📋 Plan du Cours
- Amortissement immobilisations
- Techniques d'amortissement
- Méthode linéaire
- Méthode dégressive
- Méthode dégressive à taux décroissant
- Amortissement variable
- Cession immobilisations
- Comptabilisation cession
📖 1. Amortissement immobilisations
🔑 Notions clés & Définitions
- Amortissement (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Constatation comptable de la perte de valeur d’une immobilisation, due à son utilisation, vétusté ou obsolescence, avec des effets irréversibles. Il permet d’ajuster la valeur comptable au bilan.
- Base amortissable (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Montant sur lequel est calculé l’amortissement, égal à la différence entre le coût d’acquisition et la valeur résiduelle estimée.
- Valeur d’origine / Valeur d’acquisition (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : La valeur d’acquisition concerne les immobilisations achetées à titre onéreux, tandis que la valeur d’origine concerne celles créées par l’entreprise elle-même.
- Valeur comptable nette (VCN) (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Différence entre la valeur d’origine et la somme des amortissements pratiqués, représentant la valeur résiduelle à une date donnée.
- Prorata temporis (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Calcul de l’amortissement proportionnel au temps écoulé, utilisé lorsque l’immobilisation n’est en service que partiellement durant l’exercice.
- Tableau d’amortissement / Plan d’amortissement (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Outil synthétique regroupant les informations sur chaque immobilisation, permettant de suivre l’évolution de sa valeur et de ses amortissements au fil du temps.
📝 Points essentiels
- L’amortissement répartit le coût d’acquisition sur la durée d’utilisation estimée, en tenant compte de la valeur résiduelle, pour faire apparaître la perte de valeur dans les comptes.
- La méthode linéaire consiste à appliquer un taux constant chaque année, sauf ajustement pour le prorata temporis en début et fin de période.
- La méthode dégressive à taux constant privilégie une dépréciation plus rapide dans les premières années, en utilisant un coefficient fiscal pour augmenter le taux linéaire.
- La méthode dégressive à taux décroissant, selon la règle du « Sum of the Years Digits » (SOD), répartit l’amortissement en proportion des années restantes, avec une décroissance progressive.
- L’amortissement variable, basé sur l’utilisation réelle (ex : kilomètres parcourus, heures machine), permet une dépréciation plus fidèle à l’usage.
- La révision périodique de la durée d’utilité et du mode d’amortissement est essentielle, notamment en cas de modifications importantes des estimations.
- La fin de la durée d’utilité doit aboutir à une valeur comptable nette nulle, sauf si une valeur résiduelle est prévue.
- La comptabilisation de la cession implique la sortie de l’immobilisation, la constatation de l’amortissement complémentaire, et la reconnaissance du résultat (plus-value ou moins-value).
💡 À retenir
L’amortissement est un processus comptable essentiel permettant d’étaler la perte de valeur d’une immobilisation sur sa durée d’utilisation, tout en reflétant fidèlement sa valeur réelle dans les bilans et en facilitant le renouvellement des actifs.
📖 2. Techniques d'amortissement
🔑 Notions clés & Définitions
- Amortissement (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Constatation comptable de la perte de valeur d’une immobilisation due à son utilisation, vétusté ou obsolescence, avec des effets irréversibles, permettant d’ajuster la valeur au bilan.
- Base amortissable (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Montant à répartir sur la durée d’utilisation, calculé par la formule : Cout d’acquisition – Valeur résiduelle.
- Annuité d’amortissement (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Montant annuel de dépréciation, calculé en appliquant un taux à la valeur de base, ou par une formule spécifique selon la méthode.
- Taux d’amortissement (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Pourcentage appliqué à la valeur de base pour déterminer l’annuité, généralement en pourcentage.
- Prorata temporis (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Calcul proportionnel à la période d’utilisation, en fonction du temps écoulé depuis la mise en service.
- Tableau d’amortissement (Raharidera Ndrosoniaina, 2023) : Outil synthétique regroupant les données de chaque année d’amortissement, permettant de suivre la valeur comptable nette.
📝 Points essentiels
- L’amortissement permet de répartir le coût d’une immobilisation sur sa durée probable d’utilité, en tenant compte de la valeur résiduelle.
- La méthode linéaire consiste à appliquer un taux constant chaque année, en ajustant au prorata temporis pour la première et dernière année.
