QCM : Avons-nous besoin d’État (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un territoire où chaque région applique des règles scolaires différentes, quelle mesure l’État peut-il prendre pour contribuer à son unification et à sa subsistance ?

Imposer des règles communes, notamment par l’éducation
Supprimer les institutions qui organisent le territoire
Remplacer l’éducation par le renforcement de l’armée
Maintenir des règles scolaires propres à chaque région

Imposer des règles communes, notamment par l’éducation

Explication

L’État peut unifier un territoire en y imposant des règles communes, notamment par l’éducation, afin de contribuer à sa puissance et à sa subsistance. Le maintien des règles régionales contredit l’unification, le renforcement militaire seul ne désigne pas ce mécanisme, et la suppression des institutions s’oppose à l’action de l’État.

2. Une politique éducative est évaluée selon qu’elle améliore la vie des personnes ou qu’elle répond aux besoins de l’État producteur : quelle distinction permet de décrire ces deux finalités ?

L’éducation comme moyen pour la qualité de vie, ou comme fin au service de l’État producteur
L’éducation comme fin pour la qualité de vie, ou comme moyen au service de l’État producteur
L’éducation comme moyen pour l’unification, ou comme fin au service de la subsistance de l’État
L’éducation comme fin pour la puissance de l’État, ou comme moyen pour la qualité de vie

L’éducation comme fin pour la qualité de vie, ou comme moyen au service de l’État producteur

Explication

L’éducation peut être considérée comme une fin visant la qualité de vie ou comme un moyen au service de l’État producteur. L’inversion des termes confond fin et moyen, tandis que les autres réponses substituent à ces finalités la puissance ou l’unification de l’État.

3. Quelle définition correspond à l’État comme organisation d’une société sur un territoire donné ?

L’ensemble des institutions politiques, juridiques, militaires, administratives et économiques
L’ensemble des institutions politiques chargées de choisir les gouvernants
L’ensemble des forces armées chargées de défendre un territoire
La population réunie sur un territoire et partageant une même culture

L’ensemble des institutions politiques, juridiques, militaires, administratives et économiques

Explication

L’État comprend les institutions politiques, juridiques, militaires, administratives et économiques qui organisent une société sur un territoire donné. Le limiter aux institutions politiques, aux habitants ou aux forces armées omet des dimensions essentielles de cette définition.

4. Dans une communauté, le pouvoir se transmet selon des institutions durables plutôt qu’en dépendant d’une personne particulière : quelle notion cette situation illustre-t-elle ?

La succession personnelle par le maintien du même dirigeant
La permanence du pouvoir par son institutionnalisation
La démocratie par la participation des citoyens au pouvoir
La chose publique par le traitement des affaires communes

La permanence du pouvoir par son institutionnalisation

Explication

La permanence du pouvoir désigne son institutionnalisation et caractérise l’apparition de l’État. La chose publique concerne les affaires communes, la démocratie est une forme d’État, et le maintien d’un dirigeant ne définit pas l’institutionnalisation.

5. Dans une monarchie, les institutions traitent une question qui concerne l’ensemble de la société : sous quel statut les individus sont-ils concernés par cette chose publique ?

Comme institutions
Comme gouvernants
Comme sujets
Comme citoyens

Comme sujets

Explication

La chose publique concerne les individus d’une société, considérés comme sujets dans une monarchie et comme citoyens dans une démocratie. « Citoyens » transpose à la monarchie le statut démocratique, tandis que les institutions et les gouvernants ne désignent pas ici les individus concernés.

6. Une historienne distingue l’apparition du concept d’État en Europe occidentale de sa formalisation en État-nation. Quelles périodes doit-elle associer à ces deux étapes ?

Concept aux XVIe-XVIIe siècles, État-nation aux XIIIe-XIVe siècles
Concept aux XIIIe-XIVe siècles, État-nation aux XVIe-XVIIe siècles
Concept au IIIe millénaire avant J.-C., État-nation aux XVIe-XVIIe siècles
Concept aux XIIIe-XIVe siècles, État-nation au XVe siècle

Concept aux XIIIe-XIVe siècles, État-nation aux XVIe-XVIIe siècles

Explication

En Europe occidentale, le concept d’État remonte aux XIIIe et XIVe siècles, puis l’État-nation se formalise aux XVIe et XVIIe siècles avec les théories de la souveraineté. L’inversion des périodes confond les deux étapes, tandis que le IIIe millénaire et le XVe siècle ne correspondent pas aux dates indiquées.

