QCM : Administration royale sous François Ier et Henri II (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À la mort de Louis XII sans descendant, qui lui succède sous le nom de François Ier ?

Henri de Valois, son cousin issu de la maison de Valois
François d’Angoulême, son cousin issu de la maison d’Angoulême
Henri de Bourbon, roi de Navarre et issu de la branche des Bourbons
Louis XII, issu de la branche des Valois d’Orléans

François d’Angoulême, son cousin issu de la maison d’Angoulême

Explication

François d’Angoulême, cousin de Louis XII par la maison d’Angoulême, lui succède sous le nom de François Ier. Henri de Valois appartient à une autre succession, Henri de Bourbon succède à Henri III, et Louis XII est le roi décédé.

2. Après la mort d’Henri III sans successeur, quel prétendant de la branche des Bourbons monte sur le trône sous le nom d’Henri IV ?

Louis XII, issu des Valois d’Orléans
François d’Angoulême, issu de la maison d’Angoulême
Henri de Bourbon, roi de Navarre
Henri de Valois, fils aîné de François Ier

Henri de Bourbon, roi de Navarre

Explication

La mort d’Henri III sans successeur conduit à la branche des Bourbons : Henri de Bourbon, roi de Navarre, devient Henri IV. François d’Angoulême et Henri de Valois appartiennent à des successions antérieures, tandis que Louis XII est un Valois d’Orléans.

3. Un historien étudie la progression de l’autorité royale française entre 1515 et 1559, tout en relevant que le pouvoir demeure soumis à des freins. Quelle expression peut-il employer pour caractériser cette période ?

La souveraineté des Bourbons
La monarchie sans frein
Le « premier absolutisme »
Le recul de l’autorité royale

Le « premier absolutisme »

Explication

L’expression « premier absolutisme » désigne, chez certains historiens, la progression de l’autorité royale de 1515 à 1559, sans prétendre que le pouvoir est sans frein. La monarchie sans frein exagère cette évolution, la souveraineté des Bourbons concerne une autre succession, et le recul contredit la progression décrite.

4. Un juriste affirme que le roi de France ne reconnaît aucune autorité temporelle supérieure, qu’elle soit impériale ou pontificale. Quelle formule résume cette conception de sa souveraineté ?

Le roi est « empereur en son royaume »
Le roi est supérieur à Dieu dans son royaume
Le roi est le souverain spirituel de la chrétienté
Le roi est le seigneur des seuls vassaux directs

Le roi est « empereur en son royaume »

Explication

La formule « empereur en son royaume » signifie que le roi de France ne reconnaît aucun supérieur temporel, ni le pape ni l’empereur. Elle ne lui attribue pas la souveraineté spirituelle ni une supériorité sur Dieu, et ne limite pas son autorité aux seuls vassaux directs.

5. Un roi doit prendre une décision en sachant qu’il sera jugé par Dieu pour sa conduite dans l’exercice de sa fonction. Quelle exigence découle de cette conception chrétienne du XVIe siècle ?

Respecter la morale chrétienne dans sa conduite de roi
Défendre la religion au sacre sans devoir répondre de son gouvernement
Se soustraire au jugement divin grâce à son statut royal
Respecter les usages de la cour sans référence à la morale chrétienne

Respecter la morale chrétienne dans sa conduite de roi

Explication

Dans cette conception, le roi sera jugé par Dieu en tant que roi et doit donc respecter la morale chrétienne dans l’exercice de sa charge. Le jugement ne concerne pas sa seule vie privée, le serment du sacre est un engagement distinct, et la fonction royale ne le soustrait pas au jugement divin.

6. Au cours de son sacre, quel engagement religieux le roi prend-il, conformément à sa représentation comme guerrier choisi par Dieu ?

Imposer la conversion de tous les sujets par le serment du sacre
Défendre la religion chrétienne contre les infidèles et les hérétiques
Protéger les hérétiques contre les autorités chrétiennes
Se soumettre au pape comme supérieur temporel du royaume

Défendre la religion chrétienne contre les infidèles et les hérétiques

Explication

Lors du sacre, le roi jure de défendre la religion chrétienne et se présente comme un guerrier choisi par Dieu contre les infidèles et les hérétiques. Le serment ne se réduit pas à une obligation de conversion forcée, ne vise pas à protéger les hérétiques et n’établit pas la soumission temporelle au pape.

7. Un souverain monte sur le trône à la mort de son prédécesseur, puis est sacré lors d’une cérémonie solennelle. Quelle interprétation distingue correctement ces deux événements ?

