QCM : Actes de langage et pragmatique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quand une personne prononce « Je te promets de revenir », quelle analyse distingue correctement les niveaux de l’acte de langage ?

La production de la phrase est locutoire, la promesse est illocutoire et l’effet sur l’interlocuteur est perlocutoire.
La production de la phrase est illocutoire, la promesse est perlocutoire et l’effet sur l’interlocuteur est locutoire.
La production et la promesse sont locutoires, tandis que l’effet sur l’interlocuteur est illocutoire.
La production de la phrase est perlocutoire, la promesse est locutoire et l’effet sur l’interlocuteur est illocutoire.

La production de la phrase est locutoire, la promesse est illocutoire et l’effet sur l’interlocuteur est perlocutoire.

Explication

Le niveau locutoire concerne la production de l’énoncé, l’illocutoire l’action accomplie en le prononçant, et le perlocutoire l’effet obtenu auprès de l’interlocuteur. Confondre la promesse avec son effet revient à inverser les niveaux illocutoire et perlocutoire.

2. Dans quelle situation l’énoncé prononcé accomplit-il une action plutôt que de décrire un état du monde ?

Une personne dit « Le train est en retard » pour informer sur l’horaire.
Une personne dit « Il pleut dehors » pour rapporter une observation météorologique.
Une personne dit « Je m’excuse » pour présenter ses excuses à son interlocuteur.
Une personne dit « La porte est ouverte » pour décrire l’état de la porte.

Une personne dit « Je m’excuse » pour présenter ses excuses à son interlocuteur.

Explication

« Je m’excuse » est performatif, car son énonciation accomplit l’action de présenter des excuses. Les autres exemples décrivent des états du monde et sont donc constatifs.

3. Une demande est formulée par une personne dans un contexte où elle n’a pas l’autorité requise et où son interlocuteur ne peut pas l’entendre. De quels facteurs dépend notamment la réussite de cet acte de langage ?

De l’intention de l’émetteur, indépendamment du récepteur et du contexte.
Des caractéristiques de l’émetteur, du récepteur et du contexte.
De la réaction du récepteur, indépendamment de l’émetteur et du contexte.
De la grammaire de la phrase, de son vocabulaire et de sa longueur.

Des caractéristiques de l’émetteur, du récepteur et du contexte.

Explication

La réussite d’un acte de langage dépend de conditions liées à l’émetteur, au récepteur et au contexte. L’intention de l’émetteur, à elle seule, ne suffit donc pas à garantir cette réussite.

4. Quelle affirmation rend compte de la relation entre les formes d’énoncés et les actes de langage ?

Un énoncé peut réaliser plusieurs actes, et un acte peut être formulé par plusieurs énoncés.
Un énoncé correspond à un seul acte, mais cet acte peut être formulé de plusieurs façons.
Plusieurs énoncés peuvent réaliser un même acte, mais chaque énoncé réalise un acte unique.
Chaque énoncé et chaque acte entretiennent une correspondance univoque.

Un énoncé peut réaliser plusieurs actes, et un acte peut être formulé par plusieurs énoncés.

Explication

La relation entre énoncés et actes n’est pas nécessairement univoque : un énoncé peut accomplir plusieurs actes, et un même acte peut prendre différentes formulations. L’idée qu’un énoncé ne réalise qu’un seul acte écarte à tort la première possibilité.

5. Qu’est-ce qu’une paire adjacente dans l’organisation d’un échange ?

Un couple d’actes composé d’une initiative et d’une réaction généralement prévisible
Un échange où deux locuteurs répètent la même intention sous des formulations différentes
Une suite de tours de parole où les interlocuteurs changent de sujet à chaque étape
Une intervention isolée dont la valeur dépend principalement des gestes de l’interlocuteur

Un couple d’actes composé d’une initiative et d’une réaction généralement prévisible

Explication

Une paire adjacente relie une initiative à une réaction généralement prévisible, comme une question suivie d’une réponse. Une séquence où les interlocuteurs changent de sujet ne définit pas ce type de relation entre les actes.

6. Quel indice aide notamment l’interlocuteur à reconstruire l’intention d’un acte de langage indirect ?

La catégorie d’acte attribuée au locuteur selon sa fonction
La réponse attendue dans une paire adjacente prévisible
L’intonation, les mimiques et les gestes dans la situation
La forme grammaticale de l’énoncé indépendamment du contexte

L’intonation, les mimiques et les gestes dans la situation

Explication

Dans un acte indirect, l’interlocuteur infère l’intention à partir d’indices situationnels, notamment l’intonation, les mimiques et les gestes. La forme grammaticale peut aider à décoder un acte direct, mais ne suffit pas nécessairement à révéler l’intention indirecte.

