QCM : Administration royale sous l’Ancien Régime (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à l’administration ?

Un pouvoir chargé d’élaborer les lois et de fixer les grandes priorités nationales
Une assemblée de représentants chargée de définir les orientations politiques d’une communauté
Une organisation privée administrant des biens communs pour ses membres sans autorité publique
Un ensemble d’institutions et d’agents gérant des intérêts collectifs au nom d’une autorité publique

Un ensemble d’institutions et d’agents gérant des intérêts collectifs au nom d’une autorité publique

Explication

L’administration réunit des institutions et des agents qui gèrent des intérêts collectifs pour le compte d’une personne ou d’une communauté investie d’une autorité publique. La définition des grandes orientations et l’élaboration des lois relèvent plutôt de l’État.

2. Quelle relation distingue correctement l’administration de l’État ?

L’administration prépare et exécute les décisions politiques, tandis que l’État définit les orientations et légifère
L’administration définit les orientations politiques, tandis que l’État applique les décisions prises par les services publics
L’administration rend les lois, tandis que l’État organise les services chargés de leur mise en œuvre quotidienne
L’administration et l’État exercent une fonction identique, mais à des niveaux territoriaux différents

L’administration prépare et exécute les décisions politiques, tandis que l’État définit les orientations et légifère

Explication

L’administration intervient dans la préparation et l’exécution des décisions politiques. L’État a une mission plus large, qui comprend notamment la définition des orientations politiques et la législation, contrairement à la troisième proposition qui inverse les rôles.

3. Dans quelle situation le pouvoir d’Hugues Capet en 987 est-il correctement caractérisé ?

Il contrôle un vaste domaine royal mais délègue la plupart de ses pouvoirs aux officiers locaux
Il règne sur un domaine royal très réduit et doit composer avec de puissants princes et seigneurs
Il dispose d’un royaume fortement unifié et impose directement son autorité à tous les seigneurs
Il gouverne un territoire limité, mais possède une autorité supérieure incontestée sur les princes territoriaux

Il règne sur un domaine royal très réduit et doit composer avec de puissants princes et seigneurs

Explication

Lors de son accession au trône en 987, Hugues Capet possède un domaine royal extrêmement réduit et son autorité est concurrencée par les grands princes et les seigneurs. Le présenter comme un souverain tout-puissant méconnaît cette faiblesse initiale.

4. Quelle fonction caractérise principalement le sénéchal sous les premiers Capétiens ?

Il perçoit les revenus locaux et rend la justice dans une circonscription du royaume
Il dirige les écuries royales et assume progressivement des responsabilités militaires
Il conserve le sceau royal et supervise la rédaction des actes du souverain
Il dirige l’armée, l’administration du domaine royal et la haute justice

Il dirige l’armée, l’administration du domaine royal et la haute justice

Explication

Le sénéchal est le grand officier responsable de l’armée, de l’administration du domaine et de la haute justice. La conservation du sceau relève du chancelier, tandis que les fonctions locales décrivent le prévôt et que les écuries renvoient d’abord au connétable.

5. Quelle responsabilité appartient au chancelier sous les premiers Capétiens ?

Percevoir les droits du domaine et assurer la police dans une circonscription locale
Administrer le domaine royal et exercer la haute justice dans les territoires relevant du roi
Diriger les écritures royales et conserver le sceau qui authentifie les actes du roi
Commander l’armée royale et organiser les déplacements militaires du souverain

Diriger les écritures royales et conserver le sceau qui authentifie les actes du roi

Explication

Le chancelier dirige les écritures royales et garde le sceau royal, lequel authentifie les actes du roi. La gestion du domaine et la haute justice relèvent du sénéchal, tandis que la perception locale des revenus appartient au prévôt.

