Quelle distinction oppose la production en grande série à la production continue ?

La grande série produit par séries standardisées, tandis que la production continue suit un processus ininterrompu.
La grande série fonctionne dans une usine polyvalente, tandis que la production continue s’effectue dans des ateliers séparés.
La grande série suit un processus ininterrompu, tandis que la production continue fabrique par petites séries.
La grande série repose sur des produits fortement différenciés, tandis que la production continue assemble des lots distincts.

La grande série produit par séries standardisées, tandis que la production continue suit un processus ininterrompu.

Explication

La production en grande série reste organisée autour de séries standardisées, alors que la production continue se caractérise par la continuité du processus. La confusion entre ces deux systèmes vient précisément de l’oubli de cette différence de continuité.

17. Quelle caractéristique définit le mieux une structure simple ?

Les activités sont regroupées selon les fonctions de marketing et de production.
Les décisions sont partagées entre deux hiérarchies correspondant à des projets.
L’autorité est répartie entre des divisions constituées par marchés ou produits.
La coordination est assurée directement par le dirigeant de l’entreprise.

La coordination est assurée directement par le dirigeant de l’entreprise.

Explication

Dans une structure simple, le dirigeant centralise la coordination et intervient directement dans le fonctionnement de l’entreprise. Le regroupement par fonctions décrit plutôt une structure fonctionnelle, tandis que les autres réponses renvoient à des structures divisionnelle ou matricielle.

18. Comment les activités sont-elles regroupées dans une structure fonctionnelle ?

Elles sont réparties entre des zones géographiques autonomes.
Elles sont regroupées selon les produits vendus et les marchés servis.
Elles sont regroupées selon les fonctions essentielles de l’entreprise.
Elles sont organisées autour de deux lignes hiérarchiques simultanées.

Elles sont regroupées selon les fonctions essentielles de l’entreprise.

Explication

La structure fonctionnelle rassemble les activités par fonctions, notamment le marketing, la production, la finance et les ressources humaines. Le regroupement par produits, marchés ou zones correspond plutôt à la structure divisionnelle.

19. Quelle organisation caractérise la structure divisionnelle, également appelée structure en M ?

Elle regroupe l’activité par produits, marchés ou zones et décentralise davantage l’autorité.
Elle combine deux hiérarchies afin d’adapter chaque projet à son environnement local.
Elle organise l’ensemble des salariés autour d’une coordination informelle entre pairs.
Elle regroupe l’activité par fonctions et concentre les décisions auprès du dirigeant.

Elle regroupe l’activité par produits, marchés ou zones et décentralise davantage l’autorité.

Explication

La structure divisionnelle, associée à Alfred Chandler, organise l’entreprise par produits, marchés ou zones géographiques et répartit davantage l’autorité. La réponse fondée sur deux hiérarchies décrit plutôt la structure matricielle.

20. Pourquoi la structure matricielle convient-elle particulièrement aux firmes internationalisées ?

Elle centralise toutes les décisions dans une direction générale unique.
Elle combine une organisation globale avec une adaptation aux contextes locaux.
Elle regroupe les salariés par une fonction commune sans tenir compte des pays.
Elle remplace les divisions géographiques par une coordination directe du dirigeant.

Elle combine une organisation globale avec une adaptation aux contextes locaux.

Explication

La structure matricielle articule une organisation globale et une adaptation locale, ce qui répond aux exigences des firmes présentes dans plusieurs pays. Elle peut toutefois engendrer des conflits entre deux hiérarchies, contrairement à une centralisation unique.

21. Quelle succession décrit généralement l’évolution organisationnelle selon la conception déterministe ?

Structure matricielle, fonctionnelle, entrepreneuriale, divisionnelle puis en réseau
Structure entrepreneuriale, fonctionnelle, divisionnelle, matricielle puis en réseau
Structure entrepreneuriale, divisionnelle, fonctionnelle, en réseau puis matricielle
Structure fonctionnelle, entrepreneuriale, matricielle, divisionnelle puis en réseau

Structure entrepreneuriale, fonctionnelle, divisionnelle, matricielle puis en réseau

Explication

La conception déterministe présente une progression allant de la structure entrepreneuriale vers des formes progressivement plus différenciées et flexibles. L’ordre inversant les structures fonctionnelle et entrepreneuriale ne correspond pas à cette évolution généralement décrite.