7. Une communauté s’entraide pour organiser sa vie commune, mais sans instituer un État. Quelle conclusion correspond à la distinction entre besoin d’État et besoins vitaux ?

L’État est un besoin vital équivalent à respirer ou à manger.
L’absence d’État implique l’absence de toute entraide entre les personnes.
L’entraide peut être nécessaire sans que l’État soit un besoin vital équivalent.
L’entraide prouve que l’État répond à un besoin vital équivalent.

L’entraide peut être nécessaire sans que l’État soit un besoin vital équivalent.

Explication

Le besoin d’entraide ne signifie pas que l’État soit nécessaire au même titre que respirer ou manger. Assimiler ces besoins efface la distinction, tandis que l’absence d’État n’exclut pas l’entraide.

8. Une communauté envisage une organisation décentralisée de type ZAD pour régler la vie commune, tandis qu’un État pourrait aussi contribuer au bien-vivre. Quelle conclusion est compatible avec ces possibilités ?

L’État peut contribuer au vivre et au bien-vivre, parmi d’autres formes d’organisation.
L’État peut contribuer au vivre et au bien-vivre, à l’exclusion d’autres formes d’organisation.
La ZAD constitue une institution étatique centralisée pour organiser le bien-vivre.
L’État peut contribuer au vivre, mais pas au bien-vivre de la société.

L’État peut contribuer au vivre et au bien-vivre, parmi d’autres formes d’organisation.

Explication

L’État peut organiser le vivre ensemble et contribuer au vivre comme au bien-vivre, sans être la seule forme d’organisation envisageable. Réserver cette fonction à l’État ou exclure sa contribution au bien-vivre contredit cette distinction.

9. Comment définir l’état de nature dans le cadre politique étudié ?

Un état hypothétique sans vie commune ni relations entre les hommes.
Un état hypothétique avec des lois, mais sans autorité politique commune.
Un état réel sans lois, mais avec une autorité politique commune.
Un état hypothétique sans lois ni autorité politique commune.

Un état hypothétique sans lois ni autorité politique commune.

Explication

L’état de nature est une situation hypothétique dans laquelle les hommes vivent sans lois et sans autorité politique commune. La présence d’une autorité ou de lois contredit cette définition, et l’absence de vie commune n’en fait pas partie.

10. Dans un état de nature sans lois, une personne détient un objet parce qu’elle a pu le prendre par la force. Comment caractériser ce rapport à l’objet dans la distinction entre fait et droit chez Hobbes ?

Une possession de fait, garantie par une autorité politique commune.
Une propriété de droit, garantie par des règles communes.
Une propriété de droit, fondée sur la force plutôt que sur des règles.
Une possession de fait, sans garantie juridique de propriété.

Une possession de fait, sans garantie juridique de propriété.

Explication

Chez Hobbes, en l’absence de lois garantissant la sécurité des personnes et des biens, la force relève du fait et ne transforme pas une possession en propriété de droit. Parler de propriété garantie par des règles suppose une sécurité juridique absente de l’état de nature.

11. Dans une société sans règles communes, les conflits liés à la coexistence menacent de détruire les conditions mêmes de la vie collective. Quelle conséquence les contractualistes en tirent-ils ?

Les hommes sont contraints de conclure des pactes pour régir leur vie commune.
Les hommes peuvent conserver leurs rapports naturels sans établir de règles communes.
Les hommes concluent des pactes pour accroître leur richesse et leurs relations personnelles.
Les hommes concluent des pactes afin de mener une guerre commune contre les étrangers.

Les hommes sont contraints de conclure des pactes pour régir leur vie commune.

Explication

Pour les contractualistes, la cohabitation à l’état de nature est autodestructrice, ce qui contraint les hommes à établir des pactes pour régler leur vie commune. L’idée d’un pacte facultatif minimise cette contrainte, l’harmonie naturelle contredit le problème posé et l’alliance contre l’étranger ne décrit pas la raison générale du pacte.

