QCM : Environnement et protection (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une commune maintient une zone humide dans son état actuel, tandis qu’une autre prend des mesures pour éviter qu’une forêt ne se dégrade. Quelle association décrit correctement ces deux démarches ?

Conserver la zone humide et exploiter la forêt
Exploiter raisonnablement la zone humide et préserver la forêt
Préserver la zone humide et conserver la forêt
Conserver la zone humide et préserver la forêt

Conserver la zone humide et préserver la forêt

Explication

Conserver signifie maintenir un milieu en l’état, tandis que préserver consiste à empêcher sa dégradation. Inverser ces deux termes confond leurs sens ; « exploiter raisonnablement » concerne les prélèvements renouvelables et la valorisation concerne l’exploitation.

2. Une forêt renouvelle environ 500 arbres par an. Quelle quantité de bois prélevée annuellement correspond au principe d’exploitation raisonnable ?

Environ 500 arbres
Environ 700 arbres
Aucun arbre
Environ 1 000 arbres

Environ 500 arbres

Explication

L’exploitation raisonnable mesure les prélèvements à la capacité de renouvellement du milieu : environ 500 arbres peuvent donc être prélevés par an. Un prélèvement de 700 ou 1 000 dépasse cette capacité, tandis que l’absence de prélèvement n’est pas la définition de cette règle.

3. Dans une mare, des plantes, des insectes et des poissons interagissent avec leur milieu, notamment par des chaînes alimentaires et des cycles de matière. Comment désigner cet ensemble ?

Un habitat
Une exploitation
Un écosystème
Une biocénose

Un écosystème

Explication

Un écosystème associe un milieu de vie, les êtres vivants qui l’habitent et leurs interactions permanentes. Un habitat désigne le milieu, une biocénose les êtres vivants, et l’exploitation le prélèvement et la valorisation de ressources.

4. Un territoire transforme ses modes de production, de consommation et d’organisation afin de réduire son impact environnemental et de délaisser progressivement les énergies fossiles au profit d’un modèle plus durable. De quel processus s’agit-il ?

La conservation des milieux
L’exploitation raisonnable
La transition écologique
La préservation environnementale

La transition écologique

Explication

La transition écologique transforme les modes de production, de consommation et d’organisation pour réduire l’impact environnemental et aller vers un modèle plus durable. La préservation empêche une dégradation, l’exploitation raisonnable règle les prélèvements, et la conservation maintient un état.

5. Quelle définition de l’environnement est associée à Yvette Veyret ?

Un ensemble de composants naturels séparés des sociétés humaines
Un espace défini par les seuls êtres vivants et leurs relations biologiques
Des relations d’interdépendance complexes entre sociétés et composants physiques, chimiques et biotiques d’une nature anthropisée
Une juxtaposition de phénomènes physiques et chimiques sans interactions sociales

Des relations d’interdépendance complexes entre sociétés et composants physiques, chimiques et biotiques d’une nature anthropisée

Explication

Yvette Veyret définit l’environnement par les relations d’interdépendance complexes entre les sociétés et les composants physiques, chimiques et biotiques d’une nature anthropisée. Le réduire au naturel ou à des éléments juxtaposés omet les interactions avec les sociétés.

6. Pour étudier une ville, une équipe observe les habitants et leurs relations avec le climat, les bâtiments et les activités qui les entourent. Quel principe général de l’environnement cette démarche illustre-t-elle ?

Un espace local dépourvu de relations entre ses composantes
Un inventaire des éléments naturels indépendants des sociétés
Un système de relations entre l’être humain et ce qui l’entoure
Un ensemble des activités humaines sans éléments environnants

Un système de relations entre l’être humain et ce qui l’entoure

Explication

L’environnement est un système de relations entre l’être humain et ce qui l’entoure ; l’étude associe donc les habitants à leur cadre et à ses composantes. Un inventaire sans relations ou une analyse limitée aux seules activités humaines ne rend pas compte de cette idée.

7. Une étude environnementale associe des données écologiques, économiques et sociales, compare plusieurs échelles spatiales et examine des phénomènes variés. Quelle difficulté de définition de l’environnement cette démarche met-elle en évidence ?