22. Quel ensemble réunit les quatre principaux facteurs d’évolution d’une structure organisationnelle ?

Internationalisation, spécialisation des métiers, réduction des stocks et renouvellement des dirigeants
Développement de l’entreprise, innovations dans les TIC, réorientation stratégique et évolution de l’environnement
Croissance des effectifs, baisse des coûts, centralisation des décisions et stabilité de l’environnement
Développement commercial, automatisation comptable, contrôle budgétaire et uniformisation des procédures

Développement de l’entreprise, innovations dans les TIC, réorientation stratégique et évolution de l’environnement

Explication

L’évolution structurelle est principalement influencée par le développement de l’entreprise, les TIC, la stratégie et l’environnement. La baisse des coûts et la centralisation peuvent accompagner une transformation, mais ne constituent pas l’ensemble des quatre facteurs principaux.

23. Comment l’approche déterministe et l’approche volontariste expliquent-elles différemment le changement structurel ?

La première invoque les pressions subies, tandis que la seconde met en avant les choix stratégiques des dirigeants
La première privilégie les routines internes, tandis que la seconde attribue le changement aux innovations technologiques
La première invoque les choix des dirigeants, tandis que la seconde met en avant les contraintes réglementaires
La première associe le changement à la croissance, tandis que la seconde le rattache à la baisse de la demande

La première invoque les pressions subies, tandis que la seconde met en avant les choix stratégiques des dirigeants

Explication

L’approche déterministe considère que de fortes pressions dépassent l’inertie organisationnelle, alors que l’approche volontariste insiste sur les décisions stratégiques des dirigeants. Les autres réponses confondent ces approches avec des facteurs particuliers du changement.

24. Quelle situation illustre une résistance au changement liée à la peur d’un avenir imprévisible ?

Des salariés adoptent rapidement une nouvelle procédure parce qu’elle simplifie leur travail quotidien
Des dirigeants choisissent une nouvelle structure après avoir comparé plusieurs scénarios stratégiques
Des équipes échangent davantage d’informations parce que les niveaux hiérarchiques ont été réduits
Des salariés refusent une réorganisation parce qu’ils craignent de perdre leurs repères et ignorent ses conséquences

Des salariés refusent une réorganisation parce qu’ils craignent de perdre leurs repères et ignorent ses conséquences

Explication

La crainte de conséquences inconnues et la perte de repères correspondent à la peur d’un avenir imprévisible, une source reconnue de résistance. Une adoption rapide d’une procédure traduit au contraire une acceptation du changement.

25. Comment Henry Mintzberg propose-t-il d’analyser une organisation ?

Comme une hiérarchie composée de trois niveaux qui transmettent des ordres essentiellement descendants
Comme un assemblage de six parties relativement invariantes qui échangent différents flux d’information
Comme un ensemble de services autonomes dont les relations reposent principalement sur des contrats externes
Comme une structure définie par un seul centre de décision coordonnant toutes les activités

Comme un assemblage de six parties relativement invariantes qui échangent différents flux d’information

Explication

Mintzberg décrit l’organisation comme un assemblage de six parties relativement stables reliées par différents flux d’information. Une organisation ne se réduit donc ni à trois niveaux hiérarchiques ni à un centre décisionnel unique.

26. Quelle association entre une partie de l’organisation et sa fonction est correcte dans le modèle de Mintzberg ?

La ligne hiérarchique définit l’idéologie, tandis que le centre opérationnel coordonne les services administratifs
Le sommet stratégique exécute les tâches productives, tandis que le centre opérationnel fixe les normes générales
La technostructure standardise les procédures, tandis que le support logistique fournit des services aux autres activités
Le support logistique standardise les procédures, tandis que la technostructure fournit des services aux autres activités

La technostructure standardise les procédures, tandis que le support logistique fournit des services aux autres activités

Explication

La technostructure contribue à standardiser les procédures, alors que les fonctions de support logistique fournissent des services aux autres activités. Inverser ces rôles constitue la confusion principale entre ces deux composantes.

27. Quelle situation correspond à une structure informelle au sein d’une organisation ?

Des responsables imposent une procédure écrite qui définit précisément les responsabilités de chaque service
Un service applique un règlement uniforme afin de garantir la fiabilité des opérations
Des collègues créent des échanges directs qui facilitent la résolution d’un problème non prévu par les procédures
Une direction établit un organigramme pour préciser les liens de subordination entre les postes

Des collègues créent des échanges directs qui facilitent la résolution d’un problème non prévu par les procédures

Explication

La structure informelle repose sur des relations interpersonnelles qui se superposent à la structure officielle et peuvent en compenser les lacunes. Une procédure écrite, un organigramme ou un règlement relèvent plutôt de la structure formelle.