La succession le fait roi et le sacre donne une portée symbolique à son règne
Le serment le fait roi et la cérémonie confirme ensuite son héritier
Le sacre le fait roi et la succession solennise ensuite son règne
La cérémonie et la succession sont deux conditions conjointes pour le faire roi

La succession le fait roi et le sacre donne une portée symbolique à son règne

Explication

Le roi devient roi à la mort de son prédécesseur ; le sacre ne le fait donc pas roi, mais confère une forte portée symbolique à son règne. Dire que le sacre établit le roi confond la cérémonie et la succession, tandis que le serment ou la réunion de deux conditions ne correspond pas à cette distinction.

8. Un roi meurt sans fils, mais sa dynastie compte encore une branche cousine. Selon les règles de succession, qui doit être recherché en priorité ?

Un héritier masculin de la branche cousine
Une fille de la dynastie régnante
Un enfant non légitime du roi défunt
Un héritier d’une dynastie étrangère

Un héritier masculin de la branche cousine

Explication

La couronne passe par primogéniture masculine au sein de la dynastie, puis à une branche cousine si celle-ci s’éteint. La fille confond succession dynastique et succession féminine, l’enfant non légitime méconnaît la règle de légitimité et la dynastie étrangère omet la priorité donnée à la branche cousine.

9. Un roi laisse une fille légitime et un fils né hors mariage, sans autre héritier. Qui la loi salique exclut-elle de la succession ?

Aucun des deux héritiers
La fille légitime seulement
Le fils non légitime seulement
La fille et le fils non légitime

La fille et le fils non légitime

Explication

La loi salique exclut à la fois les femmes et les enfants non légitimes. Retenir la fille néglige l’exclusion des femmes, retenir le fils néglige celle des enfants non légitimes, et accepter les deux ignore ces deux critères.

10. Pour financer une campagne, un roi envisage de céder définitivement une partie du domaine royal à un allié. Quel principe s’y oppose ?

Le consentement des États provinciaux à l’impôt
La primogéniture masculine dans la dynastie
Le droit des villes à leurs privilèges
L’inaliénabilité du domaine royal

L’inaliénabilité du domaine royal

Explication

Le principe d’inaliénabilité interdit au roi de céder une partie du domaine royal. Le consentement à l’impôt concerne les États provinciaux, la primogéniture règle la succession, et les privilèges urbains encadrent les relations avec les villes.

11. À l’approche d’une ville, un roi veut manifester son autorité sans méconnaître les libertés locales. Quelle conduite respecte le mieux le sens politique de son entrée ?

Accepter la cérémonie d’accueil et échanger des serments
Laisser la municipalité organiser une fête sans engagement
Entrer sans échange pour affirmer sa souveraineté
Demander les clés sans reconnaître les libertés de la ville

Accepter la cérémonie d’accueil et échanger des serments

Explication

L’entrée royale associe une cérémonie d’accueil et un échange de serments, par lesquels le roi reconnaît les privilèges et libertés urbains. Une entrée sans échange privilégie l’autorité, une fête sans engagement omet les serments, et la remise des clés sans reconnaissance néglige les libertés de la ville.

12. Un acte royal est soumis à un parlement avant sa publication. Quel examen ce parlement doit-il effectuer ?

Sa conformité à la législation antérieure et à l’intérêt du royaume
Son accord avec une décision prise par les notables
Sa conformité aux privilèges fiscaux d’une province
Son approbation par le clergé, la noblesse et le tiers état

Sa conformité à la législation antérieure et à l’intérêt du royaume

Explication

Les parlements vérifient les actes royaux au regard de la législation antérieure et de l’intérêt supérieur du royaume avant leur enregistrement et leur publication. L’accord des trois ordres relève des États généraux, les privilèges fiscaux des États provinciaux et l’assemblée des notables constitue une autre forme de consultation.

13. Un parlement refuse d’enregistrer un acte royal et adresse des remontrances au roi. Quel moyen le roi peut-il employer pour les réfuter ?

Réunir des notables désignés pour remplacer le parlement
Convoquer et présider le parlement lors d’un lit de justice
Convoquer les États provinciaux afin de répartir l’impôt
Réunir les députés des trois ordres pour rédiger des doléances

Convoquer et présider le parlement lors d’un lit de justice

Explication

Après des remontrances, le roi peut convoquer et présider le parlement lors d’un lit de justice afin de les réfuter. Les cahiers de doléances relèvent des députés aux États généraux, la répartition de l’impôt des États provinciaux, et les notables ne remplacent pas la procédure parlementaire décrite.

