QCM : Ancien Régime et crise monarchique (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Sur quel principe repose principalement la société hiérarchique de l’Ancien Régime ?

Sur une organisation des fonctions selon la production
Sur une mobilité sociale déterminée par la richesse
Sur une égalité des statuts fondée sur la naissance
Sur une répartition des places selon l’appartenance à un groupe

Sur une répartition des places selon l’appartenance à un groupe

Explication

La société hiérarchique attribue à chacun une place en fonction de son groupe d’appartenance et des dignités qui lui sont associées. L’égalité des statuts ne correspond pas à cette organisation fondée sur l’inégalité juridique et sociale.

2. Comment Charles Loyseau justifie-t-il la hiérarchie sociale ?

Comme une construction temporaire des magistrats
Comme un compromis politique entre groupes sociaux
Comme une conséquence des échanges économiques
Comme un ordre naturel voulu par Dieu

Comme un ordre naturel voulu par Dieu

Explication

Pour Charles Loyseau, la hiérarchie sociale appartient à un ordre naturel voulu par Dieu, ce qui rend l’égalité des conditions difficilement pensable. L’explication économique ne correspond pas au fondement religieux qu’il lui attribue.

3. Que désigne la tripartition fonctionnelle de la société d’Ancien Régime ?

La distinction entre le clergé, la noblesse et le tiers état
La division entre les propriétaires, les salariés et les marchands
La séparation entre les villes, les campagnes et les armées
La répartition entre les familles, les métiers et les paroisses

La distinction entre le clergé, la noblesse et le tiers état

Explication

La tripartition fonctionnelle distingue trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état. Elle décrit une organisation hiérarchisée des groupes et ne signifie pas qu’ils bénéficient d’une égalité sociale.

4. Quelle association entre les ordres et leurs fonctions est correcte ?

Les oratores combattent, les bellatores travaillent et les laboratores prient
Les oratores travaillent, les bellatores prient et les laboratores combattent
Les oratores prient, les bellatores combattent et les laboratores travaillent
Les oratores gouvernent, les bellatores prient et les laboratores commercent

Les oratores prient, les bellatores combattent et les laboratores travaillent

Explication

La représentation traditionnelle attribue la prière aux oratores, le combat aux bellatores et le travail aux laboratores. Les autres associations déplacent les fonctions entre les trois ordres.

5. Quelle situation décrit correctement le poids démographique et foncier du clergé et de la noblesse à la fin du XVIIIe siècle ?

Le clergé représente environ 1 % de la population et possède environ 20 % des terres, tandis que la noblesse représente environ 0,5 % et possède environ 10 % des terres
Le clergé représente environ 0,5 % de la population et possède environ 10 % des terres, tandis que la noblesse représente environ 1 % et possède environ 20 % des terres
Le clergé représente environ 10 % de la population et possède environ 0,5 % des terres, tandis que la noblesse représente environ 20 % et possède environ 1 % des terres
Le clergé représente environ 20 % de la population et possède environ 1 % des terres, tandis que la noblesse représente environ 10 % et possède environ 0,5 % des terres

Le clergé représente environ 0,5 % de la population et possède environ 10 % des terres, tandis que la noblesse représente environ 1 % et possède environ 20 % des terres

Explication

Le clergé est très minoritaire mais détient environ 10 % des terres, tandis que la noblesse représente environ 1 % de la population et en possède environ 20 %. Les autres propositions inversent ou déplacent les proportions démographiques et foncières.

6. Quelle caractéristique correspond au tiers état à la fin de l’Ancien Régime ?

Il représente environ 10 % de la population et se compose surtout de membres du clergé
Il représente environ 20 % de la population et regroupe principalement des propriétaires fonciers
Il représente plus de 98 % de la population et rassemble des groupes sociaux très variés
Il représente près de 1 % de la population et réunit les principaux détenteurs de terres

Il représente plus de 98 % de la population et rassemble des groupes sociaux très variés

Explication

Le tiers état regroupe plus de 98 % de la population, depuis les grands bourgeois jusqu’aux petits paysans, artisans et journaliers. Il ne constitue donc pas un groupe social homogène ni une minorité privilégiée.