28. Quelle caractéristique distingue la firme japonaise en J décrite par Masahiko Aoki ?

Elle organise le travail autour de contrats externes, d’une entreprise pivot et de partenaires indépendants
Elle favorise la polyvalence, la rotation des tâches, l’autonomie et des flux d’information horizontaux
Elle repose sur une forte spécialisation, des tâches prescrites et des flux d’information principalement descendants
Elle réduit la participation des salariés en renforçant la prescription fine et le contrôle hiérarchique

Elle favorise la polyvalence, la rotation des tâches, l’autonomie et des flux d’information horizontaux

Explication

La firme en J se caractérise par une division du travail moins prescrite, la polyvalence, la rotation, l’autonomie et des échanges horizontaux ou ascendants. La spécialisation et les flux descendants décrivent plutôt la firme A dans la comparaison proposée.

29. Dans une usine, quelle pratique correspond au lean management ?

Faire participer les salariés à la suppression des activités qui consomment des ressources sans créer de valeur ajoutée
Confier les activités secondaires à des prestataires afin de réduire les effectifs et les coûts fixes
Réduire la prescription du travail pour laisser aux salariés davantage de confiance et d’autonomie
Regrouper plusieurs entreprises indépendantes autour d’une entreprise pivot par des contrats de coopération

Faire participer les salariés à la suppression des activités qui consomment des ressources sans créer de valeur ajoutée

Explication

Le lean management mobilise les salariés pour repérer et éliminer les activités sans valeur ajoutée, c’est-à-dire les gaspillages. La réduction du contrôle relève plutôt de l’entreprise libérée, tandis que les deux autres réponses décrivent l’externalisation ou l’entreprise en réseau.

30. Quel changement caractérise le mieux une entreprise libérée ?

Accroître la spécialisation des postes et renforcer la transmission verticale des instructions
Supprimer les activités sans valeur ajoutée en associant les salariés à la recherche des gaspillages
Réduire la prescription fine et le contrôle hiérarchique pour accroître la confiance et l’autonomie des salariés
Réunir des entreprises juridiquement indépendantes autour d’une entreprise pivot par des contrats

Réduire la prescription fine et le contrôle hiérarchique pour accroître la confiance et l’autonomie des salariés

Explication

L’entreprise libérée cherche à diminuer la prescription détaillée et le contrôle hiérarchique afin de responsabiliser davantage les salariés. La suppression des gaspillages correspond au lean management, tandis que les autres propositions renvoient à l’entreprise en réseau ou à une organisation spécialisée.

31. Quelle configuration correspond à une entreprise en réseau ?

Une usine mobilise ses opérateurs pour éliminer les tâches qui ne créent pas de valeur ajoutée
Une organisation réduit les contrôles pour accorder davantage d’autonomie aux salariés dans leur travail
Une entreprise intègre ses activités dans une hiérarchie unique contrôlant directement tous ses établissements
Des entreprises juridiquement et financièrement indépendantes mettent en commun leurs ressources autour d’une entreprise pivot

Des entreprises juridiquement et financièrement indépendantes mettent en commun leurs ressources autour d’une entreprise pivot

Explication

L’entreprise en réseau associe des entreprises indépendantes qui mutualisent leurs ressources au moyen de relations contractuelles autour d’une entreprise pivot. La réduction du contrôle relève de l’entreprise libérée, tandis que la lutte contre les tâches inutiles relève du lean management.

32. Selon Philippe Veltz et Philippe Zarifian, que désigne un modèle d’organisation dans un univers de production ?

La répartition des salaires selon les qualifications et l’ancienneté des salariés
La succession des opérations nécessaires à la fabrication d’un produit standardisé
L’agencement des dimensions techniques, sociales et économiques qui construit les normes de production
La structure hiérarchique qui répartit l’autorité entre dirigeants, cadres et exécutants

L’agencement des dimensions techniques, sociales et économiques qui construit les normes de production

Explication

Un modèle d’organisation articule les dimensions techniques, sociales et économiques d’un univers productif pour construire les normes et les règles qui l’encadrent. La structure hiérarchique n’en constitue qu’une dimension particulière.

33. Quelle combinaison caractérise le mieux l’organisation taylorienne du travail ?

La production personnalisée, l’autonomie des équipes et l’évaluation fondée sur la créativité
La parcellisation des tâches, l’étude scientifique des gestes, le contrôle hiérarchique et la rémunération au rendement
La rotation fréquente des postes, la suppression des cadres et la rémunération identique pour tous
La polyvalence des ouvriers, la négociation collective des méthodes et la liberté dans la fixation des rythmes

La parcellisation des tâches, l’étude scientifique des gestes, le contrôle hiérarchique et la rémunération au rendement

Explication

Le taylorisme associe la fragmentation des tâches, l’analyse scientifique des gestes, une hiérarchie stricte, le contrôle managérial et la rémunération au rendement. La polyvalence et l’autonomie des équipes renvoient à des formes d’organisation différentes.

