QCM : France et Angleterre au Moyen Âge (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Avant la guerre, un étudiant anglais issu du haut clergé cherche une formation en théologie, tandis qu’un paysan anglais ne connaît pas le français. Quelle situation culturelle explique ces deux faits ?

Les élites anglaises partagent l’anglais, et le haut clergé étudie en France faute d’université de théologie en Angleterre.
Les paysans anglais partagent le français, et le haut clergé étudie en France faute d’université de théologie en Angleterre.
Les élites anglaises partagent le français, et le haut clergé étudie en France faute d’université de théologie en Angleterre.
Les élites anglaises partagent le français, et le haut clergé étudie en Angleterre malgré le manque d’université de théologie.

Les élites anglaises partagent le français, et le haut clergé étudie en France faute d’université de théologie en Angleterre.

Explication

Les élites anglaises utilisent le français, contrairement aux paysans, et le haut clergé se rend en France pour étudier la théologie, car l’Angleterre ne possède pas d’université dans cette discipline. L’attribution du français aux paysans inverse les groupes linguistiques ; l’étude en Angleterre ignore le manque d’établissement spécialisé ; l’anglais attribué aux élites confond leur langue avec celle des paysans.

2. Un édifice anglais destiné aux cérémonies de couronnement présente des formes gothiques inspirées de l’art français. Quel édifice correspond à cette situation ?

Une résidence des rois d’Angleterre.
Une cathédrale anglaise sans influence gothique française.
Une université de théologie en Angleterre.
L’abbaye de Westminster.

L’abbaye de Westminster.

Explication

L’art gothique français est repris en Angleterre, notamment à l’abbaye de Westminster, qui sert de lieu de couronnement des rois et reines. L’université renvoie aux études du clergé, la tradition sans influence nie l’emprunt culturel, et la résidence royale confond la fonction de Westminster.

3. Un historien compare les populations de la France et de l’Angleterre dans leurs frontières du début du XVIe siècle. Quelle estimation doit-il retenir ?

Environ 16 millions en France et 5 millions en Angleterre.
Environ 20 millions en France et 5 millions en Angleterre.
Environ 200 000 en France et 70 000 en Angleterre.
Environ 5 millions en France et 16 millions en Angleterre.

Environ 16 millions en France et 5 millions en Angleterre.

Explication

Dans leurs frontières du début du XVIe siècle, la France compte environ 16 millions d’habitants, contre 5 millions en Angleterre. Le chiffre de 20 millions correspond à un autre repère démographique français ; l’inversion échange les populations des royaumes ; 200 000 et 70 000 désignent Paris et Londres.

4. Au XIVe siècle, un territoire est gouverné directement par le roi et représente une partie du royaume. Comment faut-il le qualifier ?

Le domaine royal, qui représente alors les deux tiers du royaume.
La mouvance, qui représente alors les deux tiers du royaume.
Le domaine royal, qui représente alors l’ensemble du royaume.
La frontière des quatre fleuves, qui représente alors les deux tiers du royaume.

Le domaine royal, qui représente alors les deux tiers du royaume.

Explication

Le domaine royal désigne le territoire dirigé directement par le roi et représente les deux tiers du royaume au XIVe siècle. La mouvance relève de la suzeraineté plutôt que de la direction directe ; l’ensemble du royaume surestime le domaine ; la frontière des quatre fleuves désigne une limite territoriale, non un domaine gouverné.

5. Que désigne la formule « Le roi de France est empereur en son royaume » dans la doctrine des juristes français ?

La soumission du roi de France à l’empereur germanique pour les affaires religieuses
La supériorité du roi dans son royaume face au pape et à l’empereur germanique
Le partage de l’autorité royale entre le pape et les grands vassaux du royaume
La compétence du roi limitée aux décisions judiciaires prises dans son domaine royal

La supériorité du roi dans son royaume face au pape et à l’empereur germanique

Explication

Cette formule affirme que le roi exerce une autorité supérieure dans son royaume, sans être subordonné au pape ni à l’empereur germanique. Elle ne signifie pas que le pouvoir royal se limite à la justice, même si le roi renforce aussi son rôle de juge suprême.

6. Combien de chevaliers chaque comté envoie-t-il à la Chambre des Communes au XIVe siècle ?

Un chevalier
Trois chevaliers
Quatre chevaliers
Deux chevaliers

Deux chevaliers

Explication

Chaque comté est représenté par deux chevaliers à la Chambre des Communes, aux côtés de bourgeois des principales villes. La Chambre des Lords, qui réunit des évêques, de riches abbés et des magnats, constitue l’autre chambre du Parlement.

