Fiche de révision : Environnements, Amérique latine et littoraux

Plan du Cours

  1. Les environnements en géographie
  2. Environnements et Anthropocène
  3. Politiques environnementales et gouvernance
  4. Environnement, espace et temporalités
  5. Enseigner les environnements et transitions
  6. Amérique latine entre unité et diversité
  7. Mondialisation et recompositions latino-américaines
  8. Intégrations et transitions latino-américaines
  9. Littoral comme espace interface
  10. Hinterland et avant-pays maritimes
  11. Diversité et fragilité des littoraux
  12. Peuplement et aménagement littoraux
  13. Activités, héritages et conflits d’usages

1. Les environnements en géographie

Notions clés & Définitions

  • Environnement : Interaction entre les réalités biophysiques et les sociétés.

★ À maîtriser

📌 Les approches géographiques de l’environnement relèvent soit d’une géographie physique intégrant les facteurs et enjeux sociétaux, soit d’une géographie sociale et culturelle étudiant les regards et les actions des sociétés sur les réalités biophysiques.

📌 La délimitation géographique de l’environnement est ambiguë, et son appréhension met en tension l’échelle locale, fréquente dans l’action politique, et l’échelle planétaire des enjeux environnementaux.

Compléments

  • L’environnement, longtemps absent des dictionnaires de géographie des années 1970, est devenu une notion majeure pour les géographes en une quarantaine d’années.

📌 Le développement durable et la transition sont deux notions mobilisées dans les programmes scolaires qui interrogent différemment celle d’environnement.

  • L’environnement est défini dans l’action publique comme « le cadre, le milieu et les conditions de vie des sociétés » (Veyret, 2008).

Astuce mémo

Géographie physique et géographie sociale : deux regards sur les interactions sociétés-milieux.

2. Environnements et Anthropocène

Notions clés & Définitions

  • Anthropocène : Période où les sociétés humaines sont devenues le facteur majeur de modification de la planète et où leur empreinte sur les réalités biophysiques est irréversible.

★ À maîtriser

  • Les infrastructures et activités illustrant la « grande accélération » comprennent (Will Steffen, 2007) :

    • les grands barrages
    • les réseaux routiers et ferroviaires
    • les mines et les activités extractives
    • l’exploitation des sables bitumineux
    • l’exploitation des gaz de schiste
    • l’accélération des mobilités
    • le développement du transport aérien
  • Les effets locaux de la métropolisation et de la littoralisation comprennent : l’imperméabilisation des sols, la modification des rythmes quotidiens des écosystèmes, la modification des rythmes saisonniers des écosystèmes, la perturbation de la faune, la perturbation de la flore, l’évolution du trait de côte

  • L’origine anthropique des évolutions climatiques récentes est bien documentée, et une connaissance sommaire des travaux du GIEC et des mécanismes en jeu est attendue.

  • L’analyse géographique des enjeux environnementaux doit articuler leur inscription à l’échelle mondiale et les manifestations de ces phénomènes à grande échelle.

Compléments

  • Les délimitations temporelles de l’Anthropocène restent discutées, bien que le constat de l’influence majeure des sociétés humaines sur la planète soit plus consensuel.

  • L’étude des changements globaux prend en compte :

    • la mondialisation
    • la redéfinition des rapports Nord-Sud
    • la redéfinition des rapports entre les Suds
    • la diversité des risques
    • la diversité des formes de vulnérabilité
  • L’analyse des transformations environnementales peut s’appuyer sur l’évolution des paysages et sur le suivi à long terme des températures, des précipitations et de l’usage du sol, tout en interrogeant de nouvelles méthodes pour saisir les interactions entre sociétés et réalités biophysiques.

  • Les bornages temporels proposés sont associés notamment à : les défrichements agricoles, le développement industriel, la croissance d’une économie tertiaire aux impacts environnementaux souvent sous-estimés

  • Parmi les espaces où l’empreinte des sociétés est manifeste figurent : les forêts tropicales affectées par les défrichements agricoles, les espaces polaires, les océans touchés par l’apparition de « continents de plastique »

  • Les environnements urbains présentent notamment une évolution des sols, une biodiversité spécifique, des rythmes saisonniers et diurnes profondément altérés et un regain d’intérêt pour l’agriculture urbaine.