14. Le roi souhaite consulter une assemblée plus rapide à réunir, mais dont la légitimité représentative est moindre. Quel type d’assemblée correspond à ce choix ?

Les États généraux réunissant les trois ordres
Les États provinciaux propres aux pays d’État
Un parlement chargé d’enregistrer les actes royaux
Une assemblée de notables désignés par le roi

Une assemblée de notables désignés par le roi

Explication

Les assemblées de notables, choisis par le roi, sont souvent plus rapides, mais moins légitimes que les États généraux qui réunissent les trois ordres. Les États provinciaux sont propres à certains territoires, tandis que les parlements sont des cours souveraines de justice.

15. Au XVIe siècle, François Ier et Henri II gouvernent sans convoquer les États généraux. Quelle interprétation correspond à la pratique monarchique de cette période ?

La monarchie les convoque surtout lorsqu’elle est affaiblie et cherche un appui
La monarchie les réunit principalement pour répartir l’impôt provincial
La monarchie les remplace systématiquement par les parlements
La monarchie les convoque régulièrement pour soutenir son autorité

La monarchie les convoque surtout lorsqu’elle est affaiblie et cherche un appui

Explication

Au XVIe siècle, la monarchie convoque surtout les États généraux dans les périodes de faiblesse, lorsqu’elle cherche l’appui de la société, et François Ier comme Henri II ne les convoquent pas. Les assemblées de notables sont distinctes, les parlements exercent une fonction judiciaire et l’impôt provincial relève principalement des États provinciaux.

16. Un juriste soutient que le roi doit respecter la foi chrétienne et la loi divine, la justice des parlements ainsi que les coutumes du royaume. Quelle conception du pouvoir défend-il ?

Une monarchie tempérée par plusieurs freins
Une monarchie absolue fondée sur l’éducation du prince
Une critique de la liberté abandonnée à un seul
Une souveraineté royale affranchie des lois du royaume

Une monarchie tempérée par plusieurs freins

Explication

Pour Claude de Seyssel, la foi, la justice rendue par les parlements et les coutumes limitent le pouvoir royal et caractérisent une monarchie tempérée. L’éducation du prince renvoie à l’argument de Budé, l’affranchissement des lois contredit les freins de Seyssel, et l’abandon des libertés relève de La Boétie.

17. Un conseiller estime que le roi n’est pas soumis aux lois et ordonnances de son royaume, mais que la sagesse et l’éducation humaniste du prince l’empêcheront de devenir tyrannique. À quel penseur cette position correspond-elle ?

Claude de Seyssel
Montaigne
Étienne de La Boétie
Guillaume Budé

Guillaume Budé

Explication

Budé affirme que les rois ne sont pas soumis aux lois et ordonnances de leur royaume, tout en faisant confiance à la sagesse et à l’éducation humaniste du prince. Seyssel défend des limites au pouvoir royal, La Boétie analyse l’abandon des libertés, et Montaigne est associé au refus de publier le texte de son ami.

18. Des individus renoncent à leurs libertés au profit d’un seul parce qu’ils sont las ou espèrent en tirer un avantage, sans pouvoir savoir s’il gouvernera avec bonté et justice. Quelle analyse cette situation illustre-t-elle ?

La monarchie tempérée défendue par Claude de Seyssel
L’analyse de la servitude volontaire par La Boétie
La confiance de Budé dans l’éducation humaniste du prince
La garantie d’un gouvernement juste par le consentement des individus

L’analyse de la servitude volontaire par La Boétie

Explication

La Boétie explique que lassitude ou intérêt peuvent conduire les individus à remettre leurs libertés à un seul, sans assurance que celui-ci sera bon et juste. Seyssel traite des limites de la monarchie, Budé mise sur la formation du prince, et l’idée d’une garantie de justice contredit précisément l’absence d’assurance décrite par La Boétie.

19. Un portrait royal de l’époque de François Ier représente le roi de façon individualisée et insiste sur son apparence, sa force corporelle et ses qualités. Quel objectif caractérise cette représentation ?

Écarter la personne du roi au profit de ses seuls attributs symboliques
Refuser la mise en scène de l’autorité royale au nom de Dieu
Rapprocher l’image royale de la personne du roi et exalter ses qualités
Maintenir la haute noblesse sous le contrôle de la monarchie

Rapprocher l’image royale de la personne du roi et exalter ses qualités

Explication

Sous François Ier, les portraits individuels rapprochent la représentation de la personne du roi et mettent en valeur sa beauté, sa puissance physique et ses vertus. Le contrôle de la noblesse relève de la cour, la représentation par les seuls attributs caractérise les portraits antérieurs, et le refus de mise en scène évoque Louis XII.

