QCM : Éducation, culture et université (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans leur analyse des écarts de réussite scolaire, quel facteur Bourdieu et Passeron mettent-ils notamment en avant plutôt que les inégalités de revenus ?

La sélection par les examens
Les différences de revenus
Les différences de culture
L’effort individuel des élèves

Les différences de culture

Explication

Bourdieu et Passeron soulignent le rôle des différences de culture dans les écarts de réussite, au-delà des inégalités de revenus. « Les revenus » reprend précisément l’explication qu’ils écartent, tandis que « la sélection » et « l’effort » déplacent l’analyse vers d’autres facteurs.

2. Une élève découvre le théâtre lors de sorties familiales et grandit entourée de livres à la maison, sans que cela fasse partie de ses cours. De quelle forme de culture s’agit-il ?

La culture libre transmise par osmose
La culture scolaire acquise en classe
La culture évaluée par les examens
La culture enseignée par consignes familiales

La culture libre transmise par osmose

Explication

La culture libre s’acquiert hors de l’école, notamment par les sorties et la présence de livres, et se transmet en famille par osmose. « La culture scolaire » confond les lieux d’acquisition, « la culture évaluée » désigne une mesure plutôt qu’un mode de transmission, et les « consignes familiales » supposent un enseignement explicite.

3. Un examen valorise la capacité à présenter clairement une idée avec les codes attendus, alors que l’élève n’a pas appris ces codes en classe. Que mesure alors en partie son évaluation ?

La maîtrise du programme enseigné
Le savoir-faire acquis en classe
La connaissance des consignes d’examen
Le savoir-dire reçu dans la famille

Le savoir-dire reçu dans la famille

Explication

L’école évalue notamment un savoir-dire qu’elle ne transmet pas toujours; la note mesure donc en partie la culture reçue dans la famille. « Le programme » et « le savoir-faire » ramènent l’évaluation à des apprentissages scolaires, tandis que les consignes d’examen ne rendent pas compte des codes d’expression concernés.

4. Dans un établissement où les règles paraissent identiques pour tous, les élèves favorisés réussissent grâce à des acquis familiaux, puis leur réussite est présentée comme un mérite personnel. Quel mécanisme cela illustre-t-il ?

La légitimation d’un privilège social
La transmission de culture libre en famille
L’ajustement empirique des ambitions scolaires
L’égalité réelle des chances scolaires

La légitimation d’un privilège social

Explication

La légitimation rend une inégalité juste en apparence : l’égalité formelle des chances peut faire passer un privilège social pour un mérite individuel. « L’égalité réelle » confond règles communes et acquis égaux, la « culture libre » concerne une transmission familiale, et l’ajustement des ambitions décrit une autre dynamique.

5. Un groupe d’acteurs mène des campagnes pour faire reconnaître le manque d’esprit d’entreprendre comme un problème collectif. Quelle notion permet d’analyser cette démarche ?

La construction d’un problème public
La définition d’une qualité entrepreneuriale
La rééducation d’une compétence individuelle
La création d’une difficulté économique

La construction d’un problème public

Explication

Un problème public construit existe comme tel lorsque des acteurs parviennent à le faire reconnaître; cette idée, associée à Gusfield, permet d’étudier la démarche décrite. La « rééducation » est une réponse envisagée, la « difficulté économique » suppose un problème déjà constitué, et la « qualité individuelle » ne désigne pas sa reconnaissance publique.

6. Dans les années 1970, une crise des grandes usines s’accompagne d’une valorisation des petites entreprises souples. Quelle évolution de l’image du patronat ce contexte favorise-t-il ?

La figure de l’entrepreneur accentue son image négative
La figure de l’entrepreneur contribue à redorer son image
La nationalisation des petites entreprises renforce son image
Le retour aux grandes usines restaure son image

La figure de l’entrepreneur contribue à redorer son image

Explication

La crise du fordisme et la montée du néolibéralisme favorisent les petites entreprises souples et la figure de l’entrepreneur, qui contribue à redorer l’image du patronat. Le « retour aux grandes usines » inverse la tendance, tandis que l’image négative et la nationalisation ne correspondent pas au mécanisme décrit.

7. Un programme européen reprend en 2000 l’esprit d’entreprise comme compétence de base. Quelle définition de cette disposition l’OCDE avait-elle formulée en 1989 ?