6. Quelle mission correspond au prévôt royal ?

Percevoir les revenus du domaine, assurer la police, mobiliser l’armée et rendre la justice localement
Organiser les services de la cour et conseiller le roi dans les grandes affaires du royaume
Diriger l’armée royale, administrer le domaine et exercer la haute justice auprès du souverain
Rédiger les actes royaux, conserver le sceau et authentifier les décisions du roi

Percevoir les revenus du domaine, assurer la police, mobiliser l’armée et rendre la justice localement

Explication

Le prévôt est un agent local qui perçoit les droits et revenus du domaine, assure la police, mobilise l’armée et rend la justice dans une circonscription mal définie. Les fonctions de direction militaire et de haute justice relèvent plutôt du sénéchal.

7. Quelle distinction oppose correctement l’hôtel du roi à la curia regis ?

L’hôtel contrôle la justice et les finances, tandis que la curia regis organise les écritures et le sceau royaux
L’hôtel rassemble les personnels et services attachés au roi, tandis que la curia regis est une assemblée de gouvernement
L’hôtel traite les grandes affaires du royaume, tandis que la curia regis regroupe les domestiques et serviteurs du roi
L’hôtel représente les autorités locales, tandis que la curia regis administre les revenus des circonscriptions royales

L’hôtel rassemble les personnels et services attachés au roi, tandis que la curia regis est une assemblée de gouvernement

Explication

L’hôtel du roi est une maison composée de personnes exerçant des fonctions domestiques, administratives ou politiques auprès du souverain. La curia regis est une assemblée appelée à traiter les grandes affaires du royaume, et non un ensemble de services personnels.

8. Dans quels trois domaines les fonctions de la cour du roi se spécialisent-elles au XIIIe siècle ?

La police, les écritures et les cérémonies
La justice, les finances et le conseil
La guerre, la diplomatie et la fiscalité
La religion, le commerce et l’administration locale

La justice, les finances et le conseil

Explication

Au XIIIe siècle, les fonctions de la cour du roi se spécialisent dans la justice, les finances et le conseil. Les services liés à la personne royale appartiennent plutôt à l’hôtel du roi, ce qui explique que la proposition sur la police et les cérémonies ne convienne pas.

9. Quelle évolution institutionnelle résulte du démembrement progressif de la curia regis ?

La curia in parlamento devient le Parlement et la curia in compotis devient la future Chambre des comptes
La curia in parlamento devient la Chambre des comptes et la curia in compotis devient le Parlement
Les deux formations fusionnent pour former une administration chargée de la justice et des finances
La curia in parlamento devient un service domestique et la curia in compotis une cour militaire

La curia in parlamento devient le Parlement et la curia in compotis devient la future Chambre des comptes

Explication

La curia regis se divise progressivement en formations spécialisées : la curia in parlamento évolue vers le Parlement pour la justice, tandis que la curia in compotis devient la future Chambre des comptes pour les finances. La deuxième proposition inverse précisément ces deux fonctions.

10. Quelle mesure Philippe Auguste prend-il en 1190 avant son départ en croisade ?

Il confie la justice royale aux évêques des villes du domaine
Il supprime les prévôts dans les principales circonscriptions du royaume
Il transfère la gestion des finances royales aux ordres militaires
Il généralise les baillis comme agents de l’administration royale

Il généralise les baillis comme agents de l’administration royale

Explication

En 1190, Philippe Auguste généralise les baillis afin de renforcer l’administration royale dans le royaume. Cette mesure ne supprime pas les prévôts, qui continuent d’exercer des fonctions locales.

11. Quelle distinction décrit correctement le rôle des prévôts par rapport à celui des baillis et des sénéchaux ?

Le prévôt agit localement, tandis que le bailli ou le sénéchal contrôle plusieurs prévôts
Le prévôt centralise les recettes, tandis que le bailli administre les services domestiques
Le prévôt contrôle plusieurs circonscriptions, tandis que le bailli gère un domaine local
Le prévôt rend les décisions royales, tandis que le sénéchal intervient dans une seule terre

Le prévôt agit localement, tandis que le bailli ou le sénéchal contrôle plusieurs prévôts

Explication

Le prévôt exerce principalement son activité à l’échelle locale, alors que le bailli ou le sénéchal supervise plusieurs prévôts dans une circonscription. La confusion vient de l’inversion de ces niveaux d’autorité.

