QCM : Politisation des campagnes françaises (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une chronologie de la Commune de Paris doit articuler insurrection, légitimation électorale et proclamation. Quelles propositions sont exactes ?

Les citoyens peuvent contrôler et révoquer les élus, conçus comme des délégués.
Le communalisme fédère les communes et fait venir le pouvoir politique de la base.
Le municipalisme désigne la fédération des communes par un pouvoir issu de la base.
La Commune est proclamée le 26 mars, avant les élections municipales du 28 mars 1871.
L’insurrection du 18 mars précède les élections municipales organisées le 26 mars 1871.

Les citoyens peuvent contrôler et révoquer les élus, conçus comme des délégués. · Le communalisme fédère les communes et fait venir le pouvoir politique de la base. · L’insurrection du 18 mars précède les élections municipales organisées le 26 mars 1871.

Explication

L’insurrection du 18 mars est suivie des élections municipales du 26 mars, puis de la proclamation du 28 mars. Le communalisme fédère les communes autour d’un pouvoir venu de la base, tandis que les élus communards sont des délégués révocables et contrôlés par les citoyens. Les dates de proclamation et d’élection sont inversées dans une proposition, et la définition de la fédération correspond au communalisme plutôt qu’au municipalisme.

2. Pour analyser le système de légitimation impérial, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Pour Juliette Glikman, le plébiscite constitue à lui seul le système de légitimation impérial.
Le décret du 2 février 1852 organise des élections législatives au suffrage universel encadrées par le gouvernement.
Juliette Glikman inclut l’acclamation populaire et l’onction providentielle dans la légitimation impériale.
Le plébiscite des 20 et 21 décembre 1851 se déroule pendant l’état de siège dans 32 départements.
Le décret du 2 février 1852 confie l’organisation des élections législatives aux assemblées locales.

Le décret du 2 février 1852 organise des élections législatives au suffrage universel encadrées par le gouvernement. · Juliette Glikman inclut l’acclamation populaire et l’onction providentielle dans la légitimation impériale. · Le plébiscite des 20 et 21 décembre 1851 se déroule pendant l’état de siège dans 32 départements.

Explication

Le plébiscite de décembre 1851 a lieu alors que 32 départements sont en état de siège. Le décret de février 1852 prévoit des élections législatives au suffrage universel encadrées par le gouvernement. Juliette Glikman décrit un système comprenant aussi l’acclamation populaire et l’onction providentielle : le plébiscite n’en est donc pas l’unique élément, et l’organisation électorale n’est pas confiée aux assemblées locales.

3. Concernant les trois plébiscites bonapartistes du Second Empire, quelles propositions sont exactes ?

Le plébiscite du 8 mai 1870 porte sur l’approbation du coup d’État, avec 92 % de oui.
Le plébiscite du 8 mai 1870 porte sur les réformes, avec 97 % de oui.
Le plébiscite de décembre 1851 porte sur le rétablissement de l’Empire, avec 92 % de oui.
Le plébiscite de décembre 1851 porte sur l’approbation du coup d’État, avec 92 % de oui.
Le plébiscite de novembre 1852 porte sur le rétablissement de l’Empire, avec 97 % de oui.

Le plébiscite de décembre 1851 porte sur l’approbation du coup d’État, avec 92 % de oui. · Le plébiscite de novembre 1852 porte sur le rétablissement de l’Empire, avec 97 % de oui.

Explication

En décembre 1851, les électeurs sont consultés sur l’approbation du coup d’État, qui recueille 92 % de oui ; en novembre 1852, le rétablissement de l’Empire obtient 97 % de oui. Le 8 mai 1870, le plébiscite porte sur les réformes et recueille 83 % de oui : il ne concerne donc pas l’approbation du coup d’État, et son résultat n’est pas de 97 %.

4. Que désigne l’abstention dans le contexte des élections sous le Second Empire ?

Une protestation en faveur d’un contrôle accru des assemblées
Une forme d’opposition pacifique au régime impérial
Une préférence pour les intérêts économiques des notables locaux
Une adhésion prudente aux candidats soutenus par l’administration

Une forme d’opposition pacifique au régime impérial

Explication

L’abstention peut exprimer une opposition au régime sans recours à la violence ni participation au scrutin. Le soutien aux candidats administratifs relève plutôt de l’encadrement du vote par le pouvoir.

5. Quel événement électoral de 1869 est présenté comme une victoire du parlementarisme sous le Second Empire ?

Le recul de la participation et la progression monarchiste
La victoire des candidats officiels dans les campagnes
La faible abstention et la percée républicaine dans les villes
L’élection d’une majorité bonapartiste à l’Assemblée

La faible abstention et la percée républicaine dans les villes

Explication

En 1869, la faible abstention et la percée républicaine dans les villes signalent une victoire du parlementarisme. La victoire des candidats officiels dans les campagnes ne correspond pas au fait précis mis en avant pour ce scrutin.

