QCM : Du mot aux catégories grammaticales — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi la notion linguistique de « mot » reste-t-elle difficile à définir de manière pleinement satisfaisante ?

Parce qu’elle concerne uniquement les unités porteuses de sens lexical
Parce qu’elle ne peut être approchée qu’à l’aide de critères approximatifs
Parce qu’elle varie selon la catégorie grammaticale étudiée
Parce qu’elle repose sur une définition fondée sur les espaces écrits

Parce qu’elle ne peut être approchée qu’à l’aide de critères approximatifs

Explication

La notion de mot ne possède pas de définition linguistique entièrement satisfaisante et doit être caractérisée par des critères approximatifs. La séparation graphique par des espaces constitue un indice utile à l’écrit, mais elle ne suffit pas à définir linguistiquement le mot.

2. Quelle différence oppose la séparation des mots à l’écrit et leur réalisation à l’oral ?

L’écrit note les référents, tandis que l’oral indique les catégories grammaticales
L’écrit utilise généralement des espaces, tandis que l’oral ne les manifeste pas
L’écrit utilise des liaisons, tandis que l’oral sépare les mots par des pauses
L’écrit regroupe les mots, tandis que l’oral les distingue par des espaces audibles

L’écrit utilise généralement des espaces, tandis que l’oral ne les manifeste pas

Explication

À l’écrit, les mots sont généralement séparés graphiquement par des espaces, alors que la parole ne présente pas d’espaces perceptibles. La liaison et les pauses peuvent modifier la réalisation orale, mais elles ne correspondent pas à des espaces écrits.

3. Pourquoi l’approche sémantico-référentielle ne suffit-elle pas à définir tous les mots ?

Parce que les mots lexicaux possèdent une forme variable difficile à identifier
Parce que certains mots grammaticaux expriment des informations sans désigner un objet réel
Parce que les mots écrits sont séparés par des espaces absents de la parole
Parce que les mots grammaticaux ne peuvent pas apparaître dans une phrase complète

Parce que certains mots grammaticaux expriment des informations sans désigner un objet réel

Explication

L’approche sémantico-référentielle convient mal à des mots grammaticaux comme « les », qui indiquent le défini et le pluriel sans renvoyer à un objet réel. La forme variable relève plutôt d’un critère morphologique et ne résout pas cette difficulté sémantique.

4. Que désignent les catégories de mots en linguistique ?

Des classes lexico-grammaticales regroupant des mots aux propriétés partagées
Des groupes de mots séparés graphiquement par des espaces dans l’écriture
Des séries de formes sonores organisées selon leur prononciation
Des ensembles de référents classés selon leur nature concrète ou abstraite

Des classes lexico-grammaticales regroupant des mots aux propriétés partagées

Explication

Les catégories de mots sont des classes lexico-grammaticales qui réunissent des mots partageant certaines propriétés. Elles ne sont donc pas définies par la seule séparation graphique, la nature des référents ou la prononciation.

5. Quelle autre appellation désigne les catégories de mots ?

Les groupes référentiels ou classes sémantiques
Les unités graphiques ou segments orthographiques
Les parties du discours ou classes lexico-grammaticales
Les séries phonétiques ou ensembles prosodiques

Les parties du discours ou classes lexico-grammaticales

Explication

Les catégories de mots sont également appelées parties du discours ou classes lexico-grammaticales. Les autres expressions proposées renvoient à des regroupements fondés sur le sens, l’écriture ou les sons, et non à cette dénomination grammaticale.

6. Dans la définition traditionnelle de G. Cayrou, quelle propriété caractérise notamment le nom ?

C’est un mot invariable qui sert à relier des propositions ou des groupes de mots
C’est un mot variable qui sert à désigner un être, une personne, un animal ou une chose
C’est un mot grammatical qui indique le défini et le pluriel sans référent
C’est un mot sonore qui sert à exprimer une relation entre deux unités

C’est un mot variable qui sert à désigner un être, une personne, un animal ou une chose

Explication

Pour G. Cayrou, le nom est un mot variable servant à désigner un être, une personne, un animal ou une chose, notamment une action ou une idée. La liaison et l’expression du défini et du pluriel concernent d’autres phénomènes grammaticaux.

7. Quels deux critères la définition traditionnelle du nom associe-t-elle ?

Un critère phonétique et un critère graphique
Un critère sémantico-référentiel et un critère morphologique
Un critère syntaxique et un critère prosodique
Un critère lexical et un critère pragmatique

Un critère sémantico-référentiel et un critère morphologique

Explication

La définition traditionnelle du nom combine ce que le nom désigne, selon le critère sémantico-référentiel, et sa variabilité formelle, selon le critère morphologique. Le critère sémantico-référentiel porte donc sur le référent, tandis que le critère morphologique porte sur la forme.