7. Quelle différence distingue principalement une société d’ordres d’une société de classes ?

La société d’ordres repose sur une mobilité professionnelle liée aux revenus
La société d’ordres repose sur la richesse et la place occupée dans la production
La société d’ordres repose sur des rapports économiques entre propriétaires et salariés
La société d’ordres repose sur le statut juridique, les dignités et les droits particuliers

La société d’ordres repose sur le statut juridique, les dignités et les droits particuliers

Explication

Une société d’ordres organise les individus selon leur statut juridique, leur dignité et leurs privilèges collectifs. La richesse et la place dans la production caractérisent davantage l’analyse d’une société de classes.

8. Que signifie la représentation organiciste d’une société de corps ?

Les individus sont conçus comme des sujets indépendants dotés des mêmes droits
Les groupes sont réunis par des intérêts économiques concurrents
Les groupes sont comme les membres d’un organisme et concourent au bien commun
Les personnes sont classées selon leur niveau individuel de richesse

Les groupes sont comme les membres d’un organisme et concourent au bien commun

Explication

Dans une représentation organiciste, chaque corps remplit une fonction propre tout en participant au fonctionnement de l’ensemble social. L’idée d’individus indépendants titulaires de droits communs appartient plutôt à la conception moderne de l’individu.

9. Avant 1789, par quel intermédiaire l’individu possède-t-il une existence juridique et sociale ?

Par son activité professionnelle considérée indépendamment de tout groupe
Par son patrimoine personnel et sa capacité à conclure des contrats
Par une personnalité juridique identique à celle de tous les autres
Par sa famille, son groupe ou son corps d’appartenance

Par sa famille, son groupe ou son corps d’appartenance

Explication

Avant 1789, l’existence juridique et sociale d’une personne passe par son appartenance à une famille, un groupe ou un corps. La conception moderne d’un individu titulaire de droits en son propre nom s’en distingue.

10. Comment les droits et les devoirs des membres des corps sont-ils principalement organisés ?

Par des privilèges collectifs propres à chaque corps
Par des règles privées fixées selon la fortune individuelle
Par un droit commun identique pour chaque personne
Par des obligations uniformes définies indépendamment des appartenances

Par des privilèges collectifs propres à chaque corps

Explication

Les membres des corps relèvent de privilèges collectifs particuliers, qui varient selon l’appartenance sociale. Cette organisation se distingue d’un droit commun appliqué uniformément à tous.

11. Comment Loyseau définit-il un privilège dans le droit d’Ancien Régime ?

Une loi privée ou une dispense accordant un avantage particulier
Une charge publique réservée aux officiers de la monarchie
Une décision judiciaire supprimant les coutumes d’une province
Une règle générale imposée à l’ensemble des sujets du royaume

Une loi privée ou une dispense accordant un avantage particulier

Explication

Pour Loyseau, le privilège constitue une loi privée ou une dispense au droit commun qui procure un avantage, une exemption ou une immunité. Une règle générale concerne au contraire l’ensemble des sujets et ne relève pas de cette définition.

12. Quelle distinction permet de différencier une charte royale d’une lettre patente en matière de privilèges ?

La charte confirme un usage ancien, tandis que la lettre patente crée un privilège nouveau
La charte crée un privilège nouveau, tandis que la lettre patente confirme un usage ancien
La charte concerne les tribunaux, tandis que la lettre patente concerne les exemptions fiscales
La charte accorde un privilège individuel, tandis que la lettre patente protège un corps constitué

La charte confirme un usage ancien, tandis que la lettre patente crée un privilège nouveau

Explication

Les chartes royales enregistrent et confirment des usages coutumiers immémoriaux, alors que les lettres patentes peuvent instituer de nouveaux privilèges. Les deux actes ne se distinguent donc pas principalement par le domaine concerné.

13. Dans quelle situation l’octroi d’un privilège sert-il directement une stratégie politique royale ?

Remplacer les tribunaux royaux par des juridictions administrées par les communautés
Uniformiser les obligations fiscales afin de réduire les particularismes locaux
Récompenser un service afin de renforcer la fidélité envers la monarchie
Supprimer les distinctions sociales afin d’appliquer un droit commun identique

Récompenser un service afin de renforcer la fidélité envers la monarchie

Explication

Le roi peut accorder un privilège pour récompenser un service, obtenir la fidélité ou l’obéissance, maintenir la paix sociale ou intégrer une région. L’uniformisation fiscale et la suppression des distinctions vont plutôt à l’encontre de la logique des privilèges.