Astuce mémo

Actions humaines → transformations durables des réalités biophysiques.

3. Politiques environnementales et gouvernance

Notions clés & Définitions

  • Politiques de transition : Politiques de changement progressif d’un système, même lorsque ce changement constitue une évolution majeure.

★ À maîtriser

📌 Les politiques de développement durable, initiées dans les années 1990, abordent l’environnement en regard de deux exigences majeures : l’économie et le social.

  • Les politiques environnementales sont traversées par des tensions géo-économiques et géopolitiques et posent des enjeux de gouvernance et d’inégalités territoriales de capacités techniques, technologiques et financières.

Compléments

  • Les politiques de transition ne mentionnent pas explicitement l’environnement, mais sont souvent qualifiées d’énergétiques ou d’écologiques pour signaler leur objectif environnemental.

  • Les politiques environnementales doivent arbitrer entre la valorisation des environnements par les sociétés et leur protection, en intégrant des points de vue d’acteurs parfois asymétriques.

  • Les COP sont des conférences des parties organisées chaque année depuis 1995 sous l’égide des Nations Unies.

  • Les bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le FMI, ainsi que des acteurs de la conservation comme l’UNESCO et les ONG environnementales, intègrent des exigences environnementales au financement du développement ou à la conservation.

Astuce mémo

Le développement durable articule trois exigences ; la transition transforme progressivement un système.

4. Environnement, espace et temporalités

★ À maîtriser

  • Les modèles de ville durable et de transition énergétique soulèvent des questions de reproductibilité, de circulation entre espaces et de diffusion de cadres théoriques conçus dans les Nords.

  • La dépendance au sentier, les réseaux préexistants souvent centralisés et les pratiques habitantes contrastées influencent la mise en œuvre territoriale des politiques environnementales.

📌 La restauration écologique vise un état de référence supposé, tandis que la renaturation s’inscrit dans des trajectoires différenciées.

  • Les politiques environnementales peuvent contribuer à la ségrégation socio-spatiale entre « points noirs » environnementaux et espaces de haute qualité environnementale, notamment par la privatisation et le coût foncier de l’accès à ces derniers.

Compléments

  • Les objectifs de développement durable de Rio (1992) ont été associés à l’injonction « Penser global, agir local ».

  • Les espaces protégés et les trames vertes et bleues sont des formes spatiales mobilisées pour protéger l’environnement, les trames vertes et bleues constituant des corridors écologiques.

  • La justice environnementale et les rapports de force constituent des dimensions politiques de l’environnement.

Astuce mémo

Restauration : revenir à un état de référence ; renaturation : suivre une trajectoire différenciée.

5. Enseigner les environnements et transitions

★ À maîtriser

  • Au cycle 4, l’enseignement porte sur la vulnérabilité des espaces humains, les solutions de développement durable équitable et les objectifs de développement durable de l’ONU ; en 5e, les thèmes sur les ressources limitées et l’environnement relient changement climatique, risques, prévention et adaptation.

  • En seconde, le thème « Environnement, développement, mobilité : les défis d’un monde en transition » est doté de 48 heures et présente la transition comme une phase de changements majeurs, non linéaire, caractérisée par des gradients et des seuils, et prolongeant la notion de développement durable.

Compléments

  • Au cycle 3, l’enseignement doit sensibiliser à l’impératif du développement durable et aux transitions visant à protéger les environnements ; en 6e, l’habiter les espaces de faibles densités aborde notamment biodiversité et mutations environnementales des pratiques productives rurales.

  • En première, le programme « Les dynamiques d’un monde en recomposition » est doté de 48 heures et étudie notamment les recompositions urbaines, les mutations des espaces productifs et celles des espaces ruraux.

  • En terminale, le programme étudie la mondialisation territoriale et les mers et océans sous l’angle de leur mise en valeur, de leur utilisation et de leur protection ; en spécialité HGGSP, l’environnement est abordé comme enjeu planétaire entre exploitation et protection.

6. Amérique latine entre unité et diversité

Notions clés & Définitions

  • Amérique latine : Entité géographique culturelle et espace géopolitique regroupant, dans la délimitation du programme, les territoires continentaux du Rio Grande à la Terre de Feu, hors Caraïbes.

