★ À maîtriser
L’accord de libre-échange de l’Asean a été signé à Singapour en 1992 et est entré en vigueur en 1993.
L’Asean réunit les pays suivants :
L’Asean affiche une croissance économique de 5,1 % par an et représente 9 % des investissements directs à l’étranger mondiaux.
📌 Dans l’Asean, les régions littorales sont davantage intégrées aux échanges, à la production et aux IDE que les régions enclavées de l’intérieur.
L’Asean importe plus qu’elle n’exporte et dépend donc du reste du monde malgré son intégration à la mondialisation.
La coopération économique de l’Asean est limitée par des différends frontaliers en mer de Chine et par des groupes terroristes ou dissidents, comme Abou Sayyaf aux Philippines.
Compléments
Le commerce entre les États membres est passé de 20 % à 25 % en quelques années.
Singapour, la Malaisie et l’Indonésie forment le triangle de la croissance et attirent le plus d’IDE intra-zone et extra-zone dans l’Asean.
Le Laos, la Birmanie et le Cambodge restent en retrait des principaux échanges de l’Asean.
Les IDE et les emplois les plus qualifiés de l’Asean se concentrent dans des métropoles littorales comme Singapour, Hô Chi Minh-Ville et Djakarta.
Le maintien de faibles salaires pour les emplois peu qualifiés contribue à préserver l’attractivité de l’Asean, mais ralentit le développement social et entretient de fortes inégalités.
Marché intégré, mais trajectoires et niveaux de développement inégaux
★ À maîtriser
La division internationale du travail relie les espaces productifs et accroît les flux mondiaux de marchandises, d’informations et de capitaux.
Les produits manufacturés représentent 65 % des échanges internationaux et leur valeur a été multipliée par huit entre 1986 et 2016.
Les flux maritimes représentent 90 % des flux matériels, et la conteneurisation réduit le coût du transport maritime et facilite le transport multimodal.
Les migrations liées au travail ont été multipliées par deux depuis 1980 et représentent les deux tiers des migrations internationales.
Compléments
La part des produits primaires recule dans les échanges mondiaux : les échanges agricoles progressent légèrement tandis que ceux des autres matières premières diminuent.
Les services et les capitaux sont en forte progression et représentent aujourd’hui 20 % des échanges mondiaux.
Les hubs portuaires redistribuent les marchandises vers d’autres ports ou vers l’intérieur des terres grâce à différents moyens de transport.
Les migrations de travail se dirigent du Sud vers le Nord, mais les flux entre pays du Sud sont aujourd’hui majoritaires, et les États-Unis sont le premier pôle d’accueil de ces migrations.
Les migrations temporaires liées au tourisme augmentent constamment, se déroulent surtout entre pays du Nord et ont pour premier pôle mondial l’Union européenne.
L’accès à Internet a été multiplié par 20 depuis 1995 ; plus de 1,2 milliard d’e-mails sont envoyés chaque heure et plus de 3 milliards d’êtres humains sont connectés.
★ À maîtriser
Depuis le début du XXIe siècle, le PIB mondial a été multiplié par 1,5 et atteint près de 80 000 milliards de dollars.
La classification traditionnelle distingue trois secteurs :
📌 Les fonctions concrètes comprennent le façonnage, le montage, l’assemblage, la manutention, le magasinage et le transport, tandis que les fonctions abstraites portent sur l’information, la finance, la communication, la gestion, la conception et le commerce.
En 2013, la Chine est devenue la première puissance industrielle du monde devant les États-Unis.
Cinq États concentrent 70 % des dépenses mondiales de recherche, dont un tiers pour les seuls États-Unis.
Compléments
Depuis la fin des années 1990, la part des pays développés dans le PIB mondial est passée de 62 % à 45 %.
Les BRICS — Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud — représentent 25 % du PIB mondial.
De nouveaux espaces de production de richesses apparaissent en Éthiopie, en Tunisie et en Bolivie, tandis que les fonctions abstraites se développent notamment autour de Bangalore, en Inde.
Depuis 2011, la Chine dépose plus de brevets que le Japon ou l’Allemagne.
★ À maîtriser
Les États fournisseurs de matières premières se caractérisent par un PIB et un IDH faibles, une dépendance aux biens de consommation importés et aux firmes d’exploitation, des infrastructures rudimentaires, peu d’IDE hors matières premières et une faible protection douanière.
Les États à faibles valeurs ajoutées associent un PIB moyen à fort, un IDH moyen, une main-d’œuvre peu coûteuse, une stabilité politique souvent autoritaire, de bonnes infrastructures et l’accueil d’IDE pour des fonctions concrètes.
Les États à hautes valeurs ajoutées ont un PIB et un IDH importants, un marché de consommation massif, une main-d’œuvre qualifiée, de grandes écoles et universités, de bonnes infrastructures et accueillent les sièges de grandes FTN, tandis que les fonctions concrètes y reculent.