12. Quelle mission relève des baillis et des sénéchaux dans le royaume ?

Ils assurent principalement l’exploitation quotidienne d’un seul domaine seigneurial
Ils publient les décisions royales et en organisent l’exécution
Ils choisissent librement les agents placés sous leur propre autorité
Ils remplissent les fonctions domestiques attachées à l’hôtel personnel du roi

Ils publient les décisions royales et en organisent l’exécution

Explication

Les baillis et les sénéchaux diffusent et font appliquer les décisions royales, tout en exerçant aussi des fonctions judiciaires, financières et militaires. L’administration d’un seul domaine correspond plutôt à la mission initiale des prévôts.

13. Quel rôle les maîtres des requêtes exercent-ils auprès du roi ?

Ils commandent les baillis et sénéchaux dans les circonscriptions royales
Ils dirigent les finances et jugent les comptes de tous les agents publics
Ils réunissent les conseillers du roi pour traiter les grandes affaires politiques
Ils examinent les requêtes et forment progressivement les requêtes de l’hôtel

Ils examinent les requêtes et forment progressivement les requêtes de l’hôtel

Explication

Les maîtres des requêtes étudient les demandes adressées au roi et contribuent à constituer la juridiction des requêtes de l’hôtel. Les grandes affaires politiques et administratives relèvent plutôt du conseil du roi.

14. En quelle année la curia in compotis devient-elle la Chambre des comptes ?

Au XIVe siècle, lorsque l’hôtel du roi atteint près de 800 personnes
En 1295, après le transfert de la garde du trésor au Louvre
En 1190, lors de la généralisation des baillis royaux
En 1303, lorsqu’elle est installée au palais de la Cité

En 1303, lorsqu’elle est installée au palais de la Cité

Explication

En 1303, la curia in compotis devient la Chambre des comptes et s’installe au palais de la Cité. Les autres dates ou repères concernent respectivement les baillis, le trésor royal et l’hôtel du roi.

15. Quelle est la fonction principale du conseil du roi ?

Examiner les demandes concernant les offices royaux et le personnel de l’hôtel
Traiter les grandes affaires politiques, judiciaires, administratives et financières du royaume
Organiser les différentes chambres de la principale cour de justice royale
Contrôler les comptes des agents publics et juger les difficultés financières

Traiter les grandes affaires politiques, judiciaires, administratives et financières du royaume

Explication

Le conseil du roi rassemble des proches du souverain pour traiter les affaires majeures du royaume dans plusieurs domaines. Les requêtes liées aux offices relèvent des maîtres des requêtes, tandis que le contrôle comptable appartient à la Chambre des comptes.

16. Quelle institution est une cour de justice organisée en plusieurs chambres, dont la Tournelle ?

Le conseil du roi, assemblée des proches du souverain
La Chambre des comptes, chargée des finances publiques
Les requêtes de l’hôtel, juridiction des offices royaux
Le Parlement, composé de conseillers du roi

Le Parlement, composé de conseillers du roi

Explication

Le Parlement est une cour de justice composée de conseillers du roi et structurée en plusieurs chambres, notamment la Tournelle. La Chambre des comptes a une fonction financière, tandis que le conseil du roi exerce une fonction de conseil et de gouvernement.