12. Une multitude veut instituer l’État selon Hobbes. Quelle démarche permet de constituer une volonté commune ?

Rassembler les puissances dans un homme ou une assemblée, mais lui laisser porter sa propre personne sans autorisation collective.
Répartir les puissances entre les membres de la multitude afin que chacun porte sa propre personne.
Rassembler les puissances dans un homme ou une assemblée, l’autoriser à porter leur personne et soumettre les volontés et les jugements à une volonté commune.
Autoriser un représentant à agir au nom de certains membres, tout en maintenant les jugements particuliers de chacun.

Rassembler les puissances dans un homme ou une assemblée, l’autoriser à porter leur personne et soumettre les volontés et les jugements à une volonté commune.

Explication

Chez Hobbes, l’institution de l’État passe par le rassemblement des puissances, l’autorisation d’un représentant et la soumission des volontés et jugements à une volonté commune. L’absence d’autorisation, la représentation limitée et la dispersion des puissances écartent chacune un élément constitutif de cette démarche.

13. Quelle définition décrit l’État institué par les conventions mutuelles d’une multitude chez Hobbes ?

Une assemblée délibérante, dont les décisions visent la paix sans disposer des moyens de ses membres.
Une personne une, dont le représentant peut employer la force et les moyens de tous pour leur paix et leur défense communes.
Une puissance commune sans représentant, destinée à imposer des jugements distincts à chaque membre.
Une multitude non unifiée, dont chaque membre emploie sa propre force pour assurer sa défense particulière.

Une personne une, dont le représentant peut employer la force et les moyens de tous pour leur paix et leur défense communes.

Explication

L’État hobbesien est une personne une formée par les conventions mutuelles, et son représentant peut mobiliser la force et les moyens de tous pour la paix et la défense communes. Une multitude non unifiée omet cette unité, une puissance sans représentant omet la personne étatique, et une assemblée sans moyens ne correspond pas à la définition.

14. Dans un État hobbesien, une personne détient la puissance souveraine au nom de l’État, tandis que les autres membres lui sont soumis. Quel rôle cette personne occupe-t-elle ?

Le sujet, détenteur de la puissance souveraine.
Le souverain, dépositaire de la personne de l’État.
Le souverain, membre soumis à la puissance des sujets.
Le sujet, dépositaire de la personne de l’État.

Le souverain, dépositaire de la personne de l’État.

Explication

Le souverain est le dépositaire de la personne de l’État et détient la puissance souveraine ; les autres membres sont ses sujets. Qualifier le dépositaire de sujet confond les rôles, tandis qu’attribuer la puissance souveraine aux sujets inverse la relation.

15. Un individu est physiquement contraint d’agir par une force supérieure. Quelle conclusion Rousseau permet-il de tirer sur la moralité de cette force ?

La force est une preuve de vertu lorsque la contrainte est efficace.
La force est une puissance physique dont les effets ne produisent aucune moralité.
La force est un droit naturel qui rend juste l’obéissance obtenue.
La force est une puissance morale qui transforme ses effets en obligations.

La force est une puissance physique dont les effets ne produisent aucune moralité.

Explication

Pour Rousseau, la force est une puissance physique et ses effets ne peuvent produire de moralité. L’obligation morale ne découle donc pas de la contrainte physique ; la légitimité et la vertu ne se déduisent pas davantage de son efficacité.

16. Une personne obéit à un ordre uniquement parce qu’une menace physique rend la désobéissance dangereuse. Comment Rousseau caractériserait-il cette obéissance ?

Une cession à la force par nécessité ou prudence, sans obligation établie par la force seule.
Une obligation durable, puisque la force qui l’impose rend le droit permanent.
Un consentement volontaire, puisque la personne exécute effectivement l’ordre.
Une obéissance par devoir, puisque la menace établit une obligation morale.

Une cession à la force par nécessité ou prudence, sans obligation établie par la force seule.

Explication

Céder à la force relève de la nécessité ou de la prudence ; obéir par devoir suppose une obligation que la force seule ne peut établir. Assimiler la menace au devoir confond contrainte et obligation, tandis qu’exécuter l’ordre ne prouve ni consentement ni droit durable.

