QCM : Faut-il dominer la nature (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le mythe de Prométhée rapporté par Platon, que fait Prométhée après qu’Épiméthée a oublié les humains dans la distribution des qualités ?

Il leur attribue des instincts adaptés à leur survie.
Il leur donne la science politique et des lois communes.
Il leur donne le feu et la connaissance des arts.
Il les protège en leur distribuant des qualités physiques.

Il leur donne le feu et la connaissance des arts.

Explication

Prométhée compense l’oubli d’Épiméthée en dotant les humains du feu et de la connaissance des arts. La science politique leur manque encore dans le récit, elle ne fait donc pas partie de ce don initial.

2. Quelle distinction permet de différencier la nature de la culture dans le rapport de l’être humain à son environnement ?

La nature désigne les outils transmis entre générations, tandis que la culture comprend les phénomènes spontanés du monde.
La nature regroupe les comportements appris en société, tandis que la culture désigne les capacités biologiques innées.
La nature est ce qui n’est ni fabriqué ni transformé par l’être humain, tandis que la culture est ce qu’il produit ou transforme.
La nature est ce que l’être humain invente pour survivre, tandis que la culture correspond à ce qu’il reçoit sans le modifier.

La nature est ce qui n’est ni fabriqué ni transformé par l’être humain, tandis que la culture est ce qu’il produit ou transforme.

Explication

La nature désigne ce qui n’a pas été fabriqué ni transformé par l’être humain, alors que la culture comprend ses productions et ses transformations. Les comportements appris peuvent relever de la culture, mais ils ne définissent pas la nature comme le suggère un distracteur.

3. Selon Freud, quelles fonctions la culture remplit-elle pour les êtres humains ?

Elle les protège contre la nature et règle leurs relations les uns avec les autres.
Elle développe leurs aptitudes techniques et remplace leurs besoins corporels.
Elle transforme leurs pulsions en instincts et les éloigne de la vie collective.
Elle leur permet de maîtriser les lois naturelles et d’assurer leur santé.

Elle les protège contre la nature et règle leurs relations les uns avec les autres.

Explication

Freud attribue à la culture une double fonction : protéger les êtres humains contre la nature et organiser leurs relations mutuelles. La maîtrise des forces naturelles est plutôt associée au projet de connaissance de la nature chez Descartes.

4. Dans le récit du Protagoras, pourquoi les humains ne parviennent-ils pas à vivre ensemble après avoir reçu le feu et les arts ?

La science politique leur fait encore défaut.
Leurs instincts de survie les empêchent de coopérer.
Ils n’ont pas encore appris à produire des outils.
La domestication des êtres naturels reste inachevée.

La science politique leur fait encore défaut.

Explication

Dans le récit de Platon, les humains possèdent le feu et les arts, mais ne savent pas encore vivre ensemble parce que la science politique leur manque. L’absence d’outils ne convient pas, puisque le feu et les arts leur ont déjà été transmis.

5. Quelle opposition Descartes établit-il entre philosophie pratique et philosophie spéculative ?

La philosophie pratique étudie les idées abstraites, tandis que la philosophie spéculative applique les connaissances aux besoins quotidiens.
La philosophie pratique met les connaissances de la nature au service de la vie, tandis que la philosophie spéculative est un savoir enseigné dans les écoles.
La philosophie pratique recherche les causes premières, tandis que la philosophie spéculative vise à transformer les phénomènes naturels.
La philosophie pratique est un savoir réservé aux écoles, tandis que la philosophie spéculative guide l’usage des connaissances dans la vie.

La philosophie pratique met les connaissances de la nature au service de la vie, tandis que la philosophie spéculative est un savoir enseigné dans les écoles.

Explication

Descartes valorise une philosophie pratique, utile à la vie et fondée sur la connaissance de la nature, par opposition au savoir spéculatif enseigné dans les écoles. Le distracteur qui inverse les fonctions attribue à la philosophie pratique le caractère scolaire de la philosophie spéculative.

6. Quel effet Descartes associe-t-il à la connaissance des forces et des actions de la nature ?

Elle fait de la philosophie spéculative le principal moyen de satisfaire les besoins de la vie.
Elle permet d’employer ces forces à nos usages et de devenir comme maîtres et possesseurs de la nature.
Elle montre que les usages humains de la nature doivent rester séparés de toute connaissance scientifique.
Elle permet de préserver la nature en renonçant à employer ses forces à des fins humaines.

Elle permet d’employer ces forces à nos usages et de devenir comme maîtres et possesseurs de la nature.

Explication

Pour Descartes, connaître les forces et les actions de la nature permet de les employer à des usages humains et de devenir « comme maîtres et possesseurs de la nature ». Renoncer à cet usage contredit précisément l’application pratique qu’il tire de la connaissance.

