QCM : Climat et enjeux géopolitiques (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise les températures terrestres sur le très long terme ?

Elles restent stables depuis deux millions d’années, sauf lors de quelques épisodes récents.
Elles alternent entre périodes sèches et humides depuis environ deux cent mille ans.
Elles connaissent un refroidissement continu depuis la dernière période interglaciaire.
Elles alternent entre périodes glaciaires et interglaciaires depuis au moins deux millions d’années.

Elles alternent entre périodes glaciaires et interglaciaires depuis au moins deux millions d’années.

Explication

Les températures terrestres alternent entre périodes glaciaires et interglaciaires depuis au moins deux millions d’années. La stabilité de longue durée ne correspond pas à cette alternance climatique.

2. Pour étudier les températures avant 1850, quelle démarche l’historien du climat peut-il adopter ?

Déduire les températures passées des seuls journaux personnels et des mémoires de voyageurs.
Croiser des traces comme les journaux, les dates des vendanges, les prix des denrées et les anneaux des arbres.
Utiliser les dates des vendanges et les prix des denrées en écartant les indices naturels.
S’appuyer sur des relevés annuels homogènes de températures conservés dans les archives depuis le Moyen Âge.

Croiser des traces comme les journaux, les dates des vendanges, les prix des denrées et les anneaux des arbres.

Explication

Avant 1850, il n’existe pas de relevés annuels des températures ; l’historien croise donc des sources écrites, économiques et naturelles. Des relevés annuels homogènes ne sont pas disponibles pour cette période.

3. Quelle description correspond à l’optimum médiéval ?

Une période froide et humide, vers 900-1300, surtout marquée dans l’hémisphère Nord.
Une période uniformément chaude et sèche, vers 900-1300, dans les deux hémisphères.
Une période relativement douce et peu humide, du XIVe au milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord.
Une période relativement douce et peu humide, vers 900-1300, surtout marquée dans l’hémisphère Nord.

Une période relativement douce et peu humide, vers 900-1300, surtout marquée dans l’hémisphère Nord.

Explication

L’optimum médiéval désigne une période relativement douce et peu humide, approximativement de 900 à 1300, particulièrement marquée dans l’hémisphère Nord. La description d’une période froide correspond plutôt au Petit Âge glaciaire.

4. Quelle période correspond au Petit Âge glaciaire en Europe et en Amérique du Nord ?

Du IXe siècle jusqu’au XIIIe siècle.
Du milieu du XIXe siècle jusqu’à la fin du XXe siècle.
Du XIVe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle.
Du début du XIIIe siècle jusqu’au milieu du XVIIe siècle.

Du XIVe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Explication

Le Petit Âge glaciaire commence au XIVe siècle et se prolonge jusqu’au milieu du XIXe siècle en Europe et en Amérique du Nord. La période du IXe au XIIIe siècle correspond plutôt à l’optimum médiéval.

5. Quel ensemble de conditions caractérise le Petit Âge glaciaire ?

Des étés plus frais et secs, des hivers moins neigeux et une avancée limitée des glaciers.
Des étés plus chauds et secs, des hivers plus doux et un recul important des glaciers.
Des étés plus frais et humides, des hivers plus neigeux et une avancée importante des glaciers.
Des étés plus chauds et humides, des hivers plus neigeux et un recul important des glaciers.

Des étés plus frais et humides, des hivers plus neigeux et une avancée importante des glaciers.

Explication

Le Petit Âge glaciaire se distingue par des étés plus frais et humides, des hivers plus neigeux et une forte avancée des glaciers. Des étés plus chauds et des hivers plus doux évoquent plutôt les conditions de l’optimum médiéval.

6. Pourquoi les sociétés médiévales principalement agraires étaient-elles vulnérables aux variations climatiques ?

Parce que leurs échanges commerciaux dépendaient surtout des routes maritimes lointaines.
Parce que leurs ressources et leur richesse dépendaient fortement de la terre.
Parce que leurs revenus provenaient principalement d’activités artisanales urbaines.
Parce que leurs ressources reposaient surtout sur l’extraction de minerais et de métaux.

Parce que leurs ressources et leur richesse dépendaient fortement de la terre.

Explication

Dans les sociétés principalement agraires, la terre constituait une base essentielle des ressources et de la richesse, ce qui exposait les populations aux variations du climat. Une dépendance dominante aux routes maritimes ne décrit pas cette vulnérabilité agraire.