20. À partir du règne de François Ier, la cour attire de plus en plus de membres de la haute noblesse. Quelle conséquence politique cette évolution permet-elle à la monarchie ?

Garder la haute noblesse sous le contrôle monarchique
Mettre en scène la beauté et la force physique du roi
Éloigner la haute noblesse des espaces où se prend le pouvoir
Refuser les célébrations triomphales en rendant grâce à Dieu

Garder la haute noblesse sous le contrôle monarchique

Explication

L’étoffement de la cour attire la haute noblesse et devient un moyen de la maintenir sous le contrôle de la monarchie. L’éloignement de la cour inverse cette fonction, l’exaltation physique du roi concerne les portraits, et le refus de célébration renvoie à Louis XII.

21. Quel modèle la Renaissance artistique cherche-t-elle à retrouver après avoir voulu rompre avec l’art médiéval gothique ?

L’art des forteresses, considéré comme un modèle de perfection à imiter
L’Antiquité, considérée comme un modèle de perfection à imiter
L’art gothique, considéré comme un modèle de perfection à imiter
L’art flamand, considéré comme un modèle de perfection à imiter

L’Antiquité, considérée comme un modèle de perfection à imiter

Explication

La Renaissance entend délaisser le modèle gothique et retrouver l’Antiquité comme idéal de perfection. Le gothique est l’art dont elle veut rompre avec les principes, l’art flamand n’est pas présenté ici comme le modèle antique, et les forteresses relèvent d’une conception architecturale plutôt que d’un modèle artistique.

22. Un riche commanditaire français veut afficher les nouvelles expressions artistiques dans sa demeure. Quel type de bâtiment correspond le mieux à cet objectif ?

Un château défensif conservant les formes médiévales
Une église conçue pour accueillir les cérémonies religieuses
Une demeure fastueuse inspirée des villas italiennes
Une forteresse conçue pour résister aux sièges

Une demeure fastueuse inspirée des villas italiennes

Explication

Les riches commanditaires font édifier des demeures fastueuses qui adoptent les nouvelles expressions artistiques et privilégient les villas italiennes aux forteresses. La forteresse maintient l’idéal défensif médiéval, tandis qu’une église répond à une fonction différente.

23. Un nouvel enrichi qui participe à l’administration des finances souhaite faire bâtir une demeure. Quel profil correspond aux premiers commanditaires de demeures de style italien ?

Un grand officier des finances nouvellement enrichi
Un officier militaire chargé de défendre les châteaux
Un noble d’épée issu d’une vieille lignée
Un artiste italien chargé de concevoir des tableaux

Un grand officier des finances nouvellement enrichi

Explication

Les grands officiers des finances, enrichis récemment, figurent parmi ceux qui commencent à faire construire des demeures de style italien. La vieille noblesse adopte ce style plus tard, et les artistes comme les militaires ne correspondent pas au profil des nouveaux commanditaires décrit ici.

24. À Blois, une aile présente une maçonnerie de brique, une haute toiture d’ardoise et un style gothique flamboyant. À quelle période de construction correspond-elle ?

À l’aile de Chambord, construite selon un plan symétrique
À l’aile de François Ier, construite vers 1520
À une aile italienne ajoutée au château de Blois
À l’aile de Louis XII

À l’aile de Louis XII

Explication

À Blois, l’aile de Louis XII se distingue par le gothique flamboyant, l’appareillage de brique et la toiture d’ardoise. L’aile de François Ier, construite vers 1520, s’inspire plutôt des modèles italiens ; Chambord est un autre château.

25. Dans la fresque « L’Ignorance chassée », quels attributs François Ier porte-t-il lorsqu’il entre dans le temple de Jupiter ?

Un glaive, un bouclier et une branche d’olivier
Une couronne de laurier, un glaive et un livre
Un livre, une plume et une couronne de laurier
Une couronne d’or, un sceptre et un livre

Une couronne de laurier, un glaive et un livre

Explication

François Ier apparaît en empereur romain couronné de laurier, tenant un glaive et un livre. Le sceptre ou le bouclier ne sont pas les attributs décrits, et la plume substitue un autre objet au glaive.

