Fiche de révision : Environnement et protection

Plan du Cours

  1. Vocabulaire de l’environnement
  2. L’environnement comme système complexe
  3. La construction politique de l’environnement
  4. L’histoire environnementale et l’Anthropocène
  5. Gestion et exploitation des forêts françaises
  6. Protéger et exploiter la forêt au XIXᵉ siècle
  7. Gérer les forêts aux XXᵉ et XXIᵉ siècles
  8. Fluctuations climatiques en Europe
  9. Prise de conscience climatique
  10. Tensions géopolitiques et mobilisation
  11. Accords et diplomatie climatique
  12. Rapports de force Nord-Sud
  13. Acteurs non étatiques du climat
  14. Accords climatiques et puissance
  15. Modèles environnementaux et influence

Repères chronologiques

  1. 1669Louis XIV promulgue l’ordonnance sur les eaux et forêts, qui encadre les coupes, interdit la surexploitation, impose de laisser des baliveaux et crée une administration spécialisée.
  2. 21 mai 1827Charles X promulgue le Code forestier, qui réaffirme le contrôle de l’État sur les forêts.
  3. 1854La Fondation impériale zoologique d’acclimatation est créée par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire sous Napoléon III.
  4. 1860La loi RTM porte sur la restauration des terrains en montagne.
  5. 1861La forêt de Fontainebleau devient une réserve artistique sous l’impulsion de l’école de Barbizon, première protection d’un espace pour des raisons esthétiques.
  6. 21 avril 1906La loi portée par Charles Beauquier établit la protection des sites et monuments naturels par le classement et le recours au droit contractuel.
  7. 1912La LPO est créée pour protéger les oiseaux.
  8. 1967La marée noire du Torrey Canyon constitue un élément du contexte précédant la création du ministère de l’Environnement.
  9. 22 avril 1970A lieu la première Journée de la Terre, marquée par une manifestation de 20 millions d’Américains et la création de campus verts.
  10. 7 janvier 1971Robert Poujade est nommé premier ministre de l’Environnement à la volonté du président Georges Pompidou.

1. Vocabulaire de l’environnement

Notions clés & Définitions

  • Exploitation raisonnable : Consiste à prélever les ressources à la mesure de ce que le milieu peut renouveler.
  • Écosystème : Associe un milieu de vie et les êtres vivants qui l’habitent, liés par des interactions permanentes comme les cycles de la matière et les chaînes alimentaires.
  • Transition écologique : Transforme les modes de production, de consommation et d’organisation pour réduire l’impact environnemental et passer d’un modèle fondé sur les énergies fossiles à un modèle plus durable.
  • Enjeu : Ce que l’on peut gagner ou perdre, entre atouts et contraintes.
  • Exploitation : Consiste à prélever des ressources et à les valoriser économiquement ou socialement, ce qui façonne les paysages.
  • Écologie : La science des relations entre les êtres vivants et leur milieu.

★ À maîtriser

📌 Conserver signifie maintenir en l’état, tandis que préserver signifie empêcher une dégradation.

Compléments

  • Les écosystèmes rendent trois types de services :

    • approvisionnement
    • régulation
    • services culturels
  • Ernst Haeckel crée le terme « écologie » en 1866.

Astuce mémo

Conserver maintient l’état ; préserver empêche la dégradation.

2. L’environnement comme système complexe

Notions clés & Définitions

  • Environnement : Selon Yvette Veyret, l’environnement correspond aux relations d’interdépendance complexes entre les sociétés et les composants physiques, chimiques et biotiques d’une nature anthropisée.

★ À maîtriser

  • L’environnement est un système de relations entre l’être humain et ce qui l’entoure.

  • La définition de l’environnement est difficile parce qu’il combine des éléments naturels et des sciences économiques et sociales, existe à différentes échelles spatiales et constitue un objet social intégrant des données et des phénomènes variés.