La combinaison de composantes naturelles et socioéconomiques, de plusieurs échelles et de phénomènes variés
La réduction de l’environnement à un objet physique dépourvu de dimension sociale
La séparation des phénomènes naturels et sociaux dans des objets d’étude distincts
La limitation de l’environnement à une échelle spatiale unique et à des données biologiques

La combinaison de composantes naturelles et socioéconomiques, de plusieurs échelles et de phénomènes variés

Explication

La définition est difficile parce que l’environnement combine des éléments naturels et des sciences économiques et sociales, se déploie à différentes échelles et constitue un objet social aux données variées. Le limiter aux sciences naturelles ou à une seule échelle écarte précisément cette complexité.

8. À quelle date Robert Poujade est-il nommé premier ministre de l’Environnement, à la volonté de Georges Pompidou ?

Le 7 janvier 1971
En 1960
Le 10 juillet 1976
Le 21 avril 1906

Le 7 janvier 1971

Explication

Robert Poujade est nommé le 7 janvier 1971 à la volonté du président Georges Pompidou. Le 10 juillet 1976 correspond à une loi de protection de la nature, 1960 à la loi sur les parcs nationaux et le 21 avril 1906 à la loi sur les sites naturels.

9. En 1906, une initiative législative vise à protéger des paysages et des monuments naturels en les classant et en recourant au droit contractuel : quelle loi correspond à cette démarche ?

La loi de 1960 créant le cadre des parcs nationaux
La loi de 1964 consacrée à la gestion de l’eau
La loi du 21 avril 1906 portée par Charles Beauquier
La loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature

La loi du 21 avril 1906 portée par Charles Beauquier

Explication

La loi portée par Charles Beauquier le 21 avril 1906 protège les sites et monuments naturels par le classement et le recours au droit contractuel. La loi de 1960 concerne les parcs nationaux, celle de 1976 élargit la protection à l’environnement et la loi de 1964 porte sur l’eau.

10. Un parc est créé pour sanctuariser un espace tout en organisant les usages qui s’y déroulent : quelle séquence législative et réglementaire correspond à cette démarche ?

Loi de 1960, puis classement de la Vanoise en 1964 par décret en Conseil d’État
Loi de 1906, puis classement de la Vanoise en 1960 par décret en Conseil d’État
Loi de 1960, puis classement de la Vanoise en 1963 par décret en Conseil d’État
Loi de 1976, puis classement de la Vanoise en 1963 par décret en Conseil d’État

Loi de 1960, puis classement de la Vanoise en 1963 par décret en Conseil d’État

Explication

La loi de 1960 crée le cadre des parcs nationaux, puis la Vanoise est classée en 1963 par décret en Conseil d’État afin de sanctuariser un espace tout en organisant ses usages. Les dates de 1906 et 1976 renvoient à d’autres dispositifs, tandis que 1964 marque notamment une loi sur l’eau.

11. Pour évaluer les effets d’un projet sur les animaux et les espaces concernés, quelle loi française constitue le cadre de protection de la nature qui prévoit notamment une étude d’impact ?

La loi de 1960 sur les parcs nationaux
La loi de 1964 sur l’eau
La loi du 10 juillet 1976, n° 76-629
La loi du 21 avril 1906 portée par Charles Beauquier

La loi du 10 juillet 1976, n° 76-629

Explication

La loi du 10 juillet 1976 prévoit la protection des animaux et des espaces ainsi que l’étude d’impact, et étend la protection des sites à l’environnement en général. La loi de 1906 concerne les sites, celle de 1960 les parcs nationaux et celle de 1964 l’eau.

12. Dans quel contexte et à partir de quelle période l’histoire environnementale se développe-t-elle d’abord dans les pays anglo-saxons, notamment aux États-Unis ?

À partir des années 2000, dans un contexte de consensus universitaire
Dès les années 1970, dans un contexte militant
Dès les années 1960, dans un contexte de politiques agricoles européennes
Avant 1900, dans un contexte de géographie impériale

Dès les années 1970, dans un contexte militant

Explication

L’histoire environnementale se développe dès les années 1970 dans les pays anglo-saxons, notamment aux États-Unis, dans un contexte militant. L’idée d’un essor initial français après 2000 inverse le contraste évoqué, et les autres périodes et contextes ne correspondent pas à ce développement.

13. Une historienne étudie conjointement les conditions de vie des humains, la flore et la faune, la possession foncière et les structures familiales : à quel champ de recherche cette démarche correspond-elle ?

À l’histoire environnementale
À l’histoire politique de l’État
À l’histoire économique de la propriété
À l’écologie biologique

À l’histoire environnementale

Explication

L’histoire environnementale étudie l’ensemble des facteurs et conditions entourant les humains, la flore, la faune, la possession foncière et les structures familiales. L’écologie biologique se concentre sur les organismes et leurs milieux, tandis que les deux autres réponses réduisent le champ à une seule dimension.