17. Comment distinguer les finances ordinaires des finances extraordinaires du roi ?

Les finances ordinaires viennent de l’impôt, tandis que les extraordinaires proviennent du domaine royal
Les finances ordinaires sont gardées au Louvre, tandis que les extraordinaires sont confiées au Temple
Les finances ordinaires viennent du domaine royal, tandis que les extraordinaires proviennent de l’impôt
Les finances ordinaires sont contrôlées par le Parlement, tandis que les extraordinaires relèvent des prévôts

Les finances ordinaires viennent du domaine royal, tandis que les extraordinaires proviennent de l’impôt

Explication

Les revenus du domaine royal constituent les finances ordinaires, alors que l’impôt royal fournit progressivement les finances extraordinaires. Le lieu de garde du trésor ne définit pas cette distinction entre les deux catégories.

18. Que devient la garde du trésor royal après 1295 ?

Elle passe aux receveurs spécialisés chargés de collecter les revenus locaux
Elle reste confiée à l’ordre du Temple sous la surveillance des baillis
Elle est transférée au palais de la Cité et confiée à la Chambre des comptes
Philippe IV la transfère au Louvre et la confie à deux trésoriers

Philippe IV la transfère au Louvre et la confie à deux trésoriers

Explication

Jusqu’en 1295, l’ordre du Temple garde le trésor royal, puis Philippe IV le transfère au Louvre et en confie la garde à deux trésoriers. La Chambre des comptes contrôle les finances, mais elle ne reçoit pas la garde du trésor dans cette mesure.

19. Comment se distinguent les deux catégories de finances de l’administration financière royale ?

Les finances ordinaires proviennent du domaine, tandis que les finances extraordinaires proviennent de l’impôt.
Les deux catégories proviennent des impôts, mais leurs circonscriptions administratives diffèrent.
Les deux catégories proviennent des revenus du domaine, mais leurs administrateurs diffèrent.
Les finances ordinaires proviennent de l’impôt, tandis que les finances extraordinaires proviennent du domaine.

Les finances ordinaires proviennent du domaine, tandis que les finances extraordinaires proviennent de l’impôt.

Explication

Les finances ordinaires sont alimentées par les revenus du domaine royal, alors que les finances extraordinaires reposent sur les impôts. La confusion inverse ces deux modes de financement.

20. Quelle organisation décrit correctement l’administration locale des finances ordinaires ?

Des baillis administrent l’ensemble, avec des receveurs, des sénéchaux et des trésoriers comme relais successifs.
Des receveurs administrent l’ensemble, avec des trésoriers, des baillis et des sénéchaux comme relais successifs.
Des trésoriers administrent l’ensemble, avec des baillis, des sénéchaux et des receveurs comme relais successifs.
Des sénéchaux administrent l’ensemble, avec des trésoriers, des receveurs et des baillis comme relais successifs.

Des trésoriers administrent l’ensemble, avec des baillis, des sénéchaux et des receveurs comme relais successifs.

Explication

Les trésoriers administrent les finances ordinaires dans quatre circonscriptions, puis l’organisation est relayée localement par les baillis, les sénéchaux et les receveurs. Les receveurs sont les spécialistes de la perception, mais ils ne dirigent pas l’ensemble du système.

21. Quelle mesure Jean II demande-t-il aux états en 1355 pour financer la guerre contre l’Angleterre ?

La levée pendant trois ans d’un impôt sur les revenus du domaine.
La levée pendant un an d’un impôt sur la vente des biens.
La suppression temporaire des revenus perçus par les baillis.
La création permanente d’une taxe sur les offices royaux.

La levée pendant un an d’un impôt sur la vente des biens.

Explication

En 1355, Jean II demande aux états d’autoriser pendant un an un impôt frappant la vente des biens afin de financer la guerre contre l’Angleterre. Cette mesure ne correspond ni à une taxe permanente ni à une réforme des offices.

22. Quelle caractéristique décrit les bailliages et les sénéchaussées aux XIVe et XVe siècles ?

Ils sont dirigés par des officiers dont les charges sont héréditaires et inaliénables.
Ils sont dirigés par des agents nommés et révocables par le roi.
Ils sont confiés à des propriétaires privés qui transmettent librement leurs fonctions.
Ils sont administrés par des assemblées locales qui désignent leurs propres responsables.