17. Une puissance renverse celle qui imposait jusque-là l’obéissance. Si l’on supposait que la force fonde le droit, quelle conséquence en découlerait selon Rousseau ?

Le droit attaché à l’ancienne force deviendrait permanent dès que celle-ci cesserait d’agir.
La nouvelle force ne pourrait acquérir aucun prétendu droit tant qu’elle n’a pas vaincu.
La nouvelle force hériterait du prétendu droit, qui disparaîtrait à son tour si cette force cessait.
Le droit de l’ancienne puissance subsisterait malgré sa défaite et la remplacerait.

La nouvelle force hériterait du prétendu droit, qui disparaîtrait à son tour si cette force cessait.

Explication

Dans l’hypothèse critiquée par Rousseau, le prétendu droit suit la force : celle qui surmonte la précédente en hérite, et ce droit disparaît lorsque la force cesse. Faire survivre le droit à la défaite ou à la disparition de la force contredit cette conséquence, tout comme refuser la succession de la puissance victorieuse.

18. Dans une communauté qui conclut un pacte social, quelle transformation caractérise le passage du règne du fait au règne du droit ?

L’instinct remplace la justice et le devoir devient une impulsion physique.
La justice remplace le devoir et l’instinct devient une contrainte physique.
La contrainte physique remplace l’instinct et l’impulsion devient un devoir.
La justice remplace l’instinct et le devoir remplace l’impulsion physique.

La justice remplace l’instinct et le devoir remplace l’impulsion physique.

Explication

Le pacte social substitue la justice à l’instinct et le devoir à l’impulsion physique. La contrainte physique confond devoir et nécessité, tandis que les autres réponses inversent les notions substituées.

19. Une personne détient un objet après l’avoir pris par la force, sans que la communauté reconnaisse son droit sur cet objet. Comment qualifier cette détention ?

Une propriété garantie, même sans reconnaissance collective.
Une possession fondée sur la force, sans propriété reconnue.
Une propriété reconnue, mais dépourvue de garantie.
Une liberté civile portant sur un bien détenu.

Une possession fondée sur la force, sans propriété reconnue.

Explication

La possession désigne le fait de détenir un bien par la force, alors que la propriété est reconnue et garantie. Les réponses parlant de propriété ajoutent une reconnaissance ou une garantie absente du cas.

20. Une personne agit selon son instinct et ne peut aller au-delà de ses propres forces ; une autre règle sa conduite dans le cadre du pacte social et bénéficie d’une propriété garantie. Quelle distinction s’applique ?

La première relève de la liberté naturelle, la seconde de la liberté civile.
La première relève de la liberté civile, la seconde de la liberté naturelle.
Les deux relèvent de la liberté civile, limitée par le pacte social.
Les deux relèvent de la liberté naturelle, bornée par les forces individuelles.

La première relève de la liberté naturelle, la seconde de la liberté civile.

Explication

La liberté naturelle est dictée par l’instinct et bornée par les forces de l’individu ; la liberté civile est limitée par le contrat social et garantie par la propriété. Les autres réponses attribuent à la première les garanties de la seconde, confondent leurs limites ou les assimilent.

21. Quelle difficulté fondamentale le contrat social doit-il résoudre pour les associés ?

Protéger les personnes et les biens par la force commune, tout en permettant à chacun de n’obéir qu’à lui-même et de rester aussi libre.
Assurer l’obéissance de chacun au pouvoir commun, même si les associés perdent leur liberté antérieure.
Préserver la liberté individuelle en soustrayant les personnes et les biens à la force commune.
Protéger les biens par la force commune, tout en confiant à un associé le pouvoir de décider pour tous.

Protéger les personnes et les biens par la force commune, tout en permettant à chacun de n’obéir qu’à lui-même et de rester aussi libre.

Explication

Le problème consiste à concilier la protection commune des personnes et des biens avec l’obéissance à soi-même et le maintien d’une liberté aussi grande qu’auparavant. Les autres propositions réduisent la protection aux biens, écartent l’association ou sacrifient la liberté.