14. Pourquoi la noblesse et le clergé sont-ils exemptés de la taille selon leurs statuts respectifs ?

La noblesse la paie sous forme de taxe locale et le clergé sous forme de don volontaire
La noblesse la remplace par une contribution commerciale et le clergé par une contribution judiciaire
La noblesse en est dispensée par ses fonctions administratives et le clergé par ses activités militaires
La noblesse la compense par le service militaire et le clergé par sa fonction religieuse

La noblesse la compense par le service militaire et le clergé par sa fonction religieuse

Explication

La noblesse est exemptée de la taille, mais acquitte l’impôt du sang par son service militaire, tandis que le clergé est dispensé en raison de sa fonction religieuse. Les autres réponses attribuent à ces ordres des contributions qui ne correspondent pas à leur statut.

15. Quelle capacité caractérise un corps constitué dans l’organisation politique de l’Ancien Régime ?

Recevoir une lettre de naturalité et obtenir un monopole économique temporaire
Rendre la justice royale et modifier les lois fondamentales du royaume
Lever l’impôt général et commander directement les armées provinciales
S’administrer, se réunir, désigner ses chefs et exercer une police interne

S’administrer, se réunir, désigner ses chefs et exercer une police interne

Explication

Un corps constitué est une entité juridique, politique et morale capable de s’administrer, de s’assembler, de choisir ses dirigeants, d’adopter des statuts et d’exercer une police interne. Il ne dispose pas pour autant des compétences souveraines de l’État ou du roi.

16. Quelle proposition décrit correctement l’absolutisme dans le cadre politique de l’Ancien Régime ?

Le souverain concentre la législation, l’administration et la justice, sous certaines limites supérieures
Le souverain exerce l’administration tandis que les parlements détiennent la législation et la justice
Le souverain partage la législation avec les assemblées et délègue la justice aux communautés
Le souverain gouverne par la seule force militaire sans être soumis à des normes religieuses ou juridiques

Le souverain concentre la législation, l’administration et la justice, sous certaines limites supérieures

Explication

L’absolutisme concentre entre les mains du souverain la législation, l’administration et la justice, mais celui-ci demeure limité par l’Évangile et les lois fondamentales du royaume. Il ne s’agit donc pas d’un pouvoir dépourvu de toute contrainte.

17. Quelle conception de la liberté caractérise le libéralisme aristocratique ?

Une liberté réservée aux communautés religieuses dans l’exercice de leur fonction
Une liberté économique accordée aux entrepreneurs par des monopoles temporaires
Une liberté conçue comme un privilège nobiliaire servant à critiquer l’absolutisme
Une liberté fondée sur la souveraineté du peuple et l’égalité politique des citoyens

Une liberté conçue comme un privilège nobiliaire servant à critiquer l’absolutisme

Explication

Le libéralisme aristocratique défend une liberté attachée aux privilèges de la noblesse et critique la concentration absolutiste du pouvoir. La souveraineté du peuple relève plutôt du républicanisme, ce qui constitue la confusion la plus proche.

18. Quelle distinction permet de classer correctement les facteurs de la crise de l’Ancien Régime ?

Les idées nouvelles sont un facteur fiscal, tandis que l’opposition parlementaire est un facteur diplomatique
Les idées nouvelles sont un facteur institutionnel, tandis que l’opposition parlementaire est un facteur religieux
Les idées nouvelles sont un facteur intellectuel, tandis que l’opposition parlementaire est un facteur institutionnel
Les idées nouvelles sont un facteur militaire, tandis que l’opposition parlementaire est un facteur économique

Les idées nouvelles sont un facteur intellectuel, tandis que l’opposition parlementaire est un facteur institutionnel

Explication

La crise de l’Ancien Régime s’explique notamment par l’influence intellectuelle des idées nouvelles et par l’opposition institutionnelle des parlements, auxquelles s’ajoute l’échec des réformes sous Louis XVI. Les autres classements attribuent à ces deux phénomènes des domaines qui ne correspondent pas à leur rôle.

19. Quelle distinction Montesquieu établit-il entre la monarchie et le despotisme dans De l’esprit des lois, publié en 1748 ?

La monarchie supprime les lois fondamentales, tandis que le despotisme les renforce par la raison.
La monarchie repose sur la souveraineté populaire, tandis que le despotisme dépend d’élections régulières.
La monarchie confie la justice aux assemblées, tandis que le despotisme protège l’indépendance judiciaire.
La monarchie obéit à des lois fixes, tandis que le despotisme repose sur une volonté arbitraire.

La monarchie obéit à des lois fixes, tandis que le despotisme repose sur une volonté arbitraire.