★ À maîtriser

  • L’unité latino-américaine repose principalement sur l’histoire et le peuplement, notamment la colonisation espagnole et portugaise, les langues latines dominantes et les religions chrétiennes principalement catholiques.

  • La gestion des Républiques latino-américaines a été marquée par des renversements répétés au profit de dictatures militaires et par la fragilité des démocraties, dans un contexte actuel de néopopulisme.

  • La diversité latino-américaine se manifeste par le métissage, l’affirmation des identités autochtones et le recul du catholicisme face à la progression des évangélistes, notamment néo-pentecôtistes.

Compléments

  • La dénomination « Amérique latine », apparue au XIXe siècle, fait débat car elle tend à occulter l’héritage amérindien.

  • La majeure partie des 620 millions d’habitants de l’Amérique latine parle des langues et pratique des religions dominantes qui ont nourri depuis l’Europe une impression trompeuse de familiarité culturelle.

  • La décolonisation de la plupart des pays d’Amérique latine a lieu entre 1810 et 1830, à l’exception du Honduras britannique, aujourd’hui Belize, et des Guyanes.

  • Le rêve de Simon Bolivar de fonder une République fédérale à l’échelle de l’Amérique du Sud s’est délité, tandis que le Brésil a suivi une trajectoire distincte. - B. Bret et al., 2009

  • La transition démocratique s’est généralisée dans l’ensemble latino-américain depuis les années 1980, mais des tensions interétatiques et des crises politico-économiques internes persistent.

Astuce mémo

Une histoire et des langues communes n’effacent pas la diversité des trajectoires nationales.

7. Mondialisation et recompositions latino-américaines

★ À maîtriser

  • L’absence de réformes agraires majeures, sauf quelques exceptions comme au Mexique et plus récemment en Bolivie, et la domination du latifundisme alimentent les conflits fonciers latino-américains.

📌 Les agricultures latino-américaines opposent une petite paysannerie à un complexe agro-industriel, tandis que l’ouverture des fronts agricoles transforme l’espace et renforce les conflits sociaux et environnementaux. - M. Guibert, 2016

  • Les inégalités latino-américaines se manifestent à l’échelle du continent, des États, des régions et des quartiers urbains, avec des écarts entre quartiers aisés et quartiers irréguliers.

  • Les migrations latino-américaines sont recomposées par la mondialisation, les crises politiques et économiques, l’aggravation des violences et la fermeture des frontières états-uniennes. - L Faret, 2020

  • L’accès à de plus grands marchés, à des capitaux et à des technologies par la mondialisation s’accompagne d’une hétérogénéité accrue des trajectoires économiques internes.

Compléments

  • L’urbanisation latino-américaine, précoce par rapport aux autres pays des Suds, est liée aux processus de métropolisation étudiés notamment par M. Santos.

  • Le canal de Panama élargi, les ports modernisés pour les navires post-panamax et les zones franches comme Iquique au Chili contribuent à connecter l’Amérique latine aux échanges mondiaux.

  • Les corridors transcontinentaux projetés dans le cadre du Projet Mésoamérique et de l’IIRSA sont controversés parce qu’ils sont associés à un capitalisme néolibéral extractif-exportateur.

  • Le Brésil, le Chili et le Costa Rica accueillent des migrations intra-régionales, tandis que le Mexique devient aussi un pays de transit ou d’installation et que la crise au Venezuela provoque un exode massif.

Astuce mémo

L’insertion dans la mondialisation ouvre marchés et capitaux → elle accentue aussi l’hétérogénéité des trajectoires.

8. Intégrations et transitions latino-américaines

★ À maîtriser

  • L’ALENA est fondée en 1994 et le MERCOSUR/SUL en 1991.

  • Les intégrations latino-américaines cherchent à renforcer la diplomatie commune et les échanges commerciaux, mais restent confrontées à des blocages multiples. - T. Porras Ponceleón, 2018

  • Les choix de développement latino-américains ont suivi une « valse des paradigmes », du développementisme d’après-guerre aux voies socialistes puis aux politiques néolibérales actuelles. - J. Santiso, 2005

  • L’Amazonie, répartie entre neuf États dont le Brésil occupe 62 % de la superficie, est à la fois une forêt menacée par le déboisement massif et un espace économique d’avenir. - X. Arnauld de Sartre et V. Berdoulay, « politiques territoriales durables », 2011

Compléments

  • Les associations d’intégration comprennent :

    • l’ALALC
    • l’ALADI
    • le MCCA
    • le SICA
    • le Pacte andin devenu CAN
  • Le Brésil joue le rôle géopolitique principal en Amérique latine grâce à son poids démographique, économique et politique, tandis que l’Argentine continue à décliner.