7. Quel changement des paysages et de l’habitat est associé au réchauffement médiéval ?

L’expansion des marécages et des forêts accompagne le recul des terres cultivées et la dispersion de l’habitat.
Le recul des marécages et des forêts accompagne l’extension des terres cultivées et la concentration de l’habitat.
L’extension des forêts accompagne le recul des feuillus et l’amélioration des conditions d’alimentation.
Le recul des terres cultivées accompagne l’extension des marécages et la concentration de l’habitat.

Le recul des marécages et des forêts accompagne l’extension des terres cultivées et la concentration de l’habitat.

Explication

Le réchauffement médiéval favorise le recul des marécages et des forêts, le défrichement, l’extension des cultures et la concentration de l’habitat. L’expansion des marécages et le recul des terres cultivées décrivent l’évolution opposée.

8. Comment évolue la population européenne entre 900 et 1300, d’après les chiffres disponibles ?

Elle passe de 45 à 80 millions d’habitants, soit presque un doublement.
Elle passe de 25 à 80 millions d’habitants, soit plus du triple.
Elle passe de 25 à 80 millions d’habitants, soit un peu plus du double.
Elle passe de 80 à 25 millions d’habitants, soit une forte diminution.

Elle passe de 25 à 80 millions d’habitants, soit plus du triple.

Explication

La population européenne passe de 25 millions d’habitants en 900 à 80 millions en 1300, soit plus du triple. Une hausse d’un peu plus du double ne rend pas compte de l’ampleur indiquée par ces chiffres.

9. Quelle interprétation rend compte de la forte baisse de la population européenne au XIVe siècle ?

La population passe de 80 à 25 millions, principalement à cause de la guerre de Cent Ans.
La population passe de 45 à 80 millions, malgré la famine, la guerre et la peste.
La population passe de 80 à 45 millions, une baisse attribuable au seul refroidissement climatique.
La population passe de 80 à 45 millions, tandis que famine, guerre et peste contribuent aussi à la mortalité.

La population passe de 80 à 45 millions, tandis que famine, guerre et peste contribuent aussi à la mortalité.

Explication

Au XIVe siècle, la population européenne passe de 80 à 45 millions, et la famine de 1315-1317, la guerre de Cent Ans et la peste noire contribuent également à la forte mortalité. Attribuer la baisse au seul refroidissement écarte à tort ces autres facteurs.

10. Quelle conséquence les gelées persistantes de l’hiver 1709 ont-elles eue sur les blés semés en octobre ?

Ils sont morts sous l’effet du froid prolongé.
Ils ont survécu grâce à la fonte rapide des neiges.
Ils ont été remplacés par des cultures d’orge avant l’hiver.
Ils ont mûri plus tôt que prévu au printemps.

Ils sont morts sous l’effet du froid prolongé.

Explication

Les gelées commencées le 6 janvier ont persisté jusqu’au début de mars et ont détruit les blés semés en octobre. L’orge a été semée à la fin de l’hiver en réponse au risque de famine, et non avant l’hiver pour remplacer ces cultures.

11. Face aux semis détruits en 1709, quelle difficulté a particulièrement aggravé la famine pour les paysans les plus pauvres ?

Ils ne pouvaient pas accéder aux réserves de grains des villes.
Ils devaient attendre l’automne pour semer à nouveau des céréales.
Ils ne pouvaient pas acheter les semences nécessaires aux nouveaux semis.
Ils étaient contraints de vendre leur orge aux propriétaires des terres.

Ils ne pouvaient pas acheter les semences nécessaires aux nouveaux semis.

Explication

Les paysans semaient de l’orge à la fin de l’hiver et achetaient des semences lorsqu’ils en manquaient, mais les plus pauvres n’avaient pas les moyens de le faire. Le recours à l’orge ne dépendait pas d’une obligation d’attendre l’automne.

12. Quelle évolution décrit le mieux la hausse de la température moyenne depuis la fin du XIXe siècle ?

Elle atteint environ 0,5 °C entre 1880 et 2017, avec plus de la moitié de cette hausse depuis les années 1970.
Elle atteint environ 1 °C entre 1880 et 2017, avec plus de la moitié de cette hausse depuis les années 1970.
Elle atteint environ 1,5 °C entre 1880 et 2017, avec plus de la moitié de cette hausse depuis les années 1970.
Elle atteint environ 1 °C entre 1880 et 2017, avec plus de la moitié de cette hausse avant les années 1970.

Elle atteint environ 1 °C entre 1880 et 2017, avec plus de la moitié de cette hausse depuis les années 1970.

Explication

La température moyenne s’est élevée de 1 °C entre 1880 et 2017, et plus de la moitié de cette hausse s’est produite depuis les années 1970. L’idée que l’essentiel de la hausse aurait eu lieu avant cette décennie inverse la répartition indiquée.

