QCM : Systèmes et sociologie des organisations (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une propriété émergente correspond à :

Une propriété du tout qui caractérise aussi chacune de ses parties.
Une propriété du tout qu’aucune de ses parties ne possède individuellement.
Une propriété globale qui apparaît sans appartenir à aucune partie isolée.
Une propriété d’une partie qui disparaît lorsque le tout est constitué.
Une propriété d’une partie que toutes les autres parties possèdent également.

Une propriété du tout qu’aucune de ses parties ne possède individuellement. · Une propriété globale qui apparaît sans appartenir à aucune partie isolée.

Explication

Une propriété émergente est une propriété du tout absente de ses parties prises individuellement. Elle ne correspond donc ni à une propriété partagée par les parties ni à une caractéristique propre à une partie isolée.

2. Concernant les systèmes ouverts et fermés :

Une organisation est considérée comme un système fermé vis-à-vis de son environnement.
Un système fermé ne subit pas l’influence de son environnement.
L’équifinalité conduit un système ouvert au même état final par un chemin unique.
Un système ouvert échange avec son environnement par des entrées et des sorties.
La néguentropie repose sur l’exportation d’énergie et d’information vers l’environnement.

Un système fermé ne subit pas l’influence de son environnement. · Un système ouvert échange avec son environnement par des entrées et des sorties.

Explication

Un système fermé ne subit pas l’influence de son environnement, tandis qu’un système ouvert échange avec lui par des entrées et des sorties ; toute organisation est ouverte. L’équifinalité permet d’atteindre le même état final par des chemins différents. La néguentropie repose sur l’importation d’énergie et d’information depuis l’environnement.

3. Une organisation atteint le même état final depuis des conditions initiales différentes, en suivant des voies distinctes. Cette situation illustre :

L’équifinalité, qui associe chaque condition initiale à un état final différent.
L’équifinalité, qui admet des conditions initiales et des chemins différents.
L’équifinalité, qui impose un chemin identique vers un état final donné.
L’équifinalité, qui décrit le maintien d’un équilibre par correction des variables.
L’équifinalité, qui permet plusieurs chemins vers un même état final.

L’équifinalité, qui admet des conditions initiales et des chemins différents. · L’équifinalité, qui permet plusieurs chemins vers un même état final.

Explication

L’équifinalité désigne la possibilité d’atteindre un même état final à partir de conditions initiales et de chemins différents. Un chemin imposé ou des états finaux distincts contredisent cette notion ; le maintien d’un équilibre relève de l’homéostasie.

4. À propos de la classification de Boulding :

Boulding classe les systèmes en neuf niveaux de complexité croissante.
Les organisations se situent au huitième niveau de cette classification.
La classification de Boulding distingue dix niveaux de complexité croissante.
Le niveau des organisations correspond au huitième niveau sur neuf.
Les organisations se situent au neuvième niveau de cette classification.

Boulding classe les systèmes en neuf niveaux de complexité croissante. · Les organisations se situent au huitième niveau de cette classification. · Le niveau des organisations correspond au huitième niveau sur neuf.

Explication

Boulding classe les systèmes en neuf niveaux de complexité croissante et situe les organisations au niveau huit sur neuf.

5. Dans le cycle du rôle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’individu perçoit les attentes à travers sa personnalité et ses relations.
Les attentes organisationnelles sont transmises aux individus concernés.
La rétroaction issue du comportement peut modifier les attentes organisationnelles.
Le comportement traduit les attentes organisationnelles telles qu’elles sont perçues.
Le comportement produit une rétroaction qui modifie les attentes des émetteurs.

L’individu perçoit les attentes à travers sa personnalité et ses relations. · Les attentes organisationnelles sont transmises aux individus concernés. · La rétroaction issue du comportement peut modifier les attentes organisationnelles. · Le comportement traduit les attentes organisationnelles telles qu’elles sont perçues. · Le comportement produit une rétroaction qui modifie les attentes des émetteurs.

Explication

Les attentes sont transmises, puis perçues par l’individu à travers sa personnalité et ses relations avant d’être traduites en comportement. Le comportement fournit une rétroaction susceptible de modifier les attentes des émetteurs.

6. Concernant le conflit de rôle et l’ambiguïté de rôle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un conflit de rôle apparaît lorsque l’individu ignore les critères selon lesquels il sera évalué.
Katz et Kahn ont associé le conflit de rôle à des transmissions simultanées difficiles à concilier.
L’ambiguïté de rôle correspond à des attentes floues et à des critères d’évaluation incertains.
L’ambiguïté de rôle désigne des attentes incompatibles entre plusieurs émetteurs de rôles.
Un conflit de rôle apparaît lorsque satisfaire une attente rend difficile une autre transmission simultanée.

