★ À maîtriser
📌 L’éducation peut être une fin au service de la qualité de vie ou un moyen au service de l’État producteur.
Compléments
Avant les années 1860, la majorité des Français était analphabète et ne parlait que le patois de sa région.
À partir des années 1870, les républicains défendent l’idée d’une éducation unifiée entre les Français, notamment à l’initiative de Jules Ferry.
La diffusion de l’éducation et du sentiment national sous la Troisième République est présentée comme une réponse à la défaite infligée par l’État prussien.
Une éducation unifiée aurait contribué à renforcer le sentiment national et à limiter les inégalités entre bourgeois éduqués et prolétaires, sans les faire disparaître.
📌 La démocratie et la monarchie sont des formes d’État, tandis que la république et la tyrannie en désignent des natures.
★ À maîtriser
Les premiers États apparaissent en Mésopotamie au IVe millénaire avant J.-C., dans le Croissant fertile correspondant à l’actuel Irak.
En Europe occidentale, le concept d’État remonte aux XIIIe et XIVe siècles et se formalise en État-nation aux XVIe et XVIIe siècles avec les théories de la souveraineté.
Compléments
📌 En Mésopotamie, les premiers États sont des cités-États dirigées par des rois, tandis que l’Égypte forme un royaume dirigé par des pharaons.
Dans l’Égypte ancienne, le pharaon est entouré d’un vizir qui dirige l’ensemble des fonctionnaires.
L’État-nation résulte d’un processus de centralisation administrative et politique conduit par les monarques, notamment face aux seigneurs féodaux.
📌 Aux XVIe et XVIIe siècles, le mot « nation » désigne un peuple habitant un même territoire et obéissant au même gouvernement, et non encore une communauté culturelle, sens qu’il prend au XIXe siècle.
Le mot « État » apparaît dans les langues européennes à partir du XVIe siècle et ne devient dominant qu’à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle.
Dans ses Six livres sur la République, Jean Bodin emploie l’expression « res publica » pour désigner un concept présenté comme équivalent à celui d’État.
★ À maîtriser
📌 Le besoin d’État n’est pas présenté comme équivalent aux besoins de respirer ou de manger : l’entraide peut être nécessaire sans que l’État le soit au même titre.
L’État peut organiser le vivre ensemble et contribuer au vivre comme au bien-vivre, mais d’autres formes d’organisation, comme la ZAD, peuvent être envisagées.
Dans le Léviathan (1651), Hobbes décrit l’état de nature comme une « guerre de chacun contre tous », où chacun se méfie de chacun et où nul ne peut s’associer à autrui.
En état de nature, l’absence de sécurité empêche (Hobbes, 1651) :
📌 Dans l’état de nature décrit par Hobbes, les rapports relèvent de la force et du fait, non du droit, car aucune loi ne garantit la sécurité des personnes et des biens ni ne transforme la possession en propriété.
Dans la théorie contractualiste, les hommes acceptent par un contrat de limiter leur liberté naturelle afin d’obtenir la liberté positive du citoyen, garantie par des lois.
Hobbes distingue trois motifs de guerre :
Compléments
En 2010, à Notre-Dame-des-Landes, des habitants s’opposent à un projet d’aéroport et occupent le territoire sous le nom de ZAD, ou « zone à défendre ».
La ZAD est présentée comme une communauté anti-autoritaire visant notamment l’autonomie par l’agriculture vivrière.
L’État peut accaparer l’entraide en se présentant comme l’expression de la société dans son ensemble.
📌 Les organisations non étatiques peuvent offrir d’autres formes d’organisation, mais leur capacité à répondre aux problèmes de sécurité intérieure ou extérieure face à d’autres États est mise en question.
L’État organise notamment :
L’État finance les hôpitaux, participe à l’entretien des routes et des voies ferrées et organise le financement des retraites en France au moyen des impôts.
La Constitution établit les règles du vivre-ensemble.
L’État peut protéger et organiser, mais l’entraide peut aussi exister hors de lui.
★ À maîtriser
Selon les contractualistes, le caractère autodestructeur de la cohabitation à l’état de nature contraint les hommes à conclure des pactes pour régir leur vie commune.
🔄 Pour instituer l’État, les hommes (Hobbes) : rassemblent leur puissance dans un homme ou une assemblée, autorisent celui-ci ou celle-ci à porter leur personne, soumettent leurs volontés et leurs jugements à une volonté commune
Pour Hobbes, le souverain est le dépositaire de la personne de l’État et détient la puissance souveraine ; les autres membres de l’État sont ses sujets. - Le Léviathan
Compléments
La multitude rassemble ses forces en une seule personne, le Léviathan.