34. Dans une entreprise taylorienne, quel changement caractérise la relation de l’ouvrier spécialisé à son travail ?

Il exécute des tâches prescrites sans maîtriser les méthodes ni le rythme de travail
Il coordonne les ingénieurs et décide des objectifs de productivité de l’atelier
Il conserve la maîtrise complète de son métier et adapte librement les opérations
Il conçoit les méthodes de production et fixe lui-même la cadence d’exécution

Il exécute des tâches prescrites sans maîtriser les méthodes ni le rythme de travail

Explication

Le taylorisme vise l’efficacité en retirant aux ouvriers spécialisés la maîtrise des méthodes et du rythme, qui sont définis par l’organisation. L’ouvrier de métier, à l’inverse, conserve davantage la maîtrise de son activité.

35. Comment le taylorisme distingue-t-il la division verticale de la division horizontale du travail ?

La division verticale augmente les cadences, tandis que la division horizontale réduit les contrôles
La division verticale fragmente les tâches, tandis que la division horizontale sépare conception et exécution
La division verticale répartit les salaires, tandis que la division horizontale organise la hiérarchie
La division verticale sépare conception et exécution, tandis que la division horizontale fragmente les tâches

La division verticale sépare conception et exécution, tandis que la division horizontale fragmente les tâches

Explication

La division verticale distingue le travail de conception réalisé par les ingénieurs du travail d’exécution réalisé par les ouvriers. La division horizontale correspond à la parcellisation du travail en tâches élémentaires.

36. Quelle mesure Henry Ford met-il en place en 1914 pour motiver les ouvriers soumis à un travail répétitif ?

La participation des ouvriers aux décisions, associée à la diversification des modèles produits
La réduction de la journée de travail, associée à la personnalisation des produits fabriqués
Le five dollar days, associé au travail à la chaîne et à la standardisation des produits
La suppression du salaire au rendement, associée à la rotation régulière des postes

Le five dollar days, associé au travail à la chaîne et à la standardisation des produits

Explication

Ford associe le travail à la chaîne, la standardisation des produits et, en 1914, le five dollar days pour motiver les ouvriers. La chaîne de montage est liée au fordisme, mais elle n’est pas présentée comme une invention de Taylor.

37. Quelle association définit la croissance fordiste ?

Production personnalisée, consommation limitée, baisse des salaires et recul du progrès technique
Production de masse, consommation de masse, gains de productivité et progression des salaires
Production artisanale, demande individualisée, faible productivité et rémunération indépendante des résultats
Diversification rapide, travail autonome, réduction des volumes et partage inchangé de la valeur

Production de masse, consommation de masse, gains de productivité et progression des salaires

Explication

La croissance fordiste combine l’organisation taylorienne, les gains de productivité, la production et la consommation de masse, ainsi qu’un partage plus favorable de la valeur ajoutée vers les salaires. La personnalisation de la demande correspond plutôt aux limites ultérieures du modèle.

38. Pourquoi le fordisme atteint-il ses limites à partir de la fin des années 1960 ?

Les entreprises renoncent à la mécanisation, tandis que l’absentéisme et les malfaçons disparaissent progressivement
La demande réclame davantage de variété et de qualité, tandis que la concurrence et les coûts progressent
La production devient plus homogène, alors que les marchés nationaux se ferment et que les coûts reculent
Les consommateurs abandonnent les produits standardisés, alors que les salaires diminuent et que la productivité s’effondre

La demande réclame davantage de variété et de qualité, tandis que la concurrence et les coûts progressent

Explication

Le fordisme est fragilisé par la demande de variété et de qualité, la concurrence mondiale, l’absentéisme, les malfaçons et la hausse des coûts de production. Il ne s’agit donc pas d’un simple abandon de la mécanisation.

39. Quelle hiérarchie des besoins Abraham Maslow propose-t-il pour comprendre la motivation humaine ?

Besoins d’estime, de sécurité, physiologiques, d’accomplissement de soi, puis d’appartenance et d’amour
Besoins d’appartenance, physiologiques, d’estime, de sécurité, puis d’accomplissement de soi
Besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’amour, d’estime, puis d’accomplissement de soi
Besoins d’accomplissement de soi, d’estime, d’appartenance et d’amour, de sécurité, puis physiologiques

Besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’amour, d’estime, puis d’accomplissement de soi

Explication

Maslow distingue les besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’amour, d’estime et d’accomplissement de soi. Les autres propositions reprennent les mêmes catégories dans un ordre qui ne correspond pas à cette hiérarchie.

