QCM : Dynamique des bassins versants (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment les activités humaines peuvent-elles modifier le cycle naturel de l’eau ?

En modifiant les flux par les prélèvements et la consommation d’eau
En empêchant les échanges entre les réservoirs naturels
En supprimant l’action de l’énergie thermique sur les transferts
En transformant les précipitations en écoulements souterrains

En modifiant les flux par les prélèvements et la consommation d’eau

Explication

Les prélèvements et la consommation humains peuvent modifier le cycle naturel de l’eau en agissant sur les quantités d’eau disponibles et leurs flux. L’énergie thermique contribue aux transferts naturels, mais sa suppression n’est pas le mécanisme indiqué ici.

2. Quel mécanisme met en mouvement l’eau entre les réservoirs du cycle naturel ?

La seule infiltration de l’eau dans les couches géologiques
La transformation des roches en minéraux par leur refroidissement
Des transferts entre plusieurs réservoirs, sous l’action notamment de l’énergie thermique
La convergence des eaux d’un bassin vers un exutoire unique

Des transferts entre plusieurs réservoirs, sous l’action notamment de l’énergie thermique

Explication

Le cycle naturel de l’eau comprend des transferts entre plusieurs réservoirs, auxquels contribue notamment l’énergie thermique. La convergence vers un exutoire décrit plutôt le drainage d’un bassin versant.

3. Quelle description définit un bassin versant ?

Un espace délimité par une ligne de partage des eaux, drainé vers un exutoire unique
Un réseau de chenaux dont les limites sont déterminées par la profondeur du sol
Une région topographique où les eaux se dispersent vers plusieurs exutoires
Une zone géologique où l’eau s’infiltre sans rejoindre de réseau hydrographique

Un espace délimité par une ligne de partage des eaux, drainé vers un exutoire unique

Explication

Un bassin versant est délimité par une ligne de partage des eaux et son réseau hydrographique dirige les eaux vers un exutoire unique. Une zone drainée vers plusieurs exutoires ne correspond donc pas à cette définition.

4. Dans un terrain karstique, pourquoi le bassin versant réel peut-il différer du bassin apparent ?

Parce que des écoulements souterrains peuvent franchir les limites topographiques
Parce que les limites topographiques suivent les chenaux plutôt que les crêtes
Parce que la ligne de partage des eaux est déterminée par la granulométrie
Parce que le réseau hydrographique de surface possède plusieurs exutoires

Parce que des écoulements souterrains peuvent franchir les limites topographiques

Explication

Le bassin apparent suit les limites topographiques, tandis que le bassin réel peut tenir compte des écoulements souterrains, susceptibles de suivre d’autres limites. La granulométrie peut influencer les écoulements, mais elle ne définit pas à elle seule la ligne de partage topographique.

5. Quelle succession peut décrire l’écoulement de l’eau dans un bassin versant ?

Un écoulement concentré, puis hypodermique, puis diffus dans des chenaux
Un écoulement souterrain, puis une sédimentation, puis un transport par le vent
Un écoulement diffus, puis hypodermique, puis concentré dans des chenaux érosifs
Un écoulement diffus, puis une évaporation, puis une convergence vers plusieurs exutoires

Un écoulement diffus, puis hypodermique, puis concentré dans des chenaux érosifs

Explication

L’écoulement peut commencer de façon diffuse, devenir hypodermique, puis se concentrer dans des chenaux qui creusent le sol. La succession inverse proposée dans un distracteur ne correspond pas à ce processus.

6. Quels facteurs géologiques influencent l’organisation des écoulements de surface et souterrains ?

La couleur des minéraux, leur goût, leur magnétisme et leur luminescence
Les structures géologiques, la lithologie, la cohésion des roches et leur granulométrie
La vitesse du vent, l’intensité des précipitations et la température de l’air
La forme des fossiles, leur âge, leur moulage et leur mode de conservation

Les structures géologiques, la lithologie, la cohésion des roches et leur granulométrie

Explication

L’organisation des écoulements dépend notamment des structures géologiques, de la lithologie, de la cohésion des roches et de leur granulométrie. Les propriétés minérales citées dans un distracteur caractérisent des minéraux, mais ne constituent pas les facteurs géologiques énumérés pour organiser les écoulements.