- La méthode dégressive à taux constant privilégie une dépréciation plus rapide en début de vie, en utilisant un coefficient fiscal pour multiplier le taux linéaire.
- La méthode dégressive à taux décroissant, selon la formule « Sum of the Years Digits » (SYD), répartit la dépréciation en fonction des années restantes, avec une proportion décroissante.
- La méthode variable, basée sur l’utilisation réelle (unités d’œuvre), répartit la dépréciation selon la consommation effective, par exemple en kilomètres ou heures machine.
- Lors de la cession, il faut comptabiliser la sortie de l’immobilisation, en ajustant l’amortissement complémentaire, et enregistrer la plus-value ou moins-value dans les comptes appropriés, en tenant compte de la TVA (voir section 7).
- La valeur comptable nette (VCN) doit être nulle à la fin de la durée d’utilité, garantissant une immobilisation totalement amortie.
- La déductibilité de la TVA lors de la cession dépend du statut fiscal de l’entreprise et de la nature de la TVA (détaillée dans la section 7).
💡 À retenir
Les techniques d’amortissement permettent d’étaler la perte de valeur d’une immobilisation selon des méthodes adaptées, afin de refléter au mieux sa consommation économique tout en respectant les règles comptables et fiscales.
📖 3. Méthode linéaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Amortissement linéaire : méthode d’amortissement où la charge annuelle est constante, correspondant à une fraction identique du coût amortissable chaque année, sauf ajustements pour le prorata temporis (selon AUTEUR (date)).
- Valeur amortissable : montant sur lequel porte l’amortissement, calculé par la formule Cout d’acquisition – Valeur résiduelle (voir section 1).
- Annuité d’amortissement : montant de la charge d’amortissement calculée chaque année, déterminée par la formule :
Annuiteˊ=100Valeur d’acquisition×t
où t est le taux d’amortissement (voir section 2).
- Prorata temporis : méthode d’ajustement de l’amortissement pour la première et dernière année, en fonction du temps d’utilisation réel dans l’exercice comptable.
- Tableau d’amortissement : document synthétique retraçant l’évolution de la valeur comptable nette (VCN) de l’immobilisation, année par année, jusqu’à amortissement complet (voir section 1).
- Taux d’amortissement : pour la méthode linéaire, il est calculé en fonction de la durée d’utilité estimée :
t=Dureˊe d’utiliteˊ (en anneˊes)100
(voir section 2).
📝 Points essentiels
- La méthode linéaire répartit uniformément le coût d’une immobilisation sur sa durée d’utilité estimée, en tenant compte de la valeur résiduelle (formule : Base amortissable = Cout d’acquisition – Valeur résiduelle).
- La date de mise en service doit être distinguée de la date d’acquisition ; l’amortissement commence à la mise en service, et le prorata temporis s’applique pour la première année.
- La charge annuelle d’amortissement est constante, sauf ajustements pour le prorata temporis en début et fin de période.
- La valeur comptable nette (VCN) doit atteindre zéro à la fin de la durée d’utilité, indiquant une immobilisation totalement amortie.
- La périodicité de révision de la durée d’utilité et du mode d’amortissement est essentielle, notamment en cas de modifications importantes des estimations.
- La méthode est conforme au PCG 2005, qui recommande l’utilisation de l’amortissement linéaire pour sa simplicité et sa constance.
- La formule de l’annuité d’amortissement :
a=100Vo×t
où Vo est la valeur d’origine, et t le taux d’amortissement.
💡 À retenir
La méthode linéaire consiste à répartir de façon constante le coût d’une immobilisation sur sa durée d’utilité, permettant une charge d’amortissement régulière et prévisible, facilitant la gestion et la planification financière.
📖 4. Méthode dégressive
🔑 Notions clés & Définitions
- Amortissement dégressif à taux constant : méthode où le taux d’amortissement appliqué est supérieur au taux linéaire, permettant une dépréciation plus rapide en début de vie de l’actif. Selon CGI Malgache, cette méthode s’applique aux biens neufs dont la durée d’utilité est d’au moins 3 ans, et le taux est obtenu en multipliant le taux linéaire par un coefficient fiscal (ex : 1,5, 2, 2,5).
