QCM : Crise de 1929 et réponses politiques (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation économique caractérise les États-Unis entre 1920 et 1928 ?

Une croissance faible, un chômage élevé et une consommation limitée aux biens essentiels
Une forte croissance, le plein emploi et une consommation de masse souvent financée à crédit
Une économie stagnante, le plein emploi et une consommation de masse sans recours au crédit
Une forte croissance, un chômage élevé et une consommation financée principalement par l’épargne

Une forte croissance, le plein emploi et une consommation de masse souvent financée à crédit

Explication

Entre 1920 et 1928, la forte croissance et le plein emploi accompagnent l’essor de la consommation de masse, souvent financée par des emprunts. Le chômage élevé renvoie à la crise ultérieure, tandis que les autres distracteurs minimisent la consommation à crédit ou la croissance.

2. Un gouvernement laisse les entreprises privées rechercher le profit et intervient peu dans les domaines économique et social. De quel système s’agit-il ?

De l’économie planifiée, fondée sur la propriété privée et la concurrence entre entreprises
Du capitalisme libéral, fondé sur la propriété privée et une intervention limitée de l’État
Du capitalisme d’État, fondé sur la direction publique des entreprises et du profit
Du New Deal, fondé sur la propriété privée et une intervention limitée de l’État

Du capitalisme libéral, fondé sur la propriété privée et une intervention limitée de l’État

Explication

Le capitalisme libéral associe propriété privée des entreprises et recherche du profit à une intervention limitée de l’État. Le New Deal renforce l’intervention publique, tandis que la direction publique ou la planification ne correspondent pas à ce système.

3. Dans une période de spéculation, les actions d’une entreprise montent fortement alors que ses profits réels restent presque inchangés. Quel phénomène cette situation indique-t-elle ?

Une bulle spéculative, car le prix des actions dépasse largement le niveau réel des profits
Une déflation boursière, car les cours restent proches du niveau réel des profits
Une hausse fondée sur les résultats, car le prix des actions suit les profits de l’entreprise
Une expansion productive, car la hausse des cours démontre une augmentation des profits

Une bulle spéculative, car le prix des actions dépasse largement le niveau réel des profits

Explication

Une bulle se forme lorsque le prix des actions devient très supérieur au niveau réel des profits des entreprises. Une hausse justifiée suppose un lien avec les résultats, tandis que la déflation désigne une baisse des prix et que le cours ne prouve pas une hausse de la production.

4. Quel événement boursier se produit à Wall Street le 24 octobre 1929 ?

Le jeudi noir, un krach qui provoque l’effondrement du prix des actions
Le mardi noir, un krach qui provoque l’effondrement du prix des actions
Le mardi noir, une crise agricole qui provoque une baisse des récoltes
Le jeudi noir, une reprise qui entraîne une hausse du prix des actions

Le jeudi noir, un krach qui provoque l’effondrement du prix des actions

Explication

Le 24 octobre 1929, le jeudi noir, un krach boursier fait s’effondrer le prix des actions à Wall Street. Le mardi noir correspond au 29 octobre, et les deux autres propositions attribuent à cette date une reprise ou une crise agricole.

5. Des récoltes abondantes et des stocks industriels difficiles à écouler font baisser les prix et les revenus. Quelle conséquence économique cette évolution entraîne-t-elle ?

Les entreprises, les exploitants et les banques deviennent plus solides
Les entreprises, les exploitants et les banques deviennent plus fragiles
Les entreprises et les banques se renforcent, mais les revenus agricoles diminuent
Les entreprises et les exploitants gagnent davantage, mais les banques s’affaiblissent

Les entreprises, les exploitants et les banques deviennent plus fragiles

Explication

La surproduction fait baisser les prix et les revenus, ce qui fragilise les entreprises, les exploitants et les banques. Les autres choix inversent cet effet ou limitent la fragilisation à certains acteurs sans respecter le lien décrit.

6. Après plusieurs faillites bancaires, une entreprise ne peut plus obtenir de crédit pour investir ou embaucher. Quelle dynamique explique le mieux cette situation ?

La contraction du crédit freine l’investissement, mais favorise les ventes et les embauches
La contraction du crédit stimule l’investissement, l’innovation, les ventes et les embauches
La hausse du crédit freine l’investissement, l’innovation, les ventes et les embauches
La contraction du crédit freine l’investissement, l’innovation, les ventes et les embauches

La contraction du crédit freine l’investissement, l’innovation, les ventes et les embauches

Explication

Les faillites réduisent le crédit disponible ; les entreprises ne peuvent alors plus investir, innover, vendre et embaucher aussi facilement. Les distracteurs inversent l’effet du crédit ou dissocient à tort la contraction du crédit de ses conséquences sur l’activité.