40. Quelle représentation de l’employé correspond à la théorie X de McGregor ?

Il recherche l’autonomie, assume des responsabilités et développe sa créativité dans un cadre de confiance
Il devient productif lorsque l’organisation privilégie la participation et la liberté des équipes
Il alterne engagement et retrait selon les besoins sociaux satisfaits par le collectif de travail
Il évite le travail, nécessite une surveillance et agit sous l’effet de la contrainte ou de la menace

Il évite le travail, nécessite une surveillance et agit sous l’effet de la contrainte ou de la menace

Explication

La théorie X suppose que l’employé n’aime pas travailler et qu’il est improductif sans surveillance, ce qui justifie la contrainte ou la menace. La recherche d’autonomie et la créativité relèvent de la théorie Y.

41. Quelle conception de l’employé est associée à la théorie Y de McGregor ?

Il devient autonome après une période de contrôle destinée à corriger ses comportements professionnels
Il accepte les responsabilités lorsque les récompenses financières compensent la répétition des tâches
Il évite le travail, attend des ordres précis et reste productif sous une surveillance rapprochée
Il peut aimer travailler, rechercher l’autonomie et développer sa créativité si elle est encouragée

Il peut aimer travailler, rechercher l’autonomie et développer sa créativité si elle est encouragée

Explication

La théorie Y considère que l’employé peut aimer travailler, assumer des responsabilités et exprimer sa créativité dans un cadre autonome. La surveillance rapprochée et la contrainte caractérisent plutôt la théorie X.

42. Comment se forme le cercle vicieux associé à la théorie X ?

Le contrôle démotive les travailleurs, qui font le minimum, ce qui conduit à renforcer les règles et la hiérarchie
La confiance stimule les initiatives, qui améliorent les résultats et conduisent à accroître l’autonomie accordée
La répétition des tâches développe les compétences, qui permettent ensuite de réduire progressivement la surveillance
La participation aux décisions renforce l’engagement, qui favorise ensuite une coordination plus décentralisée

Le contrôle démotive les travailleurs, qui font le minimum, ce qui conduit à renforcer les règles et la hiérarchie

Explication

Dans le cercle vicieux de la théorie X, le contrôle hiérarchique provoque démotivation et passivité, puis le faible engagement pousse l’organisation à renforcer encore les règles et la hiérarchie. La confiance et l’autonomie décrivent le mécanisme vertueux associé à la théorie Y.

43. Quel enchaînement correspond au cercle vertueux de la théorie Y ?

La contrainte augmente l’effort, ce qui pousse les salariés à accepter davantage de règles et de contrôles
La confiance et l’autonomie motivent les travailleurs, qui prennent des initiatives et renforcent à leur tour la confiance
La standardisation des tâches limite les choix, ce qui améliore progressivement la créativité des employés
La surveillance accrue réduit les erreurs, ce qui permet aux dirigeants de maintenir une hiérarchie fortement centralisée

La confiance et l’autonomie motivent les travailleurs, qui prennent des initiatives et renforcent à leur tour la confiance

Explication

La théorie Y décrit un cercle vertueux dans lequel confiance, autonomie et responsabilité favorisent la motivation et les initiatives, ce qui justifie davantage de confiance. La surveillance et la contrainte appartiennent au raisonnement de la théorie X.

44. Quel type de production correspond le mieux au modèle A décrit par Misahiko Aoki ?

Une production diversifiée pilotée par des équipes autonomes
Une production artisanale fondée sur la rotation des postes
Une production personnalisée destinée à un marché très fluctuant
Une production en grande série destinée à un marché stable

Une production en grande série destinée à un marché stable

Explication

Le modèle A est particulièrement efficace lorsque la production est standardisée en grande série et que la demande reste stable. Le modèle J convient davantage à une demande segmentée et à des préférences diversifiées.

45. Quelle caractéristique distingue principalement la firme japonaise de type J de la firme américaine de type A ?

La firme J concentre les décisions auprès de la direction générale
La firme J favorise la polyvalence et les équipes de travail
La firme J renforce la spécialisation et le contrôle vertical
La firme J limite les échanges entre services pour stabiliser les procédures

La firme J favorise la polyvalence et les équipes de travail

Explication

La firme J repose sur la rotation des tâches, le travail en équipe et une circulation horizontale de l’information. La spécialisation stricte et la centralisation caractérisent plutôt la firme A.