14. Une période est caractérisée par le fait que les activités humaines sont devenues le principal moteur de transformation de la planète : quel terme désigne cette période ?

Le Pyrocène
L’Anthropocène
Le Capitalocène
Le Plantationocène

L’Anthropocène

Explication

L’Anthropocène désigne une période où l’être humain est le principal moteur de transformation de la planète. Le Capitalocène met en cause le capitalisme, le Plantationocène l’exploitation liée aux plantations et le Pyrocène la combustion.

15. Dans un débat sur la crise environnementale, une chercheuse soutient que la responsabilité revient au système capitaliste plutôt qu’à l’humanité entière : quelle distinction conceptuelle adopte-t-elle ?

Le Pyrocène met en cause l’humanité comme force géologique, tandis que l’Anthropocène désigne la combustion comme responsable
L’Anthropocène met en cause l’humanité comme force géologique, tandis que le Capitalocène désigne le capitalisme comme responsable
Le Plantationocène met en cause l’humanité comme force géologique, tandis que le Capitalocène désigne les plantations comme responsables
Le Capitalocène met en cause l’humanité comme force géologique, tandis que l’Anthropocène désigne le capitalisme comme responsable

L’Anthropocène met en cause l’humanité comme force géologique, tandis que le Capitalocène désigne le capitalisme comme responsable

Explication

L’Anthropocène attribue à l’humanité un rôle de force géologique, alors que le Capitalocène désigne le capitalisme, et non l’humanité entière, comme responsable de la crise environnementale. La proposition associant le Capitalocène au rôle géologique de toute l’humanité inverse les deux notions ; les plantations et la combustion renvoient à d’autres termes.

16. Un terrain boisé couvre 6 000 m² et comporte des arbres de 6 m de haut sur 12 % de sa surface. Selon la définition de la FAO, répond-il aux critères de superficie, de couverture et de hauteur d’une forêt ?

Non, les arbres sont trop petits.
Non, la superficie est insuffisante.
Non, la couverture est insuffisante.
Oui, les trois seuils sont atteints.

Oui, les trois seuils sont atteints.

Explication

La définition exige au moins 5 000 m², une couverture d’au moins 10 % et des arbres de plus de 5 m ; les trois critères sont remplis. Une couverture insuffisante, une superficie trop faible ou des arbres trop petits correspondrait à un seuil non atteint.

17. Au XVIIᵉ siècle, quelle combinaison explique le recul des forêts françaises et l’importance stratégique du chêne ?

La mise en réserve fait reculer la forêt, tandis que le chêne sert à construire les navires.
La surexploitation étend la forêt, tandis que le chêne sert à construire les navires.
La surexploitation fait reculer la forêt, tandis que le chêne sert surtout au chauffage domestique.
La surexploitation fait reculer la forêt, tandis que le chêne sert à construire les navires.

La surexploitation fait reculer la forêt, tandis que le chêne sert à construire les navires.

Explication

La forte demande en chêne pour la construction navale contribue à la surexploitation, qui fait reculer la forêt. La mise en réserve n’est pas la cause donnée, le chauffage n’explique pas ici le rôle stratégique du chêne et la surexploitation ne favorise pas l’extension forestière.

18. En 1669, quelle mesure correspond à l’ordonnance promulguée par Louis XIV pour encadrer l’exploitation forestière ?

Encadrer les coupes, reboiser les montagnes, garder des baliveaux et créer une administration spécialisée.
Encadrer les coupes, interdire la surexploitation, garder des baliveaux et créer une administration spécialisée.
Encadrer les coupes, interdire la surexploitation, supprimer les baliveaux et créer une administration spécialisée.
Encadrer les coupes, interdire la surexploitation, garder des baliveaux et laisser l’administration inchangée.

Encadrer les coupes, interdire la surexploitation, garder des baliveaux et créer une administration spécialisée.

Explication

L’ordonnance de 1669 encadre les coupes, interdit la surexploitation, impose de laisser des baliveaux et crée une administration spécialisée. Le reboisement en montagne relève de la loi RTM de 1860, tandis que supprimer les baliveaux ou ne pas créer d’administration contredit les mesures prévues.