- Coefficient fiscal : facteur multiplicatif appliqué au taux linéaire pour déterminer le taux dégressif, variant selon la durée probable d’utilité (ex : 1,5 pour 3-4 ans, 2 pour 5-6 ans, 2,5 pour plus de 6 ans).
- Annuité d’amortissement dégressif : montant de dépréciation calculé chaque année en appliquant le taux dégressif à la valeur comptable nette (VCN), ajustée si elle devient inférieure à un amortissement linéaire.
- Règle de transition : lorsque l’annuité dégressive devient inférieure à la valeur d’une annuité linéaire (quotient de la VCN par le nombre d’années restantes), on opte pour une amortissement linéaire jusqu’à la fin de la durée d’utilité.
- Amortissement dégressif à taux décroissant (méthode SOFTY) : méthode utilisant la somme des chiffres des années (ex : pour 5 ans, 1+2+3+4+5=15) pour répartir la dépréciation, avec un taux décroissant chaque année (ex : 5/15, 4/15, etc.).
- Amortissement variable : répartit la dépréciation en fonction de l’utilisation réelle de l’actif, mesurée par une unité d’œuvre (ex : km parcourus, heures machine). La dépréciation est donc proportionnelle à l’usage effectif, permettant une évaluation plus précise de la perte de valeur.
📝 Points essentiels
- La méthode dégressive permet une dépréciation plus rapide en début de vie de l’immobilisation, adaptée aux biens subissant une obsolescence rapide ou une usure accélérée.
- Selon CGI Malgache, cette méthode est réservée aux biens neufs, avec un taux obtenu en multipliant le taux linéaire par un coefficient (ex : 1,5, 2, 2,5), en fonction de la durée probable d’utilité.
- La valeur d’origine ou la valeur d’acquisition est utilisée comme base pour calculer l’annuité, en appliquant le taux dégressif. La valeur comptable nette (VCN) diminue chaque année, et le calcul doit respecter la règle que la VCN doit être zéro à la fin de la durée d’utilité.
- La transition vers une méthode linéaire est automatique lorsque l’annuité dégressive devient inférieure à l’annuité linéaire, garantissant une dépréciation cohérente.
- La méthode SOFTY (Sum Of The Years Digits) répartit la dépréciation selon une proportion décroissante chaque année, en utilisant la somme des chiffres de la durée d’utilité pour déterminer le taux annuel.
- L’amortissement variable ajuste la dépréciation à l’usage réel, ce qui est plus précis pour certains actifs comme les véhicules ou machines, en utilisant des unités d’œuvre.
💡 À retenir
La méthode dégressive accélère la dépréciation en début de vie de l’actif, puis bascule vers une dépréciation linéaire lorsque cela devient plus cohérent, permettant une meilleure gestion fiscale et comptable selon la nature de l’immobilisation.
📖 5. Méthode dégressive à taux décroissant
🔑 Notions clés & Définitions
- Amortissement dégressif à taux décroissant : Méthode d’amortissement qui applique un taux d’amortissement décroissant selon une formule spécifique, permettant une dépréciation plus importante en début de vie de l’immobilisation, puis décroissante (voir "SOFTY" (Sum Of The Years Digits)).
- Sum of the Years Digits (SYD) : Méthode qui consiste à sommer les chiffres correspondant aux années de vie utile pour déterminer la proportion d’amortissement à appliquer chaque année (ex : pour 5 ans, 1+2+3+4+5=15).
- Coefficient fiscal : Facteur multiplicatif appliqué au taux linéaire pour obtenir le taux dégressif, en fonction de la durée d’utilité de l’immobilisation (voir "CGI Malgache").
- Annuité dégressive : Montant de dépréciation calculé chaque année selon la méthode dégressive, souvent ajusté si inférieur à un seuil basé sur la valeur comptable nette (VCN) et la durée restante (voir "NARP").
- Règle du prorata temporis : Précise que l’amortissement doit être proportionné au temps d’utilisation dans l’année d’acquisition ou de mise en service.
- Amortissement différé : Possibilité d’imputer les amortissements dégressifs différés lors d’exercices déficitaires sur ceux bénéficiaires, selon la méthode "softy" (voir "CRITIQUE").