Ils sont dirigés par des agents nommés et révocables par le roi.

Explication

Le royaume compte alors environ une centaine de bailliages et de sénéchaussées dirigés par des agents nommés et révocables par le roi. Leurs charges ne sont pas encore pleinement patrimoniales, contrairement à l’évolution ultérieure des offices.

23. Que prévoit la procédure de nomination d’un lieutenant général en 1499 ?

Les personnes de bonne renommée élisent un lieutenant, puis le roi confirme leur choix.
Les baillis proposent un candidat, puis les états généraux valident sa nomination.
Des officiers et des personnes de bonne renommée proposent trois noms, puis le roi en choisit un.
Le roi désigne trois candidats, puis les officiers et les notables en retiennent un.

Des officiers et des personnes de bonne renommée proposent trois noms, puis le roi en choisit un.

Explication

En 1499, les officiers et les personnes de bonne renommée doivent soumettre trois noms au roi, qui choisit lui-même le titulaire parmi eux. La décision finale appartient donc au roi, et non à une assemblée élective.

24. Quelle définition correspond à un office dans la monarchie administrative ?

Une charge privée transmissible, financée par les revenus d’un patrimoine personnel.
Une mission temporaire, délimitée et rémunérée selon les résultats obtenus.
Une fonction publique permanente, déterminée et rémunérée par des gages.
Une dignité honorifique, accordée sans fonction définie ni rémunération régulière.

Une fonction publique permanente, déterminée et rémunérée par des gages.

Explication

L’office est une fonction publique permanente dont les attributions sont déterminées et qui est rémunérée par des gages. Il se distingue ainsi d’une mission temporaire ou d’une simple dignité honorifique.

25. Quelle règle l’ordonnance de 1467 établit-elle concernant la perte d’un office ?

La charge ne peut être perdue qu’à la mort, par résignation volontaire ou pour forfaiture.
La charge ne peut être cédée qu’avec l’accord préalable des états du royaume.
La charge peut être retirée à tout moment par le roi, sans condition particulière.
La charge devient automatiquement héréditaire dès sa première attribution.

La charge ne peut être perdue qu’à la mort, par résignation volontaire ou pour forfaiture.

Explication

L’ordonnance de 1467 renforce la stabilité des offices en limitant leur perte à trois situations : la mort, la résignation volontaire et la forfaiture. Elle ne rend toutefois pas encore les offices automatiquement héréditaires.

26. Quelle distinction oppose correctement officiers, commissaires et commis ?

Les officiers exercent une délégation durable, les commissaires une mission révocable et les commis des tâches subalternes.
Les officiers et les commissaires disposent d’une délégation durable, tandis que les commis reçoivent une mission révocable.
Les officiers accomplissent des tâches subalternes, les commissaires disposent d’une délégation durable et les commis reçoivent une mission révocable.
Les officiers reçoivent une mission révocable, les commissaires accomplissent des tâches subalternes et les commis exercent une délégation durable.

Les officiers exercent une délégation durable, les commissaires une mission révocable et les commis des tâches subalternes.

Explication

Les officiers disposent d’une délégation durable de puissance publique, les commissaires sont chargés d’une mission précise et révocable, et les commis exécutent des tâches subalternes sans pouvoir propre. La distinction repose donc sur la durée de la délégation et l’étendue de l’autorité.

27. Quel effet la paulette produit-elle sur la transmission des offices ?

Elle supprime la vénalité des offices en échange d’une taxe égale au dixième du prix de cession.
Elle interdit leur transmission familiale en échange d’une taxe égale au quart du prix de cession.
Elle officialise leur transmission héréditaire en échange d’une taxe égale au quart du prix de cession.
Elle transforme les offices en missions révocables en échange d’une taxe égale à la moitié du prix de cession.

