QCM : Cité et guerre dans la Grèce antique (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue la représentation grecque de l’ordre naturel dans les mutations intellectuelles des origines ?

Elle explique les phénomènes par des traditions ancestrales et conçoit l’espace comme une succession de territoires séparés.
Elle rapporte les phénomènes à l’autorité royale et conçoit l’espace selon des rapports de domination irréversibles.
Elle explique les phénomènes par des causes profanes et conçoit l’espace selon des relations géométriques symétriques et réversibles.
Elle attribue les phénomènes à des volontés divines et conçoit l’espace selon une hiérarchie sacrée et immuable.

Elle explique les phénomènes par des causes profanes et conçoit l’espace selon des relations géométriques symétriques et réversibles.

Explication

Ces mutations associent des explications profanes, une loi immanente organisant le cosmos et une conception géométrique de l’espace fondée sur la symétrie et la réversibilité. Une explication reposant sur les volontés divines ne correspond pas à cette approche profane.

2. Quel changement politique les mutations intellectuelles grecques contribuent-elles à rendre possible ?

Le rétablissement des royaumes palatiaux et des mentalités mycéniennes dans les cités grecques.
La disparition des formes politiques locales au profit d’une administration commune aux royaumes.
L’unification des communautés grecques sous un pouvoir impérial succédant aux institutions doriennes.
L’émergence du politique et de la cité-État, en rupture avec les mentalités mycéniennes puis doriennes.

L’émergence du politique et de la cité-État, en rupture avec les mentalités mycéniennes puis doriennes.

Explication

Les mutations intellectuelles contribuent à l’émergence du politique et de la cité-État en rompant avec les mentalités mycéniennes puis doriennes. Le rétablissement des royaumes palatiaux irait à l’encontre de cette rupture.

3. Dans l’organisation palatiale mycénienne, quel rôle le roi appelé anax exerce-t-il ?

Il dirige l’administration du palais tandis que les communautés rurales détiennent les autres pouvoirs.
Il concentre au palais les pouvoirs politique, religieux, militaire, économique et administratif.
Il exerce la souveraineté comme basileus après la disparition des palais et de l’écriture.
Il partage le pouvoir militaire avec des chefs locaux et réserve au palais les fonctions religieuses.

Il concentre au palais les pouvoirs politique, religieux, militaire, économique et administratif.

Explication

L’anax mycénien est au centre d’une organisation palatiale qui rassemble au palais les principaux pouvoirs. Le titre de basileus désigne la souveraineté après la disparition des palais, et non le roi de l’organisation palatiale mycénienne.

4. Quel changement caractérise la souveraineté après la disparition des palais mycéniens ?

Le titre basileus désigne un administrateur du palais, tandis que l’écriture reste réservée aux scribes.
Le titre basileus remplace anax pour désigner le souverain, tandis que l’écriture disparaît.
Le titre anax remplace basileus pour désigner le souverain, tandis que l’écriture se diffuse.
Le titre anax désigne un chef militaire local, tandis que l’écriture est maintenue dans les cités.

Le titre basileus remplace anax pour désigner le souverain, tandis que l’écriture disparaît.

Explication

Après la disparition des palais mycéniens, basileus remplace anax comme titre désignant celui qui incarne la souveraineté, et l’écriture disparaît. L’idée que l’écriture se diffuse à cette période contredit cette évolution.

5. Qu’est-ce qui caractérise une colonie grecque fondée dans le cadre de la colonisation ?

C’est un comptoir administré par sa cité mère, avec laquelle il partage les décisions politiques et religieuses.
C’est un territoire agricole soumis à la cité mère, malgré des pratiques religieuses locales distinctes.
C’est une cité politiquement autonome de sa cité mère, avec laquelle elle conserve notamment des liens religieux.
C’est une cité politiquement autonome qui rompt ses liens religieux et institutionnels avec sa cité mère.

C’est une cité politiquement autonome de sa cité mère, avec laquelle elle conserve notamment des liens religieux.

Explication

La colonisation grecque fonde des comptoirs et des cités politiquement autonomes qui conservent notamment des liens religieux avec leur cité mère. Une colonie n’est donc pas une dépendance politique administrée par celle-ci.

6. Quel événement caractérise le soulèvement des peuples d’Ionie contre les Perses entre 499 et 494 av. J.-C. ?

Darius est vaincu à Marathon après avoir attaqué Athènes et Érétrie.
Les cités grecques fondent la Ligue de Délos pour défendre leur liberté.
Aristagoras proclame l’isonomie à Milet avant la défaite ionienne à Ladé.
Xerxès est repoussé à Salamine par une alliance menée par Sparte.