6. Quel rôle la loi du 31 mai 1850 joue-t-elle dans l’évolution du suffrage universel masculin en France ?

Elle modifie le scrutin en remplaçant le vote de liste départemental par un vote individuel à deux tours.
Elle étend le corps électoral en abaissant à six mois la durée de résidence exigée dans la commune.
Elle restreint le corps électoral en exigeant trois années de résidence, ce qui exclut les électeurs les plus pauvres.
Elle accorde aux femmes le droit de participer aux élections législatives au même titre que les hommes.

Elle restreint le corps électoral en exigeant trois années de résidence, ce qui exclut les électeurs les plus pauvres.

Explication

La loi impose trois années de résidence, une condition qui prive notamment les électeurs les plus pauvres de leur droit de vote. La durée de six mois correspond aux conditions d’accès au suffrage établies en 1848, et non à cette restriction.

7. À quel moment les élections d’avril 1848 atteignent-elles une participation électorale de 88 % ?

Lors du scrutin présidentiel de décembre 1848, en fin d’année
Lors des élections d’avril 1848, au début de la Deuxième République
Lors des élections de mai 1849, après les premières législatives
Lors des élections municipales de 1831, sous la monarchie de Juillet

Lors des élections d’avril 1848, au début de la Deuxième République

Explication

La participation électorale atteint 88 % lors des élections d’avril 1848, peu après l’instauration du suffrage universel masculin. Le scrutin présidentiel de décembre 1848 est une date proche, mais ce taux de participation est associé aux élections d’avril.

8. En quoi la sociabilité villageoise informelle diffère-t-elle de la sociabilité associative dans les campagnes ?

Elle se noue dans des lieux quotidiens ou festifs, tandis que la sociabilité associative s’organise selon des règles écrites reconnues par les autorités.
Elle repose sur des règles écrites reconnues par les autorités, tandis que la sociabilité associative se développe dans des lieux quotidiens ou festifs.
Elle rassemble surtout les habitants des régions d’habitat dispersé, tandis que la sociabilité associative caractérise les régions d’habitat regroupé.
Elle concerne les débats électoraux nationaux, tandis que la sociabilité associative se limite aux relations économiques entre villageois.

Elle se noue dans des lieux quotidiens ou festifs, tandis que la sociabilité associative s’organise selon des règles écrites reconnues par les autorités.

Explication

La sociabilité informelle se déploie dans les espaces ordinaires et festifs du village, alors que les associations possèdent des règles écrites reconnues par les pouvoirs publics. La deuxième réponse inverse précisément ces deux caractéristiques.

9. Quel historien souligne que les hiérarchies rurales du XIXe siècle pouvaient être acceptées par les paysans en fonction de leurs intérêts immédiats, plutôt que par simple soumission aux notables ?

Vivier
Agulhon
Le Gall
Guionnet

Vivier

Explication

Vivier met en avant l’acceptation de certaines hiérarchies rurales lorsqu’elles répondent aux intérêts immédiats des paysans. Guionnet est plutôt associé à l’analyse de l’élection municipale censitaire et de ses effets sur l’unanimisme villageois.

10. Pourquoi les restrictions imposées par le Code forestier pouvaient-elles provoquer des conflits d’usage dans les campagnes ?

Elles empêchaient les marchés ruraux de fixer le prix des céréales vendues au village.
Elles limitaient des ressources forestières essentielles aux populations les plus pauvres.
Elles transféraient la propriété des bois communaux aux grands propriétaires locaux.
Elles contraignaient les communes à financer les associations agricoles de la région.

Elles limitaient des ressources forestières essentielles aux populations les plus pauvres.

Explication

La forêt fournissait un complément de ressources indispensable aux populations misérables, et les restrictions du Code forestier touchaient notamment le ramassage du bois, le pacage et le marronage. Les prix des grains relevaient plutôt des troubles frumentaires, pas des restrictions sur les usages forestiers.

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Quels événements jalonnent la Commune de Paris du 18 au 28 mars 1871 ?

L’insurrection du 18 mars, les élections municipales du 26 mars, puis la proclamation du 28 mars 1871.

Quelles caractéristiques définissent le césarisme ?

Il fait appel au plébiscite, incarne le peuple dans un chef et rejette les corps intermédiaires.

Comment le Second Empire combine-t-il légitimité électorale et pouvoir personnel ?

Il associe la légitimité du suffrage universel à un pouvoir personnel qui limite la presse et les assemblées.

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