7. À quoi servent les impôts votés par le Parlement anglais durant la crise économique liée à la guerre ?

À rémunérer les paysans, ce qui stimule les récoltes et augmente l’argent disponible pour vivre.
À financer la guerre, ce qui accroît la misère et réduit l’argent disponible pour vivre.
À approvisionner les villes, ce qui compense les mauvaises récoltes et fait baisser le prix des denrées.
À indemniser les propriétaires, ce qui réduit les friches et attire davantage de travailleurs agricoles.

À financer la guerre, ce qui accroît la misère et réduit l’argent disponible pour vivre.

Explication

Ces impôts contribuent au financement de la guerre et alourdissent les difficultés économiques des habitants en augmentant la misère et en réduisant l’argent disponible. Le distracteur qui les associe à l’approvisionnement des villes confond cette charge fiscale avec une mesure de lutte contre les pénuries.

8. Pendant quelle période la papauté siège-t-elle à Avignon après avoir quitté Rome ?

De 1414 à 1417
De 1316 à 1334
De 1309 à 1378
De 1378 à 1417

De 1309 à 1378

Explication

La papauté s’installe à Avignon de 1309 à 1378, avant le Grand Schisme d’Occident. La période de 1378 à 1417 correspond au schisme, durant lequel des obédiences concurrentes se disputent la légitimité pontificale.

9. En quoi les prétentions de Philippe VI de Valois et d’Édouard III à la Couronne de France différaient-elles en 1328 ?

Philippe VI était le fils d’Isabelle, tandis qu’Édouard III était le petit-fils de Philippe III le Hardi.
Philippe VI était le petit-fils de Philippe III, tandis qu’Édouard III était le fils d’Isabelle et le petit-fils de Philippe IV.
Philippe VI revendiquait la Couronne par sa mère, tandis qu’Édouard III la revendiquait par son grand-père Philippe III.
Philippe VI et Édouard III descendaient tous deux de Philippe IV, mais seul Philippe VI était issu d’une lignée masculine.

Philippe VI était le petit-fils de Philippe III, tandis qu’Édouard III était le fils d’Isabelle et le petit-fils de Philippe IV.

Explication

Philippe VI descendait de Philippe III le Hardi, tandis qu’Édouard III était le fils d’Isabelle et le petit-fils de Philippe IV le Bel. La descendance par les femmes était écartée par la règle successorale dite loi salique, ce qui distingue la prétention d’Édouard de celle de Philippe VI.

10. Quel événement a servi de prétexte anglais au déclenchement de la guerre de Cent Ans après la défaite d’Édouard III ?

L’alliance de la France avec l’Écosse et l’expulsion des Anglais de Guyenne
La défaite anglaise à Saint-Sardos et la non-rétrocession de toute l’Aquitaine
Le refus d’Édouard III de renoncer à ses droits sur la Couronne de France
La confiscation de la Guyenne par Philippe VI et la rupture de l’hommage anglais

La défaite anglaise à Saint-Sardos et la non-rétrocession de toute l’Aquitaine

Explication

La défaite anglaise à Saint-Sardos, suivie de la non-rétrocession de toute l’Aquitaine, a fourni aux Anglais un prétexte pour déclencher la guerre. La confiscation de la Guyenne par Philippe VI intervient plus tard, dans le contexte des tensions précédant le conflit.

11. Quelle conséquence politique l’alliance de l’Écosse avec la France en 1295 a-t-elle pour l’Angleterre ?

Elle entraîne la rupture des relations entre la France et les territoires flamands.
Elle ouvre un front hostile au nord, tandis que l’héritier écossais trouve refuge en France.
Elle contraint Édouard III à renoncer immédiatement à ses prétentions sur la Couronne française.
Elle permet à la France d’annexer l’Écosse et de contrôler directement son trône.

Elle ouvre un front hostile au nord, tandis que l’héritier écossais trouve refuge en France.

Explication

L’alliance franco-écossaise place l’Angleterre face à un adversaire au nord, et l’héritier David se réfugie en France après l’intervention anglaise en Écosse. Elle ne signifie pas que la France annexe l’Écosse ni qu’Édouard III abandonne alors ses prétentions.

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Combien d’habitants la France compte-t-elle au début du XVIe siècle ?

Environ 16 millions.

Quelle langue les élites anglaises partagent-elles au Moyen Âge ?

Le français.

Quel édifice anglais reprend l’art gothique français et sert au couronnement royal ?

L’abbaye de Westminster.

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