Une aptitude à l’autonomie et à l’initiative
Une compétence de base définie à Lisbonne
Une capacité à créer une entreprise
Une disposition favorable au changement

Une disposition favorable au changement

Explication

En 1989, l’OCDE définit l’esprit d’entreprise comme une disposition favorable au changement; le Conseil européen de Lisbonne en fait ensuite une compétence de base en 2000. « Créer une entreprise » réduit cette disposition à un acte, « Lisbonne » renvoie à l’étape ultérieure, et « autonomie et initiative » correspond au vocabulaire du socle commun de 2006.

8. Une université introduit l’entrepreneuriat afin de transformer ses pratiques d’enseignement sur le modèle de l’entreprise. Quelle interprétation correspond à l’analyse d’Olivia Chambard ?

Un transfert de contrôle du patronat vers l’État
Une transformation éducative prise dans une lutte entre l’État et le patronat
Une création de formations sans enjeu institutionnel
Une neutralisation des entreprises par l’enseignement supérieur

Une transformation éducative prise dans une lutte entre l’État et le patronat

Explication

Pour Olivia Chambard, l’entrepreneuriat est introduit dans le supérieur pour transformer l’enseignement sur le modèle de l’entreprise, dans le cadre d’une lutte entre l’État et le patronat pour le contrôle des institutions éducatives. Réduire le phénomène aux formations néglige cet enjeu, la « neutralisation » nie la transformation, et le « transfert » inverse le cadre de lutte décrit.

9. Quel rôle la qualification joue-t-elle dans la logique des qualifications ?

Elle associe un niveau de diplôme à un emploi sans reconnaître un métier professionnel.
Elle relie formation et emploi, donne des droits et s’appuie sur un métier reconnu.
Elle permet à l’entreprise de repérer et de certifier les compétences observées au travail.
Elle mesure des comportements mobilisables dans différents emplois et validés par l’entreprise.

Elle relie formation et emploi, donne des droits et s’appuie sur un métier reconnu.

Explication

La qualification fait le lien entre formation et emploi, ouvre des droits au salarié et repose sur un métier constitué de savoirs et d’expérience reconnus par une profession. Les comportements transversaux et la validation par l’entreprise relèvent de la logique des compétences, tandis que la réduction au seul niveau omet le métier.

10. Comment Del Rey interprète-t-elle le passage de la logique des qualifications à celle des compétences ?

Comme une réorganisation des niveaux de diplôme sans changement de logique politique.
Comme un choix politique néolibéral plutôt qu’une simple adaptation aux transformations du travail.
Comme un transfert de la certification de l’entreprise vers l’État pour protéger les salariés.
Comme une conséquence inévitable des transformations du travail et des nouveaux métiers.

Comme un choix politique néolibéral plutôt qu’une simple adaptation aux transformations du travail.

Explication

Del Rey présente ce passage comme un choix politique néolibéral, et non comme une simple adaptation nécessaire aux évolutions du travail. L’idée d’une conséquence inévitable reprend précisément l’interprétation qu’elle conteste; le transfert vers l’État inverse le déplacement décrit, et la réorganisation des diplômes ne rend pas compte de sa thèse.

11. Quel code définit les blocs de compétences dans le découpage des diplômes ?

Le Code du travail.
La négociation collective entre syndicats et patronat.
Le Code de l’éducation.
La validation des compétences par l’entreprise.

Le Code du travail.

Explication

Les blocs de compétences sont définis par le Code du travail, et non par le Code de l’éducation. La négociation collective concerne les postes idéaux de la logique des qualifications, tandis que la validation par l’entreprise caractérise la logique des compétences.

12. Une réforme des diplômes transforme chacun en profil personnel négocié avec l’employeur, retire aux blocs leur discipline et rend les parcours comparables. Quelles opérations caractérisent cette logique ?

L’individualisation, la déspécialisation et l’homogénéisation.
L’homogénéisation, l’adéquation formation-emploi et la certification étatique.
La déspécialisation, la certification étatique et la négociation collective.
La négociation collective, l’individualisation et l’adéquation formation-emploi.

L’individualisation, la déspécialisation et l’homogénéisation.

Explication

La logique des blocs repose sur trois opérations : individualisation, déspécialisation et homogénéisation. La certification étatique et la négociation collective relèvent d’autres mécanismes, tandis que l’adéquation formation-emploi ne fait pas partie de ces trois opérations.