22. Une assemblée examine une clause conforme au principe central du contrat social. Que prévoit-elle pour chaque associé ?

L’aliénation totale des biens de chaque associé à un associé désigné comme supérieur.
La conservation des droits de chaque associé, avec une cession de ses biens à la communauté.
L’aliénation totale de chaque associé et de tous ses droits à la communauté entière.
L’aliénation partielle de chaque associé et de certains droits à la communauté entière.

L’aliénation totale de chaque associé et de tous ses droits à la communauté entière.

Explication

Les clauses se réduisent à l’aliénation totale de chaque associé et de tous ses droits à toute la communauté. L’aliénation partielle et la cession limitée aux biens ne sont pas totales ; la cession à un associé remplace la communauté par un particulier.

23. Dans une communauté fondée sur un contrat social, un groupe prétend décider à la place de tous les citoyens. Quel principe rousseauiste cette prétention méconnaît-elle ?

L’inaliénabilité de la souveraineté, qui attribue le pouvoir de décision à l’ensemble du peuple
L’indivisibilité de la souveraineté, qui interdit qu’un groupe décide à la place des membres
Le droit du peuple de choisir pour lui-même, qui fonde la communauté politique
La volonté de tous, qui réunit les intérêts particuliers des citoyens

L’indivisibilité de la souveraineté, qui interdit qu’un groupe décide à la place des membres

Explication

La souveraineté est indivisible parce qu’elle appartient à l’union des volontés des membres et ne peut être exercée à leur place par un groupe. Le transfert au peuple confond indivisibilité et inaliénabilité, la somme des intérêts particuliers renvoie à la volonté de tous, et le choix du peuple relève de l’inaliénabilité.

24. Un peuple envisage de remettre sa souveraineté à un roi tout en restant lié par le contrat social. Quel principe s’oppose à cette décision ?

L’indivisibilité, qui interdit qu’un groupe partage les décisions du souverain
Le fondement contractuel, car le peuple ne peut être lié par un contrat social
La volonté générale, qui réunit les intérêts particuliers dans un intérêt commun
L’inaliénabilité, car le peuple conserve le droit de choisir pour lui-même

L’inaliénabilité, car le peuple conserve le droit de choisir pour lui-même

Explication

La souveraineté est inaliénable : le contrat social fonde la communauté, mais le peuple conserve le droit de choisir pour lui-même et ne peut remettre sa souveraineté à un roi. L’indivisibilité concerne l’exercice du pouvoir par un individu ou un groupe, la volonté générale désigne l’intérêt commun, et le contractualisme repose précisément sur le contrat social.

25. Chez Rousseau, que désigne la volonté générale par rapport à la volonté de tous ?

La somme des intérêts particuliers exprimés par tous les citoyens
La volonté confiée par les citoyens à leurs représentants élus
L’intérêt particulier que plusieurs citoyens choisissent de défendre ensemble
Ce qu’il y a de commun dans les intérêts particuliers unis par le contrat social

Ce qu’il y a de commun dans les intérêts particuliers unis par le contrat social

Explication

La volonté générale exprime ce qui est commun aux intérêts particuliers réunis dans le contrat social, tandis que la volonté de tous en est la somme. L’addition des intérêts particuliers définit donc la volonté de tous, la délégation renvoie à la représentation, et un intérêt partagé par quelques-uns ne suffit pas à définir l’intérêt commun.

26. Une loi établit une règle de portée commune pour une catégorie de citoyens et un type d’action, sans désigner de personne ni de cas particulier. Quelle caractéristique de la loi cette situation illustre-t-elle ?

Son objet général, qui considère les citoyens en corps et les actions abstraitement
Le jugement éclairé du peuple, qui guide la volonté générale vers le bien commun
Son rôle de commandement suprême, qui met en œuvre les moyens de conservation de l’État
Le pacte social, qui fonde l’État et lui donne son autorité politique

Son objet général, qui considère les citoyens en corps et les actions abstraitement

Explication

La loi a un objet général : elle considère les citoyens en corps et les actions abstraitement, sans viser un individu ou un acte particulier. Le commandement suprême décrit la fonction politique de la loi, le jugement éclairé concerne la capacité du peuple à reconnaître le bien, et le pacte social est le fondement de l’État.