Elle officialise leur transmission héréditaire en échange d’une taxe égale au quart du prix de cession.

Explication

La paulette rend officielle la transmission héréditaire des offices contre le versement au pouvoir royal d’une taxe correspondant au quart du prix de cession. Elle ne supprime donc pas la vénalité et ne transforme pas l’office en commission révocable.

28. Pourquoi la patrimonialité des offices accroît-elle l’indépendance des officiers à l’égard de la royauté ?

La royauté ne peut pas rembourser les sommes qu’ils ont versées pour acquérir leur office.
Les officiers peuvent modifier librement les missions royales grâce à leur formation spécialisée.
Les officiers sont élus par les communautés locales et échappent ainsi à toute nomination royale.
La royauté leur garantit des revenus privés qui remplacent les gages attachés à leur fonction.

La royauté ne peut pas rembourser les sommes qu’ils ont versées pour acquérir leur office.

Explication

La patrimonialité renforce l’indépendance des officiers parce que la royauté ne dispose pas des moyens nécessaires pour rembourser les sommes investies lors de l’acquisition des offices. Cette situation limite concrètement la capacité du pouvoir royal à les remplacer.

29. Qu’est-ce qui caractérise juridiquement un commissaire royal ?

Il est nommé par lettre de commission pour une mission précisément délimitée et révocable à tout moment.
Il exerce une fonction subalterne sans pouvoir propre dans les bureaux de la monarchie.
Il reçoit un office permanent rémunéré par des gages et transmissible à ses héritiers.
Il administre une circonscription selon une charge stable que le roi ne peut retirer.

Il est nommé par lettre de commission pour une mission précisément délimitée et révocable à tout moment.

Explication

Le commissaire est nommé par le roi au moyen d’une lettre de commission pour accomplir une mission précise, et sa charge peut être révoquée à tout moment. Il se distingue donc de l’officier, dont la fonction tend à devenir stable et patrimoniale.

30. Quelle fonction distingue les six ministres des simples commis sous l’Ancien Régime ?

Ils dirigent chacun une branche de l’administration de l’État
Ils rendent les décisions judiciaires dans les provinces du royaume
Ils contrôlent les délibérations des parlements provinciaux
Ils rédigent les cahiers de doléances au nom du roi

Ils dirigent chacun une branche de l’administration de l’État

Explication

Les six ministres exercent un rôle gouvernemental en dirigeant chacun une branche administrative de l’État. Les simples commis peuvent participer au fonctionnement administratif, mais ils ne disposent pas d’un pouvoir gouvernemental propre.

31. Quel changement institutionnel intervient à partir de 1661 dans la direction du gouvernement central ?

Le conseil des dépêches absorbe les fonctions financières du gouvernement
Le chancelier renforce son autorité grâce au soutien du contrôleur général
Le contrôleur général des finances prend de l’importance au détriment du chancelier
Les secrétaires d’État remplacent les conseils dans la conduite des affaires royales

Le contrôleur général des finances prend de l’importance au détriment du chancelier

Explication

À partir de 1661, le chancelier passe au second plan tandis que le contrôleur général des finances s’impose, illustrant le triomphe de l’esprit d’administration. Le chancelier reste associé à l’esprit de justice, et non à cette nouvelle orientation administrative.

32. Quelles sont les quatre grandes branches confiées aux secrétaires d’État ?

La justice, les finances, la police et les affaires religieuses
Les affaires étrangères, la guerre, la marine et la maison du roi
La diplomatie, la fiscalité, les transports et l’instruction publique
Les provinces, les tribunaux, le commerce et l’agriculture

Les affaires étrangères, la guerre, la marine et la maison du roi

Explication

Le royaume est réparti entre quatre secrétaires d’État spécialisés dans les affaires étrangères, la guerre, la marine et la maison du roi. Les autres regroupements mélangent des domaines qui ne correspondent pas à cette organisation ministérielle.