📝 Points essentiels
- La méthode dégressive à taux décroissant utilise la formule "Sum of the Years Digits" pour déterminer la proportion d’amortissement chaque année, en utilisant la somme des chiffres de la durée d’utilité (ex : 1+2+3+4+5=15 pour 5 ans).
- Le taux dégressif est calculé en multipliant le taux linéaire par un coefficient fiscal qui dépend de la durée probable d’utilité, généralement compris entre 1,5 et 2,5 (voir "CGI Malgache").
- La première année, l’amortissement est calculé en appliquant le taux dégressif à la valeur d’origine, en tenant compte du prorata temporis si nécessaire.
- La règle veut que, chaque année, l’annuité dégressive soit ajustée si elle devient inférieure à la valeur de la valeur comptable nette divisée par le nombre d’années restantes (NARP), afin d’éviter une dépréciation excessive.
- La méthode permet une dépréciation plus rapide en début de vie de l’actif, reflétant souvent la perte de valeur plus importante lors des premières années d’utilisation.
- Les amortissements dégressifs différés lors d’exercices déficitaires peuvent être imputés sur les exercices bénéficiaires, selon la méthode "softy".
💡 À retenir
La méthode dégressive à taux décroissant, basée sur la formule "Sum of the Years Digits", permet une dépréciation accélérée en début de vie de l’immobilisation, ajustée chaque année pour respecter la valeur comptable nette restante, tout en offrant une flexibilité fiscale.
📖 6. Amortissement variable
🔑 Notions clés & Définitions
-
Amortissement variable : Méthode d’amortissement où la dépréciation d’une immobilisation est proportionnelle à son utilisation réelle, mesurée par une unité d’œuvre (ex : kilomètres, heures machine). Selon RAHARIDERA Ndrosoniaina (date), cette méthode ajuste l’amortissement en fonction de l’usage effectif, rendant la dépréciation plus représentative de la consommation économique réelle de l’actif.
-
Unité d’œuvre : Mesure de l’utilisation d’une immobilisation, permettant de répartir la dépréciation en fonction de l’usage (ex : km parcourus, heures de machine). Elle sert de base pour calculer l’amortissement variable, rendant la dépréciation dépendante de l’activité réelle.
-
Coût unitaire d’utilisation (CUO) : Coût de dépréciation par unité d’œuvre, calculé en divisant la valeur d’origine par la quantité totale estimée d’utilisation (ex : 200 Ar/km pour une voiture). Selon RAHARIDERA Ndrosoniaina, ce coût permet d’établir l’annuité d’amortissement en fonction de l’usage effectué dans une période donnée.
-
Amortissement proportionnel : Technique consistant à calculer l’amortissement en multipliant le coût unitaire d’utilisation par le nombre d’unités d’œuvre réalisées durant la période. Elle reflète la consommation réelle de l’actif, contrairement aux méthodes linéaire ou dégressive.
-
Valeur d’origine : Coût d’acquisition ou de production d’une immobilisation, utilisé comme base pour le calcul de l’amortissement variable. Elle reste constante dans le calcul du coût unitaire d’utilisation.
-
Date de mise en service : Moment où l’immobilisation commence à produire des avantages économiques, déterminant le début du calcul de l’amortissement variable selon la période d’utilisation.
📝 Points essentiels
-
La méthode d’amortissement variable repose sur l’utilisation réelle de l’actif, ce qui la rend plus adaptée pour des immobilisations dont l’usage est très variable ou difficile à prévoir (ex : véhicules, machines à usage intermittent).
-
Le calcul de l’annuité d’amortissement se fait en deux étapes : d’abord, déterminer le coût unitaire d’utilisation (CUO) en divisant la valeur d’origine par la quantité totale estimée d’utilisation ; ensuite, multiplier ce CUO par le nombre d’unités d’œuvre réalisées dans la période.
-
La formule de l’annuité d’amortissement variable :
Annuité = Coût unitaire d’utilisation (CUO) x Unités d’œuvre réalisées
-
La valeur résiduelle n’est pas déduite lors du calcul de l’amortissement variable, car la dépréciation dépend uniquement de l’usage.
-
La méthode permet une meilleure correspondance entre la charge d’amortissement et la consommation économique réelle de l’actif, ce qui facilite une gestion plus précise des coûts et des investissements.
-
La comptabilisation doit suivre la périodicité d’utilisation, avec un suivi précis des unités d’œuvre pour assurer la conformité du calcul.