Aristagoras proclame l’isonomie à Milet avant la défaite ionienne à Ladé.

Explication

Le soulèvement commence à Milet, où le tyran Aristagoras proclame l’isonomie, et se termine par la défaite des Ioniens à Ladé. Marathon et Salamine appartiennent aux invasions perses ultérieures.

7. Lors de l’offensive perse de 490 av. J.-C., quelle issue connaît la bataille de Marathon ?

Les Athéniens remportent la victoire contre les forces de Darius.
Les Perses prennent Athènes après avoir vaincu les forces de Darius.
Les Ioniens battent les Perses après le soulèvement parti de Milet.
L’alliance grecque menée par Sparte défait l’armée de Xerxès.

Les Athéniens remportent la victoire contre les forces de Darius.

Explication

En 490 av. J.-C., Darius lance une offensive contre Athènes et Érétrie, mais les Athéniens l’emportent à Marathon. La victoire de l’alliance menée par Sparte contre Xerxès renvoie à l’invasion de 480 av. J.-C.

8. Quel effet la lutte contre les Perses a-t-elle sur l’identité et les rapports entre les cités grecques ?

Elle affirme une identité propre à Athènes et efface le sentiment d’appartenance hellénique.
Elle unifie les cités sous un gouvernement commun et met fin à leurs rivalités politiques.
Elle renforce une identité perse partagée et rapproche les cités grecques de leur adversaire.
Elle renforce une identité hellénique opposée aux Perses, sans faire disparaître les divisions politiques.

Elle renforce une identité hellénique opposée aux Perses, sans faire disparaître les divisions politiques.

Explication

La lutte contre les Perses renforce une identité hellénique définie en opposition au barbare, tout en affirmant notamment la puissance maritime d’Athènes. Cette identité commune ne signifie pas que les divisions politiques entre cités grecques disparaissent.

9. Quel était l’objectif et le mode de direction de la Ligue de Délos fondée en 478 av. J.-C. ?

Étendre la domination perse sur l’Égée par une alliance navale dirigée par Athènes.
Unifier les cités grecques par une alliance politique dirigée par les Ioniens.
Protéger les cités du Péloponnèse par une alliance terrestre dirigée par Sparte.
Préserver la liberté des cités alliées par une alliance maritime dirigée par Athènes.

Préserver la liberté des cités alliées par une alliance maritime dirigée par Athènes.

Explication

La Ligue de Délos est une alliance militaire maritime conclue par Athènes et des cités d’Ionie et des îles égéennes pour préserver leur liberté, sous le commandement athénien appelé hégémon. La Ligue du Péloponnèse, en revanche, est conduite par Sparte.

10. Comment Athènes organisait-elle les contributions financières de la Ligue de Délos ?

Elle répartissait les cités en cinq districts et versait le phoros aux cités alliées.
Elle répartissait les cités en cinq districts et collectait le phoros comme trésor de guerre.
Elle répartissait les cités en cinq districts et prélevait le phoros comme impôt commercial.
Elle répartissait les cités en trois districts et collectait le phoros pour financer les fêtes.

Elle répartissait les cités en cinq districts et collectait le phoros comme trésor de guerre.

Explication

Athènes organisait la Ligue en cinq districts et collectait le phoros, qui constituait un trésor de guerre. Ce prélèvement n’était pas présenté comme un versement destiné aux cités alliées ni comme un impôt commercial.

11. Quelles forces s’affrontent pendant la guerre du Péloponnèse, de 431 à 404 av. J.-C., et quelle en est l’issue pour Athènes ?

La Ligue de Délos et la Ligue du Péloponnèse s’affrontent, et Athènes est vaincue.
La Ligue du Péloponnèse et les Perses s’affrontent, et Athènes est vaincue.
La Ligue de Délos et les Perses s’affrontent, et Sparte est vaincue.
Les cités d’Ionie et la Ligue de Délos s’affrontent, et Athènes est victorieuse.

La Ligue de Délos et la Ligue du Péloponnèse s’affrontent, et Athènes est vaincue.

Explication

La guerre oppose la Ligue de Délos à la Ligue du Péloponnèse et se conclut par la défaite d’Athènes. L’affrontement n’oppose pas la Ligue de Délos aux Perses.

12. Quelles conséquences la défaite athénienne d’Aigos Potamos en 405 av. J.-C. entraîne-t-elle après le siège ?

Athènes perd sa flotte, mais conserve son empire et renforce ses moyens de défense.
Athènes perd son empire, la majeure partie de sa flotte et ses moyens de défense.
Athènes abandonne ses moyens de défense, mais conserve son empire et la majeure partie de sa flotte.
Athènes conserve son empire, mais cède la majeure partie de sa flotte et ses moyens de défense.