13. Une salariée suit une formation afin d’accroître la valeur économique de ses compétences, puis reçoit un salaire. Comment la théorie du capital humain interprète-t-elle cette démarche ?

La formation est un achat matériel dont le salaire constitue le coût.
La formation est un investissement sur soi dont le diplôme constitue le revenu.
La formation est une dépense collective dont le diplôme constitue le revenu.
La formation est un investissement sur soi dont le salaire constitue le revenu.

La formation est un investissement sur soi dont le salaire constitue le revenu.

Explication

Dans la théorie du capital humain, la formation est un investissement réalisé par la personne, et le salaire est le revenu de ce capital. L’idée de dépense collective déplace l’investissement hors de l’individu, tandis que le diplôme comme revenu confond certification et rémunération.

14. Dans la logique du capital humain, quel objectif caractérise le travailleur conçu comme une « entreprise de soi » ?

Renforcer les protections collectives.
Préserver une spécialité fixe.
Développer son employabilité.
Masquer les rapports de classe.

Développer son employabilité.

Explication

Le travailleur conçu comme une entreprise de soi vise à maintenir ou développer son employabilité. Les protections collectives et les rapports de classe relèvent d’autres enjeux, tandis que la spécialité fixe ne correspond pas à cet objectif.

15. Dans une entreprise, une nouvelle logique de compétences conduit à moins valoriser les savoirs mobilisés par les spécialistes, y compris les savoirs intellectuels. Comment Del Rey qualifie-t-elle cet effet sur le travail ?

Une spécialisation qui renforce la valeur des savoirs.
Une déqualification limitée aux métiers manuels.
Une requalification qui valorise davantage les savoirs.
Une déqualification qui dévalorise les savoirs.

Une déqualification qui dévalorise les savoirs.

Explication

Pour Del Rey, la logique des compétences déqualifie le travail en diminuant la valeur des savoirs, y compris dans les métiers intellectuels. La requalification désignerait au contraire une valorisation accrue, et la dévalorisation ne se limite pas aux métiers manuels.

16. Une réforme transforme profondément l’éducation. Quelle question, dans la démarche de Claude Lefort, permet d’examiner ce changement ?

Quelle idée de l’homme et de la société ce projet porte-t-il ?
Quelle organisation scolaire ce projet impose-t-il aux élèves ?
À quelle époque passée ce projet permet-il de revenir ?
Quelle efficacité immédiate ce projet apporte-t-il aux apprentissages ?

Quelle idée de l’homme et de la société ce projet porte-t-il ?

Explication

Pour Lefort, tout projet éducatif porte une certaine idée de l’homme et de la société, qu’il faut interroger lorsque l’éducation change. L’efficacité immédiate ou l’organisation scolaire ne remplacent pas cette interrogation, et sa démarche historique n’est pas un retour nostalgique au passé.

17. Quel enseignement les humanistes inventent-ils à Florence au XVe siècle pour étudier ce qui fait l’homme ?

Les études professionnelles florentines.
Les studia humanitatis.
La scolastique universitaire.
La culture générale médiévale.

Les studia humanitatis.

Explication

À Florence au XVe siècle, les humanistes inventent les studia humanitatis, consacrés à l’étude de ce qui fait l’homme. La scolastique renvoie aux spécialités enseignées au Moyen Âge, et non à cette invention humaniste.

18. Une école propose des lectures et des apprentissages destinés à former l’esprit, sans les justifier par un avantage pratique déterminé. De quelle conception de l’éducation s’agit-il ?

D’un enseignement scolastique orienté vers un usage précis.
D’une préparation professionnelle orientée vers un emploi.
D’une culture générale qui a sa fin en elle-même.
D’un apprentissage spécialisé limité à un domaine.

D’une culture générale qui a sa fin en elle-même.

Explication

La culture générale vise la formation de l’esprit et possède sa fin en elle-même, sans but utilitaire. L’enseignement scolastique, lui, prépare à des usages précis, tandis que la préparation professionnelle et le savoir spécialisé poursuivent des objectifs déterminés.