  • Les politiques de « frontières vivantes » visent l’intégration des périphéries et favorisent l’émergence de zones transfrontalières d’échanges licites et illicites, comme la Triple frontière.

  • La sécurisation et le contrôle des frontières, liés à la montée des nationalismes, limitent les logiques d’intégration régionale.

9. Littoral comme espace interface

Notions clés & Définitions

  • Littoral : A. Miossec, Hypergéo, 2004 - Zone de contact entre la terre et la mer, milieu de contacts biophysiques, espace d’influence réciproque des activités maritimes et terrestres et territoire façonné par les sociétés.
  • Hinterland : Zone d’influence et d’attraction économique ou résidentielle d’un port, d’une station balnéaire ou d’un espace protégé, en relation avec la littoralisation, la maritimisation et la hausse du trafic maritime.

★ À maîtriser

  • Les formes d’organisation spatiale littorale incluent (Brunet, 1992) :

    • les effets de synapse
    • l’exploitation des ressources
    • la valorisation touristique
    • la gestion des risques
  • La loi Littoral de 1986 reconnaît le littoral comme une entité géographique spécifique et encadre son aménagement et sa protection par des catégories juridiques telles que les communes littorales et la bande littorale inconstructible de 100 mètres.

Compléments

  • Le rapport Piquard de 1973 propose une délimitation géométrique du littoral fondée sur la zone de battement des marées et élargissant le trait de côte, avec la ligne de base. - M. Piquard

  • Le rapport Piquard préconise une politique d’aménagement associant le domaine public maritime et l’arrière-pays sur plusieurs kilomètres afin de réduire les contrastes entre côte congestionnée et arrière-pays déserté. - M. Piquard, 1973

  • En 2022, 885 communes métropolitaines et 90 communes ultramarines hors Mayotte sont riveraines de la mer ou de l’océan au sens de la loi Littoral.

  • Le littoral métropolitain compte 5 853 km de côtes, dont 44 % rocheuses ou à falaises, 39 % d’accumulation et 17 % artificialisées.

  • Les littoraux ultramarins comptent environ 2 000 km de côtes, composées de 41 % de côtes rocheuses ou à falaises, 29 % d’accumulation, 12 % artificialisées et 18 % de mangroves.

Astuce mémo

Imaginez une bande de contact où la terre et la mer échangent activités, flux et influences.

10. Hinterland et avant-pays maritimes

★ À maîtriser

  • L’étendue d’un hinterland dépend de l’importance et du pouvoir structurant des axes de communication qui convergent vers les ports.

  • La ZEE française est la deuxième plus étendue du monde.

Compléments

  • Les modes d’habiter des populations littorales, permanentes ou temporaires, impliquent des mobilités domicile-travail et touristiques qui contribuent à définir des hinterlands plus ou moins étendus.

  • La mondialisation et les pratiques de transport de porte à porte rendent les hinterlands parfois inversés, profonds et interconnectés par les grands acteurs du transport maritime, comme CMA-CGM.

  • Les activités maritimes proches des côtes comprennent notamment la pêche et l’aquaculture, les énergies et le tourisme, et contribuent à organiser l’espace autour des ports de pêche, des industries et des stations balnéaires.

Astuce mémo

L’hinterland relie le port à l’intérieur des terres ; l’avant-pays le relie aux espaces maritimes.

11. Diversité et fragilité des littoraux

★ À maîtriser

  • La diversité des façades maritimes françaises, des contextes climatiques tropicaux aux régions polaires, et des morphologies côtières constitue un patrimoine paysager et écologique et un potentiel de développement socio-économique.

  • Les littoraux sont exposés aux risques suivants :

    • l’érosion
    • la submersion marine
    • les cyclones
    • les tremblements de terre
    • les tsunamis
    • les éruptions volcaniques
  • L’élévation du niveau marin observée depuis un siècle aggrave les risques d’érosion et de submersion et doit se poursuivre dans les décennies à venir.