26. Dans « L’Ignorance chassée », quelle idée exprime François Ier lorsqu’il guide son peuple vers la lumière ?

Un prince humaniste qui favorise l’enseignement des disciplines humanistes
Un chef militaire qui conduit son peuple vers la victoire par les armes
Un prince religieux qui transmet les enseignements du clergé
Un courtisan lettré qui délègue l’enseignement aux souverains étrangers

Un prince humaniste qui favorise l’enseignement des disciplines humanistes

Explication

La fresque présente François Ier comme un prince humaniste guidant son peuple par l’enseignement des disciplines humanistes au Collège des lecteurs royaux, devenu le Collège de France. Le glaive renvoie aussi à la puissance militaire, mais ne résume pas ce rôle d’éducateur.

27. Des peintures de Fontainebleau glorifient la monarchie, mais ne sont visibles et compréhensibles que par un cercle restreint. Comment faut-il les caractériser ?

Un décor sans message politique, réservé à des spectateurs de la cour
Une propagande monarchique largement diffusée auprès de toute la population
Une représentation réservée aux souverains étrangers et inconnue de la cour
Une mise en scène monarchique destinée aux élites, sans large diffusion propagandiste

Une mise en scène monarchique destinée aux élites, sans large diffusion propagandiste

Explication

Les images de Fontainebleau mettent en scène la puissance du monarque devant la cour et les souverains étrangers, mais leur accès restreint empêche d’en faire une propagande largement diffusée. La diffusion de masse confond mise en scène et propagande populaire ; l’absence de diffusion large n’efface pas le message politique.

28. Dans la première moitié du XVIe siècle, les dépenses des guerres d’Italie augmentent tandis que la monarchie veut renforcer son autorité. Quel objectif explique le perfectionnement de l’administration royale ?

Mieux organiser la levée des impôts nécessaires aux guerres
Mieux encadrer les lignages nobles des provinces
Mieux répartir les fonctions de justice dans le royaume
Mieux organiser les cérémonies de la cour royale

Mieux organiser la levée des impôts nécessaires aux guerres

Explication

Le perfectionnement administratif vise à accroître l’autorité royale et à mieux organiser la levée des impôts rendue nécessaire par le coût des guerres d’Italie. L’organisation des cérémonies confond administration et représentation, la justice relève d’une autre fonction, et l’encadrement des lignages n’est pas l’objectif mentionné.

29. Quel service de la cour constitue le service personnel du souverain et comprend la Chapelle, la Bouche, la Garde-Robe, l’Écurie et la Vénerie ?

Le secrétariat d’État
Le Conseil du Roi
La Maison ou l’Hôtel du Roi
La chancellerie royale

La Maison ou l’Hôtel du Roi

Explication

La Maison ou l’Hôtel du Roi est le service personnel du souverain et regroupe ces cinq départements. Le Conseil est le cœur de la décision royale, la chancellerie est dirigée par le chancelier et le secrétariat d’État traite la correspondance des affaires d’État.

30. Dans quel organe de la monarchie sont élaborés les édits et les ordonnances, au cœur de la décision royale ?

La chancellerie
Le secrétariat d’État
Le Conseil du Roi
La Maison du Roi

Le Conseil du Roi

Explication

Le Conseil du Roi est l’instance où sont élaborés les édits et les ordonnances, et constitue le cœur de la décision royale. La chancellerie est dirigée par le chancelier, la Maison sert le souverain personnellement et les secrétaires d’État assurent la correspondance des affaires d’État.

31. En l’absence du roi, un grand officier siège à sa place au Conseil et, en tant que chef de la justice, garde les Sceaux. De qui s’agit-il ?

D’un secrétaire d’État
Du grand maître de la Maison du Roi
D’un conseiller du roi
Du chancelier

Du chancelier

Explication

Le chancelier dirige la chancellerie, siège au Conseil et peut y remplacer le roi en son absence ; il est aussi chef de la justice et garde des Sceaux. Le secrétaire d’État gère la correspondance, le conseiller participe au Conseil et le grand maître de la Maison relève du service personnel du souverain.

32. François Ier et Henri II mettent en place des réformes administratives destinées à renforcer la présence de la monarchie dans le royaume. Quel est leur objectif général ?

Accroître l’autonomie des provinces du royaume
Accroître le rôle domestique de la cour royale
Accroître l’emprise royale sur le royaume
Accroître le pouvoir militaire des lignages provinciaux

Accroître l’emprise royale sur le royaume

Explication

Les réformes de François Ier et d’Henri II visent à accroître l’emprise royale sur le royaume. L’autonomie provinciale et le pouvoir des lignages ne correspondent pas à cet objectif, tandis que l’organisation domestique concerne la Maison du Roi.