Compléments

  • Les composants de l’environnement sont : physiques, comme la température et la pression, chimiques, comme les gaz tels que le CO₂, biotiques, comme les êtres vivants et les groupes humains

  • Les notions liées à l’environnement sont : (Georges Bertrand) :

    • géosystème, associé à Georges Bertrand
    • anthropisation
    • anthroposystème
    • héritage naturel
  • L’histoire étudie les changements, les héritages et l’évolution de l’environnement dans le temps.

  • La géographie étudie les environnements, les échelles, les risques et les ressources.

  • La géopolitique étudie les tensions liées aux territoires, au pétrole et à l’eau ainsi que la coopération, notamment dans les COP.

  • La science politique étudie notamment les lois et l’opinion politique relatives à l’environnement.

3. La construction politique de l’environnement

★ À maîtriser

  • La loi de 1960 crée le cadre des parcs nationaux ; le premier parc, la Vanoise, est classé par décret en Conseil d’État en 1963 afin de sanctuariser des espaces tout en organisant leurs usages.

  • La loi du 10 juillet 1976 (n° 76-629) protège la nature par la protection animale et des espaces, ainsi que par l’étude d’impact, élargissant la protection des sites à celle de l’environnement en général.

  • La période 1906-1960 privilégie la protection des sites et des espaces naturels, la période 1964-1987 celle des milieux, et la période 2005-2025 une protection plus globale axée sur le climat.

Compléments

  • Robert Poujade raconte son expérience ministérielle dans Le Ministère de l’impossible, évoquant le peu de moyens et tout ce qui reste à construire.

  • La conférence de Stockholm se tient en 1972 et le 5 juin devient la Journée mondiale de l’environnement.

  • Dans les années 1960-1970, la conscience environnementale mûrit dans un contexte d’urbanisation et de « gigantisme urbain » ; la DATAR est créée en 1963 pour l’aménagement du territoire.

  • La loi de 1964 sur l’eau vise à lutter contre la pollution, à régénérer les eaux et à gérer leur écoulement.

  • Les grandes lois des années 1980-1990 comprennent :

    • la loi Montagne de 1985
    • la loi Littoral de 1986
    • la loi Barnier de 1995
  • Les jalons récents mentionnés sont : la Charte de l’environnement de 2004-2005, la Convention citoyenne pour le climat de 2019-2020, la loi Climat et Résilience de 2021, l’accélération des énergies renouvelables en 2023

Astuce mémo

Sites → milieux → climat : la protection s’élargit.

4. L’histoire environnementale et l’Anthropocène

Notions clés & Définitions

  • Anthropocène : Désigne une période où l’être humain est le principal moteur de transformation de la planète.

★ À maîtriser

  • L’histoire environnementale se développe dès les années 1970 dans les pays anglo-saxons, notamment aux États-Unis, dans un contexte militant.

  • Elle étudie les facteurs et conditions entourant :

    • les hommes
    • la flore
    • la faune
    • la possession foncière
    • les structures familiales

📌 L’Anthropocène attribue à l’humanité un rôle de force géologique, tandis que le Capitalocène désigne le capitalisme, et non l’humanité entière, comme responsable de la crise environnementale.

Compléments

  • Avant les années 2000, l’histoire environnementale suscite peu d’attachement en France, notamment en raison de la tradition des Annales associée à Lucien Febvre et de la crainte du déterminisme.

  • Le 22 avril 1970, 20 millions d’Américains manifestent lors de l’Earth Day, dans le cadre des premiers combats environnementaux mentionnés.

  • La recherche en histoire environnementale se matérialise par des disciplines et des pôles, l’histoire du corps et l’environnementalisme des pauvres en Inde et en Europe.

  • Le début de l’Anthropocène est discuté et peut être situé au Néolithique, à la révolution industrielle ou lors de la Grande Accélération après 1945.

  • Le terme Capitalocène, associé à Jason Moore, insiste sur le rôle du capitalisme et critique la notion abstraite d’« Homme » comme responsable de la crise environnementale.

  • Le terme Plantationocène met l’accent sur l’esclavage et l’exploitation économique des plantations, ainsi que sur les inégalités évoquées par Mintz.

Astuce mémo

Anthropocène : l’humanité ; Capitalocène : le capitalisme.