27. Dans un État rousseauiste, quel rôle la loi joue-t-elle lorsque le corps politique met en œuvre les moyens nécessaires à sa conservation ?

Elle constitue le pacte social qui fonde la communauté politique
Elle garantit que le peuple voit toujours le bien qu’il veut
Elle considère les citoyens en corps et les actions de façon abstraite
Elle donne au corps politique le mouvement et la volonté nécessaires

Elle donne au corps politique le mouvement et la volonté nécessaires

Explication

La loi donne au corps politique le mouvement et la volonté nécessaires à la mise en œuvre des moyens de sa conservation et constitue le commandement suprême de l’État. La généralité de son objet est une autre caractéristique de la loi, le pacte fonde l’État, et le peuple ne voit pas toujours le bien qu’il veut.

28. Pourquoi la cité est-elle considérée comme la communauté la plus éminente ?

Elle comprend les autres communautés et vise un bien particulier.
Elle constitue la première communauté et vise les besoins quotidiens.
Elle constitue une communauté parmi d’autres sans les englober.
Elle comprend les autres communautés et vise le bien le plus éminent.

Elle comprend les autres communautés et vise le bien le plus éminent.

Explication

La cité est la communauté la plus éminente parce qu’elle englobe les autres et vise le bien le plus éminent. La « première communauté » confond son rang avec celui des communautés élémentaires, le « bien particulier » rabaisse sa finalité et la communauté « sans les englober » nie son caractère compréhensif.

29. Plusieurs villages s’unissent et atteignent une autarcie presque complète, afin de permettre une vie heureuse : quelle communauté ont-ils formée ?

Une cité, communauté achevée orientée vers la vie heureuse.
Un village, communauté achevée orientée vers la vie heureuse.
Une cité, communauté achevée exigeant une autarcie absolue.
Une cité, association destinée à assurer la simple survie.

Une cité, communauté achevée orientée vers la vie heureuse.

Explication

La cité est la communauté achevée issue de plusieurs villages ; son autarcie est presque complète et elle existe en vue de la vie heureuse. Le « village » correspond à une communauté moins achevée, la « simple survie » réduit sa fin, et l’« autarcie absolue » renforce à tort le degré d’autarcie.

30. Une communauté formée à partir de communautés naturelles atteint son développement complet et constitue leur fin : pourquoi peut-on alors qualifier la cité de naturelle ?

Parce qu’elle est la fin des premières communautés naturelles, comme la nature est la fin d’un être achevé.
Parce qu’elle représente une étape provisoire avant le développement complet.
Parce qu’elle apparaît chronologiquement avant les premières communautés naturelles.
Parce qu’une convention humaine suffit à rendre naturelle toute communauté.

Parce qu’elle est la fin des premières communautés naturelles, comme la nature est la fin d’un être achevé.

Explication

La cité est naturelle parce qu’elle constitue la fin des premières communautés naturelles, comme la nature d’un être correspond à ce qu’il est une fois son développement achevé. L’« apparition chronologique » confond fin et origine, la « convention » ne fonde pas ici son caractère naturel, et l’« étape provisoire » inverse l’idée d’achèvement.

31. Selon Aristote, comment caractériser une personne qui vit hors de la cité par nature, et non en raison d’un hasard de circonstance ?

Comme un être simplement isolé par une circonstance accidentelle.
Comme un être dont la nature humaine est définie par la vie hors de la cité.
Comme un être dégradé ou surhumain, à l’écart de la condition politique naturelle.
Comme un être exprimant une préférence individuelle ordinaire.

Comme un être dégradé ou surhumain, à l’écart de la condition politique naturelle.

Explication

Pour Aristote, l’être humain est par nature un animal politique ; celui qui vit hors de la cité par nature, et non par hasard, est donc dégradé ou surhumain. La « circonstance accidentelle » correspond au cas explicitement écarté, la « préférence ordinaire » banalise cette situation, et la « nature humaine définie par la vie hors de la cité » inverse le principe.

32. Dans une discussion, les participants utilisent des mots pour examiner ce qui est avantageux ou nuisible et déterminer ce qui est juste ou injuste. Quelle fonction du langage exercent-ils ?

