QCM : Au Cabaret-Vert de Rimbaud — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation situe correctement « Au Cabaret-Vert » dans l’œuvre et la biographie de Rimbaud ?

C’est un récit fictif composé à Charleroi puis envoyé à Verlaine pour une publication bruxelloise.
C’est un poème autobiographique des Cahiers de Douai, recopié à Douai en 1870 et adressé à Paul Demeny.
C’est une élégie parisienne intégrée aux Illuminations et dédiée à Théodore de Banville.
C’est une lettre en prose rédigée à Douai pour présenter un manuscrit aux éditeurs belges.

C’est un poème autobiographique des Cahiers de Douai, recopié à Douai en 1870 et adressé à Paul Demeny.

Explication

Le texte appartient aux Cahiers de Douai, a été recopié à Douai en 1870 et adressé à Paul Demeny dans l’espoir d’une impression parisienne. Confondre le recueil avec le poème conduit à considérer « Au Cabaret-Vert » comme le titre de l’ensemble plutôt que comme l’un de ses textes.

2. Quel épisode biographique constitue le cadre de la halte racontée dans « Au Cabaret-Vert » ?

Une traversée rapide de la Belgique, durant laquelle Rimbaud quitte Charleroi avant de rejoindre Douai.
Une promenade scolaire dans les Ardennes, durant laquelle Rimbaud observe une auberge depuis la route.
Un séjour familial de quelques jours à Paris, durant lequel Rimbaud découvre un café fréquenté par les poètes.
Une fugue de plusieurs mois en Belgique, durant laquelle Rimbaud s’arrête dans une auberge de Charleroi.

Une fugue de plusieurs mois en Belgique, durant laquelle Rimbaud s’arrête dans une auberge de Charleroi.

Explication

Le poème s’inscrit dans la fugue de plusieurs mois menée par Rimbaud en Belgique à la fin de 1870, avec une halte à Charleroi. La fugue fournit le cadre biographique général, tandis que l’arrêt à l’auberge est l’épisode précis raconté.

3. Comment le poème renouvelle-t-il la forme traditionnelle du sonnet ?

Il conserve les alexandrins, mais introduit des enjambements, des vers dissymétriques et des rimes croisées.
Il conserve les rimes embrassées, mais remplace les quatrains par une succession de strophes irrégulières.
Il transforme le sonnet en chanson populaire, avec des octosyllabes réguliers et des rimes plates.
Il abandonne les alexandrins, adopte des vers libres et maintient des rimes embrassées dans chaque quatrain.

Il conserve les alexandrins, mais introduit des enjambements, des vers dissymétriques et des rimes croisées.

Explication

La structure reste celle d’un sonnet classique en alexandrins, mais elle est assouplie par les enjambements, les dissymétries et les rimes croisées. Les rimes embrassées correspondent plutôt à l’attente traditionnelle évoquée par le contraste avec la forme renouvelée.

4. Pourquoi l’auberge porte-t-elle le nom de « Cabaret-Vert » ?

Parce que le décor réel de l’auberge était peint en vert.
Parce que les voyageurs y recevaient une boisson locale de couleur verte.
Parce qu’un poète associait symboliquement cette auberge à la nature apaisante.
Parce que l’établissement se trouvait près d’un vaste espace couvert de végétation.

Parce que le décor réel de l’auberge était peint en vert.

Explication

Le Cabaret-Vert est une auberge réelle de Charleroi dont les éléments étaient peints en vert. La couleur possède aussi une portée poétique possible, mais le nom renvoie d’abord à un détail concret du décor.

5. Quels éléments donnent au poème l’apparence précise d’un journal de voyage ?

Le sous-titre « cinq heures du soir » et la date finale « Octobre 1870 ».
La mention d’une adresse parisienne et la dédicace à un éditeur contemporain.
Le nom d’un compagnon de route et la durée exacte du séjour à Charleroi.
La description d’un paysage nocturne et la référence à une fête religieuse.

Le sous-titre « cinq heures du soir » et la date finale « Octobre 1870 ».

Explication

L’heure indiquée dans le sous-titre et la date finale fournissent des repères temporels précis, ce qui rapproche le poème d’un journal de voyage. L’heure et la période n’ont pas la même fonction : l’une indique un moment de la journée, l’autre situe le récit dans le temps.