💡 À retenir
L’amortissement variable ajuste la dépréciation en fonction de l’usage réel de l’immobilisation, offrant une évaluation plus fidèle de sa consommation économique, contrairement aux méthodes linéaire ou dégressive.
📖 7. Cession immobilisations
🔑 Notions clés & Définitions
- Cession d’immobilisation : Opération par laquelle une immobilisation sort du patrimoine de l’entreprise, volontaire (vente, donation) ou forcée (expropriation, confiscation). (Raharidera Ndrosoniaina, 2023)
- Plus-value sur cession : Différence positive entre le prix de vente et la valeur comptable nette (VCN) de l’immobilisation, représentant un bénéfice. (Raharidera Ndrosoniaina, 2023)
- Moins-value sur cession : Différence négative entre le prix de vente et la VCN, représentant une perte. (Raharidera Ndrosoniaina, 2023)
- TVA collectée : Taxe sur la valeur ajoutée appliquée lors de la vente, calculée sur le prix de cession ou la VCN, selon la règle du plus fort. (Raharidera Ndrosoniaina, 2023)
- TVA déductible : TVA récupérable par l’entreprise lors de la cession, proportionnelle à la partie non amortie de l’immobilisation, selon la règle de la VCN. (Raharidera Ndrosoniaina, 2023)
- Écriture complémentaire : Opération comptable visant à ajuster la TVA collectée ou déductible en cas de changement de statut ou de régularisation fiscale. (Raharidera Ndrosoniaina, 2023)
📝 Points essentiels
- La cession implique deux étapes comptables : la constatation de l’amortissement complémentaire jusqu’à la date de cession, puis la sortie de l’immobilisation et la reconnaissance du résultat (plus-value ou moins-value).
- La TVA doit être calculée sur le prix de vente ou la VCN, selon la règle du plus fort (si le prix de vente est supérieur à la VCN, la TVA est basée sur le prix de vente).
- En cas de changement de statut fiscal (de non déductible à déductible), il faut ajuster la TVA déductible en fonction de la VCN HTVA.
- La comptabilisation de la cession inclut la sortie de l’actif, la constatation du résultat (plus-value ou moins-value), et l’enregistrement de la TVA collectée ou déductible.
- La valeur comptable nette (VCN) est la différence entre la valeur d’origine ou d’acquisition et l’amortissement cumulé. Elle doit être comparée au prix de vente pour déterminer la plus-value ou la moins-value.
- La TVA sur la cession doit respecter la règle de la plus forte valeur entre le prix de vente et la VCN, et des ajustements sont possibles via des écritures complémentaires.
💡 À retenir
La cession d’immobilisation se traduit comptablement par la sortie de l’actif, la reconnaissance du résultat (plus-value ou moins-value), et l’ajustement de la TVA selon la valeur la plus élevée entre le prix de vente et la valeur comptable nette, en respectant la réglementation fiscale.
📖 8. Comptabilisation cession
🔑 Notions clés & Définitions
- Cession d’immobilisation : Opération par laquelle une immobilisation est sortie du patrimoine de l’entreprise, volontaire ou forcée, entraînant la constatation d’un résultat (plus-value ou moins-value) selon la différence entre le prix de vente et la valeur comptable nette (VCN) (voir section 3).
- Plus-value sur cession : Résultat positif lorsque le prix de vente dépasse la valeur comptable nette de l’immobilisation, considéré comme un bénéfice (ex : « 752 : Plus-values sur cessions d’actifs non-courants »).
- Moins-value sur cession : Résultat négatif lorsque le prix de vente est inférieur à la valeur comptable nette, considéré comme une perte (ex : « 652 : Moins-values sur cession d’actifs non courants »).
- TVA collectée : Montant de la taxe sur la valeur ajoutée appliquée lors de la vente, calculée sur le prix de cession ou la valeur comptable selon la règle de la plus forte valeur (voir exemple de régularisation).
- TVA déductible : Montant de TVA récupérable lors de la cession, basé sur la valeur non amortie ou la valeur comptable nette, selon le changement de statut de l’entreprise (voir exemple B).).
- Amortissement complémentaire : Dotation d’amortissement à comptabiliser pour couvrir la période entre le début de l’exercice et la date de cession, permettant de respecter la règle de la comptabilisation complète de la dépréciation (voir exemple de journalisation).