5. Gestion et exploitation des forêts françaises

Notions clés & Définitions

  • Forêt : Selon la FAO, une forêt est un espace géographique dense comprenant des végétaux, d’au moins 5 000 m², couvert d’au moins 10 % d’arbres de plus de 5 m de hauteur.

★ À maîtriser

  • Au XVIIᵉ siècle, la surexploitation fait reculer la forêt, tandis que le chêne est essentiel à la construction navale.

Compléments

  • Le Pyrocène désigne une période caractérisée par la combustion de biomasse, depuis la découverte du feu jusqu’au bois, au charbon et au pétrole.

  • Jean-Baptiste Fressoz critique le rôle central attribué aux sciences et rend la société capitaliste, plutôt que tous les hommes, responsable de la crise environnementale.

  • Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) est contrôleur général des finances et secrétaire d’État à la Marine, et son action est associée au colbertisme.

  • L’ordonnance de 1669 constitue la première gestion publique raisonnée des ressources environnementales et répond à un enjeu économique et stratégique.

  • Malgré l’ordonnance de 1669, la régression forestière continue, ce qui révèle l’échec partiel de cette mesure.

  • Les usages en conflit sont :

    • les usages paysans
    • les usages industriels
    • les usages sociaux

6. Protéger et exploiter la forêt au XIXᵉ siècle

Points essentiels

  • Au XIXᵉ siècle, le bois sert à la construction et au chauffage, puis le charbon remplace le bois comme source d’énergie.

  • En 1860, la loi RTM prévoit le reboisement en montagne.

  • La forêt couvre aujourd’hui environ 31 % du territoire métropolitain, contre une part beaucoup plus faible au XIXᵉ siècle.

7. Gérer les forêts aux XXᵉ et XXIᵉ siècles

★ À maîtriser

  • En 1964, sous le gouvernement de Georges Pompidou, Premier ministre, l’Office national des forêts (ONF) est créé.

  • La gestion de l’ONF repose sur les 3 P : production par la vente de bois, protection de la faune et de la flore, et accueil du public à des fins sociales.

Compléments

  • L’ONF gère les forêts publiques, qui représentent environ 25 % des forêts françaises, et emploie environ 9 000 personnes.

  • Des associations critiquent parfois l’ONF, jugé trop productiviste, et une initiative associative est mentionnée dans le Vercors.

  • Les incendies et le réchauffement climatique mettent les forêts sous pression à l’époque de l’Anthropocène.

  • La forêt de Fontainebleau est une ancienne forêt royale devenue forêt domaniale et réserve artistique en 1861, où se combinent protection du paysage, régénération de la nature, exploitation du bois et aménagement pour l’accueil.

  • À l’été 2026, plus de 2 000 ha brûlent dans des incendies en forêt de Fontainebleau, et des défenseurs de la faune et de la flore réclament un répit avant l’ouverture de la chasse le dimanche.

8. Fluctuations climatiques en Europe

Notions clés & Définitions

  • Climat : La moyenne des températures, des précipitations et des vents sur une durée longue d’au moins 30 ans, généralement de 30 à 50 ans.
  • Petit optimum médiéval : Aussi appelé anomalie climatique médiévale, période plus chaude et plus sèche du Xᵉ au XIVᵉ siècle.
  • Petit âge glaciaire : Une période de refroidissement progressif en Europe, du XIVᵉ siècle au milieu du XIXᵉ siècle, vers 1850, avec des phases de recul et de reprise du froid.
  • Déterminisme climatique : Le déterminisme climatique est l’idée que le climat explique à lui seul les événements historiques, alors que les crises ont des causes multiples, notamment économiques, politiques et religieuses.

★ À maîtriser

📌 Les variations climatiques antérieures au XIXᵉ siècle sont naturelles, tandis que le changement climatique actuel est anthropique, plus rapide et plus intense que les variations passées et irréversible à l’échelle humaine.

Compléments

  • L’histoire du climat étudie les variations du climat sur la longue durée et leurs effets sur les sociétés ; elle est transdisciplinaire, à la croisée des sciences exactes et des sciences sociales.