Compléments

  • Le changement climatique participe aux phénomènes d’eutrophisation, comme les algues vertes en Bretagne et les sargasses aux Antilles.

  • Les pollutions littorales proviennent notamment :

    • des villes et des ports
    • des fleuves
    • des rejets induits par la navigation
  • L’anthropisation et l’attractivité des littoraux entraînent une artificialisation marquée, que des démarches locales de renaturation ou de régulation des activités ne compensent que partiellement.

  • Les parcs nationaux littoraux associent espaces terrestres et maritimes remarquables à une gouvernance et une gestion visant à préserver leurs richesses, mais peuvent aussi être le lieu de conflits d’usages.

  • Trois des onze parcs nationaux français sont en milieu littoral, dont deux en métropole et un outre-mer.

  • La France compte huit parcs naturels marins, dont deux outre-mer, qui englobent près de 10 000 hectares de milieux humides littoraux et bordent le territoire de 1,4 million de personnes.

  • Les parcs naturels régionaux littoraux sont des territoires protégés et habités, généralement situés dans des zones fragiles, qui associent protection et développement durable.

  • Environ 750 sites littoraux sont protégés par le Conservatoire du littoral.

Astuce mémo

Attractivité et anthropisation → artificialisation et vulnérabilité accrues.

12. Peuplement et aménagement littoraux

★ À maîtriser

  • En France métropolitaine, les communes littorales accueillent un peu plus de 10 % de la population sur seulement 4 % du territoire.

  • En 2016, huit millions de personnes habitaient une commune littorale en France, dont 6,6 millions en métropole ; la densité atteignait 265 habitants par km² en métropole contre 45 habitants par km² dans les DROM.

Compléments

  • Le peuplement littoral français s’est notamment développé avec l’assainissement des zones humides, des paluds et la poldérisation, puis avec l’industrialisation et le tourisme littoral.

  • Entre 1962 et 2016, la population littorale a augmenté de 42 % en France métropolitaine et de 92 % dans les espaces ultramarins.

  • En période estivale et pendant les vacances scolaires, la population littorale double en France métropolitaine sous l’effet de l’afflux de touristes et de salariés saisonniers.

  • La forte saisonnalité touristique accroît la pression sur les logements dans et autour des stations balnéaires, la ressource en eau et les infrastructures de transport.

  • Les grandes phases d’aménagement littoral et d’urbanisation de la seconde moitié du XXe siècle se sont inscrites aux échelles régionale et nationale et ont été en partie régulées par la loi Littoral.

  • Les transformations et projets d’aménagement contemporains s’opèrent largement à l’échelle des communes et des intercommunalités, afin d’accueillir les populations et les activités tout en ménageant l’espace côtier.

13. Activités, héritages et conflits d’usages

★ À maîtriser

  • Le développement de l’éolien littoral et offshore génère des tensions avec les activités productives, comme l’agriculture, la pêche, l’ostréiculture, la conchyliculture et l’industrie, ainsi qu’avec les activités touristiques et résidentielles.

  • Les conflits d’usages littoraux se superposent à la coexistence entre logiques d’aménagement et volonté de protection, dans un contexte de recul du littoral lié à la montée des eaux, notamment sur les littoraux flamands et charentais et dans le delta du Rhône.

Compléments

  • Malgré la contraction des activités de défense, les bases navales de Brest et de Toulon restent des nœuds économiques et géostratégiques de la puissance militaire française.

  • La valorisation patrimoniale concerne notamment :

    • l’arsenal de Rochefort et l’Hermione
    • les plages du débarquement de Normandie
    • les sites de pêche de Fécamp et Concarneau
    • les phares de Cordouan et de Petite-Terre
    • les marais salants de Guérande

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1. En géographie, que désigne d’abord la notion d’environnement ?

2. Une équipe étudie comment les habitants perçoivent une rivière et agissent sur elle. À quelle approche géographique son travail correspond-il le mieux ?

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Que désigne d’abord l’environnement en géographie ?

L’interaction entre les réalités biophysiques et les sociétés.

Qu’étudie la géographie physique de l’environnement ?

Les réalités biophysiques en intégrant les facteurs et enjeux sociétaux.

Qu’étudie la géographie sociale et culturelle de l’environnement ?

Les regards et les actions des sociétés sur les réalités biophysiques.

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