19. En 1861, quelle protection est mise en place à Fontainebleau sous l’impulsion de l’école de Barbizon ?

La forêt devient une réserve énergétique pour développer l’usage du charbon.
La forêt devient une réserve forestière pour reboiser les montagnes.
La forêt devient une réserve artistique pour préserver ses paysages.
La forêt devient une réserve industrielle pour organiser les coupes de bois.

La forêt devient une réserve artistique pour préserver ses paysages.

Explication

Sous l’impulsion de l’école de Barbizon, Fontainebleau devient en 1861 une réserve artistique, première protection d’un espace motivée par des raisons esthétiques. Le reboisement en montagne relève de la loi RTM de 1860, et la réserve de Fontainebleau n’est pas présentée comme un dispositif industriel ou énergétique.

20. Au XIXᵉ siècle, quelle évolution caractérise l’usage énergétique du bois par rapport au charbon ?

Le bois sert à la construction et au chauffage, puis le charbon le remplace comme source d’énergie.
Le bois sert au chauffage, puis le charbon le remplace comme matériau de construction.
Le charbon sert à la construction et au chauffage, puis le bois le remplace comme source d’énergie.
Le bois sert à la construction et au chauffage, puis il remplace le charbon comme source d’énergie.

Le bois sert à la construction et au chauffage, puis le charbon le remplace comme source d’énergie.

Explication

Au XIXᵉ siècle, le bois est employé pour la construction et le chauffage, puis le charbon prend sa place comme source d’énergie. Inverser le remplacement, confondre énergie et matériau de construction ou attribuer la construction au charbon déforme cette évolution.

21. En quelle année l’Office national des forêts (ONF) a-t-il été créé sous le gouvernement de Georges Pompidou, alors Premier ministre ?

1971
1963
1960
1964

1964

Explication

L’ONF est créé en 1964, sous Georges Pompidou, alors Premier ministre. 1963 renvoie aux premiers parcs nationaux, 1971 à la création du ministère de l’Environnement, et 1960 à la loi sur les parcs nationaux.

22. Une équipe de l’ONF prépare un plan de gestion qui associe vente de bois, préservation des espèces et aménagement de lieux de promenade. À quels principes ce plan correspond-il ?

Production, protection et accueil du public
Protection, exploitation touristique et chasse
Accueil du public, prévention des incendies et vente de bois
Production, reboisement et protection des paysages

Production, protection et accueil du public

Explication

Les trois « P » de l’ONF sont la production par la vente de bois, la protection de la faune et de la flore, et l’accueil du public à des fins sociales. Le reboisement et la prévention des incendies ne remplacent pas ces trois principes, et la chasse ne constitue pas l’un d’eux.

23. Une station compare les températures, les précipitations et les vents moyens relevés sur 35 ans. Étudie-t-elle le climat ou la météo ?

La météo, car les observations concernent un lieu précis
Le climat, car la période dépasse le seuil de 30 ans
La météo, car les précipitations et les vents sont inclus
Le climat, car la période dépasse nécessairement 50 ans

Le climat, car la période dépasse le seuil de 30 ans

Explication

Le climat correspond aux moyennes des températures, des précipitations et des vents sur au moins 30 ans ; 35 ans satisfont ce critère. La météo concerne les conditions à court terme, et le seuil n’exige pas de dépasser 50 ans.

24. Une comparaison historique montre que des fluctuations antérieures au XIXᵉ siècle étaient naturelles, tandis que le réchauffement actuel est lié aux activités humaines et se déroule plus rapidement. Quelle conclusion respecte cette distinction ?

Le changement actuel est anthropique, mais son rythme et son intensité sont comparables aux variations passées
Le changement actuel est anthropique, plus rapide et plus intense, et irréversible à l’échelle humaine
Les fluctuations anciennes et le changement actuel sont tous deux naturels, mais d’intensité différente
Les fluctuations anciennes étaient anthropiques, tandis que le changement actuel est naturel

Le changement actuel est anthropique, plus rapide et plus intense, et irréversible à l’échelle humaine

Explication

Les variations climatiques antérieures au XIXᵉ siècle sont naturelles, tandis que le changement actuel est anthropique, plus rapide et plus intense, et irréversible à l’échelle humaine. Le considérer comme naturel confond les deux phénomènes ; le dire comparable ou réversible contredit leurs caractéristiques distinctives.