33. Un dossier concerne une révolte intérieure et des dépêches envoyées par des agents provinciaux : quel conseil est compétent ?

Le conseil royal des finances, chargé de la gestion générale du royaume
Le conseil d’en haut, chargé des grandes affaires politiques et étrangères
Le conseil privé, chargé principalement des affaires judiciaires et contentieuses
Le conseil des dépêches, chargé de la politique intérieure et des dépêches provinciales

Le conseil des dépêches, chargé de la politique intérieure et des dépêches provinciales

Explication

Le conseil des dépêches traite la politique intérieure et les informations transmises depuis les provinces. Le conseil d’en haut intervient plutôt dans les grandes affaires politiques et étrangères.

34. Quelle définition correspond le mieux à l’intendant de province ?

Un magistrat parlementaire responsable de la réglementation provinciale
Un commissaire royal devenu agent permanent à la tête d’une généralité
Un représentant élu chargé de négocier les impôts avec les communautés locales
Un officier patrimonial exerçant une charge judiciaire stable dans une province

Un commissaire royal devenu agent permanent à la tête d’une généralité

Explication

L’intendant est un commissaire envoyé par le roi dans les provinces, d’abord pour une durée déterminée, puis établi comme agent permanent à la tête d’une généralité. Il se distingue ainsi du bailli, dont l’office est plus stable et patrimonial.

35. Quelle différence oppose les pays d’État aux pays d’élection ?

Les pays d’État relèvent des parlements, tandis que les pays d’élection relèvent des intendants
Les pays d’État disposent d’états provinciaux, contrairement aux pays d’élection
Les pays d’élection disposent d’états provinciaux, contrairement aux pays d’État
Les pays d’élection négocient l’impôt, tandis que les pays d’État en appliquent le montant

Les pays d’État disposent d’états provinciaux, contrairement aux pays d’élection

Explication

Les pays d’État possèdent des états provinciaux, alors que les pays d’élection en sont dépourvus. Cette différence modifie les conditions dans lesquelles l’intendant exerce son action administrative et fiscale.

36. Lorsqu’il organise les approvisionnements et surveille une juridiction, quelle fonction l’intendant exerce-t-il ?

Une fonction administrative et de police au service de l’exécution royale
Une fonction judiciaire et réglementaire relevant du pouvoir des parlements
Une fonction patrimoniale fondée sur la détention d’un office transmissible
Une fonction représentative destinée à négocier les impôts avec les états provinciaux

Une fonction administrative et de police au service de l’exécution royale

Explication

Les intendants exécutent les décisions royales, surveillent les juridictions et interviennent dans la police, les approvisionnements et plusieurs secteurs économiques. Les parlements conservent leurs compétences judiciaires et réglementaires propres, ce qui ne définit pas la fonction de l’intendant.

37. Quel rôle revient aux états provinciaux sous la surveillance de l’intendant ?

Ils consentent l’impôt, rédigent des doléances et participent à l’administration provinciale
Ils perçoivent les revenus royaux, organisent l’armée et conduisent la diplomatie
Ils rendent la justice, contrôlent les tribunaux et appliquent les décisions royales
Ils nomment les intendants, fixent leur mandat et dirigent les généralités

Ils consentent l’impôt, rédigent des doléances et participent à l’administration provinciale

Explication

Les états provinciaux négocient et consentent l’impôt, rédigent des cahiers de doléances et participent à l’administration de leur province. Ils agissent toutefois sous la surveillance de l’intendant, qui représente l’autorité royale.

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Qu'est-ce que l'administration selon sa définition ?

Un ensemble d'institutions et d'agents gérant des intérêts collectifs pour une autorité publique.

Quelle différence principale existe entre l'administration et l'État ?

L'administration prépare et exécute les décisions politiques, l'État définit les orientations et légifère.

En quelle année Hugues Capet accède-t-il au trône ?

En 987.

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