Fiche de révision : Théorie bancaire et acteurs

Plan du Cours

  1. Cadre et acteurs bancaires
  2. Banques mutualistes et organismes professionnels
  3. Banque de France et BCE
  4. Régulation et protection bancaire
  5. Création monétaire et rentabilité
  6. Performance des banques de détail
  7. Digitalisation et nouveaux entrants
  8. Taux, inflation et défis futurs

1. Cadre et acteurs bancaires

★ À maîtriser

  • Depuis 1984, les banques sont juridiquement désignées comme des établissements de crédit.

  • En 2015, les établissements de crédit se répartissaient ainsi:

    • 166 banques commerciales
    • 91 banques mutualistes
    • 21 succursales de banques de pays tiers
    • 18 caisses de crédit municipal
    • 106 établissements de crédit spécialisés
  • Les directives DSP1 et DSP2 ont créé quatre catégories:

    • établissements de paiement
    • établissements de monnaie électronique
    • agrégateurs de compte
    • donneurs d'ordre de paiement
  • BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et La Banque Postale captent ensemble environ 90 % de l'activité du secteur bancaire français.

Compléments

  • Les organismes restant hors système sont:
    • Banque de France
    • Trésor Public
    • Caisse des Dépôts et Consignations

2. Banques mutualistes et organismes professionnels

Notions clés & Définitions

  • Banques mutualistes : détenues par leurs clients sociétaires plutôt que par des actionnaires et associent des personnes physiques ou morales dans un ensemble coopératif garantissant collectivement les prêts accordés aux membres

★ À maîtriser

📌 Les banques nationales comprennent notamment Société Générale, BNP Paribas et LCL, tandis que les banques mutualistes comprennent Crédit Agricole, BPCE et Crédit Mutuel-CIC.

📌 Dans une caisse régionale mutualiste, chaque sociétaire dispose d'une voix en assemblée générale quel que soit le nombre de parts sociales détenues.

  • Tout établissement de crédit ou société de financement doit adhérer à un organisme professionnel ou à un organe central affilié à l'AFECEI, conformément à l'article L511-29 du Code monétaire et financier.

📌 La Fédération Bancaire Française représente tous les réseaux bancaires et assure les relations extérieures et les études, tandis que l'Association Française de Banque exerce un rôle de syndicat patronal pour les banques commerciales.

Compléments

  • Les banques mutualistes ont été créées au XIXe siècle pour financer des catégories professionnelles exclues du crédit, notamment les agriculteurs pour le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, ainsi que les artisans et commerçants pour les Banques Populaires.

Astuce mémo

Mutualistes : le sociétaire vote ; commerciales : la direction générale décide.

3. Banque de France et BCE

Notions clés & Définitions

  • Banque centrale européenne : la principale institution monétaire de l'Union européenne, établie le 1er juin 1998 à Francfort sur un modèle fédéral, et elle définit les grandes orientations de la politique monétaire de la zone euro

Points essentiels

  • La Banque de France, créée en 1800, est la banque centrale française et contribue aujourd'hui à la stratégie monétaire de la BCE, aux services à l'économie et à la tenue des comptes du Trésor Public.

  • En 1998, la Banque centrale européenne a été créée ; en 1999, la Banque de France a contribué au passage du franc à l'euro ; en 2002, les pièces et billets en euros ont été mis en circulation.

  • La Banque de France met en œuvre la politique monétaire, veille à la stabilité des prix, conduit les opérations de change, autorise l'émission des billets en euros, surveille les banques, garantit le fonctionnement des paiements et gère les réserves officielles de la zone euro.

  • La politique monétaire classique de la BCE agit par le taux directeur, tandis que le Quantitative Easing agit sur la quantité de monnaie en achetant des dettes d'État en échange de création monétaire.

Astuce mémo

1800 → 1998 → 1999 → 2002 : BDF, BCE, euro scriptural, euro fiduciaire.

4. Régulation et protection bancaire

Notions clés & Définitions

  • ACPR : L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution délivre les agréments bancaires, contrôle la solvabilité et la liquidité, sanctionne les manquements, protège la clientèle et gère la prévention et la résolution des crises bancaires.
  • AMF : L'Autorité des marchés financiers réglemente les opérations sur les sociétés cotées, agrée les sociétés de gestion de portefeuille, contrôle les services d'investissement et protège l'épargne et l'information des investisseurs.

Points essentiels

  • Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution indemnise les clients lorsqu'un établissement défaillant ne peut plus restituer les fonds ou titres déposés, avec une garantie allant jusqu'à 100 000 € pour les dépôts et 70 000 € pour les titres.

📌 Le Comité de Bâle recommande que les banques constituent un matelas de fonds propres proportionné à leurs risques afin d'absorber les pertes imprévues.

Astuce mémo

ACPR pour les établissements ; AMF pour les marchés financiers.

