QCM : La crise de 1929 et ses conséquences (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel facteur contribue à la croissance de 1919 à 1920 pendant la reconstruction politique et économique ?

Le retrait des investissements américains
La baisse des échanges commerciaux européens
Les capitaux prêtés par les États-Unis
La diminution des besoins de reconstruction

Les capitaux prêtés par les États-Unis

Explication

Les prêts américains fournissent des capitaux qui soutiennent la reconstruction et stimulent la croissance. La baisse des échanges commerciaux ne constitue pas le facteur de reprise indiqué.

2. Quel élément caractérise le capitalisme comme système économique ?

La propriété privée des moyens de production et le libre-échange
La propriété publique des moyens de production et la planification centrale
La propriété privée des moyens de production et la fixation publique des échanges
La propriété publique des moyens de production et la concurrence libre

La propriété privée des moyens de production et le libre-échange

Explication

Le capitalisme repose sur la propriété privée des moyens de production et le libre-échange. La propriété publique des moyens de production correspond à la confusion avec un autre type de système économique.

3. Quelle succession de phases décrit le cycle économique de Kondratieff ?

Une crise brève, une croissance, puis une succession de plateaux sans décroissance
Un plateau initial, une décroissance, puis une croissance rapide et continue
Une croissance, une dépression prolongée, puis une reprise sans phase de plateau
Une croissance, un plateau ou une légère crise, puis une décroissance ou une crise

Une croissance, un plateau ou une légère crise, puis une décroissance ou une crise

Explication

Le cycle de Kondratieff s’étend sur une longue durée et comprend croissance, plateau ou légère crise, puis décroissance ou crise. Une dépression suivie directement d’une reprise omet les phases caractéristiques du cycle.

4. Que peut-il arriver aux entreprises pendant une phase de décroissance économique ?

La hausse de production accroît la demande et les bénéfices, et les entreprises remboursent plus facilement leurs dettes
La baisse de production réduit la demande et les bénéfices, et certaines entreprises licencient ou modifient leurs prix
La production reste stable tandis que les bénéfices progressent, et les entreprises cessent d’ajuster leurs prix
La baisse de production augmente les bénéfices, et les entreprises embauchent pour satisfaire une demande croissante

La baisse de production réduit la demande et les bénéfices, et certaines entreprises licencient ou modifient leurs prix

Explication

En phase de décroissance, la production en baisse entraîne une réduction de la demande et des bénéfices, tandis que les dettes deviennent difficiles à rembourser. Une hausse de la production et des bénéfices décrit un mécanisme opposé à celui de cette phase.

5. Entre 1920 et 1929, comment évoluent la production industrielle américaine et les salaires selon les données du cours ?

La production industrielle et les salaires augmentent de 60 %
La production industrielle augmente de 60 % et les salaires de 20 %
La production industrielle et les salaires augmentent de 20 %
La production industrielle augmente de 20 % et les salaires de 60 %

La production industrielle augmente de 60 % et les salaires de 20 %

Explication

La production industrielle américaine progresse de 60 %, alors que les salaires n’augmentent que de 20 %. L’option qui inverse ces deux taux attribue à tort la hausse la plus forte aux salaires.

6. Que mesure le Dow Jones dans le contexte boursier ?

Un indicateur boursier portant sur 30 entreprises, dont la hausse signale une hausse du prix des actions
Le nombre d’actions vendues lors d’un effondrement brutal des cours
Le rythme de croissance économique mesuré sur plusieurs décennies
Le montant des emprunts contractés par les entreprises pour financer leur production

Un indicateur boursier portant sur 30 entreprises, dont la hausse signale une hausse du prix des actions

Explication

Le Dow Jones est un indicateur boursier portant sur 30 entreprises et sa hausse signale une hausse des prix des actions. Le nombre d’actions vendues lors d’un effondrement décrit un aspect du krach, pas ce que mesure l’indicateur.