Athènes perd son empire, la majeure partie de sa flotte et ses moyens de défense.

Explication

Après sa lourde défaite à Aigos Potamos, Athènes est assiégée et contrainte à la paix, qui la prive de son empire, de la majeure partie de sa flotte et de ses moyens de défense. La paix ne lui permet donc pas de conserver son empire.

13. Pourquoi la professionnalisation des stratèges fragilise-t-elle le fonctionnement de la cité isonomique ?

Elle sépare davantage la conduite de la guerre des affaires civiques et affaiblit le roulement des fonctions.
Elle remplace les stratèges professionnels par des magistrats désignés par les cités alliées.
Elle renforce le roulement des fonctions civiques en confiant la conduite de la guerre à tous les citoyens.
Elle rapproche les affaires intérieures de la conduite de la guerre et étend la participation civique.

Elle sépare davantage la conduite de la guerre des affaires civiques et affaiblit le roulement des fonctions.

Explication

La cité isonomique repose sur le roulement des fonctions civiques, mais la professionnalisation des stratèges et la délégation des affaires intérieures détruisent ce fonctionnement. L’extension de la participation civique ne décrit donc pas cette évolution.

14. Quel événement permet à Philippe de Macédoine d’étendre son influence sur les cités grecques en 338 av. J.-C. ?

Sa victoire à Marathon, suivie de la fondation de la Ligue de Délos
Sa victoire à Chéronée, suivie de la mise en place de la Ligue de Corinthe
La prise de Thèbes, suivie de la création de la Ligue béotienne
La conquête d’Athènes, suivie de la création de la Ligue du Péloponnèse

Sa victoire à Chéronée, suivie de la mise en place de la Ligue de Corinthe

Explication

La victoire de Philippe à Chéronée en Béotie, en 338 av. J.-C., étend son influence grâce à la Ligue de Corinthe. La Ligue de Délos était associée à Athènes, et non à l’expansion de Philippe.

15. Quelle distinction caractérise les tyrans archaïques et hellénistiques ?

Le tyran archaïque se rapproche de la royauté, tandis que le tyran hellénistique domine par la peur et la violence pour ses intérêts propres.
Le tyran archaïque domine par la force au service de ses intérêts, tandis que le tyran hellénistique gouverne comme un roi légitime.
Le tyran archaïque dirige une cité isonomique, tandis que le tyran hellénistique exerce un pouvoir comparable à une royauté.
Le tyran archaïque gouverne par la peur et la violence, tandis que le tyran hellénistique se rapproche de la cité isonomique.

Le tyran archaïque se rapproche de la royauté, tandis que le tyran hellénistique domine par la peur et la violence pour ses intérêts propres.

Explication

La tyrannie archaïque se rapproche des royautés, alors que le tyran hellénistique impose ses intérêts par la peur, la force et la violence. La confusion consiste à attribuer au tyran archaïque le mode de domination violent propre ici au tyran hellénistique.

16. Quelle conception de la guerre Jean-Pierre Vernant attribue-t-il au monde grec ?

La guerre et la paix y sont conçues comme deux états permanents sans rapport l’un avec l’autre.
La paix y est considérée comme naturelle, et la guerre comme une suspension de celle-ci.
La guerre y est considérée comme naturelle, et la paix comme une suspension de celle-ci.
La guerre y est considérée comme un accident rare, sans lien avec les relations entre cités.

La guerre y est considérée comme naturelle, et la paix comme une suspension de celle-ci.

Explication

Jean-Pierre Vernant présente la guerre comme naturelle dans le monde grec et la paix comme une interruption plutôt que comme l’état premier. L’idée inverse, qui ferait de la paix l’état naturel et de la guerre une parenthèse, ne correspond pas à cette conception.

17. Comment la philia relie-t-elle les personnes dans le monde grec ?

Elle organise les institutions politiques de la polis et distingue les citoyens des étrangers.
Elle structure les liens d’affection et de solidarité de l’oikos et relie les citoyens à la communauté.
Elle désigne les alliances militaires entre cités et coordonne leurs campagnes contre un ennemi.
Elle encadre les échanges commerciaux de l’oikos et répartit les magistratures de la cité.

Elle structure les liens d’affection et de solidarité de l’oikos et relie les citoyens à la communauté.

Explication

La philia désigne les liens d’affection et de solidarité qui structurent l’oikos et relient aussi les citoyens à la communauté. La polis, plutôt que la philia, désigne la communauté politique organisée au-delà de la famille.