33. Au XVIe siècle, le roi nomme un représentant provincial dont les attributions comprennent notamment la conduite d’affaires militaires. À quelle fonction correspond ce profil ?

À celle de gouverneur
À celle d’intendant
À celle de chancelier
À celle de secrétaire d’État

À celle de gouverneur

Explication

Les gouverneurs représentent le roi dans les provinces et exercent notamment des attributions militaires ; ils sont au nombre de douze au XVIe siècle. L’intendant reçoit une mission temporaire, le secrétaire d’État traite la correspondance et le chancelier dirige la chancellerie et la justice.

34. Un agent royal est envoyé dans une province avec une mission définie, limitée dans le temps et confiée par commission. Quelle fonction exerce-t-il ?

Celle d’intendant
Celle de chancelier
Celle de gouverneur
Celle de secrétaire d’État

Celle d’intendant

Explication

L’intendant est un commissaire envoyé dans une province pour accomplir une mission royale définie et limitée dans le temps. La charge de gouverneur tend à se transmettre dans un lignage, le secrétaire d’État assure la correspondance des affaires d’État et le chancelier dirige la chancellerie.

35. Pourquoi le roi délègue-t-il l’exercice de la justice, malgré le caractère divin de cette prérogative et son statut de premier devoir royal ?

La prérogative divine limite le roi au jugement des affaires religieuses.
Le nombre de causes concernant 16 à 18 millions de Français dépasse sa capacité à les juger lui-même.
La justice est confiée aux parlements parce que le roi renonce à en faire un devoir royal.
Les juridictions locales étant inexistantes, le roi doit transférer la justice aux provinces.

Le nombre de causes concernant 16 à 18 millions de Français dépasse sa capacité à les juger lui-même.

Explication

La justice demeure le premier devoir du roi, mais le volume des causes pour 16 à 18 millions de Français l’oblige à en déléguer l’exercice. L’abandon du devoir confond délégation et renoncement, l’absence de tribunaux locaux est erronée et la restriction aux affaires religieuses n’est pas indiquée.

36. Une affaire jugée en première instance par un tribunal inférieur fait l’objet d’un appel : quelle juridiction peut la traiter comme cour de justice et exercer aussi comme cour souveraine ?

Un Parlement, qui juge les appels et exerce aussi comme cour souveraine.
Une recette générale, qui juge les appels et exerce comme cour souveraine.
Un bailliage ou une sénéchaussée, qui juge les appels et exerce comme cour souveraine.
Un présidial, qui juge les appels et exerce comme cour souveraine.

Un Parlement, qui juge les appels et exerce aussi comme cour souveraine.

Explication

Les Parlements jugent les appels des juridictions inférieures et sont aussi des cours souveraines. Les bailliages et sénéchaussées sont des tribunaux de première instance, les présidiaux ont d’autres attributions judiciaires, et les recettes générales relèvent de l’administration fiscale.

37. Un juriste cherche la cour dont le ressort couvre environ les deux tiers du royaume : laquelle doit-il consulter ?

Un présidial, parmi les juridictions créées sous Henri II.
Un Parlement provincial, parmi les huit Parlements du royaume.
Un bailliage, parmi les juridictions réparties dans le royaume.
Le Parlement de Paris, parmi les huit Parlements du royaume.

Le Parlement de Paris, parmi les huit Parlements du royaume.

Explication

La France compte huit Parlements et celui de Paris est le plus important, son ressort couvrant environ les deux tiers du royaume. Un Parlement provincial n’a pas cette étendue, tandis que les bailliages et les présidiaux sont d’autres types de juridiction.

38. En 1552, une réforme ajoute une soixantaine de juridictions qui jugent en première instance et en dernier ressort : de quelles juridictions s’agit-il ?

Des recettes générales, ajoutées à l’organisation judiciaire par Henri II.
Des présidiaux, ajoutés à l’organisation judiciaire par Henri II.
Des bailliages, ajoutés à l’organisation judiciaire par Henri II.
Des Parlements, ajoutés à l’organisation judiciaire par Henri II.

Des présidiaux, ajoutés à l’organisation judiciaire par Henri II.

Explication

Henri II ajoute les présidiaux à l’organisation judiciaire en 1552 ; une soixantaine d’entre eux jugent en première instance et en dernier ressort. Les Parlements sont des cours d’appel et souveraines, les bailliages sont antérieurs, et les recettes générales sont des circonscriptions fiscales.