8. Pourquoi la notion d’action ne suffit-elle pas à distinguer un nom d’un verbe ?

Parce qu’un nom et un verbe possèdent toujours la même terminaison
Parce qu’un nom et un verbe varient selon les mêmes personnes verbales
Parce qu’un nom et un verbe appartiennent à la même catégorie grammaticale
Parce qu’un nom et un verbe peuvent renvoyer à une action comparable

Parce qu’un nom et un verbe peuvent renvoyer à une action comparable

Explication

La notion d’action est insuffisante puisque « course » et « courir » évoquent tous deux une action, alors que le premier est un nom et le second un verbe. Confondre leur catégorie grammaticale avec leur sens commun conduit donc à une classification erronée.

9. Quelle difficulté rend la notion d’idée inadéquate pour définir précisément la catégorie des noms ?

Elle permet de distinguer les noms des adjectifs mais pas des verbes
Elle renvoie principalement aux mots qui expriment des actions concrètes
Elle décrit la variation des mots sans prendre en compte leur référence
Elle est trop floue pour regrouper les noms selon un critère opératoire

Elle est trop floue pour regrouper les noms selon un critère opératoire

Explication

La notion d’idée est trop générale et floue pour classer précisément des noms comme « courage », « maladie » ou « lenteur ». La difficulté ne vient pas d’une simple absence de référence, mais de l’impossibilité d’en faire un critère de classement suffisamment précis.

10. Quels critères permettent de décrire les catégories linguistiques de manière proprement linguistique ?

Des critères liés aux objets, aux actions et aux idées générales
Des critères reposant sur la traduction, l’étymologie et la référence
Des critères syntaxiques, morphologiques et sémantico-référentiels
Des critères fondés sur la fréquence, la longueur et la prononciation

Des critères syntaxiques, morphologiques et sémantico-référentiels

Explication

La description des catégories linguistiques s’appuie sur les propriétés syntaxiques ou combinatoires, morphologiques et sémantico-référentielles. Les notions d’objet, d’action ou d’idée relèvent d’une approche extra-linguistique et ne suffisent pas à établir ces catégories.

11. Pourquoi les catégories grammaticales doivent-elles être décrites à l’aide de critères linguistiques ?

Parce que les critères extra-linguistiques décrivent principalement les sons de la langue
Parce que les notions d’objet ou d’action concernent uniquement les mots variables
Parce que les notions d’objet ou d’action ne permettent pas une classification grammaticale précise
Parce que les critères linguistiques éliminent toute interprétation du sens des mots

Parce que les notions d’objet ou d’action ne permettent pas une classification grammaticale précise

Explication

Les critères linguistiques sont nécessaires car des notions comme objet, action ou idée ne classent pas les mots de façon suffisamment précise. Les critères sémantiques peuvent toutefois compléter les critères syntaxiques et morphologiques lorsqu’ils sont employés dans une analyse linguistique.

12. Quelle segmentation morphologique est bien formée ?

ordinateur-ent, car -ent s’associe à toute base nominale
manges, car -s forme le pluriel de toute base verbale
mang-ent, car -ent s’associe à une base verbale
fleurs, car -s transforme toute base en verbe

mang-ent, car -ent s’associe à une base verbale

Explication

La segmentation « mang-ent » est bien formée parce que le suffixe « -ent » peut s’associer à une forme verbale. « Ordinateur-ent » est impossible dans cette analyse, car « ordinateur » est un nom et non une base verbale appropriée.

13. Dans quelle mesure les affixes peuvent-ils aider à reconnaître une catégorie grammaticale ?

Ils indiquent la catégorie par leur prononciation, indépendamment de leur contexte
Ils déterminent la catégorie d’un mot, quelle que soit sa base lexicale
Ils remplacent l’analyse syntaxique lorsqu’une terminaison est identifiable
Ils fournissent un indice lié à une catégorie, mais leur graphie ne suffit pas toujours

Ils fournissent un indice lié à une catégorie, mais leur graphie ne suffit pas toujours

Explication

Certains affixes sont associés à des catégories particulières et peuvent donc servir d’indices morphologiques. Toutefois, leur seule forme graphique ne permet pas toujours d’identifier la catégorie avec certitude, car l’analyse dépend aussi de la base et du fonctionnement du mot.

14. Que marque le suffixe graphique « -s » dans les deux formes « fleurs » et « manges » ?

Le pluriel dans « fleurs » et une personne verbale dans « manges »
Le pluriel dans les deux formes, avec une prononciation différente
Une personne verbale dans les deux formes, selon la base utilisée
Une personne verbale dans « fleurs » et le pluriel dans « manges »

Le pluriel dans « fleurs » et une personne verbale dans « manges »

Explication

Dans « fleurs », le « -s » marque le pluriel du nom, tandis que dans « manges », il marque une personne verbale au présent. La même lettre graphique peut donc correspondre à des fonctions morphologiques différentes selon la catégorie du mot.

15. Que décrivent les critères syntaxiques lorsqu’ils servent à caractériser une catégorie grammaticale ?

Son origine historique et les changements qu’elle a subis
Sa prononciation et les sons qui l’entourent
Sa forme graphique et les suffixes qui la composent
Son environnement et les catégories avec lesquelles elle se combine

Son environnement et les catégories avec lesquelles elle se combine

Explication

Les critères syntaxiques décrivent l’environnement d’une catégorie et les associations qu’elle peut ou doit former avec d’autres catégories. La forme, l’histoire et la prononciation relèvent d’autres types d’indices.