25. Quelle période désigne le Petit optimum médiéval, aussi appelé anomalie climatique médiévale ?

Une période plus chaude et plus sèche du XIVᵉ au XIXᵉ siècle
Une période de refroidissement du XIVᵉ siècle vers 1850
Une période de refroidissement du Xᵉ au XIVᵉ siècle
Une période plus chaude et plus sèche du Xᵉ au XIVᵉ siècle

Une période plus chaude et plus sèche du Xᵉ au XIVᵉ siècle

Explication

Le Petit optimum médiéval correspond à une période plus chaude et plus sèche du Xᵉ au XIVᵉ siècle. Le refroidissement du XIVᵉ siècle à environ 1850 caractérise le Petit âge glaciaire, et les autres propositions inversent ou déplacent la période.

26. Après une mauvaise récolte, une société connaît une famine et une révolte. Quelle interprétation évite le déterminisme climatique ?

Les crises historiques sont indépendantes des conditions climatiques
Le climat peut contribuer à la crise, avec des facteurs économiques, politiques et religieux
Les facteurs économiques expliquent seuls la famine et la révolte
Le climat explique à lui seul la famine et la révolte

Le climat peut contribuer à la crise, avec des facteurs économiques, politiques et religieux

Explication

Le déterminisme climatique consiste à faire du climat l’explication unique des événements historiques ; les crises ont plutôt des causes multiples, notamment économiques, politiques et religieuses. Dire que le climat explique tout ou qu’il n’a aucun rôle possible écarte cette approche nuancée.

27. Une région construit des digues et modifie ses pratiques agricoles pour mieux vivre avec des sécheresses plus fréquentes. À quelle réponse au dérèglement climatique ces mesures correspondent-elles ?

À l’atténuation, qui transforme les modes de vie pour supporter le climat
À l’adaptation, qui transforme les modes de vie pour supporter le climat
À l’adaptation, qui réduit les gaz à effet de serre à l’échelle mondiale
À l’atténuation, qui réduit les gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

À l’adaptation, qui transforme les modes de vie pour supporter le climat

Explication

L’adaptation consiste à transformer les modes de vie à l’échelle individuelle ou sociale pour mieux supporter le climat. La réduction mondiale des émissions relève de l’atténuation, tandis que les digues et les pratiques agricoles ne sont pas des accords internationaux.

28. Pourquoi la réduction des gaz à effet de serre ne peut-elle pas être organisée efficacement par un seul pays ?

Parce que le climat concerne toute la planète et que la pollution est partagée
Parce que le climat concerne surtout les pays industrialisés et leur pollution
Parce que les populations doivent adapter localement leurs modes de vie
Parce que chaque pays produit une pollution circonscrite à ses frontières

Parce que le climat concerne toute la planète et que la pollution est partagée

Explication

L’atténuation exige une organisation mondiale, car le climat concerne toute la planète et la pollution est partagée. La coordination limitée aux pays industrialisés et l’adaptation locale confondent le problème mondial avec des enjeux plus restreints.

29. Quel événement du 5 juin 1972 a créé le PNUE et la Journée mondiale de l’environnement ?

La conférence de Stockholm sur l’environnement humain
La première conférence mondiale sur le climat à Genève
La création du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat
Le sommet de la Terre de Rio sur les changements climatiques

La conférence de Stockholm sur l’environnement humain

Explication

La conférence de Stockholm sur l’environnement humain, tenue le 5 juin 1972, crée le PNUE et la Journée mondiale de l’environnement. Rio adopte la CCNUCC, le GIEC est créé en 1988 et la conférence de Genève a lieu en 1979.

30. Quel cadre de négociation climatique est adopté lors du sommet de la Terre de Rio en 1992 ?

Le Programme des Nations unies pour l’environnement
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
La première conférence mondiale sur le climat
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques

Explication

Le sommet de Rio adopte en 1992 la CCNUCC, qui sert de cadre aux négociations sur les changements climatiques. Le PNUE est créé à Stockholm, le GIEC en 1988 et la conférence de Genève se tient en 1979.

31. Une comparaison montre qu’un gaz issu de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz s’accumule dans l’air depuis l’industrialisation, avec une hausse accélérée après 1945. De quel gaz s’agit-il ?

Du méthane
De la vapeur d’eau
Du dioxyde de carbone
Du pergélisol

Du dioxyde de carbone

Explication

Le CO₂ est lié à l’industrialisation et à l’usage des combustibles fossiles ; il s’accumule dans l’air et persiste presque indéfiniment, avec une accélération depuis l’après-guerre. Le méthane provient notamment de l’élevage et disparaît plus vite, tandis que le pergélisol peut en libérer.