19. Quelle opposition distingue les deux discours sur l’éducation décrits par Lefort ?

L’un mesure la culture par les techniques, l’autre défend une éducation vivante et ouverte.
L’un adapte l’école à la vie commune, l’autre défend une formation liée aux débouchés.
L’un adapte l’école au marché, l’autre défend une éducation vivante et sans autorité.
L’un défend une éducation sans autorité, l’autre adapte l’école aux besoins du marché.

L’un adapte l’école au marché, l’autre défend une éducation vivante et sans autorité.

Explication

Le discours utilitariste cherche à ajuster l’école au marché et aux débouchés, tandis que le discours émancipateur valorise une éducation vivante, ouverte sur le monde et sans règles ni autorité. L’adaptation à la vie commune confond le discours utilitariste avec la Cité, et l’inversion des objectifs attribue à chaque discours les traits de l’autre.

20. Deux discours défendent des orientations opposées sur l’école, l’un utilitariste et l’autre émancipateur. Quel effet commun Lefort leur attribue-t-il ?

Ils évitent de questionner la finalité de l’éducation et réduisent la culture à des techniques.
Ils interrogent la finalité de l’éducation et réduisent la culture à des techniques.
Ils évitent de questionner la finalité de l’éducation et défendent une culture sans limites.
Ils orientent l’éducation vers des finalités opposées et conservent une culture symbolique.

Ils évitent de questionner la finalité de l’éducation et réduisent la culture à des techniques.

Explication

Pour Lefort, malgré leurs orientations opposées, les deux discours éludent la question du sens de l’éducation et réduisent la culture à des techniques. L’interrogation de sa finalité est précisément ce qu’ils évitent, tandis que la culture générale sans limite relève d’une conception différente.

21. Dans une réforme scolaire, le savoir est traité sans lien avec la formation personnelle, l’établissement n’offre plus de repères d’autorité, l’enseignant transmet des connaissances et la société est conçue comme un système fonctionnel. Quel diagnostic correspond à ces changements ?

La disjonction entre l’organisation et l’institution est à l’œuvre.
Les quatre disjonctions décrites par Lefort sont à l’œuvre.
La seule disjonction entre le maître et l’institution est à l’œuvre.
La seule disjonction entre le savoir et le Sujet est à l’œuvre.

Les quatre disjonctions décrites par Lefort sont à l’œuvre.

Explication

Lefort décrit quatre séparations : savoir et Sujet, institution et autorité, maître et sens de son rôle, société et Cité. Réduire le diagnostic au rôle enseignant néglige les autres disjonctions; confondre autorité et contrainte méconnaît aussi la distinction établie par Lefort.

22. Un programme met en avant l’apprentissage continu de méthodes d’apprentissage, sans demander quel Sujet former ni quelle vie commune construire. Comment Lefort interpréterait-il cette orientation ?

Comme une réponse qui définit le Sujet à former et la Cité à construire.
Comme une formation qui privilégie la Cité et laisse de côté les méthodes d’apprentissage.
Comme un substitut qui écarte les questions du Sujet à former et de la Cité à construire.
Comme une orientation qui pose la question du Sujet mais écarte celle de la Cité.

Comme un substitut qui écarte les questions du Sujet à former et de la Cité à construire.

Explication

Pour Lefort, « apprendre à apprendre » et la formation permanente servent de substituts qui évitent les questions du Sujet à former et de la Cité à construire. Les présenter comme des réponses à ces questions inverse le diagnostic, et le programme décrit n’interroge explicitement ni le Sujet ni la Cité.

23. Un discours éducatif masque les problèmes de fond tout en présentant l’organisation existante comme légitime. Quelle notion Lefort emploie-t-il pour le caractériser ?

Une transmission des savoirs.
Une idéologie.
Un cadre institutionnel.
Une domination visible.

Une idéologie.

Explication

Pour Lefort, une idéologie est un discours qui cache les problèmes et justifie l’ordre établi. La transmission des savoirs ne désigne pas cette fonction de dissimulation, et la domination visible est une forme de domination plutôt que la définition de l’idéologie.

24. Dans la conception de Derrida, à quoi l’université s’engage-t-elle publiquement lorsqu’elle « fait profession » ?

À transmettre un savoir déjà établi
À servir les intérêts économiques de ses partenaires
À chercher la vérité quoi qu’il arrive
À garantir le financement de ses recherches

À chercher la vérité quoi qu’il arrive

Explication

« Faire profession de la vérité » signifie que l’université s’engage publiquement à la chercher, même lorsque cela entraîne des conséquences dérangeantes. Le service des intérêts économiques, la transmission d’un savoir figé et la garantie d’un financement ne définissent pas cet engagement.