7. Quelle caractéristique correspond à la définition d’un minéral ?

Un matériau produit par l’altération, le transport et l’enfouissement de particules
Un corps naturel généralement solide, à composition définie et structure cristalline plus ou moins ordonnée
Un reste ou une trace d’organisme conservé dans des sédiments
Un corps naturel dont la composition varie sans structure cristalline

Un corps naturel généralement solide, à composition définie et structure cristalline plus ou moins ordonnée

Explication

Un minéral est un corps naturel généralement solide, caractérisé par une composition chimique définie et une structure cristalline plus ou moins ordonnée. Un reste ou une trace d’organisme conservé dans des sédiments correspond plutôt à un fossile.

8. Une empreinte naturelle d’un organisme ancien conservée dans des sédiments est-elle un fossile ?

Oui, car un fossile peut être une trace ou un moulage naturel d’un organisme conservé dans des sédiments
Oui, mais seulement si elle contient les parties dures de l’organisme original
Non, car une empreinte est une structure géologique formée par cristallisation
Non, car un fossile doit être un minéral à composition chimique définie

Oui, car un fossile peut être une trace ou un moulage naturel d’un organisme conservé dans des sédiments

Explication

Un fossile peut être un reste, une trace ou un moulage naturel d’un organisme animal ou végétal conservé dans des sédiments. Il n’est donc pas nécessaire qu’il contienne les parties dures de l’organisme.

9. Quelle suite d’étapes décrit le cycle sédimentaire ?

Sédimentation, diagenèse, altération, enfouissement, puis transport par le vent
Enfouissement, cristallisation, fusion, transport des particules, puis refroidissement
Transport, exposition, altération, fusion des roches, puis sédimentation
Altération, transport des particules, sédimentation, enfouissement, diagenèse puis exposition

Altération, transport des particules, sédimentation, enfouissement, diagenèse puis exposition

Explication

Le cycle sédimentaire passe par l’altération des roches, le transport des particules par l’eau ou le vent, leur sédimentation, leur enfouissement, leur diagenèse et leur exposition. La fusion et le refroidissement appartiennent à d’autres transformations du cycle des roches, pas à cette succession.

10. Quelle discipline étudie la succession des couches géologiques et établit leur chronologie relative ?

La pétrographie
La sédimentologie
La géomorphologie
La stratigraphie

La stratigraphie

Explication

La stratigraphie étudie l’ordre des couches géologiques afin d’établir leur chronologie relative. La pétrographie porte plutôt sur la description et la classification des roches.

11. Dans une série de couches géologiques non renversée, quelle relation d’âge s’applique entre deux couches superposées ?

La couche supérieure est plus ancienne que celle qui la supporte.
Les deux couches ont nécessairement le même âge.
Leur âge relatif dépend de leur distance à l’exutoire.
La couche inférieure est plus ancienne que celle qui la surmonte.

La couche inférieure est plus ancienne que celle qui la surmonte.

Explication

Le principe de superposition établit que, dans une série non renversée, une couche inférieure est plus ancienne que celle située au-dessus. La position supérieure ne signifie donc pas que la couche est plus ancienne.

12. Une intrusion magmatique recoupe une roche déjà en place : que peut-on conclure sur leur âge relatif ?

L’âge de l’intrusion dépend de l’épaisseur de la roche.
L’intrusion est plus ancienne que la roche recoupée.
L’intrusion est plus récente que la roche recoupée.
Les deux formations ont le même âge relatif.

L’intrusion est plus récente que la roche recoupée.

Explication

Une intrusion qui recoupe une roche s’est mise en place après cette roche et est donc plus récente. La roche encaissante n’est pas plus récente du seul fait qu’elle entoure l’intrusion.

13. Quelle association relie correctement le type de faille au régime tectonique qui lui est associé ?

La faille normale correspond à l’étirement et la faille inverse au raccourcissement.
La faille normale correspond au raccourcissement et la faille inverse à l’étirement.
La faille normale correspond à un déplacement latéral et la faille inverse à une rotation.
La faille normale correspond à une intrusion et la faille inverse à une érosion.

La faille normale correspond à l’étirement et la faille inverse au raccourcissement.

Explication

Une faille normale est liée à l’étirement, tandis qu’une faille inverse est liée au raccourcissement. Un déplacement latéral caractérise plutôt une faille décrochante.

14. Deux bassins de superficie comparable reçoivent une pluie intense : lequel tend à produire la réponse hydrologique la plus rapide ?

Le bassin en éventail, car ses écoulements convergent sur une durée resserrée.
Le bassin allongé, car il concentre l’arrivée des eaux à l’exutoire.
Le bassin en éventail, car il étale l’arrivée des eaux dans le temps.
Le bassin allongé, car ses écoulements convergent sur une durée resserrée.