7. Une analyse de la situation américaine compare le chômage de 1929 à celui de 1932. Quel constat chiffré en ressort ?

Le nombre de chômeurs passe de 1,5 million à 12,6 millions, dépassant 25 % des actifs en 1932
Le nombre de chômeurs passe de 1,5 million à 25 millions, soit 12,6 % des actifs en 1932
Le nombre de chômeurs reste à 1,5 million en 1929 et en 1932, malgré une hausse des prix
Le nombre de chômeurs passe de 12,6 millions à 1,5 million, dépassant 25 % des actifs en 1932

Le nombre de chômeurs passe de 1,5 million à 12,6 millions, dépassant 25 % des actifs en 1932

Explication

Le chômage américain augmente de 1,5 million en 1929 à 12,6 millions en 1932, année où plus de 25 % des actifs sont au chômage. Les autres réponses inversent les dates, confondent les effectifs et le pourcentage, ou minimisent l’augmentation.

8. Par quels mécanismes la crise américaine se transmet-elle aux économies du reste du monde ?

Par le rapatriement des capitaux américains, le protectionnisme et l’effondrement de l’étalon-or
Par la hausse des exportations américaines, la baisse des droits de douane et la fixation des monnaies
Par la dévaluation de la livre, l’augmentation des salaires et la relance des dépenses publiques
Par l’investissement accru des capitaux américains, le libre-échange et le maintien de l’étalon-or

Par le rapatriement des capitaux américains, le protectionnisme et l’effondrement de l’étalon-or

Explication

La crise se mondialise par le retrait des capitaux américains, la montée des barrières commerciales et la rupture du système monétaire fondé sur l’or. Les autres réponses inversent le sens des flux de capitaux, confondent protectionnisme et libre-échange, ou substituent des mesures sans rapport avec ces trois mécanismes.

9. Plusieurs pays relèvent leurs droits de douane pour protéger leurs industries ; quelle chaîne de conséquences correspond à l’effet du protectionnisme généralisé ?

Les exportations diminuent, mais la production progresse et les États comme les populations s’enrichissent
Les échanges augmentent, la production baisse et les États comme les populations s’appauvrissent
Les exportations et les échanges augmentent, la production progresse et les États comme les populations s’enrichissent
Les exportations et les échanges diminuent, la production baisse et les États comme les populations s’appauvrissent

Les exportations et les échanges diminuent, la production baisse et les États comme les populations s’appauvrissent

Explication

Lorsque les pays restreignent les échanges, les exportations et le commerce international reculent, entraînant une baisse de la production et un appauvrissement. Les autres réponses confondent protection et expansion des exportations, inversent le lien entre échanges et production, ou attribuent aux barrières un enrichissement.

10. Quel événement monétaire le Royaume-Uni provoque-t-il en septembre 1931 ?

Il dévalue la livre et rejoint un système monétaire fondé sur l’étalon-or
Il dévalue unilatéralement la livre et sort du système fondé sur l’étalon-or
Il relève les droits de douane et suspend les échanges avec les États-Unis
Il réévalue la livre et rétablit le système fondé sur l’étalon-or

Il dévalue unilatéralement la livre et sort du système fondé sur l’étalon-or

Explication

En septembre 1931, le Royaume-Uni dévalue unilatéralement la livre et abandonne le système monétaire international fondé sur l’étalon-or. Les autres réponses inversent la dévaluation, confondent la décision monétaire avec le protectionnisme américain ou situent l’événement en 1929.

11. Entre 1929 et 1932, quelle évolution du chômage mondial traduit l’aggravation de la crise ?

Une hausse de 1,5 à 12,6 millions de personnes
Une hausse de 14 à 30 millions de personnes
Une baisse de 30 à 14 millions de personnes
Une baisse de 14 à 12,6 millions de personnes

Une hausse de 14 à 30 millions de personnes

Explication

Le chômage mondial augmente de 14 millions de personnes en 1929 à 30 millions en 1932, ce qui indique une aggravation marquée. L’option inverse les années, une autre reprend des chiffres américains de l’extrait, et la dernière présente une baisse incompatible avec l’évolution mondiale.

12. Dans un pays latino-américain dépendant des exportations, la chute de la demande mondiale survient dans les années 1930 ; quelle chaîne de conséquences est attendue ?