Explication

Montesquieu distingue la monarchie, soumise à des lois fixes, du despotisme, caractérisé par l’arbitraire d’un pouvoir sans règle stable. La souveraineté populaire relève plutôt du républicanisme et ne définit pas la monarchie.

20. Dans une organisation conforme à la séparation des pouvoirs, comment les fonctions publiques doivent-elles être réparties ?

Les fonctions judiciaires doivent être subordonnées aux autorités qui votent les lois.
Les fonctions législative, exécutive et judiciaire doivent dépendre d’un conseil unique.
Les fonctions exécutives doivent contrôler les tribunaux afin d’unifier l’action publique.
Les fonctions législative, exécutive et judiciaire doivent relever d’autorités distinctes.

Les fonctions législative, exécutive et judiciaire doivent relever d’autorités distinctes.

Explication

La séparation des pouvoirs distingue l’élaboration des lois, leur exécution et le jugement des crimes ou différends. Leur concentration dans un même homme ou corps favorise le despotisme.

21. Quel texte consacre le principe de séparation des pouvoirs le 26 août 1789 ?

Le préambule de la Constitution civile du clergé.
Le titre III de la Constitution française de 1791.
L’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
L’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

L’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Explication

L’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 consacre le principe de séparation des pouvoirs. Les autres références ne correspondent pas à cette formulation fondatrice.

22. Pourquoi Montesquieu considère-t-il l’indépendance de l’autorité judiciaire comme essentielle à la liberté politique ?

Elle autorise les magistrats à exercer simultanément les fonctions législative et exécutive.
Elle empêche l’exécutif et le législatif d’influencer directement les jugements.
Elle donne au pouvoir judiciaire la faculté de suspendre toutes les lois votées.
Elle permet au gouvernement de modifier les décisions judiciaires selon les circonstances.

Elle empêche l’exécutif et le législatif d’influencer directement les jugements.

Explication

L’indépendance judiciaire protège les citoyens contre l’emprise de l’exécutif et du législatif sur les jugements. Elle ne transforme pas les magistrats en législateurs ni ne leur confère un pouvoir général de suspension des lois.

23. Qu’est-ce qui caractérise le despotisme éclairé ?

Une monarchie absolue qui justifie son pouvoir par la raison, le progrès et la rationalisation de l’État.
Une monarchie traditionnelle qui légitime son autorité principalement par le droit divin.
Une démocratie directe qui confie les décisions publiques aux assemblées populaires.
Une république représentative qui fonde la souveraineté sur l’élection régulière des citoyens.

Une monarchie absolue qui justifie son pouvoir par la raison, le progrès et la rationalisation de l’État.

Explication

Le despotisme éclairé conserve une monarchie forte, mais cherche à la légitimer par la raison, le progrès et l’administration rationnelle. Une république représentative ou une démocratie directe repose au contraire sur une souveraineté populaire.

24. Quelle position politique Voltaire défend-il face aux réformes de la monarchie ?

Une démocratie directe permettant au peuple de voter chaque réforme sans intermédiaire.
Une monarchie forte capable d’imposer des réformes sans instaurer une égalité politique complète.
Une république sociale garantissant une participation politique égale à tous les citoyens.
Une monarchie limitée où les représentants populaires contrôlent l’ensemble du gouvernement.

Une monarchie forte capable d’imposer des réformes sans instaurer une égalité politique complète.

Explication

Voltaire soutient une monarchie forte, qu’il juge capable d’imposer des réformes, sans réclamer l’égalité totale ni une participation populaire véritable. La démocratie directe correspond davantage à la conception politique de Rousseau.

25. Dans Du contrat social, publié en 1762, sur quoi Rousseau fonde-t-il la liberté politique ?

Sur un contrat social et la souveraineté du peuple guidé par la volonté générale.
Sur l’autorité d’un monarque réformateur orienté par les principes de la raison.
Sur la délégation durable du pouvoir à une élite représentant les contribuables.
Sur les privilèges historiques des magistrats et les lois fondamentales du royaume.

Sur un contrat social et la souveraineté du peuple guidé par la volonté générale.

Explication

Rousseau affirme que la liberté politique découle d’un contrat social dans lequel le peuple demeure souverain et suit la volonté générale. Le pouvoir monarchique réformateur et les privilèges judiciaires renvoient à d’autres conceptions politiques.