La classification des États selon leurs fonctions et leur balance commerciale distingue :
À l’échelle infranationale, les systèmes productifs privilégient les littoraux et les territoires métropolitains.
Les grandes agglomérations attirent les FTN parce qu’elles réunissent des marchés de consommation importants, des nœuds de communication et des lieux de formation universitaire.
Compléments
Le développement de l’éducation et l’amélioration des conditions de vie peuvent permettre aux États à faibles valeurs ajoutées de remonter la chaîne de valeur et de devenir des marchés de consommation.
Les grands ports dotés de plateformes logistiques attirent des unités de production des FTN ; près du port de Tanger, Renault produit une voiture par minute.
Les littoraux attirent aussi les activités de services, notamment le tourisme, et les régions dotées d’un savoir-faire historique peuvent accueillir des IDE de FTN.
Fournir, assembler ou commander : des fonctions et valeurs ajoutées distinctes
★ À maîtriser
Les 100 plus grandes FTN fournissent à elles seules 10 % du PIB mondial, alors qu’elles ne représentent que 0,1 % des entreprises de la planète.
Le volume des investissements directs à l’étranger a été multiplié par 10 en 25 ans.
Les avantages comparatifs recherchés comprennent : une réglementation du travail peu contraignante, de faibles salaires, des normes environnementales flexibles
Les FTN fragmentent la chaîne de valeur ajoutée à l’échelle mondiale selon les avantages des territoires pour les fonctions à y implanter.
Compléments
Environ 107 000 FTN contrôlent plus de 910 000 filiales.
Les GAFAM désignent :
La taille des grandes entreprises améliore leur capacité d’investissement et leur permet de profiter des économies d’échelle.
Les dépenses de recherche et développement des GAFAM sont supérieures à celles de nombreux États.
Les FTN peuvent :
Les avantages territoriaux attirent les IDE, qui hiérarchisent les espaces productifs
★ À maîtriser
Les États fixent le cadre juridique, fiscal et social dans lequel évoluent les entreprises.
Dans le contexte du libre-échange, les FTN mettent les États en concurrence, tandis que ceux-ci cherchent à attirer des IDE et des emplois.
Elles facilitent la mobilité :
📌 L’ACEUM et l’ASEAN sont présentés comme des zones de libre-échange et de libre circulation des marchandises et des capitaux, mais pas des personnes, tandis que l’Union européenne favorise aussi la circulation des personnes et tente d’édicter des règles communes, notamment environnementales et fiscales.
Compléments
Les États ont favorisé la fragmentation mondiale des espaces productifs en organisant la baisse continuelle des tarifs douaniers.
L’Irlande taxe les bénéfices des entreprises à 12,5 %, contre 33 % en France, afin d’attirer les investissements des FTN.
Les territoires peuvent proposer : une main-d’œuvre qualifiée, des infrastructures, des avantages fiscaux, des facilités de licenciement, de faibles coûts salariaux, une réglementation environnementale moins contraignante
Les États accompagnent les FTN originaires de leur pays, notamment lorsque leurs chefs d’État voyagent avec des délégations de chefs d’entreprise pour faire signer des contrats.
📌 Les zones d’intégration régionale (ZIR) et les organisations intergouvernementales (OIG) désignent la même catégorie d’organisations.
L’État attire les IDE, mais soutient aussi ses propres FTN
★ À maîtriser
Compléments
Les organisations altermondialistes, comme ATTAC, cherchent à sensibiliser les populations par l’éducation populaire pour montrer qu’un autre monde est possible.
ATTAC, l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne, a été créée en France en 1998 et est présente dans 38 pays.
ATTAC souhaite taxer les transactions financières dans le monde et placer la solidarité au cœur des relations internationales.
Les estimations présentées pour financer des programmes sociaux indiquent qu’une taxe de 0,1 % sur les transactions financières rapporterait 150 milliards de dollars par an, qu’une contribution de 0,7 % du PIB des pays de l’OCDE rapporterait 160 milliards de dollars par an, qu’une taxe de 50 % sur les 1 000 premières FTN rapporterait 500 milliards de dollars par an et qu’un impôt de 50 % sur les 225 premières fortunes mondiales rapporterait 550 milliards de dollars par an, soit environ 1 400 milliards de dollars par an au total.
Un programme d’accès universel aux services sociaux de base, comme l’école, la sécurité sociale et les retraites, coûterait 100 milliards de dollars par an.
★ À maîtriser
📌 Les territoires gagnants de la mondialisation, comme les littoraux et les métropoles, sont intégrés aux échanges mondiaux, tandis que les territoires perdants, comme les petites villes et les espaces ruraux enclavés, le sont peu.