Katz et Kahn ont associé le conflit de rôle à des transmissions simultanées difficiles à concilier. · L’ambiguïté de rôle correspond à des attentes floues et à des critères d’évaluation incertains. · Un conflit de rôle apparaît lorsque satisfaire une attente rend difficile une autre transmission simultanée.

Explication

Le conflit de rôle oppose des transmissions simultanées incompatibles, tandis que l’ambiguïté concerne des attentes ou critères flous. Katz et Kahn sont associés à cette définition du conflit; les deux autres formulations inversent les notions.

7. Une salariée ignore les attentes liées à sa fonction et les critères d’évaluation :

Cette situation illustre l’ambiguïté de rôle, caractérisée par des attentes peu claires.
Le conflit de rôle désigne principalement une incertitude sur les critères d’évaluation.
Cette situation illustre un conflit de rôle entre deux attentes incompatibles.
L’ambiguïté de rôle concerne aussi l’incertitude sur les critères d’évaluation du travail.
L’ambiguïté de rôle correspond à une difficulté à savoir ce qui est attendu de soi.

Cette situation illustre l’ambiguïté de rôle, caractérisée par des attentes peu claires. · L’ambiguïté de rôle concerne aussi l’incertitude sur les critères d’évaluation du travail. · L’ambiguïté de rôle correspond à une difficulté à savoir ce qui est attendu de soi.

Explication

Ne pas savoir ce qui est attendu ni selon quels critères on est évalué caractérise l’ambiguïté de rôle. Le conflit de rôle implique des attentes incompatibles, et non une simple incertitude sur les critères.

8. Concernant l’individualisme méthodologique de Boudon :

Il analyse les phénomènes collectifs à partir des comportements des individus impliqués.
Il considère les phénomènes collectifs comme irréductibles aux actions individuelles.
Il explique d’abord les phénomènes collectifs par les structures sociales indépendantes des acteurs.
Il relie les résultats collectifs à la logique des croyances et attitudes individuelles.
Raymond Boudon est associé à cette démarche explicative centrée sur les individus.

Il analyse les phénomènes collectifs à partir des comportements des individus impliqués. · Il relie les résultats collectifs à la logique des croyances et attitudes individuelles. · Raymond Boudon est associé à cette démarche explicative centrée sur les individus.

Explication

L’individualisme méthodologique explique les phénomènes collectifs par la logique des comportements, croyances ou attitudes des individus; Boudon y est associé. Partir d’abord des structures sociales ou tenir les phénomènes pour irréductibles aux individus relève d’une orientation holiste.

9. Selon Boudon, comment distinguer les bonnes raisons des causes extérieures ?

Les traditions et les usages peuvent être invoqués comme des causes extérieures de l’action.
Les bonnes raisons peuvent être objectives ou être subjectivement bonnes pour l’acteur.
Les bonnes raisons expliquent l’action par des pressions extérieures à l’acteur.
Les causes extérieures comprennent notamment les pressions exercées sur les individus.
Les causes extérieures correspondent au point de vue propre de l’acteur sur son action.

Les traditions et les usages peuvent être invoqués comme des causes extérieures de l’action. · Les bonnes raisons peuvent être objectives ou être subjectivement bonnes pour l’acteur. · Les causes extérieures comprennent notamment les pressions exercées sur les individus.

Explication

Les bonnes raisons rendent compte de l’action du point de vue de l’acteur et peuvent être objectives ou subjectivement bonnes. Traditions, usages et pressions sont des causes extérieures; les deux autres propositions inversent ces catégories.

10. Un résultat collectif non voulu émerge de l’agrégation d’actions individuelles :

Un effet émergent résulte de l’agrégation de plusieurs actions individuelles.
Un effet émergent désigne une décision collective conçue par un acteur unique.
Ce résultat peut être jugé mauvais par les personnes dont les actions y contribuent.
L’absence d’intention individuelle commune est compatible avec un effet émergent.
Un effet émergent correspond à un résultat collectif voulu par tous les participants.

Un effet émergent résulte de l’agrégation de plusieurs actions individuelles. · Ce résultat peut être jugé mauvais par les personnes dont les actions y contribuent. · L’absence d’intention individuelle commune est compatible avec un effet émergent.

