QCM : Épistémologie et explication scientifique (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un chercheur propose une loi universelle après quelques observations effectuées dans des conditions semblables. Quel changement renforcerait la justification inductive de sa loi ?

Répéter les mêmes observations dans des conditions identiques et retenir les résultats concordants.
Réduire le nombre d’observations et exclure les résultats qui contredisent la loi.
Remplacer les observations par une déduction à partir d’une loi déjà établie.
Accroître le nombre d’observations, varier les conditions et vérifier l’absence de contre-exemple accepté.

Accroître le nombre d’observations, varier les conditions et vérifier l’absence de contre-exemple accepté.

Explication

Une induction est mieux justifiée par de nombreuses observations répétées dans des conditions variées, sans observation acceptée qui contredise la loi. Répéter des observations dans des conditions identiques ne satisfait pas l’exigence de variété.

2. Une explication fournit des informations sur un phénomène observé. Qu’est-ce qui la rend pertinente pour établir que ce phénomène a réellement lieu ?

Elle décrit le phénomène avec précision sans fournir d’indice sur sa réalité.
Elle suscite une hypothèse intéressante sans étayer la réalité du phénomène.
Elle présente une cause possible, même si celle-ci n’est liée à aucun fait observé.
Elle apporte de bonnes raisons de croire que le phénomène s’est produit ou se produit.

Elle apporte de bonnes raisons de croire que le phénomène s’est produit ou se produit.

Explication

Une explication est pertinente lorsque l’information qu’elle apporte donne de bonnes raisons de croire à la réalité du phénomène. Une description précise, contrairement à un distracteur, ne suffit pas à elle seule à étayer cette réalité.

3. Une scientifique utilise une loi générale pour prévoir ce qui se produira dans un cas particulier. Quel raisonnement relie la loi à cette prédiction ?

La généralisation, qui transforme une prédiction particulière en observation.
La description, qui présente le cas sans le relier à une loi générale.
La déduction, qui va de l’universel au particulier de manière valide.
L’induction, qui va d’observations singulières à une loi universelle.

La déduction, qui va de l’universel au particulier de manière valide.

Explication

La déduction permet de passer de l’universel au particulier et soutient ainsi la prédiction scientifique. L’induction suit le trajet inverse, des observations singulières vers une loi universelle.

4. Quelle relation familiale est dite avunculaire ?

La relation entre un grand-parent maternel et son petit-enfant.
La relation entre un frère et une sœur d’une même famille.
La relation entre un oncle maternel et sa nièce ou son neveu.
La relation entre une tante paternelle et sa nièce ou son neveu.

La relation entre un oncle maternel et sa nièce ou son neveu.

Explication

La relation avunculaire désigne le lien entre un oncle maternel et sa nièce ou son neveu. Le lien entre un frère et une sœur constitue plutôt la relation frère-sœur.

5. Une enquête expose les caractéristiques d’un phénomène sans chercher ce qui l’a produit. Quelle dimension lui manque-t-il pour devenir une explication ?

La collecte de détails permettant de présenter le phénomène.
La recherche de la cause du phénomène, au-delà de sa description.
La comparaison de plusieurs descriptions du même phénomène.
La formulation d’un nom précis pour le phénomène observé.

La recherche de la cause du phénomène, au-delà de sa description.

Explication

Une explication cherche la cause d’un phénomène en plus de le décrire, et peut ainsi contribuer à la prédiction. Accumuler des détails descriptifs, contrairement à ce que suggère un distracteur, ne revient pas à rechercher cette cause.

6. Une personne réunit des idées de couleur et de forme, pense spontanément à une idée lorsqu’une autre lui vient à l’esprit, puis forme une notion générale à partir de plusieurs cas particuliers. Quelles opérations lockéennes cela illustre-t-il ?

L’abstraction d’idées simples, leur combinaison par évocation et l’association à partir de cas particuliers.
La combinaison d’idées simples, leur association par évocation et l’abstraction à partir de cas particuliers.
L’association d’idées simples, l’abstraction par évocation et la combinaison à partir de cas particuliers.
La combinaison d’idées générales, leur abstraction par évocation et l’association à partir d’idées simples.

La combinaison d’idées simples, leur association par évocation et l’abstraction à partir de cas particuliers.

Explication

Locke attribue à l’esprit la combinaison des idées simples, leur association par évocation conjointe et la formation d’idées générales par abstraction. L’abstraction n’est pas l’opération qui relie spontanément une idée à une autre.

7. Quelle analogie décrit le mieux la formation des idées complexes chez Locke ?

Les idées simples et complexes sont comme des atomes séparés, sans combinaison dans l’esprit.
Les idées simples sont comme des atomes qui se combinent en idées complexes, comparables à des molécules.
Les idées complexes sont comme des atomes qui se décomposent en idées simples, comparables à des molécules.
Les idées simples sont comme des molécules qui se décomposent en idées complexes, comparables à des atomes.