16. Quelle analyse rend compte de la différence entre « un livre intéressant », « un très livre » et « très intéressant » ?

L’adverbe accompagne le nom, tandis que l’adjectif accompagne le déterminant
L’adjectif accompagne le nom, tandis que l’adverbe accompagne l’adjectif
Le nom accompagne l’adverbe, tandis que l’adjectif accompagne le déterminant
Le déterminant accompagne l’adjectif, tandis que l’adverbe accompagne le nom

L’adjectif accompagne le nom, tandis que l’adverbe accompagne l’adjectif

Explication

Dans « un livre intéressant », l’adjectif apparaît auprès du nom, tandis que « très » modifie l’adjectif dans « très intéressant ». L’adverbe ne peut pas s’insérer entre le déterminant et le nom dans « un très livre ».

17. Pourquoi la phrase « *Livre est intéressant » est-elle agrammaticale dans l’exemple étudié ?

Le nom singulier doit être précédé d’un déterminant dans cette construction
Le nom singulier doit être accompagné d’un adverbe dans cette construction
L’adjectif doit être placé avant le nom dans cette construction
Le verbe doit être placé avant le déterminant dans cette construction

Le nom singulier doit être précédé d’un déterminant dans cette construction

Explication

Dans cette construction, le déterminant est nécessaire devant le nom singulier, comme dans « le livre est intéressant ». L’absence de déterminant rend donc la phrase agrammaticale, et non l’ordre de l’adjectif ou du verbe.

18. Pourquoi le critère syntaxique est-il particulièrement indispensable pour analyser les adverbes, les prépositions et les conjonctions ?

Ces catégories invariables offrent peu d’indices morphologiques
Ces catégories invariables changent régulièrement selon le genre du nom
Ces catégories variables présentent de nombreux accords morphologiques
Ces catégories variables se reconnaissent principalement à leur position

Ces catégories invariables offrent peu d’indices morphologiques

Explication

Les adverbes, les prépositions et les conjonctions sont invariables, si bien que leur forme fournit peu d’indices morphologiques. Leur environnement et leurs possibilités de combinaison deviennent donc essentiels pour les identifier.

19. Quelle forme respecte l’accord entre le déterminant et le nom ?

Les livres
Le livres
La livres
Les livre

Les livres

Explication

« Les livres » associe le pluriel du déterminant au pluriel du nom, conformément à l’accord. « Les livre » et « le livres » associent des traits incompatibles, tandis que « la livres » combine aussi des traits discordants.

20. Qu’est-ce que l’accord en morphosyntaxe ?

Une variation de la forme d’un élément selon les traits d’un autre élément
Une modification de l’ordre des mots selon leur place dans la phrase
Une variation de la prononciation selon le contexte phonétique
Une création de mots nouveaux à partir de plusieurs éléments lexicaux

Une variation de la forme d’un élément selon les traits d’un autre élément

Explication

L’accord est une variation morphosyntaxique dans laquelle la forme d’un élément, tel qu’un déterminant, dépend des traits d’un autre élément, tel qu’un nom. Il ne désigne ni un simple changement d’ordre ni un procédé de formation lexicale.

21. Quelle est la catégorie de « bleu » dans chacune des phrases suivantes : « le bleu » et « Son pull est bleu » ?

Un adjectif dans la première phrase et un nom dans la seconde
Un nom dans la première phrase et un adjectif dans la seconde
Un pronom dans la première phrase et un verbe dans la seconde
Un déterminant dans la première phrase et un adverbe dans la seconde

Un nom dans la première phrase et un adjectif dans la seconde

Explication

Dans « le bleu », le mot se comporte comme un nom, tandis que dans « Son pull est bleu », il se comporte comme un adjectif. Les environnements syntaxiques différents révèlent ces deux catégories.

22. Quelle analyse grammaticale convient aux occurrences de « la » dans « Je la regarde » et « J’ai pris la voiture » ?

Un pronom dans la première phrase et un déterminant dans la seconde
Un adverbe dans la première phrase et une préposition dans la seconde
Une préposition dans la première phrase et un adjectif dans la seconde
Un déterminant dans la première phrase et un pronom dans la seconde

Un pronom dans la première phrase et un déterminant dans la seconde

Explication

Dans « Je la regarde », « la » remplace un groupe nominal et fonctionne comme un pronom. Dans « la voiture », il accompagne le nom et fonctionne comme un déterminant.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Du mot aux catégories grammaticales.

Qu'impose la notion de mot en linguistique ?

Le mot n'a pas de définition linguistique pleinement satisfaisante.

Comment sont séparés les mots à l'écrit ?

Les mots sont généralement séparés par des espaces à l'écrit.

Les espaces existent-ils à l'oral pour séparer les mots ?

Les espaces n'existent pas à l'oral pour séparer les mots.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Du mot aux catégories grammaticales.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM