QCM : Faire la guerre et faire la paix (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle de Clausewitz, comment s’articulent la fin, le moyen et le but de la guerre ?

La fin est l’objectif politique, le moyen est d’imposer sa volonté à l’adversaire, et le but est la guerre ou la violence.
La fin est l’objectif politique, le moyen est la guerre ou la violence, et le but est d’imposer sa volonté à l’adversaire.
La fin est la guerre ou la violence, le moyen est l’objectif politique, et le but est d’imposer sa volonté à l’adversaire.
La fin est d’imposer sa volonté à l’adversaire, le moyen est la guerre ou la violence, et le but est l’objectif politique.

La fin est l’objectif politique, le moyen est la guerre ou la violence, et le but est d’imposer sa volonté à l’adversaire.

Explication

Pour Clausewitz, la guerre sert une fin politique, constitue le moyen violent et vise à imposer sa volonté à l’adversaire. Les autres formulations intervertissent la fin, le moyen ou le but.

2. Quel objectif Sun Tzu associe-t-il à l’emploi de tous les moyens disponibles contre l’ennemi ?

Détruire l’ennemi par l’engagement maximal des forces.
Vaincre l’ennemi au moindre coût humain et matériel.
Épuiser les ressources des deux camps avant la victoire.
Conquérir le territoire ennemi au prix d’un effort humain accru.

Vaincre l’ennemi au moindre coût humain et matériel.

Explication

Sun Tzu préconise d’employer tous les moyens pour vaincre l’ennemi en réduisant les coûts humains et matériels. Les distracteurs privilégient la conquête, l’épuisement réciproque ou la destruction au prix maximal.

3. Une armée du XVIIe siècle est placée sous l’autorité d’un souverain et se compose de professionnels organisés en unités permanentes de taille réduite. À quel modèle correspond-elle ?

À une armée temporaire, levée pour une campagne ponctuelle.
À la guerre féodale, conduite par des seigneurs indépendants.
À la guerre classique, monopole des États et de leurs souverains.
À la guerre populaire, fondée sur la mobilisation générale.

À la guerre classique, monopole des États et de leurs souverains.

Explication

À partir du XVIIe siècle, la guerre classique relève du monopole des États et de leurs souverains, qui disposent d’armées permanentes, organisées et professionnelles. Les autres réponses confondent ce modèle avec la guerre seigneuriale, la mobilisation populaire ou une levée temporaire.

4. Un stratège imagine une guerre théorique où chaque moyen disponible sert à anéantir l’ennemi, tout en sachant qu’aucun conflit réel ne correspond à cette limite. De quel concept s’agit-il ?

La petite guerre.
La guerre classique.
La guerre absolue.
Le brouillard de guerre.

La guerre absolue.

Explication

La guerre absolue est le concept théorique d’un conflit tendant à l’anéantissement de l’ennemi par tous les moyens, et elle ne se rencontre pas dans la réalité. Le brouillard désigne l’incertitude au combat, tandis que la guerre classique et la petite guerre renvoient à d’autres formes de conflit.

5. Entre quelles années la guerre de Sept Ans se déroule-t-elle ?

De 1746 à 1753
De 1792 à 1815
De 1756 à 1763
De 1763 à 1770

De 1756 à 1763

Explication

La guerre de Sept Ans s’étend de 1756 à 1763. La période 1792-1815 correspond aux guerres révolutionnaires et napoléoniennes, tandis que les deux autres choix décalent les dates du conflit.

6. Pourquoi la guerre de Sept Ans peut-elle être qualifiée de conflit mondial ?

Elle se déroule sur plusieurs fronts terrestres, tous situés en Europe.
Elle oppose des factions rivales au sein des seuls États européens.
Elle s’étend à l’Europe et aux colonies d’Amérique, mais pas aux autres continents.
Elle implique l’Europe et des colonies en Amérique, en Afrique et en Asie.

Elle implique l’Europe et des colonies en Amérique, en Afrique et en Asie.

Explication

Son caractère mondial tient à l’implication de l’Europe et de colonies situées en Amérique, en Afrique et en Asie. La réduire à l’Europe ignore les espaces coloniaux; la présenter comme une guerre civile ou un conflit uniquement terrestre confond sa nature et son étendue.

7. Quelle succession décrit la transformation de l’armée française pendant la Révolution ?

Armée professionnelle, levée en masse, puis retour aux mercenaires.
Volontaires, armée professionnelle, puis conscription sans levée en masse.
Armée professionnelle, conscription, puis volontaires et levée en masse.
Armée professionnelle, volontaires animés par le sentiment national, puis levée en masse et conscription.

Armée professionnelle, volontaires animés par le sentiment national, puis levée en masse et conscription.

Explication

La transformation va de l’armée professionnelle aux volontaires portés par le sentiment national, puis à la levée en masse et à la conscription. Les autres parcours inversent ces étapes, confondent volontaires et soldats professionnels ou écartent la levée en masse.