18. Une insurrection violente oppose des citoyens à l’intérieur d’une cité, tandis qu’une autre guerre oppose deux cités : comment nommer ces conflits ?

La première est un pólemos et la seconde une stasis.
La première est une stasis et la seconde un pólemos.
La première est une philia et la seconde un pólemos.
La première est une stasis et la seconde une philia.

La première est une stasis et la seconde un pólemos.

Explication

La stasis est un conflit interne violent entre citoyens, tandis que le pólemos est une guerre extérieure entre cités ou contre des peuples étrangers. Inverser ces termes revient à confondre le conflit civique intérieur avec la guerre extérieure.

19. Que désigne la révolution hoplitique dans l’évolution des cités grecques ?

Des réformes hellénistiques renforçant la tyrannie et remplaçant la guerre collective par le combat individuel.
Des transformations archaïques séparant l’armée de la cité et instituant un commandement autonome.
Des réformes classiques favorisant la monarchie et une guerre menée par des héros individuels.
Des transformations archaïques favorisant la cité isonomique et une guerre collective disciplinée.

Des transformations archaïques favorisant la cité isonomique et une guerre collective disciplinée.

Explication

La révolution hoplitique désigne des transformations de l’époque archaïque qui contribuent à l’émergence de la cité isonomique et d’une guerre collective disciplinée. Elle ne sépare pas l’armée de la vie civique et ne correspond pas à un retour au combat individuel.

20. En quoi la phalange hoplitique diffère-t-elle du combat des héros homériques ?

Elle repose sur des duels entre chefs qui déterminent l’issue, au lieu de mobiliser une formation collective.
Elle associe des soldats répartis en groupes indépendants, au lieu de privilégier les qualités individuelles.
Elle forme un ensemble serré où les soldats se soutiennent, au lieu de mettre en avant le combat individuel du héros.
Elle rassemble des combattants isolés qui cherchent la gloire personnelle, au lieu d’organiser un soutien mutuel.

Elle forme un ensemble serré où les soldats se soutiennent, au lieu de mettre en avant le combat individuel du héros.

Explication

Dans la phalange, les hoplites combattent en formation serrée et se soutiennent mutuellement, contrairement à l’accent mis sur le héros individuel dans le combat homérique. Des combattants isolés recherchant la gloire personnelle décrivent donc le modèle opposé.

21. Quel effet la spécialisation militaire hoplitique a-t-elle sur le rapport entre guerre et vie civique ?

Elle développe technique, discipline et entraînement sans rendre la guerre autonome de la cité ni créer de corps séparés.
Elle développe technique et discipline en séparant la guerre de la vie civique et en formant des corps militaires distincts.
Elle réduit l’entraînement militaire afin que les citoyens puissent déléguer la guerre à des troupes autonomes.
Elle renforce l’autonomie des chefs militaires et transforme le commandement en fonction indépendante de la cité.

Elle développe technique, discipline et entraînement sans rendre la guerre autonome de la cité ni créer de corps séparés.

Explication

La spécialisation hoplitique accroît la technique, la discipline et l’entraînement, tout en maintenant la guerre dans le cadre de la vie civique. La création de corps militaires séparés est précisément l’interprétation erronée qu’il faut écarter.

22. Quel principe politique caractérise l’archè par opposition à la royauté ?

Le pouvoir est réparti entre des fonctions politiques spécialisées.
Le pouvoir est confié à un roi qui cumule les principales fonctions.
Le pouvoir est exercé par des assemblées rurales indépendantes.
Le pouvoir est partagé entre des cités sans institutions distinctes.

Le pouvoir est réparti entre des fonctions politiques spécialisées.

Explication

L’archè organise le pouvoir autour de fonctions spécialisées, comme la justice, la législation et la défense. La royauté constitue le contraste pertinent, car elle concentre les pouvoirs dans les mains du roi.

23. Comment les cités grecques peuvent-elles former un ensemble cohérent malgré leurs rivalités ?

Elles relèvent d’une administration centrale commune qui met fin aux guerres entre elles.
Elles partagent une culture et une organisation relative, sans unité politique ou administrative.
Elles préservent leur cohésion en renonçant aux conflits et aux relations entre cités.
Elles sont politiquement unifiées, mais se distinguent par des cultures sans liens communs.

Elles partagent une culture et une organisation relative, sans unité politique ou administrative.

Explication

Les cités grecques partagent une homogénéité culturelle et un système relativement organisé, bien qu’elles n’aient pas d’unité politique ou administrative et que la guerre persiste. L’existence d’une administration centrale commune confond cette cohésion avec une unification politique.