46. Pourquoi les entreprises occidentales ont-elles remis en cause l’organisation taylorienne à partir des années 1980 ?

La stabilité des marchés a renforcé l’intérêt d’une division stricte du travail
La hausse des gains de productivité a rendu les formes participatives moins utiles
La mondialisation et l’instabilité de la demande ont accru le besoin de souplesse
La baisse de la concurrence internationale a favorisé les structures centralisées

La mondialisation et l’instabilité de la demande ont accru le besoin de souplesse

Explication

À partir des années 1980, la mondialisation et l’instabilité de la demande ont poussé les entreprises occidentales vers des formes plus souples et participatives. Les autres propositions inversent les évolutions mentionnées.

47. Dans quelle situation le modèle J est-il plus efficient que le modèle A ?

Lorsque les consommateurs ont des préférences diversifiées et changeantes
Lorsque la demande porte sur une série standardisée et prévisible
Lorsque les tâches sont séparées par des frontières hiérarchiques rigides
Lorsque l’information circule principalement du sommet vers la base

Lorsque les consommateurs ont des préférences diversifiées et changeantes

Explication

Le modèle J est adapté à une demande segmentée et à des préférences variées, car sa souplesse facilite l’adaptation. Les autres situations correspondent davantage aux caractéristiques du modèle A.

48. Comment Max Weber définit-il la bureaucratie dans son analyse sociologique ?

Une structure désordonnée où les agents contournent les règles établies
Une organisation dirigée par des responsables choisis selon leur popularité
Une administration informelle fondée sur les relations personnelles
Une organisation rationnelle fondée sur la domination légale-rationnelle

Une organisation rationnelle fondée sur la domination légale-rationnelle

Explication

Chez Weber, la bureaucratie est une forme rationnelle d’organisation reposant sur des fonctions spécialisées, des compétences reconnues, une hiérarchie et des règles. Le sens courant, souvent péjoratif, ne correspond pas à cette définition sociologique.

49. Quel exemple illustre une dysfonction bureaucratique au sens de Robert Merton ?

Recruter un agent compétent conformément aux critères du poste
Appliquer une règle de façon rigide et produire un résultat négatif imprévu
Atteindre l’objectif prévu grâce à une procédure clairement définie
Obtenir un effet positif inattendu grâce à une règle administrative

Appliquer une règle de façon rigide et produire un résultat négatif imprévu

Explication

Une dysfonction est un effet inattendu et négatif produit par le fonctionnement d’une règle ou d’une organisation. Un effet attendu relève d’une fonction manifeste, tandis qu’un effet inattendu mais positif relève d’une fonction latente.

50. Que désigne le ritualisme bureaucratique chez Robert Merton ?

Le fait de supprimer les règles afin de laisser les agents décider librement
Le fait de traiter les règles comme des fins et de négliger les cas particuliers
Le fait d’adapter les procédures aux situations rencontrées par les usagers
Le fait de déléguer les décisions aux équipes chargées des dossiers

Le fait de traiter les règles comme des fins et de négliger les cas particuliers

Explication

Le ritualisme bureaucratique apparaît lorsque les fonctionnaires appliquent les règles pour elles-mêmes, au détriment du traitement correct des situations particulières. L’adaptation des procédures décrit au contraire une prise en compte du contexte.

51. Dans le cercle vicieux bureaucratique de Michel Crozier, quelle séquence décrit correctement le mécanisme ?

La maîtrise des compétences renforce la coopération, puis supprime les pouvoirs parallèles dans l’organisation
La personnalisation des relations rapproche les agents, puis remplace la hiérarchie par des règles communes
L’impersonnalité des règles isole les travailleurs, puis centralise les décisions et nourrit les conflits
La négociation entre services réduit les incertitudes, puis décentralise les décisions et apaise les conflits

L’impersonnalité des règles isole les travailleurs, puis centralise les décisions et nourrit les conflits

Explication

Crozier décrit une chaîne dans laquelle l’impersonnalité des règles isole les travailleurs, favorise la centralisation et provoque des conflits entre niveaux hiérarchiques. Ces tensions permettent ensuite l’apparition de pouvoirs parallèles autour des sources d’incertitude.