32. Un gaz émis par les rizières et les décharges piège davantage la chaleur que le CO₂, mais disparaît plus vite. Quel est ce gaz ?

Le pétrole
Le pergélisol
Le méthane
Le dioxyde de carbone

Le méthane

Explication

Le méthane provient notamment des rizières et des décharges ; il piège plus fortement la chaleur que le CO₂, mais disparaît plus vite. Le CO₂ est le gaz lié à l’usage des combustibles fossiles, tandis que le pergélisol peut libérer du méthane.

33. Dans une région riveraine du lac Tchad, quel enchaînement peut relier l’assèchement du lac à l’instabilité ?

La montée des mers appauvrit les populations et provoque le recrutement de Boko Haram
L’instabilité enrichit les populations et réduit le recrutement de Boko Haram
L’appauvrissement des populations nourrit l’instabilité et le recrutement de Boko Haram
L’intensification des précipitations appauvrit les populations et provoque le recrutement de Boko Haram

L’appauvrissement des populations nourrit l’instabilité et le recrutement de Boko Haram

Explication

L’assèchement du lac Tchad appauvrit les populations riveraines et nourrit l’instabilité, notamment la naissance et le recrutement de Boko Haram. La montée des mers et l’intensification des précipitations ne sont pas le mécanisme décrit dans ce cas.

34. Une sécheresse prolongée prive une région d’eau et la perte de terres rend certaines zones inhabitables ; des habitants partent. Comment désigne-t-on ces déplacements ?

Une adaptation des modes de vie
Des migrations climatiques
Des migrations économiques
Des tensions géopolitiques sur les ressources

Des migrations climatiques

Explication

Lorsque le manque d’eau ou la perte de terres rend une région inhabitable et pousse ses habitants à partir, il s’agit de migrations climatiques. L’adaptation désigne plutôt une transformation des modes de vie sur place ; les tensions sur les ressources ne désignent pas ces départs.

35. En 1997, un accord climatique fixe des engagements à certains États. Quelle règle caractérise le protocole de Kyoto adopté lors de la COP3 ?

Réduire d’au moins 5 % les émissions de GES par rapport à 1990, pour les pays développés
Réduire d’au moins 5 % les émissions de GES par rapport à 1990, pour tous les pays
Réduire d’au moins 5 % les émissions de GES par rapport à 1997, pour les pays développés
Limiter le réchauffement à 1,5 °C et atteindre la neutralité carbone en 2050

Réduire d’au moins 5 % les émissions de GES par rapport à 1990, pour les pays développés

Explication

Kyoto prévoit une réduction d’au moins 5 % des émissions de GES par rapport à 1990 et ne concerne que les pays développés. L’application à tous les pays confond les périmètres, la référence à 1997 confond année d’adoption et année de référence, et l’objectif de 1,5 °C relève de l’accord de Paris.

36. Combien de pays l’accord de Paris, adopté lors de la COP21 en 2015, réunit-il ?

197 pays
55 pays
195 pays
175 pays

195 pays

Explication

L’accord de Paris, adopté en 2015 à la COP21, réunit 195 pays. Les autres nombres ne correspondent pas au chiffre donné pour cet accord.

37. Un négociateur doit résumer les objectifs climatiques de l’accord de Paris dans une déclaration. Quelle formulation doit-il retenir ?

Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, viser 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle et atteindre la neutralité carbone en 2050
Maintenir le réchauffement à 2 °C, sans objectif de neutralité carbone ni référence à l’ère préindustrielle
Maintenir le réchauffement sous 2 °C, viser 1,5 °C par rapport à 1990 et atteindre la neutralité carbone en 2050
Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, viser 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle et réduire les émissions de 5 % en 2050

Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, viser 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle et atteindre la neutralité carbone en 2050

Explication

Paris vise un réchauffement bien en dessous de 2 °C, avec un effort pour atteindre 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, ainsi que la neutralité carbone en 2050. La référence à 1990 confond les accords, la réduction de 5 % reprend l’objectif de Kyoto et la dernière formulation modifie les cibles.

38. Un État partie à l’accord de Paris prépare sa contribution climatique, puis ne respecte pas les engagements annoncés. Quelle procédure correspond à l’approche « bottom up » ?