  • Emmanuel Le Roy Ladurie fonde l’histoire du climat avec Histoire du climat depuis l’an mil, publiée en 1967.

  • Le terme « anomalie » est préféré à « optimum » car le réchauffement médiéval n’est pas généralisé et le mot « optimum » pourrait suggérer qu’un réchauffement est nécessairement positif.

  • L’hyper-petit-âge glaciaire, phase la plus froide du Petit âge glaciaire, s’étend de 1580 à 1650, après un début du XVIᵉ siècle plus favorable.

  • Les causes naturelles des fluctuations climatiques comprennent la baisse de l’activité solaire au XVIIᵉ siècle et les éruptions volcaniques.

  • L’éruption du Samalas en Indonésie en 1257 a projeté des aérosols qui ont fait baisser les températures et mis fin à l’anomalie médiévale.

  • La dendrochronologie reconstitue le climat passé grâce aux cernes des arbres, plus larges lors des années favorables.

  • Les dates de vendanges renseignent sur le climat passé : des récoltes précoces indiquent des étés doux, et cette méthode a été utilisée par Le Roy Ladurie.

  • Les archives et les témoignages constituent des sources pour reconstituer le climat passé.

  • Les climatosceptiques instrumentalisent les variations naturelles du climat pour nier le changement climatique actuel.

  • En 1401, à Orléans, des processions autour des reliques du saint local sont organisées pour demander à Dieu un meilleur temps.

Astuce mémo

Petit optimum médiéval : plus chaud ; Petit âge glaciaire : plus froid.

9. Prise de conscience climatique

★ À maîtriser

📌 L’atténuation vise à réduire les gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, tandis que l’adaptation transforme les modes de vie à l’échelle individuelle ou sociale pour supporter le climat.

  • L’atténuation doit être organisée à l’échelle mondiale parce que le climat concerne toute la planète et que la pollution est partagée.

  • Le 5 juin 1972, la conférence de Stockholm sur l’environnement humain, premier sommet de la Terre, crée le PNUE et la Journée mondiale de l’environnement.

  • En 1988, l’ONU et l’OMM créent le GIEC, dont les rapports servent de base aux décisions politiques.

  • En 1992, le sommet de la Terre de Rio adopte la CCNUCC, cadre des négociations sur les changements climatiques.

Compléments

  • La végétalisation des villes est un exemple de bonne adaptation, tandis que la climatisation constitue une maladaptation parce qu’elle consomme de l’énergie et rejette de la chaleur.

  • En 1979, la première conférence mondiale sur le climat se tient à Genève sous l’égide de l’ONU.

  • Le concept d’Anthropocène, associé à Paul Crutzen en 2002, s’impose au début du XXIᵉ siècle.

  • Le GIEC affirme que l’influence humaine sur le réchauffement climatique est sans équivoque.

Astuce mémo

Stockholm → Genève → GIEC → Rio : la prise de conscience s’institutionnalise.

10. Tensions géopolitiques et mobilisation

Notions clés & Définitions

  • Extinction Rebellion : Mouvement de désobéissance civile fondé sur des actions illégales mais non violentes.

★ À maîtriser

  • Le CO₂, lié à l’industrialisation et à l’usage du charbon, du pétrole et du gaz, s’accumule dans l’air et ne disparaît presque jamais ; son augmentation s’accélère surtout depuis la Grande accélération après 1945.

  • Le méthane est produit par l’élevage, les rizières et les décharges, et libéré par le dégel du pergélisol ; il piège la chaleur plus fortement que le CO₂, mais disparaît plus vite.

  • L’intensification de l’effet de serre entraîne :

    • la fonte des glaciers et des calottes
    • la montée du niveau des mers
    • des sécheresses
    • des événements extrêmes
    • l’inhabitabilité de certaines zones
  • L’assèchement du lac Tchad appauvrit les populations riveraines et nourrit l’instabilité, notamment la naissance et le recrutement de Boko Haram.