Signaler l’agréable et le douloureux, puis le juste et l’injuste.
Transmettre des sensations entre animaux, sans notions de justice.
Manifester l’avantageux et le nuisible, puis le juste et l’injuste.
Manifester l’agréable et le douloureux, sans évaluer l’avantageux.

Manifester l’avantageux et le nuisible, puis le juste et l’injuste.

Explication

Le langage manifeste l’avantageux et le nuisible, puis le juste et l’injuste ; la voix, elle, signale le douloureux et l’agréable. La « voix » transpose la fonction expressive de la sensation, les « sensations agréables et douloureuses » limitent le rôle du langage, et les « signaux entre animaux » reprennent la fonction de la voix.

33. Des membres d’un groupe partagent les notions de bien, de mal, de juste et d’injuste : selon Aristote, quel effet ce partage a-t-il sur leur vie collective ?

Il constitue une famille et une cité par le partage de sensations vocales.
Il contribue à constituer une famille et une cité.
Il organise une association économique sans former une cité.
Il établit seulement que chaque membre peut percevoir ces notions.

Il contribue à constituer une famille et une cité.

Explication

Pour Aristote, c’est le fait d’avoir en commun des notions telles que le bien, le mal, le juste et l’injuste qui fait une famille et une cité. La « perception individuelle » ne suffit pas à exprimer le partage, l’« association économique » réduit la portée politique de ces notions, et les « sensations vocales » confondent langage et voix.

34. Quelles sont les trois formes principales de philia distinguées par Aristote ?

La famille, la cité et la vertu
L’utilité, le plaisir et la vertu
L’utilité, l’égalité et l’autorité
Le plaisir, la famille et le gouvernement

L’utilité, le plaisir et la vertu

Explication

Aristote distingue l’amitié fondée sur l’utilité, le plaisir et la vertu. Les liens familiaux et l’égalité politique relèvent d’autres distinctions, tandis que l’autorité n’est pas l’un des trois fondements cités.

35. Dans une cité dont les magistratures reposent sur l’égalité et la similitude des citoyens, quelle règle ceux-ci jugent-ils juste pour exercer le pouvoir ?

Exercer le pouvoir à tour de rôle
Conserver le pouvoir selon l’âge
Réserver le pouvoir aux mêmes familles
Confier le pouvoir au citoyen le plus riche

Exercer le pouvoir à tour de rôle

Explication

Lorsque les citoyens sont égaux et semblables, ils jugent juste d’exercer les magistratures à tour de rôle. Le pouvoir permanent, le critère de richesse et l’hérédité ne correspondent pas à cette règle.

36. À partir de quelle période les républicains défendent-ils l’idée d’une éducation unifiée entre les Français, notamment à l’initiative de Jules Ferry ?

À partir des années 1870
À partir des années 1860
À partir des années 1880
Avant les années 1870

À partir des années 1870

Explication

Les républicains défendent l’idée d’une éducation unifiée à partir des années 1870. Les années 1860 et la période antérieure à 1870 sont trop précoces, tandis que les années 1880 sont plus tardives.

37. Un historien situe l’apparition des premiers États en Mésopotamie, dans une région correspondant à l’actuel Irak. À quelle époque cette apparition se produit-elle ?

Au IIIe millénaire avant J.-C.
Au IVe millénaire avant J.-C.
Au IIe millénaire avant J.-C.
Au XVIe siècle avant J.-C.

Au IVe millénaire avant J.-C.

Explication

Les premiers États apparaissent en Mésopotamie au IVe millénaire avant J.-C. Le IIIe millénaire correspond à une datation plus tardive, tandis que les autres choix décalent l’apparition encore davantage.

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Comment l’État peut-il unifier un territoire et renforcer sa puissance ?

En imposant des règles communes, notamment par l’éducation, pour contribuer à sa subsistance.

Au service de quoi l’éducation peut-elle être une fin ou un moyen ?

Une fin au service de la qualité de vie ou un moyen au service de l’État producteur.

Quelles institutions composent l’État selon sa définition ?

Des institutions politiques, juridiques, militaires, administratives et économiques.

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