39. Le roi prévoit de financer une dépense ordinaire avec les revenus de son domaine, puis envisage un impôt pour une nécessité extraordinaire : quelle condition doit accompagner ce recours à l’impôt ?

Obtenir le consentement des trésoriers de France pour la levée ordinaire.
Obtenir le consentement des États généraux pour la levée extraordinaire.
Faire approuver la levée par les Parlements comme une recette du domaine.
Présenter l’impôt comme une recette ordinaire sans consentement des États généraux.

Obtenir le consentement des États généraux pour la levée extraordinaire.

Explication

Le principe de « vivre du sien » fait des revenus du domaine une ressource ordinaire et réserve l’impôt aux nécessités extraordinaires, avec le consentement des États généraux. Les trésoriers répartissent l’impôt, mais leur accord ne remplace pas ce consentement ; l’impôt n’est pas présenté comme une recette ordinaire.

40. À l’issue des réformes fiscales engagées dès 1542, quelle organisation est créée en 1552 pour répartir l’impôt ?

Une soixantaine de recettes générales confiées à des trésoriers de France.
Seize Parlements confiés à des trésoriers de France.
Seize recettes générales confiées à des trésoriers de France.
Seize recettes générales confiées aux gabeleurs.

Seize recettes générales confiées à des trésoriers de France.

Explication

En 1552, seize recettes générales sont créées et confiées à des trésoriers de France chargés de répartir l’impôt. Une soixantaine correspond au nombre de présidiaux, les Parlements sont des cours de justice et les gabeleurs perçoivent la gabelle.

41. Un contribuable distingue l’impôt royal direct devenu permanent au XVe siècle de la taxe indirecte sur le sel : quel impôt correspond à la première description ?

La gabelle, devenue permanente après avoir été extraordinaire.
La recette générale, devenue permanente après avoir été extraordinaire.
La taille, devenue permanente après avoir été extraordinaire.
Le revenu domanial, devenu permanent après avoir été extraordinaire.

La taille, devenue permanente après avoir été extraordinaire.

Explication

La taille est un impôt royal direct qui devient permanent au XVe siècle après avoir été extraordinaire. La gabelle est l’impôt indirect sur le sel, le revenu domanial n’est pas un impôt et la recette générale est une circonscription fiscale.

42. En quelle année commencent en Guyenne des révoltes contre les gabeleurs chargés de percevoir la gabelle ?

En 1542, après des réformes de la perception de la gabelle dans les années 1540.
Au XVe siècle, après des réformes de la perception de la gabelle dans les années 1540.
En 1548, après des réformes de la perception de la gabelle dans les années 1540.
En 1552, après des réformes de la perception de la gabelle dans les années 1540.

En 1548, après des réformes de la perception de la gabelle dans les années 1540.

Explication

Les révoltes contre les gabeleurs commencent en Guyenne en 1548, après des réformes de la perception de la gabelle dans les années 1540. 1542 marque le début des réformes fiscales mentionnées, 1552 la création des recettes générales, et le XVe siècle correspond à la permanence de la taille.

43. Quelle mesure l’ordonnance de Villers-Cotterêts, rédigée sous le chancelier Poyet en 1539, impose-t-elle notamment ?

L’usage du français dans l’administration et la tenue de registres paroissiaux par les prêtres
L’usage du français dans les tribunaux et la tenue des registres paroissiaux par les notaires
L’usage du français dans l’administration et la tenue des registres par les officiers royaux
L’usage du latin dans l’administration et la tenue de registres paroissiaux par les prêtres

L’usage du français dans l’administration et la tenue de registres paroissiaux par les prêtres

Explication

L’ordonnance de 1539 impose le français dans l’administration et demande aux prêtres de tenir les registres paroissiaux. Le latin administratif confond langue juridique et langue prescrite, les officiers royaux remplacent à tort les prêtres, et les tribunaux ou notaires substituent d’autres fonctions aux mesures visées.

44. Un juriste compare deux affaires : l’une concerne une région du nord du royaume, l’autre une région du sud. Quel fondement juridique doit-il associer à chacune ?

Les coutumes au nord et un droit royal uniforme au sud
Le droit canonique au nord et le droit romain au sud
Le droit romain au nord et les coutumes au sud
Les coutumes au nord et le droit romain au sud

Les coutumes au nord et le droit romain au sud

Explication

Le nord du royaume relève des coutumes, tandis que le sud relève du droit romain. Le droit romain au nord inverse la répartition, le droit canonique substitue une autre tradition, et le droit royal uniforme ne correspond pas au fondement indiqué pour le sud.