Explication

Un effet émergent est un résultat collectif issu de l’agrégation d’actions que personne n’a voulu; les participants peuvent le juger mauvais. Il ne s’agit donc ni d’un résultat voulu par tous ni d’une décision conçue par un acteur unique.

11. Parmi les propositions suivantes concernant l’exemple de démocratisation de l’enseignement chez Boudon, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

La démocratisation de l’enseignement réduit moins que prévu les inégalités de chances.
Les familles arbitrent entre coût et prestige des études dans cet exemple.
Boudon présente cet exemple dans un ouvrage publié en 1973.
L’agrégation des choix familiaux supprime l’inégalité des chances scolaires.
Les arbitrages familiaux entre coût et risque des études contribuent à reproduire l’inégalité.

La démocratisation de l’enseignement réduit moins que prévu les inégalités de chances. · Boudon présente cet exemple dans un ouvrage publié en 1973. · Les arbitrages familiaux entre coût et risque des études contribuent à reproduire l’inégalité.

Explication

Dans son exemple de 1973, Boudon montre que la démocratisation réduit moins que prévu les inégalités de chances. Les arbitrages familiaux entre coût et risque des études contribuent à leur reproduction; ils ne les suppriment pas et le facteur indiqué n’est pas le prestige.

12. À propos du holisme :

Cette nature propre est considérée comme irréductible aux individus et indépendante de leur volonté.
Le holisme ramène les phénomènes sociaux aux seules actions individuelles.
Le holisme explique les phénomènes sociaux par les intentions individuelles agrégées.
Le tout social est conçu comme doté d’une nature propre dans cette approche.
Le holisme explique les phénomènes sociaux en faisant intervenir un tout social.

Cette nature propre est considérée comme irréductible aux individus et indépendante de leur volonté. · Le tout social est conçu comme doté d’une nature propre dans cette approche. · Le holisme explique les phénomènes sociaux en faisant intervenir un tout social.

Explication

Le holisme explique les phénomènes sociaux par un tout doté d’une nature propre, irréductible aux individus et indépendante de leur volonté. Les explications centrées sur les actions ou intentions individuelles relèvent plutôt de l’individualisme méthodologique.

13. Un fait social au sens de Durkheim se caractérise par :

Une attitude individuelle qui précède les règles collectives et les transforme.
Une préférence individuelle créée par l’individu et dépourvue de contrainte sociale.
Une conduite apparaissant après l’individu et résultant de sa volonté personnelle.
Une manière d’agir extérieure à l’individu, préexistante et contraignante.
Une pratique intérieure à l’individu qui s’impose par son choix volontaire.

Une manière d’agir extérieure à l’individu, préexistante et contraignante.

Explication

Pour Durkheim, un fait social est extérieur à l’individu, préexiste à lui et s’impose par la contrainte. Les autres formulations le ramènent à une préférence ou à une volonté individuelle, contrairement à cette définition.

14. Dans la distinction de Durkheim entre solidarités mécanique et organique :

Durkheim expose cette distinction dans un ouvrage paru en 1893.
La solidarité mécanique repose sur la spécialisation complémentaire des fonctions modernes.
La solidarité mécanique repose sur la ressemblance dans les sociétés traditionnelles.
La solidarité organique repose sur la complémentarité des fonctions spécialisées.
Les sociétés modernes sont associées à la solidarité organique dans cette distinction.

Durkheim expose cette distinction dans un ouvrage paru en 1893. · La solidarité mécanique repose sur la ressemblance dans les sociétés traditionnelles. · La solidarité organique repose sur la complémentarité des fonctions spécialisées. · Les sociétés modernes sont associées à la solidarité organique dans cette distinction.

Explication

Dans De la division du travail social, paru en 1893, Durkheim associe la solidarité mécanique à la ressemblance des sociétés traditionnelles et l’organique à la complémentarité des fonctions spécialisées des sociétés modernes. La spécialisation complémentaire caractérise donc l’organique, non la mécanique.

15. Concernant l’habitus chez Bourdieu :

L’habitus constitue une structure à la fois structurée et structurante des pratiques sociales.
L’habitus désigne des dispositions durables acquises par socialisation, qui engendrent pratiques et goûts.
L’habitus correspond à un espace social autonome régi par des enjeux et des règles propres.
L’habitus correspond aux raisons conscientes mobilisées par l’acteur pour expliquer son action.
L’habitus désigne un réseau de relations mobilisable pour obtenir des ressources sociales.