La hiérarchisation des territoires accroît les inégalités infranationales et peut susciter des mouvements sécessionnistes ou des groupuscules terroristes, déstabiliser les pays et contribuer à leur basculement dans la guerre civile.
La mondialisation est aussi une guerre commerciale entre entreprises et entre États, devenus ambassadeurs de leurs FTN.
Compléments
8 % des personnes dans le monde captent 86 % des richesses.
Pour préserver leur prééminence dans l’innovation technologique, certains États recourent à l’espionnage industriel et au cyberterrorisme.
Le différend entre la Chine et les États-Unis reflète une lutte pour la première place dans l’innovation mondiale ainsi que des enjeux politiques internes aux deux pays.
La hiérarchisation territoriale nourrit les inégalités et peut déstabiliser les pays
★ À maîtriser
La division internationale des processus productifs (DIPP) gaspille des énergies fossiles et contribue au réchauffement climatique.
Si toute la planète vivait avec le confort de vie d’un Américain, il faudrait au moins cinq planètes en ressources.
Compléments
La division Nord-Sud entre pays développés et pays sous-développés reste valable, mais doit être relativisée au regard des inégalités présentes au sein des pays, des régions et des métropoles.
Un porte-conteneurs effectuant l’aller-retour entre la Chine et l’Europe consomme l’équivalent de 500 000 voitures.
La recherche du profit maximal par les FTN peut se faire au détriment des préoccupations écologiques, notamment du climat et de la biodiversité.
La surconsommation, rendue possible par la baisse des coûts de production liée à la DIPP, a des conséquences sur l’environnement et les salaires des travailleurs.
★ À maîtriser
📌 Les ZIR ou OIG favorisent le libre-échange, qui renforce les inégalités territoriales, mais peuvent aussi tenter de les corriger par la coopération, la construction d’infrastructures, les corridors de développement et les échanges culturels.
Compléments
L’OMC, le FMI et la Banque mondiale sont présentés comme des organismes à la fois chargés de réguler la mondialisation et susceptibles de la favoriser.
En 2010, le FMI a prêté de l’argent à la Grèce en échange de privatisations de services publics et d’une austérité budgétaire, qui ont accru la pauvreté et réduit l’accès à la santé, aux retraites et aux services publics d’aide.
L’Union européenne est présentée comme la ZIR la plus poussée et aide les régions les moins bien intégrées à la mondialisation, mais insuffisamment.
Les États privilégient de plus en plus les accords bilatéraux, notamment les États-Unis.
Les problèmes associés au TAFTA et au CETA comprennent : l’affaiblissement des États, le non-respect des normes environnementales et sanitaires, la concurrence déloyale
Les métropoles rivalisent malgré des coopérations financières ou commerciales, et les centres financiers voient leur hiérarchie évoluer : New York et Londres sont concurrencées par Shanghai et Hong Kong.
Les accords multilatéraux comme la COP21 sur le climat peuvent rester peu effectifs lorsque les engagements pris ne sont pas respectés.
Certains États reviennent parfois à des politiques protectionnistes en remettant en cause la baisse des tarifs douaniers pour protéger leur économie de la concurrence mondiale, souvent à des fins électoralistes.
Les coopérations affichent des objectifs communs, tandis que les rivalités persistent
| Profil | Caractéristiques | Rôle productif |
|---|---|---|
| Fournisseurs de matières premières | PIB et IDH faibles, infrastructures rudimentaires | Exportent des matières premières |
| Faibles valeurs ajoutées | Main-d’œuvre peu coûteuse, infrastructures adaptées | Accueillent des fonctions concrètes |
| Hautes valeurs ajoutées | Marché important, population qualifiée, universités | Concentrent les fonctions qualifiées et les FTN |
| Zone | Marchandises et capitaux | Personnes | Règles communes |
|---|---|---|---|
| ACEUM et ASEAN | Libre-échange et circulation | Pas de libre circulation | Non précisées |
| Union européenne | Libre-échange et circulation | Libre circulation | Règles notamment environnementales et fiscales |
Teste tes connaissances sur Acteurs et tensions de la mondialisation avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Dans un pays de l’Asean, une région côtière et une région enclavée reçoivent des investissements et accueillent des activités productives. Laquelle devrait être davantage intégrée aux échanges régionaux ?
2. Une entreprise répartit la conception, la fabrication de composants et l’assemblage entre plusieurs pays. Quel effet de cette division internationale du travail contribue à la mise en réseau du monde ?
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Quel rôle joue la division internationale du travail dans les échanges mondiaux ?
Elle relie les espaces productifs et accroît les flux de marchandises, d’informations et de capitaux.
Quelle part des échanges internationaux représentent les produits manufacturés ?
65 %.
Quelles contraintes une zone de libre-échange supprime-t-elle entre ses membres ?
Les contraintes aux échanges, notamment les tarifs douaniers sur les marchandises produites dans la zone.
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