45. Si l’on estime à 7 500 le nombre d’agents de l’État en 1515, quel ordre de grandeur correspond à leur effectif en 1559 ?

Environ 9 750 agents
Environ 15 000 agents
Environ 22 500 agents
Environ 30 000 agents

Environ 22 500 agents

Explication

L’effectif de 1559 est trois fois celui de 1515 : 7 500×3=22 5007\,500 \times 3 = 22\,500 agents. Ajouter trois fois l’effectif initial conduit à quatre fois le total, le doublement donne 15 000 et une hausse de 30 % donne 9 750.

46. Un roi confie à une personne une charge publique afin qu’elle exerce une partie de son autorité. Comment cette charge est-elle désignée ?

Une recette royale
Une intendance royale
Un titre de noblesse
Un office royal

Un office royal

Explication

L’office royal est une charge publique par laquelle le roi délègue une partie de la puissance publique. L’intendance est confondue avec cette charge malgré son caractère de commission, la recette désigne un revenu et le titre de noblesse n’est pas une délégation de puissance publique.

47. Un officier veut transmettre sa charge moins de 40 jours avant sa mort. Quelle démarche peut lui permettre de contourner la règle des 40 jours ?

Acheter des lettres de survivance
Transmettre la charge à un héritier sans formalité
Obtenir une commission royale limitée dans le temps
Attendre l’expiration d’un délai de 40 jours après sa mort

Acheter des lettres de survivance

Explication

L’achat de lettres de survivance permet de contourner la clause qui prévoit la transmission de l’office 40 jours avant la mort. La transmission automatique à l’héritier néglige cette règle, attendre après le décès ne la respecte pas, et une commission temporaire relève d’un autre type de charge.

48. Sous François Ier puis Henri II, un observateur constate l’extension du domaine royal et l’absence de révoltes féodales importantes. Quelle évolution générale ces indices illustrent-ils ?

Une progression de l’autorité monarchique
Une autonomie accrue des territoires face au roi
Un recul du pouvoir royal au profit des seigneurs
Un affaiblissement de la monarchie par les révoltes

Une progression de l’autorité monarchique

Explication

Sous François Ier et Henri II, l’autorité royale progresse, le domaine royal s’étend et les révoltes féodales sont écrasées ou inexistantes. La fragmentation féodale accrue confond cette évolution avec son contraire, tandis que les privilèges locaux et l’affaiblissement par les révoltes ne rendent pas compte des indices présentés.

49. Un roi veut renforcer son pouvoir, mais doit consulter des organes collégiaux, tenir compte de privilèges locaux et composer avec des assemblées d’États. Que révèle cette situation ?

Le renforcement monarchique reste limité par plusieurs structures
Les assemblées d’États renforcent directement l’administration royale
Le roi exerce désormais un contrôle uniforme sur le royaume
Les limites proviennent principalement de l’insuffisance militaire

Le renforcement monarchique reste limité par plusieurs structures

Explication

Les structures consultatives, les privilèges locaux et les assemblées d’États limitent le renforcement monarchique. Le contrôle uniforme nie ces contraintes, l’insuffisance militaire ne couvre qu’un autre aspect des limites et les assemblées d’États ne sont pas présentées comme des créations administratives royales.

50. Une monarchie du XVIe siècle étend son royaume, mais ne dispose pas d’assez d’agents ni de ressources matérielles pour surveiller chaque territoire et chaque habitant. Quelle conséquence en découle ?

La centralisation garantit une surveillance uniforme de la population
L’extension du royaume rend impossible toute réforme institutionnelle
Les privilèges locaux expliquent à eux seuls cette difficulté
Le contrôle de l’ensemble du royaume demeure hors de portée

Le contrôle de l’ensemble du royaume demeure hors de portée

Explication

La monarchie ne possède pas encore les moyens humains et matériels nécessaires pour contrôler tout son vaste royaume et sa population. Une surveillance uniforme suppose des ressources suffisantes, tandis que les assemblées d’États ou les révoltes féodales ne constituent pas l’explication indiquée ici.

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Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Administration royale sous François Ier et Henri II.

Sous quel nom François d’Angoulême succède-t-il à Louis XII ?

François Ier.

Après Henri III, de quelle branche provient Henri IV ?

De la branche des Bourbons.

À quelle période certains historiens situent-ils le « premier absolutisme » ?

Entre 1515 et 1559.

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