QCM : Galilée et les obstacles à la vérité (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux guides conduisent un groupe au même lieu : le premier connaît le trajet et peut l’expliquer, tandis que le second a seulement une opinion juste sur le chemin. Quelle différence demeure entre eux ?

Les deux connaissent le chemin puisqu’ils atteignent le même lieu.
Le second connaît le chemin, car son opinion le conduit au bon endroit.
Le premier connaît le chemin, tandis que le second a une opinion vraie sans le connaître.
Aucun ne connaît le chemin, car ils n’ont pas suivi le même trajet.

Le premier connaît le chemin, tandis que le second a une opinion vraie sans le connaître.

Explication

Atteindre la même destination ne rend pas leurs états de savoir identiques : seul le guide qui connaît le chemin possède cette connaissance. Confondre résultat identique et savoir identique assimile les deux guides ; attribuer la connaissance à celui qui devine juste transforme une opinion vraie en savoir ; croire qu’une opinion juste suffit à justifier le trajet néglige la différence entre vérité et connaissance.

2. Dans le vocabulaire philosophique étudié, quel terme désigne la science ou la connaissance ?

La conviction
L’apparence
L’épistémè
La doxa

L’épistémè

Explication

L’épistémè désigne la science ou la connaissance. La doxa renvoie à l’opinion, l’apparence à la manière dont une chose se présente aux sens, et la conviction à l’état de celui qui est persuadé.

3. Dans une mise en scène de l’allégorie, des captifs sont attachés depuis l’enfance, ne peuvent tourner la tête et regardent une paroi. Quelle situation correspond à celle des prisonniers ?

Ils sont enchaînés et ne voient que ce qui se trouve devant eux.
Ils regardent le feu placé devant eux sans voir de paroi.
Ils peuvent tourner la tête et comparer les objets aux ombres.
Ils sont libres de se déplacer et observent les objets transportés.

Ils sont enchaînés et ne voient que ce qui se trouve devant eux.

Explication

Les prisonniers sont retenus depuis l’enfance et ne peuvent ni changer de place ni tourner la tête ; leur regard est limité à ce qui leur fait face. La liberté de déplacement contredit leur captivité, la vision directe du feu inverse sa position, et la possibilité de tourner la tête contredit leur contrainte.

4. Dans une représentation fidèle de la caverne, où faut-il placer le feu et les objets pour que leurs ombres apparaissent sur la paroi regardée par les captifs ?

Le feu à l’extérieur de l’antre, les objets transportés devant les captifs.
Le feu devant les captifs, les objets transportés près de la sortie.
Le feu derrière les captifs, les objets transportés derrière un petit mur.
Le feu derrière les captifs, les objets transportés devant la paroi.

Le feu derrière les captifs, les objets transportés derrière un petit mur.

Explication

Le feu se trouve derrière les captifs et éclaire les objets portés derrière un petit mur, dont les ombres se projettent sur la paroi. Mettre le feu devant eux inverse la disposition ; placer les objets devant la paroi les éloigne de leur rôle dans la projection ; le feu extérieur confond cette source avec la lumière du jour.

5. Un élève interprète les éléments de la caverne comme des symboles : quelle correspondance associe correctement l’antre, le feu et le captif qui monte ?

L’antre représente la lumière du soleil, le feu le monde visible et le captif l’âme qui s’élève dans l’espace intelligible.
L’antre représente le monde visible, le feu la lumière du soleil et le captif l’âme qui s’élève dans l’espace intelligible.
L’antre représente l’espace intelligible, le feu l’âme et le captif la lumière du soleil.
L’antre représente le monde visible, le feu l’âme et le captif la lumière du soleil.

L’antre représente le monde visible, le feu la lumière du soleil et le captif l’âme qui s’élève dans l’espace intelligible.

Explication

Dans l’interprétation de Platon, l’antre figure le monde visible, le feu la lumière du soleil, et le captif qui monte l’âme s’élevant dans l’espace intelligible. L’espace intelligible ne correspond pas à l’antre, l’âme n’est pas le feu, et le captif qui monte ne représente pas la lumière solaire.

6. Des prisonniers voient des ombres réellement projetées sur une paroi, puis affirment que ces ombres sont les objets eux-mêmes. Quel jugement faut-il porter sur leur affirmation ?