Les idées simples sont comme des atomes qui se combinent en idées complexes, comparables à des molécules.

Explication

Les idées simples constituent les éléments de base et l’esprit, qui est actif, les combine pour former des idées complexes. L’analogie inversée attribue aux idées complexes le rôle d’éléments de base.

8. Quelle démarche permet de satisfaire à l’exigence de la conception actuelle de la science concernant une explication ?

La présenter sous la forme d’une description détaillée.
La relier à une théorie sans l’évaluer empiriquement.
Soumettre l’explication à des tests objectifs.
La rendre compatible avec les intuitions du chercheur.

Soumettre l’explication à des tests objectifs.

Explication

Dans la conception actuelle de la science, une explication doit être soumise à des tests objectifs. Une description détaillée peut présenter un phénomène, mais elle ne répond pas à cette exigence de mise à l’épreuve.

9. Dans le principe de copie de Hume, quel lien unit une impression à l’idée simple qui lui correspond ?

L’idée simple est une copie affaiblie de l’impression et lui ressemble.
L’impression est une association de plusieurs idées simples sans ressemblance avec elles.
L’idée simple est une copie plus vive de l’impression et lui est opposée.
L’impression est une copie affaiblie de l’idée simple et lui ressemble.

L’idée simple est une copie affaiblie de l’impression et lui ressemble.

Explication

Selon le principe de copie, les idées simples dérivent des impressions comme des copies affaiblies qui leur ressemblent. Inverser le rapport ferait des impressions des copies des idées, alors que Hume les considère comme les perceptions originales.

10. Un scientifique passe de plusieurs énoncés portant sur des observations particulières à une affirmation valable pour une classe entière de phénomènes. Quel passage réalise-t-il ?

Il passe d’énoncés singuliers à un énoncé universel par induction.
Il passe d’une description générale à une observation singulière par induction.
Il passe d’un énoncé universel à un cas singulier par déduction.
Il passe d’énoncés universels à une loi plus générale par déduction.

Il passe d’énoncés singuliers à un énoncé universel par induction.

Explication

La démarche inductive mène d’énoncés singuliers, qui portent sur des observations particulières, à un énoncé universel. Le passage d’une règle générale à un cas particulier décrit plutôt la déduction.

11. Un modèle est mathématiquement cohérent, mais ses prédictions ne sont pas confirmées lors d’essais dans le monde réel. Quelle conclusion faut-il en tirer ?

La cohérence des équations ne suffit pas à garantir des prédictions exactes dans la réalité.
La cohérence des équations confirme que les prédictions sont exactes dans la réalité.
La validation mathématique dispense de confronter le modèle aux observations.
L’échec des prédictions montre que les équations doivent être linéaires.

La cohérence des équations ne suffit pas à garantir des prédictions exactes dans la réalité.

Explication

Un modèle peut être cohérent sur le plan mathématique sans que ses prédictions fonctionnent dans le monde réel. La cohérence mathématique, contrairement à ce que suggère un distracteur, ne remplace donc pas la vérification empirique.

12. Une dégustation permet de décrire un aliment par sa saveur, tandis qu’une analyse distingue cette qualité d’autres propriétés de l’objet. Dans quelle catégorie Locke classe-t-il la saveur ?

Parmi les connexions nécessaires, comme les accords entre propriétés.
Parmi les propriétés primaires, comme les caractéristiques fondamentales de l’objet.
Parmi les idées complexes, comme les notions formées par combinaison.
Parmi les propriétés secondaires, comme les couleurs.

Parmi les propriétés secondaires, comme les couleurs.

Explication

Les goûts, au même titre que les couleurs, sont des propriétés secondaires dans la distinction de Locke. Les propriétés primaires forment l’autre catégorie et ne désignent pas ces qualités sensibles.

13. Comment Descartes articule-t-il sa première connaissance, la pensée conceptuelle et les sens ?

La connaissance conceptuelle constitue la première connaissance, et la conscience de penser dépend des sens.
La conscience de penser constitue la première connaissance, et la connaissance conceptuelle se développe sans écarter les sens.
La perception sensible constitue la première connaissance, et la pensée conceptuelle remplace ensuite les sens.
La conscience de penser constitue la première connaissance, mais la connaissance conceptuelle exige d’écarter les sens.

La conscience de penser constitue la première connaissance, et la connaissance conceptuelle se développe sans écarter les sens.

Explication

Descartes place la conscience que l’on pense au rang de première connaissance, tout en développant une connaissance conceptuelle qui ne supprime pas le rôle des sens. La réponse qui écarte les sens contredit cette articulation.

14. Dans les exemples illustrant l’association des idées chez Hume, quel lien les feuilles d’arbres servent-elles à représenter ?