Compléments

  • Le manque d’eau et la perte de terres peuvent rendre des régions inhabitables et pousser leurs populations à partir, ce qui constitue des migrations climatiques.

  • Les sources de tension liées au dérèglement climatique comprennent :

    • les ressources en eau
    • les terres
    • le pétrole
    • les territoires
  • L’alerte climatique part des scientifiques et des experts du GIEC, est relayée par les associations et l’ONU, puis s’élargit à l’action citoyenne, parfois radicalisée.

  • À partir de 2018, Greta Thunberg devient un symbole mondial de la mobilisation des jeunes grâce à ses grèves scolaires pour le climat.

Astuce mémo

Assèchement du lac Tchad → appauvrissement → instabilité.

11. Accords et diplomatie climatique

Notions clés & Définitions

  • Justice climatique : Vise à tenir compte du fait que les pays qui ont le moins pollué sont souvent les plus touchés par le changement climatique.

★ À maîtriser

  • En 1997, le protocole de Kyoto, adopté à la COP3, prévoit de réduire d’au moins 5 % les émissions de GES par rapport à 1990 et ne concerne que les pays développés.

  • En 2015, l’accord de Paris adopté à la COP21 réunit 195 pays.

📌 L’accord de Paris vise à limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en visant 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et à atteindre la neutralité carbone en 2050.

  • Dans l’approche « bottom up » de Paris, chaque État définit ses contributions déterminées au niveau national et les révise tous les 5 ans, sans sanction en cas de non-respect.

Compléments

  • En 1995, la COP1 se tient à Berlin ; les COP réunissent annuellement les États signataires de la CCNUCC depuis cette date afin d’ajuster leurs engagements.

  • L’approche « top down » de Kyoto fixe les objectifs d’en haut.

  • En 2009, la COP15 de Copenhague échoue à obtenir un accord contraignant.

  • Les pays du Nord s’engagent à mobiliser 100 milliards de dollars par an, de sources publiques et privées et par divers canaux, dont le Fonds vert, pour aider les pays du Sud à financer l’atténuation et l’adaptation.

Astuce mémo

Kyoto impose des objectifs d’en haut ; Paris laisse chaque État définir ses engagements.

12. Rapports de force Nord-Sud

★ À maîtriser

📌 Les pays du Sud ressentent une injustice climatique parce qu’ils considèrent que les pays du Nord sont historiquement responsables des émissions ; le principe invoqué est celui d’une responsabilité commune mais différenciée, associée à l’expression « dette climatique ».

  • Le Bangladesh, pays de delta à population littorale et grand producteur de textile, est très exposé aux inondations, qui risquent de contraindre ses habitants à migrer.

  • En 2009, la conférence de Copenhague échoue, car les rapports de force entre le Nord et le Sud empêchent un accord contraignant.

Compléments

  • Les États-Unis refusent le protocole de Kyoto, jugeant injuste que la Chine et les pays en développement n’y soient pas concernés, et invoquant leur mode de vie et leur économie.

  • La Chine, l’Inde et le Brésil revendiquent leur droit au développement et refusent des contraintes qui freineraient leur croissance, bien qu’ils soient de gros émetteurs.

  • L’AOSIS, alliance des petits États insulaires, fait entendre la voix des pays vulnérables, menacés dans leur existence par la montée des eaux.

📌 L'aide climatique doit permettre aux habitants du Bangladesh de rester chez eux malgré leur exposition aux inondations.

  • L'accord de Paris réussit en laissant chaque État fixer ses propres efforts.

Astuce mémo

Nord : responsabilité historique contestée ; Sud : droit au développement revendiqué.

13. Acteurs non étatiques du climat

Notions clés & Définitions

  • ONG : Association privée, à but non lucratif et indépendante des États, qui agit dans l'intérêt général.

★ À maîtriser

  • Aux COP, les ONG ont un statut d'observatrices et ne votent pas.

  • Les ONG font du lobbying, informent l'opinion, alertent et font pression par les médias.

  • ExxonMobil, entreprise pétrolière, a pratiqué le lobbying et financé des discours minimisant le rôle des énergies fossiles dans le changement climatique.