Les ombres existent, mais leur jugement est faux s’ils les confondent avec les objets qui les produisent.
Le jugement est vrai, car les ombres sont les objets eux-mêmes sous une autre forme.
Les ombres n’existent pas, puisque les prisonniers se trompent sur leur nature.
Les ombres existent et leur jugement est juste dès lors qu’ils les perçoivent.

Les ombres existent, mais leur jugement est faux s’ils les confondent avec les objets qui les produisent.

Explication

Les ombres existent comme phénomènes, mais les prendre pour les objets qui les produisent constitue une erreur de jugement. Leur existence ne garantit pas l’exactitude de l’interprétation ; leur caractère trompeur ne les rend pas inexistantes ; les confondre avec les objets revient précisément à l’erreur des prisonniers.

7. Un prisonnier vient de sortir de la caverne, mais la lumière l’éblouit et il distingue à peine ce qui l’entoure. Que peut-on conclure sur son accès à la connaissance ?

La connaissance se construit progressivement, car il ne voit pas encore clairement.
La connaissance recule, car l’éblouissement confirme la vérité des ombres.
La connaissance est impossible, car le monde extérieur ne peut être perçu.
La connaissance est complète dès qu’il a quitté la caverne.

La connaissance se construit progressivement, car il ne voit pas encore clairement.

Explication

La libération n’apporte pas instantanément le savoir : l’éblouissement empêche d’abord le prisonnier de distinguer pleinement ce qu’il découvre. L’idée d’une connaissance complète dès la sortie confond changement de lieu et compréhension immédiate, tandis que l’éblouissement ne prouve ni la vérité des ombres ni l’impossibilité de percevoir le monde extérieur.

8. Un prisonnier fraîchement sorti de la caverne apprend peu à peu à regarder le monde extérieur. Dans quel ordre ses perceptions se développent-elles ?

Les ombres et les reflets, les astres, puis les choses elles-mêmes.
Les astres, les ombres et les reflets, puis les choses elles-mêmes.
Les choses elles-mêmes, les astres, puis les ombres et les reflets.
Les ombres et les reflets, les choses elles-mêmes, puis les astres.

Les ombres et les reflets, les choses elles-mêmes, puis les astres.

Explication

L’adaptation suit une progression : le prisonnier voit d’abord les ombres et les reflets, puis les choses elles-mêmes, et enfin les astres. Placer les astres avant les objets inverse les étapes, tandis que commencer par les choses ou intercaler les astres trop tôt méconnaît cet ordre.

9. Dans l’interprétation de Platon, que représente le soleil dans l’allégorie de la caverne ?

L’idée du beau, principe explicatif du monde visible.
La caverne, principe explicatif du monde visible.
La doxa, principe explicatif du monde visible.
L’idée du bien, principe explicatif du monde visible.

L’idée du bien, principe explicatif du monde visible.

Explication

Dans l’interprétation de Platon, le soleil représente l’idée du bien et constitue un principe explicatif du monde visible. L’idée du beau est une autre notion, la doxa désigne l’opinion, et la caverne figure le monde des apparences.

10. Une personne affirme correctement qu’un objet apparaîtra après un autre parce qu’elle a observé souvent cette succession, mais elle ne peut pas en expliquer la raison. Quel type de connaissance décrit le mieux son jugement ?

La doxa, car un jugement fondé sur l’expérience est nécessairement faux.
L’épistémè, car toute prévision correcte rend raison de ce qu’elle affirme.
La doxa, car le jugement repose sur l’expérience sans rendre raison de ce qu’il affirme.
L’épistémè, car l’habitude suffit à établir une explication rationnelle.

La doxa, car le jugement repose sur l’expérience sans rendre raison de ce qu’il affirme.

Explication

La doxa peut être vraie tout en reposant sur l’expérience, l’habitude ou les apparences sans explication rationnelle ; l’épistémè s’appuie sur des raisons capables de rendre compte de ses affirmations. Une prévision correcte ne suffit donc pas à constituer une explication, et l’opinion n’est pas nécessairement fausse.

11. Une analyse distingue les propriétés nécessaires à l’idée d’un corps des qualités qui dépendent de la perception sensible. Dans quelle catégorie faut-il classer son odeur ?