25. Une équipe universitaire découvre des résultats qui dérangent un gouvernement et veut les publier. Quel principe de l’université sans condition justifie à la fois la recherche sur le sujet et la publication des résultats ?

La liberté de chercher et de tout dire publiquement
La liberté de recherche garantie par le financement reçu
La liberté de chercher sous réserve d’un accord gouvernemental
Le droit de publier, mais sans examiner les sujets sensibles

La liberté de chercher et de tout dire publiquement

Explication

L’université sans condition implique à la fois la liberté académique de chercher sur n’importe quel sujet et le droit de rendre publics les résultats, même s’ils dérangent. L’approbation gouvernementale et la dépendance au financement contredisent cette liberté, tandis que la recherche sans publication en retranche un volet essentiel.

26. Comment Derrida caractérise-t-il l’université sans condition par rapport à la réalité des institutions ?

Comme une garantie juridique déjà appliquée dans chaque université
Comme un principe de droit et une profession de foi, non comme un état de fait
Comme une description fidèle des universités réellement indépendantes
Comme une réforme achevée qui supprime les contraintes institutionnelles

Comme un principe de droit et une profession de foi, non comme un état de fait

Explication

Derrida présente l’université sans condition comme un idéal de droit qui n’a jamais existé en fait et comme une profession de foi plutôt que comme une description. La tenir pour une réalité institutionnelle ou une garantie déjà appliquée confond le principe avec son existence concrète.

27. Une réforme inscrit la logique des compétences dans des référentiels officiels et des politiques publiques, tandis qu’un penseur avait auparavant annoncé que les discours utilitariste et émancipateur cesseraient de demander à quoi sert l’éducation. Quel lien entre auteurs cette situation illustre-t-elle ?

Lefort annonce le mouvement que Del Rey et Chambard décrivent ensuite comme institutionnalisé
Bourdieu et Passeron annoncent la logique des compétences que Del Rey et Chambard attribuent à Lefort
Lefort inscrit la logique des compétences dans les politiques publiques étudiées par Bourdieu et Passeron
Del Rey et Chambard annoncent le mouvement que Lefort décrit ensuite comme institutionnalisé

Lefort annonce le mouvement que Del Rey et Chambard décrivent ensuite comme institutionnalisé

Explication

Lefort formule dès 1979 une évolution des discours sur l’éducation, que Del Rey et Chambard décrivent ensuite comme inscrite dans le droit et les politiques publiques. Inverser cette chronologie ou attribuer l’institutionnalisation à Lefort mêle leurs contributions.

28. Dans une école, la culture générale est présentée comme nécessaire pour former des citoyens capables de juger, mais elle est exigée sans être réellement enseignée et favorise les élèves qui l’ont déjà acquise chez eux. Quelle distinction entre Lefort et Bourdieu et Passeron correspond à cette situation ?

Bourdieu et Passeron exposent ce que la culture devrait former, Lefort analyse les inégalités qu’elle produit
Lefort expose ce que la culture devrait former, Bourdieu et Passeron analysent les inégalités qu’elle produit
Bourdieu et Passeron attribuent les inégalités à l’enseignement réel de la culture, Lefort les relie à sa transmission familiale
Lefort préconise d’abandonner la culture, Bourdieu et Passeron défendent son exigence scolaire inchangée

Lefort expose ce que la culture devrait former, Bourdieu et Passeron analysent les inégalités qu’elle produit

Explication

Lefort décrit l’idéal d’une culture qui forme des sujets et des citoyens capables de juger, tandis que Bourdieu et Passeron analysent les inégalités lorsque l’école exige une culture libre sans la transmettre. Attribuer ces rôles à l’envers brouille la distinction entre idéal et analyse des effets sociaux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur Éducation, culture et université.

Dans quelle œuvre et en quelle année Bourdieu et Passeron analysent-ils les écarts de réussite scolaire ?

Dans *Les Héritiers*, en 1964.

Selon Bourdieu et Passeron, quelles différences expliquent notamment les écarts de réussite scolaire ?

Les différences de culture.

Qu’est-ce que la culture libre ?

La culture acquise hors de l’école et transmise en famille par osmose.

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