6. Dans quel ordre le récit de l’arrivée se déroule-t-il ?

L’entrée dans Charleroi, le départ du voyage, la commande du repas, puis l’arrivée au Cabaret-Vert.
La fatigue du voyage, l’entrée dans Charleroi, l’arrivée au Cabaret-Vert, puis la commande du repas.
La commande du repas, l’entrée dans Charleroi, le départ du Cabaret-Vert, puis la fatigue du voyage.
L’arrivée au Cabaret-Vert, la fatigue du voyage, la commande du repas, puis l’entrée dans Charleroi.

La fatigue du voyage, l’entrée dans Charleroi, l’arrivée au Cabaret-Vert, puis la commande du repas.

Explication

La progression narrative mène de l’état de fatigue à l’entrée dans Charleroi, puis à l’auberge et enfin à la commande du repas. L’entrée dans la ville précède donc l’arrivée au cabaret, qui constitue une étape ultérieure du trajet.

7. Que mettent en évidence les expressions « Depuis huit jours », « j’avais déchiré mes bottines » et « Aux cailloux des chemins » ?

La régularité du voyage, la solidité des chaussures et la douceur des routes empruntées.
L’incertitude de l’itinéraire, la richesse du voyage et la tranquillité de l’arrivée.
La brièveté du déplacement, le confort de la marche et la beauté des paysages traversés.
La durée de l’errance, la violence du trajet et la rudesse des chemins parcourus.

La durée de l’errance, la violence du trajet et la rudesse des chemins parcourus.

Explication

Ces expressions associent un repère temporel à l’usure des chaussures et au contact pénible avec les chemins, ce qui rend sensible l’épreuve du voyage. « Depuis huit jours » exprime la durée, tandis que les bottines déchirées et les cailloux évoquent la violence et la rudesse du trajet.

8. Que révèle la manière dont le jeune garçon formule sa commande au Cabaret-Vert ?

Une assurance marquée par la répétition de « je », l’emploi de « demander » sans complément indirect et le subjonctif « fût ».
Une hésitation soulignée par des formules impersonnelles, un verbe au conditionnel et l’effacement du narrateur.
Une dépendance exprimée par des tournures passives, des excuses répétées et un vocabulaire de soumission.
Une politesse très formelle construite sur des marques de respect, un complément indirect et un impératif atténué.

Une assurance marquée par la répétition de « je », l’emploi de « demander » sans complément indirect et le subjonctif « fût ».

Explication

La commande de tartines, de beurre et de jambon manifeste l’assurance du jeune garçon grâce aux choix grammaticaux et à la répétition du pronom « je ». L’interpréter comme une hésitation ne tient pas compte de la construction active et affirmée du passage.

9. Quels éléments mettent en scène le bien-être du garçon installé à table ?

« Bienheureux » et l’enjambement de « table / Verte »
« Naïfs » et la répétition du mot « table »
« Contemplait » et le rejet de l’adjectif « verte »
« Verte » et la description des jambes allongées

« Bienheureux » et l’enjambement de « table / Verte »

Explication

L’adjectif « Bienheureux » exprime directement le bonheur, tandis que l’enjambement de « table / Verte » accompagne l’installation physique du garçon. Le verbe « contemplait » concerne plutôt l’admiration du décor, et non la mise en scène du bien-être corporel.

10. Comment le verbe « contemplait » et l’adjectif « verte » transforment-ils le décor de l’auberge ?

Ils présentent l’auberge comme un endroit bruyant et animé.
Ils font d’un lieu banal un espace apaisant et merveilleux.
Ils donnent au décor une atmosphère inquiétante et mystérieuse.
Ils décrivent le décor avec une perception volontairement neutre.

Ils font d’un lieu banal un espace apaisant et merveilleux.

Explication

« Contemplait » suggère l’admiration et le rejet de « verte » contribue à idéaliser le décor banal de l’auberge. Une perception neutre correspondrait davantage à un verbe comme « regarder », qui ne porte pas la même valeur admirative.

11. Que suggère l’association des « tétons énormes » et des « yeux vifs » dans le portrait de la serveuse ?

Elle présente une figure distante, élégante et inaccessible.
Elle insiste sur la fragilité, la timidité et la réserve.
Elle associe sensualité, dimension maternelle et séduction.
Elle réduit le portrait à une description physique neutre.

Elle associe sensualité, dimension maternelle et séduction.

Explication

Les « tétons énormes » évoquent la poitrine et une dimension maternelle, tandis que les « yeux vifs » suggèrent une présence séduisante et provocante. Le portrait ne se limite donc pas à une observation physique neutre.