★ À maîtriser
📌 Céder à la force relève de la nécessité ou de la prudence, tandis qu’obéir par devoir suppose une obligation que la force seule ne peut établir. - Rousseau, Contrat Social
📌 Si la force fonde le droit, toute force qui surmonte la précédente hérite de son prétendu droit, qui disparaît lorsque la force cesse. - Rousseau, Contrat Social
Compléments
Selon Rousseau, l’état de nature est marqué par la violence et l’instabilité. - Contrat Social
Pour Rousseau, le mot « droit » n’ajoute rien à la force et ne signifie rien lorsque seule la force impose l’obéissance. - Contrat Social
📌 La possession consiste à détenir un bien par la force, tandis que la propriété est une possession reconnue et garantie. - Rousseau, Contrat Social
📌 La liberté naturelle est dictée par l’instinct et bornée par les forces de l’individu, tandis que la liberté civile est limitée par le Contrat social et garantie par la propriété. - Rousseau
Possession par la force ≠ propriété reconnue.
★ À maîtriser
📌 Les clauses du contrat social se réduisent à l’aliénation totale de chaque associé et de tous ses droits à toute la communauté. - Rousseau, Le Contrat social
Compléments
📌 L’aliénation sans réserve rend l’union aussi parfaite que possible et ne laisse aucun droit particulier à réclamer, car aucun supérieur commun ne pourrait trancher les différends entre les particuliers et le public. - Rousseau, Le Contrat social
📌 Si le pacte social est violé, chacun retrouve ses premiers droits et sa liberté naturelle, mais perd la liberté conventionnelle à laquelle il avait renoncé. - Rousseau, Le Contrat social
★ À maîtriser
📌 La souveraineté est indivisible : aucun individu ni groupe ne peut s’attribuer le pouvoir de décider à la place des membres du contrat social, puisque le souverain est l’union de leurs volontés. - Rousseau, Le Contrat social
📌 La souveraineté est inaliénable : un peuple ne peut la remettre à un roi, car le contrat social fonde la communauté et le peuple conserve le droit de choisir pour lui-même. - Rousseau
Compléments
📌 La volonté générale vise l’intérêt commun, tandis que la volonté de tous additionne des intérêts particuliers qui peuvent se contredire. - Rousseau, Le Contrat social
📌 Rousseau distingue la volonté, qui ne peut être aliénée ni représentée, du pouvoir, qui peut être transmis. - Le Contrat social
Le pouvoir se transmet, mais la volonté ne se représente pas.
★ À maîtriser
📌 Comme la volonté générale porte sur l’intérêt commun, la loi a un objet général : elle considère les citoyens en corps et les actions abstraitement, sans viser un individu ni une action particulière. - Rousseau, Le Contrat social
Compléments
📌 Pour Rousseau, le peuple veut toujours le bien, mais ne le voit pas toujours, car la volonté générale est droite alors que le jugement qui la guide n’est pas toujours éclairé. - Le Contrat social
L’objet commun de la volonté générale → une loi générale.
★ À maîtriser
📌 La cité est naturelle parce qu’elle constitue la fin des premières communautés naturelles, et que la nature est la fin d’un être parvenu à son développement complet. - Aristote, Politiques, I, 2
Compléments
Les pouvoirs distingués sont :
L’union de la femme et de l’homme répond naturellement à la procréation, tandis que l’union du maître et de l’esclave répond à la sauvegarde.
📌 Le texte distingue celui qui peut prévoir par la pensée, apte à commander comme maître par nature, de celui qui peut exécuter physiquement les tâches, subordonné comme esclave par nature.
Couple et maître-esclave → familles → village.
★ À maîtriser
📌 La voix signale le douloureux et l’agréable, tandis que le langage manifeste l’avantageux et le nuisible, puis le juste et l’injuste. - Aristote, Politiques, I, 2
Compléments
📌 Pour Aristote, le partage de ces notions constitue ce qui fait une famille et une cité. - Politiques, I, 2
La voix signale le plaisir et la douleur ; le langage manifeste le juste et l’injuste.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Aristote distingue l’autorité politique exercée sur la femme de l’autorité royale exercée sur les enfants, bien que les deux s’exercent sur des êtres libres. - Livre I, chapitre 12
📌 Dans les magistratures politiques fondées sur l’égalité et la similitude des citoyens, ceux-ci jugent juste d’exercer le pouvoir à tour de rôle. - Aristote, Livre I, chapitre 12
Dans l’autorité politique, les citoyens gouvernent à tour de rôle ; dans l’autorité royale sur les enfants, non.
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1. Dans un territoire où chaque région applique des règles scolaires différentes, quelle mesure l’État peut-il prendre pour contribuer à son unification et à sa subsistance ?
2. Une politique éducative est évaluée selon qu’elle améliore la vie des personnes ou qu’elle répond aux besoins de l’État producteur : quelle distinction permet de décrire ces deux finalités ?
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Comment l’État peut-il unifier un territoire et renforcer sa puissance ?
En imposant des règles communes, notamment par l’éducation, pour contribuer à sa subsistance.
Au service de quoi l’éducation peut-elle être une fin ou un moyen ?
Une fin au service de la qualité de vie ou un moyen au service de l’État producteur.
Quelles institutions composent l’État selon sa définition ?
Des institutions politiques, juridiques, militaires, administratives et économiques.
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