13. Quel constat distingue les vingt premières années du XXIe siècle dans l’histoire récente du climat de l’hémisphère Nord ?

Elles égalent la période la plus chaude des deux siècles précédents.
Elles établissent un record de chaleur limité aux années depuis 1850.
Elles forment la période la plus chaude depuis au moins deux mille ans.
Elles forment la période la plus froide depuis au moins deux mille ans.

Elles forment la période la plus chaude depuis au moins deux mille ans.

Explication

Les vingt premières années du XXIe siècle constituent la période la plus chaude de l’hémisphère Nord depuis au moins deux mille ans. La comparaison ne se limite donc pas aux seuls relevés disponibles depuis 1850.

14. Quel organisme a établi scientifiquement, en 2013, le lien entre activités humaines et réchauffement climatique ?

La Banque mondiale, créée en 1988.
Le GIEC, créé en 2013.
Le GIEC, créé en 1988.
L’Organisation météorologique mondiale, créée en 2013.

Le GIEC, créé en 1988.

Explication

Le GIEC, créé en 1988, a établi scientifiquement en 2013 le lien entre les activités humaines et le réchauffement climatique. La Banque mondiale est associée à une estimation des migrations climatiques, et non à cette attribution scientifique.

15. Par quel mécanisme l’utilisation du charbon, du pétrole et du gaz naturel contribue-t-elle au réchauffement climatique ?

Elle augmente l’acidité des océans en absorbant le dioxyde de carbone atmosphérique.
Elle provoque la dilatation de l’eau en diminuant les températures mondiales.
Elle accroît les gaz à effet de serre par les activités économiques et domestiques.
Elle réduit les gaz à effet de serre en remplaçant les combustibles renouvelables.

Elle accroît les gaz à effet de serre par les activités économiques et domestiques.

Explication

L’utilisation des combustibles fossiles dans les activités économiques et domestiques accroît les gaz à effet de serre et entraîne le réchauffement. L’acidification des océans est une conséquence environnementale, mais elle ne décrit pas le mécanisme par lequel ces combustibles causent le réchauffement.

16. Laquelle de ces séries regroupe des conséquences environnementales du réchauffement climatique ?

Événements extrêmes, hausse des récoltes, stabilité des océans et gain de biodiversité.
Montée du niveau marin, nouvelles voies de communication et prospection minière.
Fonte des glaces, insécurité alimentaire, migrations et effets sanitaires.
Fonte des glaces, événements extrêmes, acidification des océans et perte de biodiversité.

Fonte des glaces, événements extrêmes, acidification des océans et perte de biodiversité.

Explication

La fonte des glaces et du pergélisol, les événements météorologiques extrêmes, l’acidification des océans, la montée du niveau marin et la perte de biodiversité figurent parmi les conséquences environnementales. L’insécurité alimentaire, les effets sanitaires et les migrations touchent les sociétés plutôt que de constituer cette série de conséquences environnementales.

17. Quelle combinaison décrit les effets possibles du réchauffement climatique sur les sociétés ?

Catastrophes, insécurité alimentaire, effets sanitaires et migrations, mais aussi nouvelles voies de communication et prospection minière.
Fonte du pergélisol, acidification des océans et perte de biodiversité, sans effets sur les populations.
Catastrophes, insécurité alimentaire, effets sanitaires et migrations, avec une baisse des possibilités de communication et de prospection minière.
Montée du niveau marin et événements extrêmes, compensés par une amélioration générale de la sécurité alimentaire.

Catastrophes, insécurité alimentaire, effets sanitaires et migrations, mais aussi nouvelles voies de communication et prospection minière.

Explication

Le réchauffement affecte les sociétés par les catastrophes, l’insécurité alimentaire, les effets sanitaires et les migrations, tout en pouvant ouvrir de nouvelles voies de communication et de prospection minière. Il peut donc aussi créer ces possibilités, contrairement à l’idée d’une baisse générale de ces activités.

18. Quelle estimation la Banque mondiale associe-t-elle aux migrations climatiques d’ici 2050 ?

Environ 14 millions de personnes, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.
Environ 140 millions de personnes, réparties principalement en Amérique du Nord et en Afrique du Nord.
Environ 140 millions de personnes, principalement en Europe et en Asie de l’Est.
Environ 140 millions de personnes, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Environ 140 millions de personnes, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Explication

La Banque mondiale estime que 140 millions de personnes devront migrer d’ici 2050, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. L’estimation porte sur 140 millions, et non 14 millions, et identifie ces deux régions comme les principales zones concernées.