Les exportations et le PIB diminuent, les dettes deviennent difficiles à rembourser, puis les faillites et le chômage progressent
Les exportations et le PIB augmentent, mais le remboursement des dettes se complique et les faillites progressent
Les exportations et le PIB diminuent, les dettes deviennent plus faciles à rembourser et les salaires progressent
Les exportations diminuent, mais le PIB augmente, ce qui facilite le remboursement des dettes et réduit le chômage

Les exportations et le PIB diminuent, les dettes deviennent difficiles à rembourser, puis les faillites et le chômage progressent

Explication

La baisse des exportations réduit le PIB et empêche le remboursement des dettes, ce qui favorise faillites, licenciements, chômage et baisse des salaires. Les autres réponses inversent le rapport entre exportations et PIB, associent à tort la hausse du PIB au défaut de paiement, ou minimisent les conséquences sociales.

13. Quel événement politique survient au Brésil en octobre 1930, et quelle politique le régime issu de cet événement met-il en œuvre ?

La démocratie est maintenue, puis le gouvernement augmente les salaires et réduit le temps de travail
Un coup d’État renverse la démocratie, puis le régime augmente les salaires et réduit le temps de travail
Un coup d’État renverse la démocratie, puis le régime réduit les salaires et allonge le temps de travail
Un coup d’État renverse la démocratie, puis le régime augmente les droits de douane et réduit les exportations

Un coup d’État renverse la démocratie, puis le régime augmente les salaires et réduit le temps de travail

Explication

En octobre 1930, un coup d’État renverse la démocratie brésilienne et le régime autoritaire met en œuvre des mesures sociales, notamment des hausses de salaires et une réduction du temps de travail. Les autres réponses inversent ces mesures, nient le renversement de la démocratie ou substituent une politique commerciale.

14. Dans les sociétés latino-américaines frappées par la crise, quelle évolution politique découle de la perte de confiance envers les démocraties ?

La démocratie est renforcée, tandis que les mouvements populistes et autoritaires réclament un État plus fort
La démocratie est renforcée, tandis que les mouvements populistes et autoritaires perdent en influence
La démocratie est fragilisée, tandis que les mouvements populistes et autoritaires perdent en influence
La démocratie est fragilisée, tandis que les mouvements populistes et autoritaires gagnent en influence

La démocratie est fragilisée, tandis que les mouvements populistes et autoritaires gagnent en influence

Explication

La crise fait accuser la démocratie de ne pas savoir gérer les difficultés et favorise la montée des mouvements populistes et autoritaires, qui promettent des solutions et un État renforcé. Les autres réponses inversent le rapport entre crise et légitimité démocratique ou entre crise et essor de ces mouvements.

15. Au début d’une crise économique, un président estime que les marchés se rétabliront d’eux-mêmes et refuse une intervention de l’État. Quelle conception défend-il ?

L’autorégulation des marchés défendue par Hoover
L’intervention économique et sociale défendue par Roosevelt
La relance de la demande associée au New Deal
Le renforcement de l’État-providence associé à Roosevelt

L’autorégulation des marchés défendue par Hoover

Explication

Hoover considère que la crise est passagère et que les marchés vont se rétablir sans intervention de l’État. L’interventionnisme relève de Roosevelt, tandis que la relance de la demande et l’État-providence sont associés au New Deal.

16. Face au chômage de masse et au recul de l’activité, un président lance une politique qui vise à accroître la demande et la consommation pour relancer la production. Quel est l’objectif de cette politique ?

Protéger la production nationale par des mesures protectionnistes
Réduire les coûts de l’État en abaissant les salaires des fonctionnaires
Relancer l’activité et combattre le chômage de masse
Rétablir l’équilibre budgétaire en réduisant les dépenses publiques

Relancer l’activité et combattre le chômage de masse

Explication

Le New Deal cherche à relancer la production et l’activité en stimulant la demande et la consommation, tout en luttant contre le chômage de masse. L’équilibre budgétaire, le protectionnisme et la réduction des salaires publics renvoient à des mesures associées à Hoover.

17. Un gouvernement accroît fortement son action économique et sociale pendant une crise, tout en conservant le système capitaliste libéral. Quelle caractéristique du New Deal cette situation illustre-t-elle ?

Une abolition du capitalisme libéral au profit d’une économie étatisée
Un maintien du capitalisme libéral sans intervention économique de l’État
Une réduction de l’action publique pour laisser les marchés s’autoréguler
Une intervention accrue de l’État sans rupture avec le capitalisme libéral

Une intervention accrue de l’État sans rupture avec le capitalisme libéral

Explication

Le New Deal renforce fortement l’intervention de l’État dans les domaines économique et social, mais ne remet pas en cause le capitalisme libéral. L’abolition du capitalisme et le retrait de l’État contredisent cette distinction.