52. Quelle définition correspond à la stratégie dans l’analyse stratégique des organisations ?

Une application uniforme de règles visant à supprimer les choix individuels
Une planification stable qui coordonne les comportements selon un modèle général
Une action utilisant des marges de liberté pour poursuivre des objectifs parfois contradictoires
Une décision imposée par la hiérarchie pour atteindre un objectif unique

Une action utilisant des marges de liberté pour poursuivre des objectifs parfois contradictoires

Explication

Dans l’analyse stratégique, un acteur mobilise ses marges de liberté pour poursuivre des objectifs multiples, ambigus ou contradictoires, de manière offensive ou défensive. La stratégie ne se réduit donc pas à l’exécution uniforme d’un plan hiérarchique.

53. Pourquoi le pouvoir est-il considéré comme une relation dans l’analyse des organisations ?

Parce qu’il appartient durablement à une personne en fonction de son statut hiérarchique
Parce qu’il dépend principalement du nombre de règles que l’organisation impose à ses membres
Parce qu’il résulte automatiquement de la compétence technique détenue par un individu
Parce qu’il existe lorsqu’un acteur obtient d’un autre un comportement qu’il n’aurait pas adopté sans son intervention

Parce qu’il existe lorsqu’un acteur obtient d’un autre un comportement qu’il n’aurait pas adopté sans son intervention

Explication

Le pouvoir se définit par l’influence exercée par A sur le comportement de B, et non comme une qualité isolée possédée par A. Le statut ou la compétence peuvent contribuer à cette influence, mais ne suffisent pas à définir la relation de pouvoir.

54. Laquelle de ces situations correspond à une source de légitimité du pouvoir organisationnel ?

La maîtrise d’une information indispensable au fonctionnement collectif
La participation à une tâche dépourvue de compétence ou de responsabilité
La préférence personnelle pour une procédure dépourvue d’effet organisationnel
La possession d’un titre sans capacité d’action sur les autres acteurs

La maîtrise d’une information indispensable au fonctionnement collectif

Explication

La maîtrise de l’information constitue l’une des quatre sources de légitimité du pouvoir organisationnel, avec la compétence, les relations avec l’environnement et les règles de fonctionnement. Un titre ou une préférence personnelle ne suffisent pas à établir cette légitimité.

55. Comment Robert Salais définit-il une convention dans l’économie des conventions ?

Un accord ponctuel entre dirigeants visant à répartir les ressources disponibles dans l’entreprise
Une procédure technique permettant de mesurer les compétences individuelles des salariés
Un ensemble de règles juridiques imposées par l’État pour harmoniser les comportements professionnels
Un système d’attentes réciproques partagé comme allant de soi, qui coordonne des intérêts contradictoires

Un système d’attentes réciproques partagé comme allant de soi, qui coordonne des intérêts contradictoires

Explication

Pour Robert Salais, une convention repose sur des attentes réciproques considérées comme évidentes et permet de coordonner des intérêts qui peuvent s’opposer. Un simple accord juridique ou une procédure d’évaluation ne rend pas compte de cette dimension collective et implicite.

56. Quelle cité justifie principalement la valeur d’une action par l’efficacité et la performance productive ?

La cité du renom
La cité civique
La cité domestique
La cité industrielle

La cité industrielle

Explication

La cité industrielle évalue les actions selon l’efficacité et la performance. La cité civique se réfère plutôt à l’intérêt général, tandis que les autres cités mobilisent des principes de justification différents.

57. Comment Henry Mintzberg définit-il une organisation ?

Un système de règles destiné à contrôler les comportements individuels dans une structure hiérarchique
Un ensemble de personnes entreprenant une action collective pour réaliser une action commune
Un groupe de salariés réunis pour défendre des intérêts professionnels communs
Une entreprise coordonnant des ressources techniques afin d’accroître sa productivité

Un ensemble de personnes entreprenant une action collective pour réaliser une action commune

Explication

Pour Mintzberg, l’organisation repose sur des personnes qui entreprennent collectivement une action commune. Une structure de contrôle, un collectif revendicatif ou un dispositif productif ne suffit donc pas à définir l’organisation.

58. Comment se construit principalement l’identité au travail selon Renaud Sainsaulieu ?

Par l’adhésion individuelle aux objectifs économiques fixés par la direction
Par l’apprentissage de compétences techniques indépendamment des relations professionnelles
Par les relations familiales et les engagements sociaux extérieurs à l’entreprise
Par les interactions professionnelles et l’accès aux sources de pouvoir dans l’entreprise

Par les interactions professionnelles et l’accès aux sources de pouvoir dans l’entreprise

Explication

L’identité au travail se construit dans les interactions professionnelles et à travers l’accès aux sources de pouvoir, l’entreprise étant un lieu de socialisation secondaire. Le modèle de retrait renvoie davantage à une identité construite en dehors du travail.