L’habitus constitue une structure à la fois structurée et structurante des pratiques sociales. · L’habitus désigne des dispositions durables acquises par socialisation, qui engendrent pratiques et goûts.

Explication

L’habitus est acquis par socialisation et produit des pratiques et des goûts ; il est à la fois structuré et structurant. Les raisons que l’acteur mobilise relèvent de l’analyse de Boudon, le réseau correspond au capital social et l’espace réglé correspond au champ.

16. Parmi les propositions suivantes concernant les capitaux distingués par Bourdieu, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Le capital social correspond au prestige et à la reconnaissance accordés à un agent.
Le capital symbolique renvoie au prestige et à la reconnaissance sociale.
Le capital économique rassemble les diplômes, les savoirs et l’aisance langagière.
Le capital culturel désigne principalement le réseau de relations d’un agent.
Le capital culturel comprend les diplômes, les savoirs et l’aisance langagière.

Le capital symbolique renvoie au prestige et à la reconnaissance sociale. · Le capital culturel comprend les diplômes, les savoirs et l’aisance langagière.

Explication

Le capital culturel comprend les diplômes, les savoirs et l’aisance langagière, tandis que le capital symbolique désigne le prestige et la reconnaissance. Le capital économique renvoie aux revenus et au patrimoine, et le capital social au réseau de relations.

17. Pour distinguer individualisme méthodologique et holisme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le holisme analyse les préférences individuelles comme unité première d’explication sociale.
Le holisme prend la famille et ses raisons d’agir pour unité d’analyse.
L’individualisme méthodologique prend l’acteur et ses raisons d’agir pour unité d’analyse.
L’individualisme méthodologique prend le fait social collectif pour unité d’analyse.
L’individualisme méthodologique prend la structure sociale et le fait social pour unité d’analyse.

L’individualisme méthodologique prend l’acteur et ses raisons d’agir pour unité d’analyse.

Explication

Le holisme prend pour unité d’analyse la structure sociale et le fait social, non les préférences individuelles ni la famille et ses raisons d’agir. L’individualisme méthodologique part de l’acteur et de ses raisons d’agir, et non du fait social collectif ou de la structure sociale.

18. Concernant la place des contraintes sociales dans l’individualisme méthodologique et le holisme :

Dans l’individualisme méthodologique, les contraintes limitent les choix sans les supprimer.
Dans l’individualisme méthodologique, les contraintes sociales sont intériorisées et invisibles.
Dans l’individualisme méthodologique, les contraintes sociales suppriment les choix de l’acteur.
Dans le holisme, les contraintes sociales restent extérieures à l’acteur.
Dans le holisme, les contraintes sociales limitent les choix sans être intériorisées.

Dans l’individualisme méthodologique, les contraintes limitent les choix sans les supprimer.

Explication

Dans l’individualisme méthodologique, les contraintes sociales limitent les choix sans les supprimer ; elles ne sont pas caractérisées par leur intériorisation et leur invisibilité. Dans le holisme, elles sont intériorisées et peuvent être invisibles à l’acteur, plutôt que de rester extérieures ou de devoir être visibles.

19. Deux analyses des inégalités scolaires opposent Boudon et Bourdieu. Quelles propositions sont exactes ?

Bourdieu explique ces inégalités par l’agrégation de choix familiaux rationnels selon coûts et risques.
Boudon rapporte ces inégalités à l’habitus et au capital culturel hérité légitimé par l’école.
Boudon explique ces inégalités par l’agrégation de choix familiaux rationnels selon coûts et risques.
Boudon explique ces inégalités par la seule transmission du capital culturel hérité.
Bourdieu mobilise l’habitus et le capital culturel hérité légitimé comme mérite scolaire.

Boudon explique ces inégalités par l’agrégation de choix familiaux rationnels selon coûts et risques. · Bourdieu mobilise l’habitus et le capital culturel hérité légitimé comme mérite scolaire.

Explication

Boudon explique les inégalités par l’agrégation des choix familiaux rationnels, sensibles aux coûts et aux risques. Bourdieu les relie à l’habitus et au capital culturel hérité, que l’école légitime comme mérite ; l’explication par le seul capital culturel ne correspond pas à celle de Boudon.

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Selon Von Bertalanffy, qu’est-ce qu’un système ?

Un complexe d’éléments en interaction dont le tout dépasse la somme des parties.

Qui a défini le système comme un tout dépassant la somme de ses parties ?

Von Bertalanffy, en 1968.

Qu’est-ce qu’une propriété émergente ?

Une propriété du tout que ne possède aucune de ses parties.

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