L’association par ressemblance.
L’association par contiguïté.
L’association par abstraction.
L’association par cause à effet.

L’association par ressemblance.

Explication

Les feuilles d’arbres illustrent l’association par ressemblance. La contiguïté est illustrée par le couteau et la fourchette, qui sont associés parce qu’ils se trouvent souvent ensemble.

15. Une chercheuse formule une explication dont les propositions peuvent être confrontées à des observations ou à des expériences. Quelle propriété cette explication possède-t-elle ?

Elle est pertinente, car ses propositions établissent la cause du phénomène.
Elle est descriptive, car ses propositions présentent le phénomène observé.
Elle est testable, car ses propositions se prêtent à des tests empiriques.
Elle est exhaustive, car ses propositions rendent compte de tous les phénomènes.

Elle est testable, car ses propositions se prêtent à des tests empiriques.

Explication

Une explication scientifique est testable lorsque ses propositions peuvent être soumises à des tests empiriques. La pertinence, évoquée par un distracteur, concerne plutôt les raisons de croire que le phénomène s’est effectivement produit.

16. Un esprit passe d’une idée à une autre parce qu’elles se ressemblent, apparaissent proches dans le temps ou l’espace, ou sont liées par une causalité. Quels principes d’association Hume distingue-t-il ?

La ressemblance, la mémoire et la relation de cause à effet
La sensation, la réflexion et la relation de cause à effet
La ressemblance, la contiguïté et la relation de cause à effet
La contiguïté, la contradiction et la relation de cause à effet

La ressemblance, la contiguïté et la relation de cause à effet

Explication

Hume distingue la ressemblance, la contiguïté et la relation de cause à effet comme principes d’association des idées. La sensation et la réflexion concernent les sources des perceptions, et non les principes d’association.

17. Dans un raisonnement valide, les prémisses sont vraies et la conclusion en découle par logique. Quelle caractéristique de la déduction cela illustre-t-il ?

La vérité des prémisses et la validité du raisonnement entraînent la conclusion.
La conclusion fournit des observations qui rendent les prémisses probables.
La généralisation à partir de cas particuliers produit une conclusion déductive.
La répétition des observations transforme les prémisses en loi générale.

La vérité des prémisses et la validité du raisonnement entraînent la conclusion.

Explication

La déduction tire une conclusion de prémisses au moyen d’un enchaînement logique; si les prémisses sont vraies et le raisonnement valide, la conclusion en découle. La généralisation à partir d’observations particulières relève plutôt de l’induction.

18. Quelle démarche distingue la connaissance scientifique lockéenne de la connaissance populaire ?

La connaissance scientifique classe les qualités apparentes, tandis que la connaissance populaire établit les accords et désaccords entre propriétés.
La connaissance scientifique observe les propriétés pour en établir les accords, les désaccords et les connexions nécessaires.
La connaissance scientifique déduit les propriétés sans observation, tandis que la connaissance populaire s’appuie sur les apparences.
La connaissance scientifique privilégie les qualités apparentes, tandis que la connaissance populaire examine les connexions entre propriétés.

La connaissance scientifique observe les propriétés pour en établir les accords, les désaccords et les connexions nécessaires.

Explication

La connaissance scientifique cherche par l’observation les accords, les désaccords et les connexions nécessaires entre propriétés, au-delà des apparences. La priorité donnée aux qualités apparentes caractérise plutôt la connaissance populaire.

19. Quel enjeu général Locke examine-t-il dans sa réflexion sur la connaissance ?

Expliquer comment les idées innées précèdent toute expérience humaine
Démontrer que les sens fournissent une connaissance certaine de toutes les propriétés
Établir que la pensée seule suffit à connaître le monde sans recours à l’expérience
Déterminer les limites de ce que l’esprit peut connaître et rapporter les idées à l’expérience

Déterminer les limites de ce que l’esprit peut connaître et rapporter les idées à l’expérience

Explication

Locke cherche à déterminer les limites de la connaissance et soutient que les idées proviennent de l’expérience. L’idée que les idées innées précèdent l’expérience s’oppose à cette thèse.

20. Quelles sources Hume distingue-t-il pour la matière de la pensée, c’est-à-dire les perceptions ?

La mémoire et l’imagination.
L’observation et la démonstration.
La sensation et la réflexion.
La raison et le langage.

La sensation et la réflexion.

Explication

Hume distingue la sensation et la réflexion comme sources des perceptions qui constituent la matière de la pensée. La mémoire et l’imagination ne sont pas les deux sources énoncées dans cette distinction.

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Que cherche Locke à déterminer au sujet de la connaissance ?

Ses limites.

D’où proviennent toutes les idées selon Locke ?

De l’expérience.

Comment Locke compare-t-il les idées simples et complexes ?

Les idées simples, comme des atomes, se combinent en idées complexes, comme des molécules.

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