Il reçoit un objectif fixé par les autres États, le révise tous les cinq ans et ne reçoit pas de sanction pour son non-respect
Il définit sa contribution nationale, la révise tous les cinq ans et reçoit une sanction pour son non-respect
Il définit sa contribution nationale, la révise tous les cinq ans et ne reçoit pas de sanction pour son non-respect
Il définit sa contribution nationale, la révise tous les dix ans et ne reçoit pas de sanction pour son non-respect

Il définit sa contribution nationale, la révise tous les cinq ans et ne reçoit pas de sanction pour son non-respect

Explication

L’approche « bottom up » laisse chaque État définir sa contribution déterminée au niveau national, révisée tous les cinq ans, sans sanction en cas de non-respect. Un objectif imposé d’en haut relève du « top down », une révision décennale change la périodicité et la sanction contredit le caractère non contraignant.

39. Des représentants de pays du Sud demandent que les États ayant davantage contribué aux émissions historiques assument une part plus importante de l’effort climatique. Quel principe et quelle expression traduisent leur revendication ?

La responsabilité commune mais différenciée, associée au droit au développement
La responsabilité commune et identique, associée à la dette climatique
La responsabilité commune et identique, associée à la responsabilité historique du Sud
La responsabilité commune mais différenciée, associée à la dette climatique

La responsabilité commune mais différenciée, associée à la dette climatique

Explication

Le sentiment d’injustice des pays du Sud s’appuie sur la responsabilité historique des pays du Nord et sur le principe d’une responsabilité commune mais différenciée, exprimé par la notion de dette climatique. Une responsabilité identique efface la différenciation, tandis que le droit au développement et l’attribution de la responsabilité historique au Sud ne désignent pas cette revendication.

40. Une organisation évalue la vulnérabilité d’un pays deltaïque dont une grande partie de la population vit sur le littoral et dont l’industrie textile est importante. Quel risque correspond au cas du Bangladesh ?

Des inondations susceptibles de pousser des habitants à migrer
La montée des eaux menaçant l’existence de petits États insulaires
Des sécheresses susceptibles de pousser les habitants des régions intérieures à migrer
Une baisse des émissions textiles pouvant freiner la croissance du pays

Des inondations susceptibles de pousser des habitants à migrer

Explication

Le Bangladesh est très exposé aux inondations du fait de sa géographie deltaïque et de sa population littorale, ce qui peut contraindre ses habitants à migrer. La menace existentielle liée à la montée des eaux concerne notamment les petits États insulaires, tandis que les autres propositions ne décrivent pas le risque ciblé.

41. En 2009, des négociations climatiques n’aboutissent pas à un accord contraignant. Quelle explication correspond à l’échec de la conférence de Copenhague ?

Le choix de contributions nationales révisées tous les cinq ans empêche un accord contraignant
L’absence des pays du Sud des négociations empêche un accord contraignant
Le retrait du Canada du protocole de Kyoto empêche un accord contraignant
Les rapports de force entre le Nord et le Sud empêchent un accord contraignant

Les rapports de force entre le Nord et le Sud empêchent un accord contraignant

Explication

La conférence de Copenhague échoue en 2009 parce que les rapports de force entre le Nord et le Sud empêchent la conclusion d’un accord contraignant. L’absence des pays du Sud n’est pas la cause indiquée, les contributions nationales caractérisent l’approche de Paris, et le retrait du Canada de Kyoto ne constitue pas l’explication de cet échec.

42. Quelle organisation correspond à une association privée, à but non lucratif, indépendante des États et agissant dans l’intérêt général ?

Une organisation intergouvernementale
Une institution étatique
Une ONG
Une entreprise à but lucratif

Une ONG

Explication

Une ONG est une association privée sans but lucratif, indépendante des États et tournée vers l’intérêt général. L’institution étatique relève de l’État, l’entreprise commerciale poursuit un but lucratif et l’organisation intergouvernementale est créée par des États.

43. Lors d’une COP, une ONG souhaite contribuer aux décisions officielles en votant sur un texte. Quel rôle son statut lui permet-il d’exercer ?

Voter sur les textes négociés
Observer les débats sans voter
Diriger les négociations officielles
Adopter les engagements des États

Observer les débats sans voter

Explication

Aux COP, les ONG ont un statut d’observatrices et ne votent pas. Le droit de vote dans les décisions officielles ne découle pas de leur capacité à influencer les débats.

44. Une ONG veut peser sur une décision climatique sans disposer du droit de vote à la COP ; quelle démarche correspond à ses moyens d’action ?