19. Quelle fonction le GIEC, créé en 1988 par le PNUE et l’Organisation météorologique mondiale, remplit-il pour les États membres ?

Évaluer les risques climatiques et synthétiser les connaissances scientifiques
Financer les travaux de recherche climatique menés dans chaque pays
Fixer des quotas d’émissions contraignants et contrôler leur application
Négocier des accords climatiques au nom des gouvernements membres

Évaluer les risques climatiques et synthétiser les connaissances scientifiques

Explication

Le GIEC évalue les risques liés aux changements climatiques et synthétise les connaissances scientifiques à destination des États membres. Il fournit une expertise, tandis que la négociation des accords relève des États.

20. Quelle initiative internationale découle de la première Conférence des Nations Unies sur l’environnement, tenue à Stockholm en 1972 ?

L’adoption d’un traité imposant des réductions d’émissions aux pays industrialisés
La mise en place du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
La création de l’Organisation météorologique mondiale
La création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement

La création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement

Explication

La conférence de Stockholm fait de la protection de l’environnement une priorité internationale et crée le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Le GIEC est créé plus tard, en 1988, par le PNUE et l’Organisation météorologique mondiale.

21. Quel principe la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ratifiée en 1992 à Rio, consacre-t-elle ?

Des objectifs volontaires définis par les organisations scientifiques
La responsabilité commune mais différenciée des États
La responsabilité climatique réservée aux pays industrialisés
Des réductions identiques imposées à tous les États signataires

La responsabilité commune mais différenciée des États

Explication

La Convention-cadre, premier traité international sur le climat, consacre le principe de responsabilité commune mais différenciée. Des réductions imposées aux pays industrialisés correspondent plutôt au protocole de Kyoto.

22. Quelle obligation le protocole de Kyoto fixe-t-il aux pays industrialisés pour la période 2008-2012 ?

Présenter des engagements adaptés à leurs responsabilités nationales
Réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à 1990
Limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle
Réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à 2008

Réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport à 1990

Explication

Kyoto impose aux pays industrialisés une réduction de 5,2 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012, par rapport à 1990. La limitation du réchauffement à 2 °C est un objectif de l’accord de Paris.

23. Quel objectif de température l’accord de Paris, adopté à la COP21 en 2015, cherche-t-il à atteindre ?

Limiter le réchauffement à 1,5 °C et poursuivre les efforts vers 1 °C
Maintenir les émissions au niveau de 1990 et viser leur réduction de 5,2 %
Stabiliser le réchauffement à 2,5 °C et éviter qu’il dépasse 2 °C
Limiter le réchauffement à 2 °C et poursuivre les efforts vers 1,5 °C

Limiter le réchauffement à 2 °C et poursuivre les efforts vers 1,5 °C

Explication

L’accord de Paris vise à limiter le réchauffement à 2 °C et à poursuivre les efforts pour le contenir à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. La réduction de 5,2 % par rapport à 1990 est l’objectif associé au protocole de Kyoto.

24. Comment l’accord de Paris traduit-il le principe de différenciation dans les engagements climatiques ?

Chaque État adopte un objectif uniforme, quelle que soit sa responsabilité
Les États délèguent la définition de leurs engagements aux organismes scientifiques
Chaque État prend des engagements à la hauteur de ses responsabilités
Les pays industrialisés appliquent seuls des réductions chiffrées identiques

Chaque État prend des engagements à la hauteur de ses responsabilités

Explication

L’accord de Paris demande à chaque État de prendre des engagements à la hauteur de ses responsabilités, tout en engageant l’ensemble des États. L’imposition de réductions aux pays industrialisés caractérise plutôt Kyoto.

25. Pourquoi la diminution des réserves forestières sous l’Ancien Régime devient-elle préoccupante au XVIIIe siècle ?

La forêt perd son intérêt économique parce que le bois est remplacé par le charbon
La forêt est surtout menacée par les plantations de pins créées dans les Landes
La forêt fournit des ressources essentielles, notamment le bois, et paraît menacée par son recul
La forêt recule parce que le Code forestier donne la priorité aux usages paysans

La forêt fournit des ressources essentielles, notamment le bois, et paraît menacée par son recul

Explication

La forêt constitue une ressource essentielle, notamment pour le bois, et les réserves diminuent continuellement jusqu’au XVIIIe siècle, où la ressource paraît menacée. La création de la forêt de pins des Landes relève d’une loi de 1857, bien après l’Ancien Régime.