8. Une chronologie distingue deux phases des guerres napoléoniennes. Quelle répartition des périodes est correcte ?

Phase défensive de 1805 à 1808, puis phase offensive à partir de 1809.
Phase défensive de 1805 à 1807, puis phase offensive à partir de 1808.
Phase offensive de 1805 à 1807, puis phase défensive à partir de 1808.
Phase défensive de 1805 à 1807, puis phase offensive à partir de 1807.

Phase défensive de 1805 à 1807, puis phase offensive à partir de 1808.

Explication

La phase défensive couvre 1805-1807 et la phase offensive commence à partir de 1808. Les autres réponses inversent les phases ou déplacent la limite chronologique.

9. Un gouvernement engage les ressources matérielles et humaines de l’État, réorganise ses institutions et mobilise les valeurs et les opinions de la population afin de vaincre son adversaire. Quel type de guerre mène-t-il ?

Une guerre d’usure visant principalement l’épuisement militaire
Une guerre industrielle centrée sur la production d’armements
Une guerre totale mobilisant les ressources de l’État et de la société
Une guerre conventionnelle mobilisant les forces combattantes

Une guerre totale mobilisant les ressources de l’État et de la société

Explication

La guerre totale mobilise les ressources matérielles, humaines et organisationnelles de l’État ainsi que les ressources psychologiques, politiques et culturelles de la société. La guerre industrielle concerne surtout les moyens de production, la guerre conventionnelle est ici réduite aux combattants, et la guerre d’usure désigne une stratégie d’épuisement.

10. Dans une guerre industrielle où chaque camp cherche à épuiser l’autre, quelle combinaison caractérise l’expérience des combattants ?

Des combats d’usure, des conditions de vie exécrables et une mortalité de masse
Des offensives décisives, des conditions de vie améliorées et peu de pertes
Des combats limités, des conditions de vie difficiles et des pertes réduites
Une mobilisation de l’arrière, un contrôle de l’opinion et une économie de guerre

Des combats d’usure, des conditions de vie exécrables et une mortalité de masse

Explication

La guerre d’usure cherche à épuiser l’adversaire par des combats industriels, tandis que les soldats affrontent des conditions de vie exécrables et une mortalité de masse. Les offensives rapides et les pertes réduites contredisent cette logique; la mobilisation de l’opinion concerne surtout l’arrière; les combats limités ne correspondent pas à la guerre industrielle d’usure.

11. Un dirigeant fixe comme objectif de supprimer les capacités politiques et militaires de l’adversaire et de briser son moral. À quel type de guerre cet objectif correspond-il ?

À une guerre totale mobilisant les ressources de l’État et de la société
À une guerre d’usure cherchant à épuiser les forces adverses
À une guerre de conquête centrée sur l’occupation de territoires
À une guerre d’anéantissement visant la destruction complète de l’adversaire

À une guerre d’anéantissement visant la destruction complète de l’adversaire

Explication

La guerre d’anéantissement vise la destruction complète de l’adversaire sur les plans politique, militaire et moral. La mobilisation totale décrit l’ampleur des ressources engagées, l’usure recherche l’épuisement, et la conquête territoriale ne suffit pas à caractériser cet objectif d’anéantissement.

12. Dans le contexte de la guerre froide, un mouvement de décolonisation adopte une stratégie révolutionnaire et mène des attaques de guérilla avec des méthodes non conventionnelles. Quelle forme de conflit décrit cette situation ?

Une guerre de décolonisation aux formes irrégulières
Une guerre conventionnelle entre armées régulières
Une guerre intercoloniale opposant deux puissances impériales
Une guerre d’anéantissement menée sur le front Est

Une guerre de décolonisation aux formes irrégulières

Explication

Les guerres de décolonisation en contexte de guerre froide peuvent prendre une tournure révolutionnaire et recourir à la guérilla ainsi qu’à des formes non conventionnelles. Une guerre conventionnelle repose sur des armées régulières, le front Est renvoie au contexte de l’anéantissement, et le conflit décrit n’oppose pas deux puissances coloniales.

13. À quelle date Al-Qaïda commet-elle les attentats aux États-Unis que George W. Bush qualifie d’acte de guerre dans son discours au Congrès ?

L’année 2012
L’année 2014
Le 20 septembre 2001
Le 11 septembre 2001

Le 11 septembre 2001

Explication

Les attentats d’Al-Qaïda ont lieu le 11 septembre 2001 ; George W. Bush les qualifie d’acte de guerre dans son discours du 20 septembre. Confondre ces deux dates revient à prendre le discours pour les attentats, tandis que 2012 et 2014 renvoient à l’expansion de Daech et à la proclamation du califat.

14. Un analyste constate que des composantes d’Al-Qaïda opèrent dans différentes régions sans direction opérationnelle centralisée et disposent d’une large marge de décision. Quelle caractéristique de l’organisation décrit-il ?

Une organisation fragmentée dont les groupes ont rompu tout lien
Une organisation déterritorialisée aux composantes très autonomes
Une organisation territoriale dirigée depuis un État unique
Une organisation centralisée aux composantes étroitement contrôlées

Une organisation déterritorialisée aux composantes très autonomes

Explication

Al-Qaïda est déterritorialisée et ses composantes disposent d’une très grande autonomie. Une implantation dans un État unique confond déterritorialisation et territorialité ; une chaîne centralisée nie leur autonomie, tandis qu’une rupture complète n’est pas impliquée par cette caractéristique.