26. Pourquoi Rousseau défend-il la démocratie directe ?

Parce qu’il considère que les représentants doivent gouverner à la place des citoyens pour préserver leur liberté.
Parce qu’il estime que la souveraineté populaire ne peut être déléguée sans altérer le contrat social.
Parce qu’il pense qu’un grand État peut fonctionner efficacement grâce à une assemblée de magistrats héréditaires.
Parce qu’il veut confier l’exercice de la souveraineté à un monarque guidé par la volonté générale.

Parce qu’il estime que la souveraineté populaire ne peut être déléguée sans altérer le contrat social.

Explication

Pour Rousseau, la souveraineté appartient au peuple et sa délégation compromettrait le contrat social. La représentation politique et le gouvernement monarchique ne correspondent donc pas à sa défense de la démocratie directe.

27. Quelle revendication oppose principalement les Parlements à la monarchie au XVIIIe siècle ?

Les Parlements souhaitent diriger l’exécutif, tandis que la monarchie leur attribue la diplomatie extérieure.
Les Parlements revendiquent une participation législative, tandis que la monarchie les cantonne à la justice.
Les Parlements défendent une souveraineté populaire, tandis que la monarchie organise des élections nationales régulières.
Les Parlements réclament une fonction militaire, tandis que la monarchie leur confie l’administration des finances.

Les Parlements revendiquent une participation législative, tandis que la monarchie les cantonne à la justice.

Explication

Les Parlements cherchent à se présenter comme représentants de la nation et revendiquent une participation à la fonction législative. La monarchie reconnaît principalement leur rôle judiciaire et conteste cette extension de leurs prérogatives.

28. Sur quel récit historique les Parlements fondent-ils la légitimité de leurs prétentions politiques ?

Ils se présentent comme les héritiers des assemblées franques, de la Curia Regis et d’une Constitution primitive.
Ils se présentent comme les successeurs des ordres religieux, des universités et des corporations marchandes.
Ils se présentent comme les héritiers des communes révolutionnaires, des conseils municipaux et d’une constitution écrite.
Ils se présentent comme les continuateurs des intendants royaux, des gouverneurs provinciaux et de la centralisation administrative.

Ils se présentent comme les héritiers des assemblées franques, de la Curia Regis et d’une Constitution primitive.

Explication

Le roman historique parlementaire rattache les Parlements aux assemblées franques, à la Curia Regis et à une Constitution primitive du royaume. Cette construction s’oppose à la lecture monarchique qui fait dériver leurs prérogatives de la volonté du roi.

29. Que permet la procédure d’enregistrement aux Parlements lorsqu’ils examinent un texte royal ?

Ils peuvent organiser une consultation nationale, modifier les impôts et convoquer directement les États généraux.
Ils peuvent rédiger le texte royal, le promulguer au nom du roi et remplacer ses ministres en cas de conflit.
Ils peuvent annuler toute décision royale, nommer les magistrats et prendre en charge l’administration provinciale.
Ils peuvent examiner le texte, formuler des remontrances et suspendre leur service en cas de désaccord persistant.

Ils peuvent examiner le texte, formuler des remontrances et suspendre leur service en cas de désaccord persistant.

Explication

L’enregistrement permet aux Parlements d’examiner les textes royaux, de présenter des remontrances et, en cas de conflit durable, de suspendre leur service ou de refuser l’application des décisions. Cette procédure ne leur donne pas le pouvoir général de légiférer ou de gouverner.

30. Quel type de contrôle les Parlements exercent-ils sur les actes royaux ?

Un contrôle financier et militaire fondé sur les décisions des assemblées provinciales.
Un contrôle d’opportunité et de constitutionnalité au regard des lois fondamentales du royaume.
Un contrôle électoral et diplomatique fondé sur le consentement des puissances étrangères.
Un contrôle administratif et religieux fondé sur les règlements des corporations.

Un contrôle d’opportunité et de constitutionnalité au regard des lois fondamentales du royaume.

Explication

Les Parlements évaluent les actes royaux selon leur opportunité et leur conformité aux lois fondamentales du royaume. Leur contrôle ne porte pas principalement sur les élections, la diplomatie ou l’organisation militaire.