7. Quel comportement correspond à la spéculation boursière ?

Acheter des actions dans l’espoir de les revendre plus cher et de réaliser un gain
Emprunter pour rembourser les dettes d’une entreprise sans acheter ses actions
Financer l’activité d’une entreprise afin d’accroître sa capacité de production
Vendre des actions pour éviter toute exposition aux variations de leur prix

Acheter des actions dans l’espoir de les revendre plus cher et de réaliser un gain

Explication

La spéculation consiste à acheter des actions en anticipant leur revente à un prix supérieur afin de s’enrichir. Financer directement l’activité productive relève plutôt de l’investissement dans l’entreprise.

8. Quelle évolution du cours d’une action est rapportée entre 1921 et 1929 ?

D’une valeur comprise entre 60 et 80 dollars à environ 20 dollars
D’une valeur comprise entre 380 et 400 dollars à environ 8 dollars
D’environ 20 dollars à une valeur comprise entre 60 et 80 dollars
D’environ 8 dollars à une valeur comprise entre 380 et 400 dollars

D’environ 8 dollars à une valeur comprise entre 380 et 400 dollars

Explication

Le cours indique qu’une action valait 8 dollars en 1921, puis entre 380 et 400 dollars en 1929. L’évolution inverse confond la forte hausse précédant le krach avec une chute du cours.

9. Que s’est-il produit le 24 octobre 1929, appelé « jeudi noir » ?

13 millions d’actions ont été vendues en une journée
16 millions d’actions ont été vendues en quinze minutes
13 millions d’actions ont été vendues en quinze minutes
16 millions d’actions ont été vendues en une journée

13 millions d’actions ont été vendues en quinze minutes

Explication

Le jeudi noir, le 24 octobre 1929, 13 millions d’actions sont vendues en quinze minutes. Le chiffre de 16 millions correspond au 29 octobre et non à cette date.

10. Quelle chaîne de conséquences décrit le mécanisme économique de la crise ?

Les faillites et le chômage font baisser les revenus et le pouvoir d’achat, puis la consommation et la production.
La baisse de la consommation accroît d’abord les revenus, puis entraîne une hausse de la production et du pouvoir d’achat.
La hausse des revenus et du pouvoir d’achat stimule la consommation, puis provoque des faillites et une baisse de la production.
La fermeture des usines augmente d’abord la production, puis réduit le chômage et relance la consommation.

Les faillites et le chômage font baisser les revenus et le pouvoir d’achat, puis la consommation et la production.

Explication

Les faillites et la hausse du chômage réduisent les revenus et le pouvoir d’achat, ce qui entraîne ensuite un recul de la consommation et de la production. Une hausse des revenus ne correspond pas au mécanisme décrit, puisque la crise fait baisser le pouvoir d’achat.

11. Comment la crise de 1929 se diffuse-t-elle à l’échelle géographique ?

Elle débute simultanément aux États-Unis et en Europe, avant de rester concentrée dans ces régions.
Elle commence en Europe, puis atteint les États-Unis avant de toucher d’autres régions du monde.
Elle commence en Asie, puis se propage aux États-Unis sans atteindre les autres régions du monde.
Elle commence aux États-Unis, puis s’étend à l’échelle mondiale.

Elle commence aux États-Unis, puis s’étend à l’échelle mondiale.

Explication

La crise est d’abord américaine avant de s’étendre à l’échelle mondiale. L’idée d’un départ européen inverse donc le sens de cette diffusion.

12. Quel principe économique caractérise l’approche de Hoover présentée ici ?

Le laisser-faire, qui limite l’intervention de l’État dans l’économie.
La planification centrale, qui confie à l’État la direction des entreprises privées.
La relance keynésienne, qui accroît la dépense publique pour soutenir la demande.
La nationalisation, qui transfère les banques et les usines à la propriété publique.

Le laisser-faire, qui limite l’intervention de l’État dans l’économie.