18. Quelles forces politiques composent le Front populaire, vainqueur des élections législatives françaises d’avril-mai 1936 ?

La SFIO, les ligues de droite et les radicaux
La SFIO, le Parti communiste français et les ligues de droite
La SFIO, le Parti communiste français et les radicaux
Le Parti communiste français, la CGT et les radicaux

La SFIO, le Parti communiste français et les radicaux

Explication

Le Front populaire rassemble la SFIO, le Parti communiste français et les radicaux. Les ligues de droite ne font pas partie de cette coalition, et la CGT est une organisation syndicale, non l’un des partis qui la composent.

19. Après la victoire électorale du Front populaire en 1936, qui est nommé à la tête du gouvernement le 4 juin ?

Maurice Thorez
Le président de la République
Léon Blum
Franklin D. Roosevelt

Léon Blum

Explication

Léon Blum est nommé à la tête du gouvernement le 4 juin 1936. Maurice Thorez dirige le Parti communiste français, tandis que Roosevelt est le président des États-Unis.

20. Pour dater la négociation qui mène aux accords Matignon, quelle chronologie faut-il retenir ?

Négociations le 6 juin, signature dans la nuit du 7 au 8 juin 1936
Négociations le 8 juin, signature dans la nuit du 8 au 9 juin 1936
Négociations le 7 juin, signature dans la nuit du 7 au 8 juin 1936
Négociations le 20 juin, signature dans la nuit du 20 au 21 juin 1936

Négociations le 7 juin, signature dans la nuit du 7 au 8 juin 1936

Explication

Les représentants du gouvernement, du patronat et de la CGT négocient le 7 juin à Matignon, et les accords sont signés dans la nuit du 7 au 8 juin. Confondre négociation et signature décale le calendrier ; les autres dates renvoient à des repères erronés ou aux réformes votées plus tard.

21. Dans un établissement comptant 12 ouvriers, quelle mesure des accords Matignon s’applique, en plus de la hausse salariale prévue ?

Des délégués du personnel, avec des hausses de 15 % à 7 % selon les salaires
Des contrats collectifs, avec des hausses de 7 % à 15 % selon les salaires
Deux semaines de congés payés, avec des hausses de 7 % à 15 % selon les salaires
Des délégués du personnel, avec des hausses de 7 % à 15 % selon les salaires

Des délégués du personnel, avec des hausses de 7 % à 15 % selon les salaires

Explication

Les accords prévoient des délégués du personnel dans les établissements de plus de dix ouvriers et des hausses allant de 7 % pour les salaires les plus élevés à 15 % pour les plus faibles. Le seuil n’est pas inférieur à dix ; les contrats collectifs et les congés payés sont des mesures distinctes.

22. Une salariée veut savoir quand l’Assemblée nationale a voté le droit à deux semaines de congés payés annuels. Quelle date doit-elle retenir ?

Le 21 juin 1936
Le 8 juin 1936
Le 20 juin 1936
Le 19 juin 1936

Le 20 juin 1936

Explication

L’Assemblée nationale vote deux semaines de congés payés annuels le 20 juin 1936. Le 21 juin correspond à la fixation de la semaine de 40 heures, tandis que le 8 juin est la date de signature des accords Matignon.

23. Le gouvernement de Léon Blum cherche à relancer l’économie en augmentant le pouvoir d’achat et en réduisant la durée du travail. Quelle articulation entre ces deux mesures correspond à ses objectifs ?

Le pouvoir d’achat stimule la consommation, tandis que les 40 heures favorisent les embauches et le partage du travail
Les 40 heures stimulent la consommation, tandis que le pouvoir d’achat favorise les embauches et le partage du travail
Les deux mesures relancent la production en stimulant directement la consommation
Le pouvoir d’achat lutte contre le chômage, tandis que les 40 heures relancent la demande par la consommation

Le pouvoir d’achat stimule la consommation, tandis que les 40 heures favorisent les embauches et le partage du travail

Explication

La hausse du pouvoir d’achat vise à stimuler la demande et la consommation ; la semaine de 40 heures doit aussi favoriser les embauches et partager le travail disponible. Les distracteurs intervertissent les mécanismes ou ramènent les deux mesures à un objectif identique.

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Quels phénomènes caractérisent l’économie américaine de 1920 à 1928 ?

Une forte croissance, le plein emploi et l’essor de la consommation de masse, souvent financée à crédit.

Sur quels principes repose le capitalisme libéral ?

La propriété privée des entreprises, la recherche du profit et une intervention minimale de l’État.

Quand la spéculation boursière crée-t-elle une bulle ?

Lorsque le prix des actions dépasse largement le niveau réel des profits des entreprises.

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