Le bassin en éventail, car ses écoulements convergent sur une durée resserrée.

Explication

La forme en éventail concentre les arrivées d’eau dans un intervalle resserré, ce qui accélère la réponse hydrologique. Un bassin allongé tend au contraire à étaler l’arrivée des eaux.

15. Dans un bassin, quel facteur influence notamment la vitesse d’écoulement, plutôt que les précipitations et la température ?

La morphologie du relief et la pente
La répartition hypsométrique et les précipitations
La superficie du bassin et son périmètre
L’altitude du bassin et la température

La morphologie du relief et la pente

Explication

La morphologie du relief et la pente influencent la vitesse d’écoulement. L’altitude agit notamment sur des paramètres hydrométéorologiques comme les précipitations et la température.

16. Que représente une courbe hypsométrique et comment ses axes sont-ils organisés ?

La surface du bassin selon l’altitude, avec l’altitude en ordonnée et la proportion de surface en abscisse.
La température du bassin selon la surface, avec la surface en ordonnée et la température en abscisse.
Le débit du cours d’eau selon l’altitude, avec le débit en ordonnée et la distance en abscisse.
La pente du bassin selon la distance, avec la distance en ordonnée et l’altitude en abscisse.

La surface du bassin selon l’altitude, avec l’altitude en ordonnée et la proportion de surface en abscisse.

Explication

Une courbe hypsométrique exprime la répartition de la surface d’un bassin en fonction de l’altitude, celle-ci figurant en ordonnée. Une courbe de profil en long représente plutôt l’altitude en fonction de la distance le long d’un cours d’eau.

17. Pourquoi la pente topographique moyenne est-elle utile pour anticiper la réponse d’un bassin à une pluie ?

Elle mesure la section d’écoulement et permet de calculer directement le débit volumique.
Elle caractérise l’inclinaison du terrain et contribue au temps de concentration et au débit de pointe.
Elle représente l’altitude du fond du cours d’eau en fonction de la distance.
Elle décrit la succession des couches et détermine leur chronologie relative.

Elle caractérise l’inclinaison du terrain et contribue au temps de concentration et au débit de pointe.

Explication

La pente moyenne caractérise l’inclinaison du terrain et contribue à déterminer le parcours du ruissellement direct, le temps de concentration et le débit de pointe. Le profil en long, lui, décrit l’altitude du fond du cours d’eau selon la distance.

18. Pour étudier comment l’altitude du fond d’un cours d’eau varie depuis sa source, quelle représentation faut-il utiliser ?

La courbe hypsométrique, qui relie la proportion de surface à l’altitude du bassin.
Le profil en long, qui relie l’altitude du fond à la distance le long du cours d’eau.
Le rectangle équivalent, qui conserve des caractéristiques de forme du bassin.
La pente moyenne, qui relie les précipitations à la température du bassin.

Le profil en long, qui relie l’altitude du fond à la distance le long du cours d’eau.

Explication

Le profil en long représente l’altitude du fond d’un cours d’eau en fonction de la distance à la source ou à l’exutoire. La courbe hypsométrique porte sur la répartition des surfaces du bassin selon l’altitude, et non sur le fond du cours d’eau.

19. Dans un tronçon où la section d’écoulement est de 3 m23\,\text{m}^2 et la vitesse moyenne de 2 m/s2\,\text{m/s}, quel est le débit volumique ?

1,5 m3/s1{,}5\,\text{m}^3/\text{s}
9 m3/s9\,\text{m}^3/\text{s}
5 m3/s5\,\text{m}^3/\text{s}
6 m3/s6\,\text{m}^3/\text{s}

$$6\,\text{m}^3/\text{s}$$

Explication

Le débit volumique est le produit de la section par la vitesse moyenne, soit Q=3×2=6 m3/sQ = 3\times 2 = 6\,\text{m}^3/\text{s}. Additionner ces deux grandeurs ne donne pas le débit, qui se calcule par multiplication.

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Quelles actions humaines peuvent modifier le cycle naturel de l’eau ?

Les prélèvements et la consommation humains.

Entre quoi s’effectuent les transferts du cycle naturel de l’eau ?

Entre plusieurs réservoirs.

Sous l’action de quelle énergie le cycle naturel de l’eau met-il en jeu des transferts ?

Sous l’action notamment de l’énergie thermique.

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