★ À maîtriser
📌 La destruction ou l’affaiblissement des structures politiques et économiques par les guerres a conduit certains Européens à considérer une coopération plus étroite comme nécessaire pour éviter de nouveaux conflits.
Compléments
Guerres et transformations → recherche de coopération
En 1923, Richard Coudenhove-Kalergi a proposé le projet Pan-Europa, une vision chrétienne et conservatrice visant à rapprocher les pays européens.
En 1927, Émile Borel a proposé des Comités pour la coopération européenne fondés sur la rencontre, la communication et la discussion des problèmes communs plutôt que sur la création d’un État européen.
En 1923, Léon Trotsky a imaginé les États socialistes unis d’Europe, une union communiste fondée sur une fédération socialiste, la coordination collective des économies et le dépassement des rivalités nationales. — United Soviet States of Europe
Kalergi conservateur, Borel libéral, Trotsky communiste
📌 Après la Première Guerre mondiale, l’Europe n’était pas prête pour une union politique, car la capitulation de certains pays, notamment l’Allemagne, avait laissé une situation instable plutôt qu’une défaite militaire complète.
📌 Les premiers projets européens exprimaient des idées de coopération, mais ils ne prévoyaient ni institutions communes, ni politiques concrètes, ni mécanismes de coopération, ni stratégie claire de mise en œuvre.
★ À maîtriser
Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne fut complètement vaincue et divisée en zones d’occupation ; en 1945, elle ne constituait plus une entité politique souveraine comme auparavant.
Les États-Unis et l’Union soviétique devinrent les deux superpuissances, tandis que le monde se divisa entre un bloc occidental dirigé par les États-Unis et un bloc oriental dirigé par l’URSS.
Bien que victorieuses, la Grande-Bretagne et la France sortirent de la guerre lourdement endettées, matériellement endommagées et dépendantes de prêts, notamment américains.
Compléments
Victoire militaire franco-britannique ≠ puissance économique
📌 Dans la coopération intergouvernementale, les décisions sont généralement prises par consensus et les gouvernements peuvent refuser de participer ou se retirer, car ils restent souverains.
📌 L’article V de l’OTAN établit qu’une attaque armée contre un membre constitue une affaire concernant l’ensemble de l’alliance, selon le principe « une attaque contre un est une attaque contre tous ».
Benelux → OEEC → OTAN → Conseil de l’Europe
📌 L’intergouvernementalisme privilégie les gouvernements nationaux, le consensus et le maintien du veto, tandis que le supranationalisme donne davantage de place aux institutions indépendantes, au vote majoritaire et à l’autorité juridique commune.
📌 L’intergouvernementalisme et le supranationalisme forment un continuum plutôt que deux catégories totalement séparées, et l’Union européenne combine des éléments des deux modèles.
Coopération entre gouvernements ≠ autorité supranationale
★ À maîtriser
Le 9 mai 1950, le ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman a proposé de placer les productions françaises et allemandes de charbon et d’acier sous une autorité commune. — Schuman Plan
Le traité de Paris de 1951 fut signé par la France, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, et la Communauté européenne du charbon et de l’acier commença à fonctionner en 1952.
📌 La mise en commun du charbon et de l’acier répondait à la fois à un objectif économique d’efficacité et d’économies d’échelle et à un objectif de paix, car elle rendait plus difficile la préparation secrète d’une guerre franco-allemande.
Compléments
Charbon et acier communs → interdépendance → paix
📌 Selon le néo-fonctionnalisme, l’intégration ne se produit pas automatiquement : elle nécessite un leadership politique, des institutions et des acteurs favorables à son approfondissement, comme la Commission européenne.
L’intégration européenne s’est étendue de six pays fondateurs à 28 pays, puis à 27 après le Brexit, et a dépassé le charbon et l’acier pour couvrir notamment les politiques économiques, commerciales, sociales, agricoles, régionales, environnementales et les affaires étrangères.
Alan Milward soutient dans The European Rescue of the Nation-State (1992) que l’intégration européenne a aidé les États nationaux à se reconstruire et à se renforcer après la Seconde Guerre mondiale plutôt qu’à disparaître.
Fonctionnalisme → spillover → gouvernance multiniveaux
Intergouvernementalisme et supranationalisme
| Dimension | Intergouvernementalisme | Supranationalisme |
|---|---|---|
| Acteurs principaux | Gouvernements nationaux | Institutions indépendantes |
| Décision | Consensus fréquent | Vote majoritaire possible |
| Souveraineté | Contrôle national conservé | Autorité partiellement transférée |
| Résultat | Coopération plus lente et moins ambitieuse | Décisions potentiellement plus ambitieuses |
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1. Concernant les origines de la coopération européenne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Pourquoi les guerres ont-elles favorisé l’idée d’une coopération européenne plus étroite ?
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Quand les idées d’unité européenne ont-elles commencé à se développer ?
Pendant la Première Guerre mondiale et les guerres civiles de la Seconde Guerre mondiale.
Que montre l’entrée des femmes dans le rugby pendant la Première Guerre mondiale ?
La transformation des structures sociales par la guerre.
Qu'a provoqué la destruction des structures politiques et économiques par les guerres ?
La nécessité d'une coopération européenne plus étroite pour éviter de nouveaux conflits.
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