Explication

Hoover est présenté comme un républicain libéral favorable au laisser-faire, principe qui limite l’intervention économique de l’État. L’augmentation de la dépense publique relève d’une logique d’intervention plutôt que du principe qui lui est associé.

13. Quel effet la loi Hawley-Smoot et les représailles commerciales étrangères ont-elles sur les échanges ?

La loi taxe 20 produits pour financer les infrastructures américaines, tandis que les représailles étrangères stimulent les exportations.
La loi favorise les produits américains par des taxes sur 20 produits, tandis que les représailles étrangères réduisent les échanges.
La loi réduit les taxes sur 20 produits américains, tandis que les représailles étrangères préservent le niveau des échanges.
La loi favorise les produits étrangers par des taxes sur 20 produits, tandis que les représailles étrangères augmentent les échanges.

La loi favorise les produits américains par des taxes sur 20 produits, tandis que les représailles étrangères réduisent les échanges.

Explication

La loi de 1930 augmente les taxes sur 20 produits afin de favoriser la consommation de produits américains, tandis que les mesures étrangères réduisent les échanges. Ces taxes ne visent pas à favoriser les produits étrangers, mais à protéger les produits américains.

14. Quelle définition correspond au New Deal de Roosevelt ?

Une politique de laisser-faire destinée à sortir progressivement les États-Unis de la Grande Dépression.
Une politique monétaire destinée à rétablir immédiatement la prospérité sans intervention publique.
Une politique interventionniste destinée à sortir progressivement les États-Unis de la Grande Dépression.
Une politique protectionniste destinée à remplacer progressivement les échanges par la production agricole.

Une politique interventionniste destinée à sortir progressivement les États-Unis de la Grande Dépression.

Explication

Le New Deal est une politique interventionniste de Roosevelt visant une sortie progressive de la Grande Dépression. Le laisser-faire correspond au principe associé à Hoover et s’oppose à l’intervention de l’État.

15. Quelle priorité Roosevelt met-il en avant dans son discours d’investiture du 4 mars 1933 ?

La réforme des retraites, soutenue par la hausse des cotisations et le contrôle des salaires.
Le retour au travail, soutenu par le recrutement direct par le gouvernement et des secours aux victimes de la crise.
La réduction des dépenses publiques, soutenue par la baisse des impôts et le retrait des secours aux victimes de la crise.
La relance des exportations, soutenue par le recrutement privé et des prêts aux entreprises étrangères.

Le retour au travail, soutenu par le recrutement direct par le gouvernement et des secours aux victimes de la crise.

Explication

Dans son discours d’investiture, Roosevelt fait du retour au travail une priorité et propose le recrutement direct par le gouvernement ainsi que des secours. La réforme des retraites est une mesure ultérieure du New Deal, pas la priorité mise en avant dans ce discours.

16. Dans le cadre des grands travaux du New Deal, comment l’État fédéral soutient-il l’activité ?

Il prête plus de 3 milliards de dollars aux banques afin qu’elles financent des placements spéculatifs.
Il dépense plus de 3 milliards de dollars pour construire notamment des routes, des barrages et des écoles.
Il consacre plus de 3 milliards de dollars aux seules retraites et à l’assurance chômage.
Il dépense plus de 3 milliards de dollars pour acheter des produits étrangers et réduire les constructions publiques.

Il dépense plus de 3 milliards de dollars pour construire notamment des routes, des barrages et des écoles.

Explication

Les grands travaux du New Deal mobilisent plus de 3 milliards de dollars de dépenses fédérales pour construire notamment des routes, des barrages et des écoles. Les retraites et l’assurance chômage relèvent d’un dispositif social distinct, et non de ces chantiers.

17. Dans l’analyse de Keynes, quels éléments composent la demande globale qui joue un rôle moteur dans l’économie ?

Les dépenses des ménages, des entreprises et de l’État.
Les dépenses des ménages et les recettes fiscales de l’État.
Les dépenses de l’État et la consommation des ménages, sans les dépenses des entreprises.
Les investissements des entreprises et les exportations vers l’étranger.