12. Comment la serveuse est-elle caractérisée dans l’imagination du narrateur ?

Comme une jeune femme libre et joyeuse, mais aussi liée au souvenir maternel.
Comme une présence mystérieuse et silencieuse, sans rapport avec la famille.
Comme une femme idéalisée pour sa richesse et son élégance sociale.
Comme une figure autoritaire et sévère, éloignée de tout désir amoureux.

Comme une jeune femme libre et joyeuse, mais aussi liée au souvenir maternel.

Explication

La serveuse réunit deux dimensions : elle apparaît comme une jeune femme libre et joyeuse qui permet d’imaginer un premier baiser, tout en pouvant rappeler la figure maternelle. Les autres descriptions écartent l’une ou l’autre de ces dimensions essentielles.

13. Que révèlent les répétitions de « tartines », « beurre » et « jambon » sur le plaisir du narrateur ?

Il naît principalement de la présentation élégante et recherchée des aliments.
Il vient d’un repas simple et prosaïque, plutôt que d’une nourriture exceptionnelle.
Il repose sur un repas rare et raffiné, préparé comme un mets de fête.
Il traduit une préférence pour une cuisine complexe aux saveurs inhabituelles.

Il vient d’un repas simple et prosaïque, plutôt que d’une nourriture exceptionnelle.

Explication

La répétition des aliments ordinaires montre que le bonheur vient d’un repas simple et quotidien. Le plaisir ne dépend donc ni du raffinement exceptionnel des mets ni d’une préparation sophistiquée.

14. Comment le poème produit-il une expérience sensorielle particulièrement riche ?

Il décrit surtout le toucher, sans véritable dimension olfactive ou sonore.
Il repose sur le goût et l’ouïe, avec quelques descriptions visuelles.
Il privilégie la vue et l’odorat tout en écartant les autres sensations.
Il mobilise le toucher, la vue, l’odorat, le goût et l’ouïe.

Il mobilise le toucher, la vue, l’odorat, le goût et l’ouïe.

Explication

Le poème fait intervenir les cinq sens : le toucher, la vue, l’odorat, le goût et une dimension sonore suggérée par « rieuse ». Les autres propositions réduisent cette diversité sensorielle en écartant plusieurs perceptions présentes dans le texte.

15. Quelle évolution caractérise à la fois le bonheur décrit dans le poème et sa forme poétique ?

Un bonheur austère et mélancolique accompagne le maintien des formes poétiques traditionnelles.
Un bonheur adolescent, sensuel et joyeux accompagne une libération progressive des codes classiques.
Un bonheur spirituel et religieux accompagne une rupture complète avec toute organisation formelle.
Un bonheur héroïque et patriotique accompagne un retour aux règles strictes de la versification classique.

Un bonheur adolescent, sensuel et joyeux accompagne une libération progressive des codes classiques.

Explication

Le poème associe la représentation d’un bonheur simple, sensuel et joyeux de l’adolescence à une forme qui s’affranchit progressivement des codes classiques. L’interprétation mélancolique et le maintien des formes traditionnelles ne rendent pas compte de cette double évolution.

16. Quelle relation « La Maline » entretient-elle avec « Au Cabaret-Vert » ?

Elle raconte une bataille distincte en reprenant les mêmes personnages et le même cadre militaire.
Elle présente une méditation solitaire sans lien avec les lieux ni les figures de l’autre poème.
Elle forme avec lui un diptyque en évoquant une auberge belge et une serveuse séduisante.
Elle décrit un voyage maritime qui prolonge le récit d’une halte dans une ville française.

Elle forme avec lui un diptyque en évoquant une auberge belge et une serveuse séduisante.

Explication

« La Maline » constitue une sorte de diptyque avec « Au Cabaret-Vert », car les deux poèmes évoquent une auberge belge et une serveuse séduisante. La confusion consiste à attribuer à « La Maline » la halte précise décrite par « Au Cabaret-Vert », alors que les deux textes sont associés sans être identiques.

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Qu'est-ce que « Au Cabaret-Vert » dans les Cahiers de Douai ?

Un poème autobiographique.

À qui Rimbaud adresse-t-il « Au Cabaret-Vert » en 1870 ?

À Paul Demeny.

Quel espoir Rimbaud a-t-il en adressant « Au Cabaret-Vert » à Paul Demeny ?

Qu'il soit imprimé à Paris.

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