15. Entre 2012 et 2014, un groupe armé étend son contrôle en Irak et en Syrie, puis proclame un califat en 2014. À quel mouvement cette trajectoire correspond-elle ?

À AQMI
À Daech
À Al-Qaïda
Aux attentats du 11 septembre

À Daech

Explication

Daech s’étend entre l’Irak et la Syrie de 2012 à 2014 et proclame un califat en 2014. Attribuer cette trajectoire à Al-Qaïda confond les deux organisations ; le 11 septembre désigne des attentats et AQMI est cité comme exemple d’internationalisation d’Al-Qaïda.

16. Dans une analyse des conflits contemporains, quelle combinaison explique leur complexité croissante ?

Des acteurs non conventionnels et des enjeux strictement locaux
Des acteurs non conventionnels et des enjeux transnationaux importants
Des acteurs étatiques et des enjeux principalement nationaux
Des armées régulières et des enjeux principalement locaux

Des acteurs non conventionnels et des enjeux transnationaux importants

Explication

La complexité croissante tient conjointement à la présence d’acteurs non conventionnels et à l’importance des enjeux transnationaux. Se limiter aux armées régulières ou aux enjeux locaux écarte l’un ou l’autre de ces facteurs ; la disparition des acteurs étatiques n’est pas affirmée.

17. En Afghanistan, une stratégie vise à empêcher le retour d’un sanctuaire terroriste et à favoriser la stabilité, sans rechercher une victoire militaire contre une armée talibane régulière. Quel est l’objectif déclaré de cette stratégie ?

Empêcher le retour d’un sanctuaire terroriste et favoriser la stabilité
Vaincre militairement une armée talibane régulière
Éliminer les groupes talibans par une victoire conventionnelle
Conclure une paix inclusive durable avec l’ensemble des adversaires

Empêcher le retour d’un sanctuaire terroriste et favoriser la stabilité

Explication

L’objectif déclaré est d’empêcher le retour d’un sanctuaire terroriste et de contribuer à la stabilité, plutôt que de rechercher une victoire militaire. La stratégie ne suppose pas une armée talibane régulière à vaincre ni qu’une paix inclusive durable ait déjà été conclue.

18. Un responsable affirme qu’une épidémie peut se terminer par la signature d’un traité de paix avec le virus, comme après un conflit entre États. Quelle distinction réfute le mieux cette comparaison ?

Un virus n’est pas un ennemi intentionnel et structuré avec lequel on peut signer la paix.
Une pandémie oppose des belligérants organisés qui négocient la fin des combats.
Une guerre prend fin lorsque les destructions matérielles cessent, sans accord entre adversaires.
Une crise sanitaire se conclut par un traité dès que les autorités déclarent la victoire.

Un virus n’est pas un ennemi intentionnel et structuré avec lequel on peut signer la paix.

Explication

Une guerre oppose des ennemis intentionnels et structurés et peut se conclure par une paix, tandis qu’un virus ne peut pas négocier. La deuxième réponse transforme le virus en belligérant, la troisième écarte à tort la paix négociée et la quatrième confond déclaration de victoire et traité.

19. Une ville touchée par une épidémie est désertée, mais ses bâtiments et ses rues restent intacts. Quelle différence entre guerre et pandémie cette situation illustre-t-elle dans l’analyse de Gaïdz Minassian ?

La guerre se distingue par l’absence de plans préparés avant les opérations.
La guerre implique des destructions matérielles que cette ville ne connaît pas.
La guerre se caractérise par des rues désertes même sans dégâts matériels.
La pandémie détruit les infrastructures, tandis qu’un conflit armé épargne les villes.

La guerre implique des destructions matérielles que cette ville ne connaît pas.

Explication

Minassian relève que la guerre suppose des destructions matérielles, alors que des rues désertes ne signifient pas que la ville est détruite. La deuxième confond évacuation et destruction, la troisième inverse la distinction et la quatrième confond les destructions avec la préparation militaire.

20. En février 1793, un homme célibataire de 30 ans est appelé à participer à la levée de 300 000 hommes. Comment sa sélection comme recrue est-elle déterminée ?

Il est incorporé par ordre de naissance dans sa commune.
Il s’engage comme volontaire en fonction de son sentiment national.
Il est tiré au sort parmi les hommes admissibles.
Il est désigné par un officier selon son expérience militaire.

Il est tiré au sort parmi les hommes admissibles.

Explication

La levée de février 1793 sélectionne par tirage au sort les hommes admissibles, notamment les célibataires ou veufs sans enfants âgés de 18 à 40 ans. Le recours à un officier, le volontariat et l’ordre de naissance ne sont pas les critères indiqués pour cette levée.

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Selon Clausewitz, quelle est la fin de la guerre ?

L’objectif politique.

Selon Clausewitz, quel est le moyen de la guerre ?

La guerre ou la violence.

Selon Clausewitz, quel est le but de la guerre ?

Imposer sa volonté à l’adversaire.

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