7. Quelle est la fonction d’un acte directif dans la typologie des actes de langage ?

Engager le locuteur à adopter un comportement dans l’avenir
Manifester l’état psychologique ou les sentiments du locuteur
Tenter de faire agir l’interlocuteur par une consigne ou une requête
Présenter comme vrai un état de choses concernant le monde

Tenter de faire agir l’interlocuteur par une consigne ou une requête

Explication

Un acte directif vise à obtenir une action de l’interlocuteur, par exemple au moyen d’un ordre ou d’une requête. Un acte promissif engage plutôt le locuteur lui-même sur un comportement futur.

8. Dans les études de Witko et de ses collègues sur les actes de langage des jeunes enfants, quelles catégories ont été retenues ?

Les actes assertifs, promissifs et déclaratifs
Les actes directifs, assertifs et expressifs
Les actes directifs, promissifs et déclaratifs
Les actes expressifs, déclaratifs et promissifs

Les actes directifs, assertifs et expressifs

Explication

Ces études sur les jeunes enfants retiennent trois catégories : les actes directifs, assertifs et expressifs. Les actes promissifs et déclaratifs figurent dans la typologie générale, mais ne font pas partie des trois catégories choisies ici.

9. En quoi un acte potentiellement communicatif se distingue-t-il d’un acte symbolique conventionnel ?

Il décrit un état du monde sans que le récepteur ait à lui attribuer une intention communicative.
Il repose sur un symbole partagé dont la signification est reconnue de la même façon par tous les interlocuteurs.
Il consiste en une réaction prévisible qui complète une initiative dans une séquence conversationnelle.
Il peut être informel et idiosyncrasique, tout en étant interprété comme un message intentionnel adressé au récepteur.

Il peut être informel et idiosyncrasique, tout en étant interprété comme un message intentionnel adressé au récepteur.

Explication

Un acte potentiellement communicatif peut prendre une forme non symbolique ou présymbolique et être compris comme un message intentionnel grâce à l’interprétation du récepteur. Un symbole conventionnel s’appuie plutôt sur une forme partagée, alors que ce type d’acte peut être idiosyncrasique.

10. À qui Colletta (1998) est-il associé dans l’évolution des typologies des actes de langage ?

À l’admission de la notion de continuum généralisé, face à l’absence de typologie pleinement satisfaisante
À l’étude du développement précoce de la pragmatique, avant la syntaxe et la morphologie
À la proposition d’aligner les informations verbales, non verbales et paraverbales par logiciel
À la distinction entre actes assertifs, directifs, promissifs, expressifs et déclaratifs

À l’admission de la notion de continuum généralisé, face à l’absence de typologie pleinement satisfaisante

Explication

Colletta (1998) est associé à l’admission d’un continuum généralisé, car aucune typologie des actes de langage n’est considérée comme pleinement satisfaisante. La classification en cinq catégories relève de Searle et Vandervecken, et non de Colletta.

11. Pourquoi l’analyse des actes de langage doit-elle tenir compte de l’environnement socioculturel et des indices non littéraux ?

Parce qu’ils expliquent pourquoi la pragmatique apparaît après la syntaxe et la morphologie.
Parce qu’ils aident à interpréter l’intention du locuteur au-delà du sens littéral des mots.
Parce qu’ils permettent de classer chaque énoncé dans une catégorie d’acte fixe.
Parce qu’ils déterminent si l’énoncé respecte les règles syntaxiques de la langue.

Parce qu’ils aident à interpréter l’intention du locuteur au-delà du sens littéral des mots.

Explication

Le contexte socioculturel et les indices non littéraux contribuent à inférer l’intention du locuteur, ce qui est essentiel à l’analyse pragmatique. Les catégories typologiques ne sont pas fixes ni pleinement satisfaisantes, et la pragmatique se développe précocement, avant la syntaxe et la morphologie.

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À quoi correspond l’acte locutoire ?

À la production d’un énoncé.

Que font les énoncés performatifs en étant énoncés ?

Ils accomplissent une action.

De quels éléments dépend la réussite d’un acte de langage ?

De conditions associées à l’émetteur, au récepteur et au contexte.

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