59. Laquelle de ces propositions énumère les quatre idéaux-types d’identité au travail de Sainsaulieu ?

Identité hiérarchique, identité technique, identité collective et identité entrepreneuriale
Identité industrielle, identité civique, identité marchande et identité domestique
Identité professionnelle, identité familiale, identité politique et identité individuelle
Identité fusionnelle, identité de négociation, identité par affinité et modèle de retrait

Identité fusionnelle, identité de négociation, identité par affinité et modèle de retrait

Explication

Les quatre idéaux-types de Sainsaulieu sont l’identité fusionnelle, l’identité de négociation, l’identité par affinité et le modèle de retrait. Les autres regroupements mélangent des formes d’identité avec des cités de justification ou des catégories non retenues par ce modèle.

60. Que désigne la culture d’entreprise ?

L’ensemble des valeurs, normes et pratiques sociales propres à une entreprise, influencées par la société
La représentation publique d’une entreprise construite par ses campagnes de communication
L’ensemble des procédures comptables et techniques appliquées par une entreprise à ses activités
Le regroupement des opinions personnelles exprimées par les salariés lors des réunions internes

L’ensemble des valeurs, normes et pratiques sociales propres à une entreprise, influencées par la société

Explication

La culture d’entreprise rassemble des valeurs, des normes et des pratiques sociales propres à l’entreprise, tout en étant influencée par les valeurs de la société. Elle ne se réduit donc ni aux procédures techniques ni à l’image médiatique de l’organisation.

61. Quel profil correspond à l’identité fusionnelle ?

Des travailleurs peu intégrés, construisant leur identité individuelle principalement en dehors du travail
Des travailleurs qui privilégient les relations d’affinité et la coopération informelle entre collègues
Des travailleurs très puissants dans la négociation, valorisant leurs différences d’opinion et leurs alliances
Des travailleurs peu puissants dans la négociation, solidaires horizontalement et identifiés au leader syndical

Des travailleurs peu puissants dans la négociation, solidaires horizontalement et identifiés au leader syndical

Explication

L’identité fusionnelle associe un faible pouvoir de négociation, une forte solidarité entre collègues et une identification verticale au leader syndical. Le pouvoir de négociation élevé et la valorisation des différences caractérisent plutôt l’identité de négociation.

62. Quelle caractéristique distingue l’identité de négociation ?

Elle associe une forte cohésion horizontale à une résistance collective aux changements managériaux
Elle associe un pouvoir de négociation très fort à la valorisation des différences individuelles
Elle associe une faible intégration organisationnelle à une identité construite hors du travail
Elle associe un faible pouvoir de négociation à une identification collective au leader syndical

Elle associe un pouvoir de négociation très fort à la valorisation des différences individuelles

Explication

L’identité de négociation repose sur un pouvoir de négociation très fort et valorise les sensibilités et opinions individuelles, dans des relations mêlant amitié, rivalité et alliance. La solidarité collective autour d’un leader syndical renvoie plutôt à l’identité fusionnelle.

63. Dans quel cas le modèle de retrait est-il le plus approprié ?

Lorsqu’un salarié développe une cohésion horizontale qui renforce son engagement organisationnel
Lorsqu’un salarié s’identifie fortement à un collectif professionnel dirigé par un syndicat
Lorsqu’un salarié dispose d’un pouvoir élevé et valorise ses opinions dans les négociations
Lorsqu’un salarié est mal intégré et construit son identité principalement en dehors du travail

Lorsqu’un salarié est mal intégré et construit son identité principalement en dehors du travail

Explication

Le modèle de retrait concerne des travailleurs mal intégrés pour lesquels le travail ne porte pas l’identité individuelle, celle-ci se construisant en dehors de l’organisation. Les autres situations décrivent plutôt la négociation, la fusion ou une forte intégration collective.

64. Quelle conséquence la forte cohésion horizontale du modèle fusionnel peut-elle avoir sur l’organisation ?

Elle peut supprimer les solidarités entre collègues au profit des relations individuelles
Elle peut accroître le pouvoir de négociation en valorisant les différences personnelles
Elle peut conduire les salariés à construire leur identité hors de l’entreprise
Elle peut favoriser la résistance aux changements impulsés par les managers

Elle peut favoriser la résistance aux changements impulsés par les managers

Explication

La cohésion horizontale du modèle fusionnel renforce la solidarité du collectif, mais peut aussi l’amener à résister aux changements proposés par les managers. Elle ne correspond donc ni à un retrait de l’organisation ni à une valorisation première des différences individuelles.

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