Compléments

  • Les ONG sont financées par des dons et des cotisations et peuvent compter sur le soutien de bénévoles.

📌 WWF agit pour la protection de la nature, les Amis de la Terre alertent l'opinion et font pression, tandis que Greenpeace mène des actions plus spectaculaires et médiatiques.

  • Des journalistes et des lanceurs d'alerte ont révélé les pratiques de lobbying et de désinformation climatique d'ExxonMobil.

  • Les collectivités locales agissent par des plans climat, les transports et l'énergie, et se regroupent en réseaux.

  • Les citoyens et l'opinion publique exercent une pression par les médias et les mobilisations, notamment les marches pour le climat.

14. Accords climatiques et puissance

★ À maîtriser

  • Accueillir une COP rend un État visible sur la scène internationale et lui permet de montrer sa capacité à recevoir des chefs d'État grâce à ses infrastructures et à sa sécurité.

  • Les Émirats arabes unis, pays producteur de pétrole très riche et à forte pollution par habitant, ont accueilli la COP28 à Dubaï en 2023 pour améliorer leur image et participer aux discussions.

  • La Chine est le premier émetteur de gaz à effet de serre en valeur absolue et les États-Unis sont le deuxième.

Compléments

  • La COP28 de Dubaï a marqué le premier bilan mondial de l'accord de Paris et lancé un appel à sortir des énergies fossiles.

  • Les pays producteurs d'hydrocarbures défendent leurs intérêts économiques et freinent les engagements climatiques trop ambitieux.

Astuce mémo

Accueillir une COP → gagner en visibilité et afficher sa puissance.

15. Modèles environnementaux et influence

★ À maîtriser

  • La Russie a ratifié le protocole de Kyoto en 2004, ce qui lui a permis de se présenter comme préoccupée par l'environnement et de se distinguer des États-Unis, qui ne l'ont pas ratifié.

  • Environ 46 % de l'énergie du Brésil est renouvelable, principalement grâce à l'hydroélectricité et aux biocarburants.

Compléments

  • La Suède et l'Islande se positionnent comme des pays leaders en matière d'environnement.

  • L'Islande dispose d'énergies renouvelables abondantes, notamment la géothermie et l'hydroélectricité, qui représentent plus de 80 %.

  • Au Brésil, le bioéthanol issu de la canne à sucre est injecté dans l'essence ; le carburant E10 contient 10 % de bioéthanol.

📌 Le Brésil est à la fois un pays dont environ 46 % de l'énergie est renouvelable et un grand producteur de pétrole.

Astuce mémo

Exemplarité environnementale et intérêts pétroliers peuvent coexister.

Tableaux de synthèse

Périodes de fluctuations climatiques européennes

PériodeDatesClimat
Petit optimum médiévalXᵉ-XIVᵉ sièclePlus chaud et plus sec
Petit âge glaciaireXIVᵉ-milieu du XIXᵉ siècle, vers 1850Refroidissement progressif

Kyoto et Paris

DimensionKyotoParis
ApprocheTop down, objectifs fixés d’en hautBottom up, engagements définis par chaque État
PortéePays développés concernés195 pays parties à l’accord
EngagementRéduction d’au moins 5 % par rapport à 1990Contributions nationales révisées tous les 5 ans
SanctionNon précisée dans la zoneAucune sanction

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Environnement et protection avec 50 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une commune maintient une zone humide dans son état actuel, tandis qu’une autre prend des mesures pour éviter qu’une forêt ne se dégrade. Quelle association décrit correctement ces deux démarches ?

2. Une forêt renouvelle environ 500 arbres par an. Quelle quantité de bois prélevée annuellement correspond au principe d’exploitation raisonnable ?

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Révisez avec les flashcards

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Que signifie conserver un milieu ?

Le maintenir en l’état.

À quelle mesure l’exploitation raisonnable adapte-t-elle les prélèvements ?

À la capacité de renouvellement du milieu.

Quels éléments associe un écosystème ?

Un milieu de vie et les êtres vivants qui l’habitent.

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