24. Une cité souhaite accueillir et protéger les citoyens d’une autre cité grâce à un intermédiaire local : quel rôle diplomatique correspond à cette mission ?

L’ambassadeur, qui conduit une mission extérieure encadrée par sa cité.
Le héraut, qui annonce les informations importantes entre les cités.
Le proxène, qui sert d’intermédiaire et défend les citoyens d’une autre cité.
Le stratège, qui organise la défense militaire de sa propre cité.

Le proxène, qui sert d’intermédiaire et défend les citoyens d’une autre cité.

Explication

Le proxène est un intermédiaire chargé de défendre les citoyens d’une autre cité. Le héraut annonce des informations importantes, mais cette fonction ne correspond pas à la représentation et à la défense de ces citoyens.

25. Que signifie l’isonomie pour les citoyens d’une cité ?

Ils sont égaux politiquement et civiquement sous l’autorité de la loi.
Ils bénéficient d’une égalité de statut, mais restent exclus de l’élaboration des lois.
Ils participent au gouvernement selon leur rang et leur richesse.
Ils obéissent à un dirigeant qui détient seul le pouvoir législatif.

Ils sont égaux politiquement et civiquement sous l’autorité de la loi.

Explication

L’isonomie désigne l’égalité civique et politique des citoyens sous le règne de la loi, dont ils sont aussi les législateurs. La concentration du pouvoir législatif chez un dirigeant relève plutôt de la tyrannie.

26. Quelle formule Aristote associe-t-il à la condition de citoyen ?

Le citoyen est celui qui administre la cité sans recevoir d’ordres.
Le citoyen est celui qui obéit aux lois sans participer au pouvoir.
Le citoyen est celui qui commande et est commandé.
Le citoyen est celui qui dirige l’armée et rend la justice.

Le citoyen est celui qui commande et est commandé.

Explication

Aristote caractérise le citoyen par sa participation aux deux positions de gouvernant et de gouverné. Réduire sa condition à l’obéissance exclut le rôle politique que cette définition lui attribue.

27. Dans une cité isonomique, quelle combinaison organise le débat et la prise de décision ?

Le pouvoir est au centre, la parole circule et la majorité tranche.
Le pouvoir est partagé entre chefs militaires, qui imposent leurs décisions.
Le pouvoir est détenu par les magistrats, qui remplacent le débat public.
Le pouvoir est concentré, le débat est limité et le tyran décide.

Le pouvoir est au centre, la parole circule et la majorité tranche.

Explication

Dans la cité isonomique, le pouvoir est au centre, la liberté de parole structure le débat et la majorité remplace la parole unique du tyran. La décision personnelle d’un tyran est donc l’opposé de ce mode de décision.

28. Sur quel type de distinction repose la séparation grecque entre Grecs et barbares ?

Sur une distinction raciale plutôt que politique et culturelle.
Sur une distinction militaire fondée sur la participation aux guerres grecques.
Sur une distinction fondée sur la richesse plutôt que sur les pratiques culturelles.
Sur une distinction politique et culturelle plutôt que raciale.

Sur une distinction politique et culturelle plutôt que raciale.

Explication

La séparation entre Grecs et barbares est présentée comme politique et culturelle, et non raciale. L’interpréter comme une classification raciale inverse directement la nature de cette distinction.

29. Selon Romilly, quel contraste relie la représentation des barbares à l’évolution de la cité grecque ?

Les barbares figurent la soumission, tandis que la cité marque le passage à l’autonomie.
Les barbares figurent l’autonomie, tandis que la cité rétablit la soumission à une loi extérieure.
Les barbares figurent l’égalité civique, tandis que la cité réserve la loi à un souverain.
Les barbares figurent la liberté politique, tandis que la cité supprime la participation collective.

Les barbares figurent la soumission, tandis que la cité marque le passage à l’autonomie.

Explication

Romilly associe les barbares à la soumission et voit dans l’émergence de la cité le passage grec de l’hétéronomie à l’autonomie. Le choix qui attribue l’autonomie aux barbares et la soumission à la cité inverse ce contraste.

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Quelles trois caractéristiques définissent les mutations intellectuelles grecques ?

Les explications profanes de la nature, une loi immanente ordonnant le cosmos et une représentation géométrique symétrique et réversible de l’espace.

À quelle évolution politique les mutations grecques contribuent-elles ?

À l’émergence du politique et de la cité-État.

Quelles mentalités les mutations grecques rompent-elles ?

Celles des civilisations mycénienne puis dorienne.

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