7. Pourquoi Rousseau compare-t-il les commodités à un joug ?

Parce qu’elles garantissent le bonheur tout en limitant la liberté individuelle.
Parce qu’elles imposent immédiatement un travail destiné à produire davantage.
Parce que l’habitude en fait des besoins dont l’absence devient pénible.
Parce qu’elles empêchent les humains de distinguer la nature de l’artifice.

Parce que l’habitude en fait des besoins dont l’absence devient pénible.

Explication

Rousseau décrit les commodités comme un joug parce que l’habitude les transforme en besoins et rend leur privation pénible. Il ne leur attribue pas la garantie du bonheur : la dépendance explique plutôt la souffrance liée à leur absence.

8. Dans le récit de Rousseau, quelle chaîne de transformations associe la métallurgie et l’agriculture à l’émergence de la misère ?

Elles séparent les humains de la nature, puis réservent les commodités aux générations futures.
Elles entraînent la propriété et la nécessité du travail, puis l’esclavage et la misère.
Elles abolissent la propriété et le travail, puis rétablissent l’égalité et l’abondance.
Elles renforcent l’autonomie individuelle, puis font disparaître les dépendances sociales.

Elles entraînent la propriété et la nécessité du travail, puis l’esclavage et la misère.

Explication

Rousseau associe la métallurgie et l’agriculture à une révolution qui fait apparaître la propriété et la nécessité du travail, puis conduit à l’esclavage et à la misère. L’idée qu’elles aboliraient la propriété inverse le déroulement décrit.

9. Quelle distinction Montaigne établit-il entre le sauvage naturel et la sauvagerie comprise comme brutalité ?

Le sauvage naturel et la brutalité désignent pareillement les qualités spontanées de la nature.
Le sauvage naturel n’a pas été modifié par l’humain, tandis que la brutalité relève plutôt des effets de l’artifice humain.
Le sauvage naturel résulte de l’éducation, tandis que la brutalité apparaît lorsque les humains refusent toute culture.
Le sauvage naturel manifeste la brutalité, tandis que la sauvagerie désigne une vie préservée de l’artifice humain.

Le sauvage naturel n’a pas été modifié par l’humain, tandis que la brutalité relève plutôt des effets de l’artifice humain.

Explication

Montaigne distingue ce qui est demeuré spontané et non modifié par l’humain de la brutalité, qu’il associe plutôt aux effets de l’artifice humain. Assimiler le sauvage naturel à la brutalité efface précisément cette distinction.

10. Quel effet Montaigne attribue-t-il à l’artifice humain sur les ouvrages de la nature ?

Il transforme leurs qualités naturelles en brutalité sans modifier leur apparence.
Il révèle leurs qualités naturelles et accroît leur beauté et leur richesse.
Il préserve leurs qualités naturelles en limitant la domination humaine.
Il altère leurs qualités naturelles et étouffe leur beauté et leur richesse.

Il altère leurs qualités naturelles et étouffe leur beauté et leur richesse.

Explication

Montaigne soutient que l’artifice humain altère les qualités naturelles et étouffe la beauté et la richesse de ce que produit la nature. L’idée que l’artifice révèle et accroît ces qualités contredit le sens de sa critique.

11. Quelle menace Jonas associe-t-il au développement de la technique moderne ?

Ses effets garantissent la sécurité des générations futures, réalisant pleinement sa promesse initiale.
Ses effets réduisent les risques individuels en transférant la responsabilité aux générations futures.
Ses effets concernent la génération actuelle sans pouvoir menacer la vie humaine à venir.
Ses effets peuvent mettre en danger les générations futures, transformant une promesse en menace.

Ses effets peuvent mettre en danger les générations futures, transformant une promesse en menace.

Explication

Jonas affirme que la technique moderne a inversé sa promesse en menace et que l’action humaine peut mettre en danger les générations futures. La présenter comme une garantie de leur sécurité contredit directement son diagnostic.

12. Quel principe d’action l’impératif de Jonas impose-t-il face aux conséquences possibles d’une décision ?

Agir de façon que les effets de l’action restent compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre.
Agir de façon que les effets de l’action accroissent les capacités techniques sans égard à leur durée.
Agir de façon que les effets de l’action préservent la vie humaine en évitant toute transformation de la nature.
Agir de façon que les effets de l’action répondent d’abord aux besoins de la génération actuellement vivante.

Agir de façon que les effets de l’action restent compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre.

Explication

L’impératif de Jonas demande de rendre les effets de l’action compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre. Le fait de privilégier les besoins de la génération présente ne satisfait pas cette exigence tournée vers la continuité humaine.