5. Création monétaire et rentabilité

Points essentiels

  • Lorsqu'une banque accorde un crédit à un particulier ou à une entreprise, ce crédit crée un dépôt qui revient ensuite dans le circuit bancaire.

📌 À l'actif du bilan bancaire figurent les crédits et autres emplois de la banque, tandis qu'au passif figurent ses ressources et ce qu'elle doit, notamment les dépôts, les obligations émises, le capital et les bénéfices.

  • Le produit net bancaire regroupe notamment la marge nette d'intermédiation et les commissions, tandis que le coût du risque mesure la part des crédits que les emprunteurs ne remboursent pas.

  • Dans les banques de détail françaises, le PNB est passé de 59,5 milliards d'euros en 2019 à 61,5 milliards en 2021, tandis que le résultat net est passé de 10,4 à 11,2 milliards d'euros.

Astuce mémo

Crédit → dépôt → retour dans le circuit bancaire.

6. Performance des banques de détail

★ À maîtriser

  • Entre 2019 et 2021, les commissions ont augmenté de 5 %, le résultat brut de 8 %, les encours de crédit de 17 % et le coefficient d'exploitation est passé de 70 % à 68 %.

📌 Les banques mutualistes ont gagné des parts de marché, passées de 61 % à 63 %, tandis que les banques commerciales ont mieux maîtrisé leurs coûts et ont vu leur part du secteur passer de 43 % à 41 %.

Compléments

  • Le coût du risque des banques de détail s'établissait à 15 points de base en 2021, contre 17 points de base en 2019, notamment grâce aux aides publiques et à une politique prudente de provisionnement.

  • En France, la densité bancaire atteint 546 agences par million d'habitants, soit environ 1,4 fois celle de la zone euro, et la fermeture des agences y est plus lente que dans la zone euro.

Astuce mémo

Mutualistes : parts de marché en hausse ; commerciales : coûts mieux maîtrisés.

7. Digitalisation et nouveaux entrants

Points essentiels

  • Le classement 2021 des banques en ligne par nombre de clients était:

    • Boursorama : 3 000 000
    • ING : 1 000 000
    • Hello bank! : 600 000
    • Fortuneo : 500 000
    • Monabanq : 320 000
    • BforBank : 240 000
  • La chaîne de valeur de la banque de détail se répartit entre la banque au quotidien, qui représente 30 % du PNB, le crédit, qui représente 20 %, et l'épargne, qui représente 50 %.

  • Les Fintechs captent 15,1 % des revenus mondiaux des paiements, mais seulement 3 % du crédit à la consommation, 2 % des comptes bancaires et 0,1 % du crédit immobilier.

📌 Les métiers historiques sont rentables et matures mais marqués par une forte dette technique, tandis que les nouveaux métiers exigent de lourds investissements technologiques et marketing sans rentabilité immédiate.

Astuce mémo

Métiers historiques rentables mais rigides ; nouveaux métiers digitaux agiles mais coûteux.

8. Taux, inflation et défis futurs

★ À maîtriser

  • Pour lutter contre l'inflation, les taux directeurs sont passés d'environ 0 % à 4,5 % entre 2022 et la mi-2024, tandis que l'inflation a culminé autour de 7,3 % fin 2022-début 2023.

  • La hausse brutale des taux réduit la MNI car le stock de crédits à taux fixe ne se revalorise pas tandis que la rémunération des dépôts augmente progressivement, ce qui ralentit le crédit et durcit ses conditions d'octroi.

  • En 2025, les taux se stabilisent autour de 2 % et l'inflation proche de 1 %, tandis que les taux longs restent élevés à 3-3,5 % et que la croissance avoisine 0,9 %.

Compléments

📌 La baisse de l'inflation entraîne mécaniquement une diminution des taux des produits d'épargne réglementés comme le Livret A, le LEP et le LDDS.

Astuce mémo

Inflation → hausse des taux → pression sur la MNI et le crédit.

Tableaux de synthèse

Banques mutualistes et commerciales

DimensionBanques mutualistesBanques commerciales
PropriétéClients sociétairesActionnaires
GouvernanceUne voix par sociétaireDirection générale
Évolution 2019-2021Parts de marché : 61 % à 63 %Parts de marché : 43 % à 41 %
CoûtsMaîtrise moins forteMaîtrise plus forte

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1. Depuis quelle année les banques sont-elles juridiquement désignées comme des établissements de crédit en France ?

2. Quelle répartition correspond aux 402 établissements de crédit recensés en France en 2015 ?

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Depuis quelle année les banques sont-elles des établissements de crédit ?

Depuis 1984.

Combien d'établissements de crédit la France comptait-elle en 2015 ?

402 établissements de crédit.

Quelles catégories ont créé les directives européennes DSP1 et DSP2 ?

Établissements de paiement, monnaie électronique, agrégateurs de compte, donneurs d'ordre de paiement.

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