26. Quel objectif lié à la construction navale motive notamment l’ordonnance sur les eaux et forêts de 1669 ?

Protéger et restaurer le chêne nécessaire aux navires
Développer le pin maritime destiné aux navires
Réserver le bois des forêts privées aux besoins paysans
Remplacer le chêne par des essences à croissance plus rapide

Protéger et restaurer le chêne nécessaire aux navires

Explication

L’ordonnance promulguée par Louis XIV sur les conseils de Colbert vise notamment à protéger et restaurer le chêne nécessaire à la construction navale. Le développement d’une vaste forêt de pins maritimes dans les Landes est associé à la loi de 1857.

27. Quelle règle illustre la gestion à long terme des forêts instaurée par l’ordonnance de 1669 ?

Prévoir un plan de gestion sur 100 ans et interdire l’abattage des arbres de moins de 10 ans
Autoriser les coupes sans plan de gestion, à condition de replanter du chêne
Confier les forêts privées aux paysans et limiter la gestion royale aux forêts publiques
Prévoir un plan de gestion sur 10 ans et interdire l’abattage des arbres de moins de 100 ans

Prévoir un plan de gestion sur 100 ans et interdire l’abattage des arbres de moins de 10 ans

Explication

L’ordonnance place sous la protection du roi les forêts françaises, y compris privées, et prévoit un plan de gestion sur 100 ans ainsi que l’interdiction d’abattre les arbres de moins de 10 ans. La règle des dix ans concerne l’âge minimal des arbres, pas la durée du plan.

28. Quel changement caractérise le premier Code forestier promulgué en 1827 ?

Il donne la priorité aux droits d’usage paysans et restreint la production de bois
Il donne la priorité à la production de bois et restreint les droits d’usage paysans
Il protège les forêts privées par un plan de gestion de cent ans
Il rétablit la liberté d’exploitation et entraîne le pillage des forêts

Il donne la priorité à la production de bois et restreint les droits d’usage paysans

Explication

Le Code forestier de 1827 privilégie la production de bois et restreint les droits d’usage des paysans, alors que les forêts ne couvrent plus que 16 % du territoire français. Le rétablissement de la liberté d’exploitation et le pillage des forêts sont associés à la loi de 1791.

29. Quel rôle l’Office national des forêts exerce-t-il dans la gestion forestière française ?

Cette administration protège les parcs nationaux, qui couvrent 25 % des forêts du pays.
Cet établissement public gère les forêts publiques, qui représentent 25 % des forêts du pays.
Cet établissement public conseille les propriétaires privés, qui détiennent 25 % des forêts du pays.
Cet organisme finance le reboisement privé, qui concerne 25 % des forêts du pays.

Cet établissement public gère les forêts publiques, qui représentent 25 % des forêts du pays.

Explication

Créé en 1964, l’Office national des forêts gère la forêt publique française, soit 25 % des forêts du pays. Le rôle de conseil auprès des propriétaires privés ne correspond pas à la fonction de gestion des forêts publiques décrite ici.

30. En 2020, quelle description rend compte de la couverture forestière française en incluant les territoires ultramarins ?

La forêt couvre 36 % du territoire, un tiers des forêts est tropical et la Guyane est boisée à 96 %.
La forêt couvre 36 % du territoire, un quart des forêts est tropical et la Guyane est boisée à 96 %.
La forêt couvre 36 % du territoire, un tiers des forêts est tropical et la Guyane est boisée à 86 %.
La forêt couvre 30 % du territoire, un tiers des forêts est tropical et la Guyane est boisée à 96 %.

La forêt couvre 36 % du territoire, un tiers des forêts est tropical et la Guyane est boisée à 96 %.

Explication

En 2020, forêts métropolitaines et ultramarines couvrent 36 % du territoire français ; un tiers des forêts est tropical et la Guyane est couverte à 96 % de forêt. La part tropicale n’est pas d’un quart, même si les deux autres proportions de cette description sont exactes.

Révisez avec les flashcards

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Depuis quand les températures terrestres varient-elles selon des cycles glaciaires et interglaciaires ?

Depuis au moins deux millions d’années.

Que date-t-on pour obtenir des relevés annuels de températures avant 1850 ?

Il n’existe pas de relevés annuels des températures avant 1850.

Quelles sources l’historien du climat utilise-t-il, outre les relevés de température ?

Journaux, mémoires, peintures, dates des vendanges, prix des denrées, carottes glaciaires, sédiments océaniques et anneaux des arbres.

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Consultez la fiche de révision complète sur Climat et enjeux géopolitiques.

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