Les dépenses des ménages, des entreprises et de l’État.

Explication

Keynes définit la demande globale comme la somme des dépenses des ménages, des entreprises et de l’État, et lui attribue un rôle moteur dans l’économie. La réduire à la consommation des ménages et aux dépenses publiques écarte à tort les dépenses des entreprises.

18. Quelle évolution politique caractérise l’Europe dans le contexte de la crise ?

Une montée du fascisme accompagnée d’instabilité et de crises politiques
Une progression du communisme accompagnée d’une disparition des tensions politiques
Un renforcement des démocraties accompagné d’une stabilité des gouvernements
Un recul des nationalismes accompagné d’une réconciliation durable entre États

Une montée du fascisme accompagnée d’instabilité et de crises politiques

Explication

La crise est associée à la progression du fascisme en Europe ainsi qu’à l’instabilité et aux crises politiques. L’idée d’un renforcement démocratique et d’une stabilité des gouvernements va à l’encontre de cette évolution.

19. Quelle trajectoire électorale et politique le NSDAP suit-il en Allemagne entre 1928 et 1933 ?

Il passe de 2 % des voix en 1928 à 18 % en 1930, puis Hitler devient président en 1933.
Il passe de 18 % des voix en 1928 à 2 % en 1930, puis Hitler devient chancelier en 1933.
Il passe de 2 % des voix en 1928 à 18 % en 1930, puis Hitler devient chancelier en 1933.
Il passe de 2 % des voix en 1928 à 18 % en 1930, puis le NSDAP quitte le gouvernement en 1933.

Il passe de 2 % des voix en 1928 à 18 % en 1930, puis Hitler devient chancelier en 1933.

Explication

Le score du NSDAP augmente de 2 % en 1928 à 18 % en 1930, et Hitler devient chancelier en 1933. L’accès à la présidence, plutôt qu’à la chancellerie, est la confusion la plus plausible, mais ne correspond pas au fait visé.

20. Quel événement politique a lieu en France le 6 février 1934 ?

La signature d’accords nationaux fixant de nouveaux droits sociaux
Une grève générale ouvrière liée aux négociations sur les salaires
Une manifestation en faveur de l’extension des congés payés
Une grande manifestation d’extrême droite dans un contexte de crise politique

Une grande manifestation d’extrême droite dans un contexte de crise politique

Explication

Le 6 février 1934, une grande manifestation d’extrême droite se déroule en France dans un contexte de contestation et de crise politique. La signature d’accords sociaux correspond à un autre événement, celui des accords Matignon en 1936.

21. Quel ensemble de mesures sociales est associé aux accords Matignon du 8 juin 1936 ?

La semaine passe de 48 à 40 heures, deux semaines de congés payés sont accordées et le prix du blé est fixé.
La semaine passe de 40 à 48 heures, deux semaines de congés payés sont accordées et des droits syndicaux sont affirmés.
La semaine passe de 48 à 40 heures, les congés payés sont supprimés et les droits syndicaux sont affirmés.
La semaine passe de 48 à 40 heures, deux semaines de congés payés sont accordées et des droits syndicaux sont affirmés.

La semaine passe de 48 à 40 heures, deux semaines de congés payés sont accordées et des droits syndicaux sont affirmés.

Explication

Les accords Matignon réduisent la durée hebdomadaire du travail de 48 à 40 heures, accordent deux semaines de congés payés et affirment le droit de grève ainsi que la liberté syndicale. La fixation d’un prix minimum pour le blé relève des mesures économiques françaises, et non des droits sociaux établis par ces accords.

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Qu’est-ce qui stimule la croissance lors de la reconstruction de 1919 à 1920 ?

La reconstruction politique et économique, notamment grâce aux capitaux prêtés par les États-Unis.

Sur quoi repose le capitalisme ?

Sur la propriété privée des moyens de production et le libre-échange.

Quelle est la durée du cycle de Kondratieff ?

De 40 à 60 ans.

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