Appliquer les décisions prises par les délégations
Faire du lobbying et alerter l’opinion par les médias
Négocier et voter les engagements des États
Financer directement les politiques climatiques nationales

Faire du lobbying et alerter l’opinion par les médias

Explication

Les ONG peuvent faire du lobbying, informer et alerter l’opinion, puis exercer une pression par les médias. Négocier et voter relève des acteurs décisionnaires, tandis que l’application des politiques revient aux autorités concernées.

45. Quelle entreprise pétrolière a pratiqué le lobbying et financé des discours minimisant le rôle des énergies fossiles dans le changement climatique ?

WWF
Greenpeace
Les Amis de la Terre
ExxonMobil

ExxonMobil

Explication

ExxonMobil, entreprise pétrolière, a pratiqué le lobbying et financé des discours minimisant le rôle des énergies fossiles. Greenpeace, le WWF et les Amis de la Terre sont des ONG, et non l’entreprise visée.

46. Un État accueille une COP et veut en tirer un avantage de puissance sur la scène internationale ; quel effet peut-il mettre en avant ?

Obtenir le pouvoir de voter au nom des autres États
Imposer les engagements climatiques de toutes les délégations
Réduire automatiquement ses émissions grâce à l’organisation du sommet
Gagner en visibilité et montrer sa capacité à recevoir les dirigeants

Gagner en visibilité et montrer sa capacité à recevoir les dirigeants

Explication

Accueillir une COP rend un État visible et lui permet de démontrer sa capacité à recevoir des chefs d’État grâce à ses infrastructures et à sa sécurité. Cela ne lui confère pas le pouvoir de décider à la place des autres États ni ne réduit automatiquement ses émissions.

47. Un pays producteur de pétrole, riche et fortement pollué par habitant, accueille une COP pour participer aux discussions et améliorer son image environnementale ; de quel cas s’agit-il ?

La Chine accueillant la COP28 à Dubaï
Les États-Unis accueillant la COP28 à Dubaï
Les Émirats arabes unis accueillant la COP28 à Dubaï
L’Arabie saoudite accueillant la COP28 à Dubaï

Les Émirats arabes unis accueillant la COP28 à Dubaï

Explication

Les Émirats arabes unis, producteurs de pétrole et très riches, ont accueilli la COP28 à Dubaï en 2023 pour améliorer leur image et participer aux discussions. La Chine et les États-Unis sont mentionnés pour leur rang d’émissions, tandis que l’Arabie saoudite n’est pas le pays hôte indiqué.

48. Dans une comparaison des émissions nationales de gaz à effet de serre en valeur absolue, quel classement faut-il retenir pour la Chine et les États-Unis ?

Les États-Unis sont premiers et la Chine deuxième
La Chine est première et les États-Unis deuxièmes
Les États-Unis sont deuxièmes et la Chine troisième
La Chine est deuxième et les États-Unis troisièmes

La Chine est première et les États-Unis deuxièmes

Explication

La Chine est le premier émetteur de gaz à effet de serre en valeur absolue et les États-Unis occupent le deuxième rang. Inverser ces places ou confondre le classement absolu avec celui par habitant modifie le critère ou l’ordre indiqué.

49. En 2004, un État ratifie le protocole de Kyoto et cherche à se présenter comme préoccupé par l’environnement, tout en se distinguant des États-Unis. De quel État s’agit-il ?

La Suède
Le Brésil
La Russie
L’Islande

La Russie

Explication

La Russie a ratifié le protocole de Kyoto en 2004, contrairement aux États-Unis, ce qui lui a permis de se donner une image préoccupée par l’environnement. Le Brésil est associé à une part importante d’énergie renouvelable, tandis que la Suède et l’Islande se positionnent comme pays leaders.

50. Un rapport indique qu’environ 46 % de l’énergie d’un pays est renouvelable et que l’hydroélectricité et les biocarburants en sont les principales sources. Quel pays décrit-il ?

Le Brésil
L’Islande
La Suède
La Russie

Le Brésil

Explication

Environ 46 % de l’énergie du Brésil est renouvelable, principalement grâce à l’hydroélectricité et aux biocarburants. L’Islande se distingue plutôt par la géothermie et l’hydroélectricité, qui représentent plus de 80 % de son énergie renouvelable abondante.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Environnement et protection.

Que signifie conserver un milieu ?

Le maintenir en l’état.

À quelle mesure l’exploitation raisonnable adapte-t-elle les prélèvements ?

À la capacité de renouvellement du milieu.

Quels éléments associe un écosystème ?

Un milieu de vie et les êtres vivants qui l’habitent.

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Consultez la fiche de révision complète sur Environnement et protection.

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