★ À maîtriser
Les mutations intellectuelles grecques associent des explications profanes des phénomènes naturels, un ordre cosmique fondé sur une loi immanente et une représentation géométrique de l’espace faite de relations symétriques et réversibles.
Ces mutations contribuent à l’émergence du politique et de la cité-État, en rompant avec les mentalités des civilisations mycénienne puis dorienne.
Compléments
La période de transformation des royaumes mycéniens vers la cité-État est située entre le XIIe siècle av. J.-C. et le Ve siècle av. J.-C.
J. de Romilly associe le goût grec pour l’analyse scientifique à un esprit profane d’explication du monde. - J de romilly
Explication profane → loi immanente → espace géométrique
★ À maîtriser
Compléments
La période préarchaïque est mal connue et comprend les civilisations achéenne puis dorienne.
La société mycénienne associe : une aristocratie guerrière privilégiée, des communautés rurales soumises au palais, un personnel administratif doté de techniques comptables
Les récits homériques de l’Iliade et de l’Odyssée mettent en scène la guerre de Troie entre les Achéens d’Agamemnon et d’Achille et les Troyens d’Hector.
Anax au palais, puis basileus après la disparition des palais
📌 La tyrannie grecque a pu réagir contre les sociétés aristocratiques dans le monde grec-asiatique, tandis qu’en Occident elle est liée à l’installation de nouvelles cités durant la colonisation.
Selon Thucydide, les tyrannies apparaissent dans des cités riches et dotées d’une flotte puissante, dans un contexte de contrôle des mers et de lutte contre la piraterie.
La colonisation répond notamment à :
Les groupes envoyés par les cités mères fondent de nouvelles cités, qui doivent s’adapter à leur milieu et coopérer avec les populations autochtones.
Manque de terres → fondation de cités autonomes
Révolte ionienne → Marathon → Salamine
Sous Périclès, Athènes étend ses zones d’influence vers la mer Noire, l’Égypte, où son expédition échoue en 454 av. J.-C., et l’Italie méridionale.
Athènes organise la Ligue en cinq districts :
Athènes n’envoie pas de personnel politique dans les cités alliées, mais impose l’usage de sa monnaie, ce qui les prive du droit de frapper leur propre monnaie.
Alliance pour la liberté, puis domination athénienne
★ À maîtriser
Compléments
Conflit durable → défaite athénienne → retour démocratique
★ À maîtriser
📌 Le tyran archaïque se rapproche des royautés et se distingue de la cité isonomique, tandis que le tyran hellénistique domine pour ses intérêts propres par la peur, la force et la violence.
Compléments
Alexandre prolonge l’œuvre de Philippe et donne sa pleine dimension à l’empire macédonien.
L’empire d’Alexandre se partage entre :
Après la prise de Tarente en 272 av. J.-C., la Grèce d’Occident passe sous l’orbite de Rome.
À l’époque hellénistique, les rois délèguent la guerre à des mercenaires et se replient sur la gestion interne des cités, amorçant la séparation de la guerre et du politique.
Philippe impose Corinthe, Alexandre prolonge l’empire
★ À maîtriser
📌 La stasis désigne les insurrections violentes entre citoyens au sein de la cité, tandis que le pólemos désigne la guerre extérieure entre cités ou contre des peuples étrangers.
Compléments
La conception agonistique de l’homme grec fait de la rivalité une réalité présente dans les débats, les jeux olympiques et les relations entre cités.
Thucydide estime que la trêve comprise entre deux phases de la guerre du Péloponnèse doit être incluse dans la guerre, et que l’exclure est une erreur d’appréciation.
Selon Nicole Loraux, la guerre grecque doit être comprise dans la relation entre l’oikos et la polis.
Stasis dedans, pólemos dehors
★ À maîtriser
📌 La spécialisation militaire hoplitique accroît la technique, la discipline et l’entraînement, mais ne rend pas la guerre autonome de la vie civique et ne crée pas de corps militaires séparés.
Compléments
L’équipement hoplitique, plus léger et maniable que celui de la période antérieure mais plus coûteux, permet à davantage de citoyens moins aisés de participer à la guerre.
Les stratèges sont des magistrats civils élus comme les autres et exercent le commandement militaire de la cité.
Dans la phalange, chaque bouclier protège aussi le voisin
★ À maîtriser
📌 La cité antique est attachée à son arrière-pays rural et fonctionne comme cité de consommateurs, tandis que la cité médiévale domine sa campagne et fonctionne comme cité de producteurs. - Weber
Compléments
Les relations entre cités grecques passent notamment par : les ambassadeurs, chargés d’une mission extérieure encadrée, les hérauts, chargés d’annoncer les informations importantes, les proxènes, intermédiaires qui défendent les citoyens d’une autre cité
Les proxènes cumulent des fonctions de patronage et de parrainage avec des fonctions de responsabilité, de garantie et de témoignage.
★ À maîtriser
Selon Aristote, le citoyen est celui qui commande et est commandé.
Dans la cité isonomique, le pouvoir est au centre, la liberté de parole structure le débat public et la règle de la majorité remplace la parole unique du tyran.
Compléments
Selon Vernant, les citoyens entretiennent des relations réciproques et réversibles, et les paysans sont intégrés comme semblables et égaux.
La cité grecque contribue à l’hellénisation en affirmant et diffusant la culture grecque, dont la conscience commune se renforce après les guerres médiques.
Le pouvoir au centre remplace la parole du tyran
★ À maîtriser
La distinction grecque entre Grecs et barbares est présentée comme politique et culturelle, et non raciale.
Selon Romilly, les barbares sont représentés comme le peuple de la soumission, tandis que l’émergence de la cité marque le passage grec de l’hétéronomie à l’autonomie.
Compléments
La figure du barbare est une construction grecque qui aide les Grecs à se définir par contraste avec l’autre.
La définition de l’appartenance grecque se ferme progressivement : un parent grec suffit au Ve siècle, tandis que deux parents grecs sont requis au IVe siècle.
À partir du IVe siècle, la langue devient un critère de distinction : on est d’abord « barbarophone » avant d’être qualifié de barbare.
La soumission attribuée au barbare affirme l’autonomie grecque
Cité antique et cité médiévale
| Dimension | Cité antique | Cité médiévale |
|---|---|---|
| Rapport à la campagne | Attachée à son arrière-pays rural | En relation de domination avec sa campagne |
| Fonction économique | Cité de consommateurs de produits ruraux | Cité de producteurs, artisanale et corporative |
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1. Quelle caractéristique distingue la représentation grecque de l’ordre naturel dans les mutations intellectuelles des origines ?
2. Quel changement politique les mutations intellectuelles grecques contribuent-elles à rendre possible ?
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Quelles trois caractéristiques définissent les mutations intellectuelles grecques ?
Les explications profanes de la nature, une loi immanente ordonnant le cosmos et une représentation géométrique symétrique et réversible de l’espace.
À quelle évolution politique les mutations grecques contribuent-elles ?
À l’émergence du politique et de la cité-État.
Quelles mentalités les mutations grecques rompent-elles ?
Celles des civilisations mycénienne puis dorienne.
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