13. Quelle distinction juridique sépare une personne d’une chose ?

Une personne et une chose ont des droits identiques, mais relèvent de tribunaux différents.
Une personne est un objet de droit soumis à des règles d’usage, tandis qu’une chose peut saisir la justice.
Une personne peut avoir des droits et saisir la justice, tandis qu’une chose est un objet de droit soumis à des règles d’usage.
Une personne désigne une entité naturelle, tandis qu’une chose désigne toute entité créée par la loi.

Une personne peut avoir des droits et saisir la justice, tandis qu’une chose est un objet de droit soumis à des règles d’usage.

Explication

Une personne est un sujet de droit capable d’avoir des droits et de saisir la justice, alors qu’une chose est un objet de droit régi par des règles d’usage. Confondre la personne avec un objet de droit inverse précisément cette distinction.

14. Quelle proposition de Christopher D. Stone permettrait de défendre les intérêts d’un fleuve devant un tribunal ?

Reconnaître des droits au fleuve, mais réserver leur défense aux autorités chargées de son exploitation.
Classer le fleuve parmi les personnes publiques et lui attribuer la gestion des règles d’usage.
Traiter le fleuve comme une chose sans droits, tout en autorisant les riverains à saisir la justice.
Reconnaître au fleuve des droits et confier à des représentants la défense de ses intérêts en justice.

Reconnaître au fleuve des droits et confier à des représentants la défense de ses intérêts en justice.

Explication

Stone propose de conférer des droits à des éléments naturels comme les fleuves et de permettre à des représentants de défendre leurs intérêts devant un tribunal. Accorder la défense aux seules autorités chargées de leur exploitation ne correspond pas à cette proposition de représentation.

15. Que montre la variation entre les cultures quant à l’idée d’une nature séparée du monde humain ?

Cette séparation dépend principalement des connaissances scientifiques propres à chaque société.
Cette séparation constitue une réalité absolue, même si certaines cultures la décrivent autrement.
Cette séparation est une règle commune à toutes les cultures, mais son importance varie selon les époques.
Cette séparation relève d’une culture et d’une histoire de la pensée, plutôt que d’une conception universelle.

Cette séparation relève d’une culture et d’une histoire de la pensée, plutôt que d’une conception universelle.

Explication

La nature conçue comme entité séparée correspond à une perspective culturelle et historiquement située, non à une vérité partagée par toutes les cultures. Dire qu’il s’agit d’une réalité absolue confond une conception particulière avec une conception universelle.

16. Comment Descola caractérise-t-il la différence entre la séparation occidentale de la nature et du monde humain et la conception de certains peuples ?

Certains peuples excluent les plantes et les animaux de la vie sociale, tout en leur attribuant un rôle rituel.
Certains peuples considèrent les plantes et les animaux comme des sujets de la vie sociale, contrairement à la séparation occidentale.
Certains peuples distinguent les êtres humains des animaux, mais considèrent les plantes comme des sujets sociaux.
Certains peuples classent les plantes et les animaux comme des ressources naturelles, conformément à la séparation occidentale.

Certains peuples considèrent les plantes et les animaux comme des sujets de la vie sociale, contrairement à la séparation occidentale.

Explication

Descola souligne que, pour les peuples qu’il décrit, des plantes et des animaux peuvent être des sujets de la vie sociale, ce qui ne correspond pas à la séparation occidentale entre nature et monde humain. Les traiter comme de simples ressources reprend plutôt une logique de séparation.

17. Une société mise sur la connaissance et la technique pour survivre, mais cherche à asservir entièrement la nature : quel bilan correspond à la synthèse du cours ?

La connaissance et la technique sont sans effet sur la survie, mais une maîtrise partielle de la nature suffit à la garantir.
La connaissance et la technique peuvent soutenir la survie, mais la maîtrise totale de la nature est dangereuse et vouée à l’échec.
La connaissance et la technique assurent la survie en rendant possible une maîtrise totale et durable de la nature.
La connaissance et la technique menacent la survie, tandis que l’asservissement de la nature protège l’humanité.

La connaissance et la technique peuvent soutenir la survie, mais la maîtrise totale de la nature est dangereuse et vouée à l’échec.

Explication

La connaissance et la technique contribuent à la survie humaine, tandis que la prétention à maîtriser totalement et asservir la nature est présentée comme dangereuse et vouée à l’échec. L’idée qu’elles rendent possible une maîtrise totale reprend la confusion entre aide à la survie et domination intégrale.

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Dans le mythe de Prométhée du Protagoras, qu’oublie Épiméthée ?

Il oublie de doter les humains de qualités.

Quel auteur rapporte le mythe de Prométhée dans le Protagoras ?

Platon.

Qu’apporte Prométhée aux humains dans le mythe du Protagoras ?

Le feu et la connaissance des arts.

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