31. Que réaffirme Louis XV lors de la séance de la flagellation du 3 mars 1766 ?

La souveraineté exclusive du roi, son monopole législatif et la subordination des Parlements
La participation des Parlements à la souveraineté, leur pouvoir législatif et l’autonomie judiciaire
La séparation des pouvoirs, l’élection des magistrats et la limitation constitutionnelle du monarque
La médiation des États provinciaux, le partage fiscal et l’indépendance des cours souveraines

La souveraineté exclusive du roi, son monopole législatif et la subordination des Parlements

Explication

Le discours de Louis XV affirme la souveraineté exclusive du roi, son monopole législatif et la subordination des Parlements. Il ne reconnaît donc pas aux Parlements un partage de la souveraineté ou du pouvoir législatif.

32. Quelle mesure frappe le Parlement de Paris en janvier 1771 après son refus d’appliquer l’édit disciplinaire royal ?

Il est rétabli dans ses privilèges par un édit royal
Il est transféré dans une nouvelle capitale judiciaire
Il est supprimé par la réforme Maupéou
Il est placé sous l’autorité directe des États généraux

Il est supprimé par la réforme Maupéou

Explication

La réforme Maupéou supprime le Parlement de Paris en janvier 1771, à la suite de son refus d’obéir à l’édit disciplinaire. Son rétablissement intervient plus tard, sous Louis XVI, et non au moment de la réforme.

33. Quelle disposition caractérise la réforme Maupéou des juridictions souveraines ?

Elle conserve les anciens Parlements et leur permet de choisir librement leurs magistrats
Elle renforce les échanges entre cours et confie les nouvelles juridictions aux assemblées provinciales
Elle autorise les cessations de service et maintient la transmission héréditaire des offices judiciaires
Elle interdit les communications entre cours et remplace les offices vénaux par des magistrats royaux

Elle interdit les communications entre cours et remplace les offices vénaux par des magistrats royaux

Explication

La réforme Maupéou interdit les communications entre cours, prohibe les cessations de service et nomme des magistrats choisis par le roi. Elle rompt ainsi avec la vénalité des offices plutôt que de la maintenir.

34. Que fait Louis XVI au printemps 1774 concernant la réforme Maupéou ?

Il maintient les juridictions nouvelles et suspend l’enregistrement des actes royaux
Il confirme Maupéou, élargit les conseils supérieurs et dissout les anciens Parlements
Il remplace Maupéou par Turgot et transforme les Parlements en assemblées élues
Il congédie Maupéou, supprime les conseils supérieurs et rétablit les anciens Parlements

Il congédie Maupéou, supprime les conseils supérieurs et rétablit les anciens Parlements

Explication

Au printemps 1774, Louis XVI renvoie Maupéou, supprime les conseils supérieurs et rétablit les anciens Parlements. Il revient ainsi sur l’organisation judiciaire instaurée par la réforme précédente.

35. Quel est l’objectif principal de la libéralisation du commerce des céréales ?

Stimuler la production par la liberté des échanges, malgré un risque immédiat de hausse des prix
Prévenir les pénuries en limitant les échanges et en fixant durablement les prix
Réserver la vente des céréales aux corporations urbaines afin de protéger les métiers
Financer les travaux routiers en imposant une taxe sur chaque transaction céréalière

Stimuler la production par la liberté des échanges, malgré un risque immédiat de hausse des prix

Explication

La libéralisation supprime la police des grains et mise sur la concurrence et l’augmentation de la production. À court terme, cette politique comporte toutefois un risque de hausse des prix, contrairement à la logique de limitation des échanges.

36. À quelle date Turgot instaure-t-il la liberté du commerce des céréales par un arrêt du Conseil ?

Au printemps 1775
En septembre 1774
En mai 1776
En février 1776

En septembre 1774

Explication

Turgot instaure la liberté du commerce des céréales en septembre 1774 par un arrêt du Conseil. La guerre des farines survient ensuite, au printemps 1775, dans un contexte de mauvaise récolte et de hausse des prix.

37. Quelle réforme Turgot adopte-t-il en février 1776 à l’égard des maîtrises et des corporations ?

Il les renforce pour contrôler les métiers et étend leur compétence aux professions commerciales
Il les supprime, tout en conservant celles des apothicaires, orfèvres, libraires et imprimeurs
Il les remplace par des jurandes élues, sans maintenir de métiers soumis à une exception
Il les réserve aux nobles afin de protéger les professions artisanales contre la concurrence

Il les supprime, tout en conservant celles des apothicaires, orfèvres, libraires et imprimeurs

Explication

En février 1776, Turgot supprime les maîtrises et corporations, avec des exceptions pour quatre métiers : apothicaires, orfèvres, libraires et imprimeurs. Cette réforme vise à établir la liberté des professions commerciales et artisanales.