📝 Points essentiels
- La comptabilisation de la cession implique deux étapes :
- Enregistrer l’amortissement complémentaire jusqu’à la date de cession.
- Enregistrer la sortie de l’immobilisation et le résultat de la cession, en ajustant la valeur d’origine et l’amortissement accumulé.
- La TVA doit être calculée selon la règle de la plus forte valeur entre le prix de vente et la valeur comptable nette (VCN). Si la TVA est déjà incluse dans la facture, il faut effectuer une écriture complémentaire pour régulariser la TVA collectée ou déductible.
- La détermination du résultat de cession (plus-value ou moins-value) peut se faire par la différence entre le prix de vente HTVA et la VCN HTVA, ou par la différence entre le prix initial d’acquisition TTC et la somme des amortissements cumulés.
- En cas de changement de statut (ex : de vendeur à intermédiaire), la déductibilité de la TVA peut s’appliquer sur la partie non amortie, nécessitant une régularisation (voir exemple B).
- La TVA collectée doit respecter la règle fiscale de la plus forte valeur entre le prix de vente et la VCN, et la TVA déductible doit être ajustée en conséquence.
💡 À retenir
La comptabilisation de la cession d’immobilisation nécessite de suivre rigoureusement l’amortissement, le résultat de la vente, et la régularisation de la TVA, en respectant la règle de la plus forte valeur pour la TVA, afin d’assurer une correcte représentation comptable et fiscale.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Méthode Linéaire | Méthode Dégressive à Taux Constant | Méthode Dégressive à Taux Décroissant (SYD) | Amortissement Variable | Auteurs / Références |
|---|
| Mode de calcul | Taux fixe, charge constante chaque année | Taux majoré par coefficient fiscal, dépréciation rapide en début | Proportion décroissante selon la formule « Sum of the Years Digits » | Selon utilisation réelle (km, heures) | Raharidera Ndrosoniaina (2023) |
| Avantages | Simplicité, prévisibilité | Dépréciation accélérée, avantage fiscal | Reflète mieux la consommation réelle | Fidélité à l’usage, flexibilité | |
| Inconvénients | Ne tient pas compte de l’usage réel | Complexité de calcul, moins adapté si usage variable | Plus complexe à gérer, nécessite suivi précis | Nécessite suivi précis de l’utilisation | |
| Application typique | Immobilisations à durée de vie stable | Immobilisations à forte dépréciation initiale | Immobilisations à dépréciation décroissante | Actifs dont l’usage varie fortement | |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre valeur d’acquisition et valeur résiduelle lors du calcul de la base amortissable.
- Oublier d’appliquer le prorata temporis en début et fin d’exercice, ce qui fausse le montant d’amortissement.
- Utiliser un taux d’amortissement incorrect pour la méthode linéaire (taux = 100 / durée d’utilité).
- Confondre amortissement dégressif à taux constant et à taux décroissant (SYD).
- Négliger la révision périodique de la durée d’utilité, menant à des erreurs dans le calcul.
- Omettre la comptabilisation de la plus-value ou moins-value lors de la cession.
- Confondre la valeur comptable nette (VCN) et la valeur résiduelle.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’amortissement selon Raharidera Ndrosoniaina (2023).
- Savoir calculer la base amortissable : coût d’acquisition – valeur résiduelle.
- Maîtriser la formule de l’annuité d’amortissement pour la méthode linéaire.
- Comprendre le principe du prorata temporis et son application.
- Savoir déterminer le taux d’amortissement pour la méthode linéaire : 100 / durée d’utilité.
- Expliquer le fonctionnement de la méthode dégressive à taux constant avec le coefficient fiscal.
- Décrire la méthode dégressive à taux décroissant (SYD) et son calcul.
- Connaître les caractéristiques de l’amortissement variable et ses avantages.
- Savoir comptabiliser la cession d’immobilisation, notamment la sortie, l’amortissement complémentaire, et la reconnaissance de la plus-value ou moins-value.
- Comprendre l’impact de la TVA lors de la cession d’immobilisation.
- Savoir réaliser un tableau d’amortissement annuel.
- Vérifier que la valeur comptable nette (VCN) tend vers zéro à la fin de la durée d’utilité.
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