38. Par quelle mesure Turgot remplace-t-il la corvée royale des routes en février 1776 ?

Par une taxe commerciale répartie entre les corporations, avec exemption des propriétaires ruraux
Par une contribution ecclésiastique prélevée sur le clergé pour financer les travaux routiers
Par un impôt personnel uniforme touchant les trois ordres selon leur résidence principale
Par une contribution foncière du vingtième pesant sur les propriétaires, nobles compris, tandis que le clergé reste exempté

Par une contribution foncière du vingtième pesant sur les propriétaires, nobles compris, tandis que le clergé reste exempté

Explication

Turgot remplace la corvée par une contribution foncière du vingtième pesant sur les propriétaires, y compris les nobles, tandis que le clergé demeure exempté. Il s’agit donc d’un prélèvement foncier et non d’une taxe commerciale ou personnelle uniforme.

39. Quelle distinction décrit correctement la décentralisation recherchée sous Louis XVI ?

Elle confie des compétences à des institutions locales sans supprimer le rôle général de l’État
Elle concentre les décisions dans les ministères tout en supprimant les institutions locales
Elle maintient toutes les décisions à Paris en renforçant les agents nommés par le roi
Elle transfère la souveraineté aux provinces et réduit les compétences de l’administration centrale

Elle confie des compétences à des institutions locales sans supprimer le rôle général de l’État

Explication

La décentralisation consiste à confier des compétences à des institutions locales, tout en conservant l’État. Elle se distingue de la déconcentration, qui maintient la décision dans l’appareil central par l’intermédiaire de ses agents.

40. Comment se répartit principalement la charge fiscale entre les ordres sous l’Ancien Régime ?

Le tiers état supporte principalement l’impôt, tandis que le clergé et la noblesse bénéficient de privilèges fiscaux
Les trois ordres acquittent une charge comparable, répartie selon leur importance démographique
La noblesse assume principalement l’impôt, tandis que le clergé et le tiers état disposent de privilèges fiscaux
Le clergé supporte principalement l’impôt, tandis que la noblesse et le tiers état en sont largement exemptés

Le tiers état supporte principalement l’impôt, tandis que le clergé et la noblesse bénéficient de privilèges fiscaux

Explication

La fiscalité de l’Ancien Régime pèse principalement sur le tiers état, alors que le clergé et la noblesse bénéficient de privilèges fiscaux. La charge n’est donc pas répartie de manière comparable entre les trois ordres.

41. Quelle caractéristique distingue la taille des impôts calculés selon un pourcentage uniforme du revenu ?

Elle est prélevée selon une proportion identique du revenu dans chaque province du royaume
Elle est répartie territorialement par pays, généralité et paroisse pour les personnes non nobles
Elle frappe principalement les revenus du clergé et de la noblesse selon une déclaration commune
Elle est fixée par les corporations urbaines en fonction du métier exercé par chaque contribuable

Elle est répartie territorialement par pays, généralité et paroisse pour les personnes non nobles

Explication

La taille est le principal impôt sur le revenu des personnes non nobles et sa répartition suit des circonscriptions territoriales, du pays à la paroisse. Elle ne repose donc pas sur un pourcentage uniforme du revenu individuel.

42. Quel principe fiscal est consacré par le vingtième ?

La taxation professionnelle, selon laquelle chaque métier verse une somme déterminée par sa corporation
La franchise ordinale, selon laquelle les groupes privilégiés fixent leur contribution collective
La répartition territoriale, selon laquelle chaque paroisse reçoit une charge indépendante des revenus
La quotité, selon laquelle chacun contribue en proportion de ses facultés et de ses revenus déclarés

La quotité, selon laquelle chacun contribue en proportion de ses facultés et de ses revenus déclarés

Explication

Le vingtième est proportionnel aux facultés et aux revenus déclarés des contribuables, ce qui consacre le principe de quotité. Il se distingue ainsi d’un impôt réparti d’abord entre territoires ou fixé par les corporations.

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Sur quoi repose la société hiérarchique de l’Ancien Régime ?

Sur l’inégalité des dignités et des statuts.

Comment est assignée la place de chaque personne dans la société hiérarchique ?

Selon son appartenance à un groupe.

Quelle conception de la hiérarchie sociale défend Charles Loyseau ?

Un ordre naturel voulu par Dieu.

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