Parmi les propriétés cinématiques, comme le mouvement et l’instant.
Parmi les propriétés constitutives, comme la figure et la grandeur.
Parmi les qualités sensibles, comme la couleur et le goût.
Parmi les propriétés spatiales, comme le lieu et la distance.

Parmi les qualités sensibles, comme la couleur et le goût.

Explication

Galilée distingue les qualités sensibles — couleur, goût, son et odeur — des propriétés qu’on ne peut séparer de l’idée d’un corps, comme sa figure, sa grandeur ou son mouvement. L’odeur ne relève donc ni de la géométrie, ni du lieu, ni du mouvement.

12. Une chercheuse veut lire la nature en suivant la conception de Galilée. Quelle langue et quels caractères doit-elle apprendre à déchiffrer ?

La langue sensible, dont les caractères comprennent les couleurs et les odeurs.
La langue mathématique, dont les caractères comprennent les triangles et les cercles.
La langue mécanique, dont les caractères comprennent les sons et les mouvements.
La langue ordinaire, dont les caractères comprennent les noms des objets.

La langue mathématique, dont les caractères comprennent les triangles et les cercles.

Explication

Pour Galilée, l’univers est écrit dans une langue mathématique, dont les caractères comprennent notamment les triangles, les cercles et d’autres figures géométriques. Les couleurs et les odeurs sont des qualités sensibles, tandis que les mots ordinaires et les sons ne constituent pas les caractères mathématiques de la nature.

13. Une personne conclut qu’un objet lourd doit tomber plus vite parce que son expérience quotidienne semble le confirmer. Quelle distinction caractérise la démarche scientifique chez Bachelard ?

Elle contredit l’expérience commune, tandis que l’expérience immédiate reste dans les mots et les définitions.
Elle repose sur l’expérience immédiate, tandis que l’expérience commune rectifie les définitions.
Elle remplace les définitions par des observations communes, sans remettre en cause l’expérience usuelle.
Elle confirme l’expérience commune, tandis que l’expérience immédiate reste dans les mots et les définitions.

Elle contredit l’expérience commune, tandis que l’expérience immédiate reste dans les mots et les définitions.

Explication

Pour Bachelard, l’expérience scientifique se construit en contredisant l’expérience commune, alors que l’expérience immédiate demeure dans le règne des mots et des définitions. La confirmation de l’expérience commune confond les deux démarches, et les autres réponses attribuent à l’expérience immédiate un rôle de rectification qu’elle n’a pas.

14. Dans une recherche, une idée préconçue ralentit la réflexion et empêche le chercheur de réviser ses explications. Comment Bachelard nomme-t-il ce type de frein interne à la connaissance ?

Une erreur de mesure, variation accidentelle des résultats obtenus par le chercheur.
Un obstacle épistémologique, cause de stagnation ou d’inertie dans l’acte de connaître.
Une difficulté expérimentale, cause d’un défaut matériel dans l’appareil de mesure.
Une hypothèse scientifique, explication provisoire destinée à organiser une recherche.

Un obstacle épistémologique, cause de stagnation ou d’inertie dans l’acte de connaître.

Explication

Un obstacle épistémologique est un frein qui apparaît dans l’acte même de connaître et peut provoquer stagnation, régression ou inertie. La difficulté expérimentale renvoie à un problème matériel, l’erreur de mesure à une donnée imprécise, et l’hypothèse à une explication provisoire.

15. Une équipe découvre que son modèle repose sur des connaissances mal établies. Quelle démarche correspond à la conception bachelardienne du progrès scientifique ?

Chercher les obstacles dans les phénomènes extérieurs et préserver les raisonnements déjà établis.
Écarter les erreurs passées et stabiliser le modèle en augmentant le nombre de mesures.
Revenir sur les erreurs, détruire les connaissances mal faites et surmonter les obstacles de la pensée.
Conserver les connaissances antérieures et compléter le modèle par des observations supplémentaires.

Revenir sur les erreurs, détruire les connaissances mal faites et surmonter les obstacles de la pensée.

Explication

Le progrès scientifique suppose de revenir sur les erreurs, de détruire les connaissances mal faites et de surmonter les obstacles présents dans l’esprit. Accumuler des observations sans réviser les acquis, ou chercher les obstacles à l’extérieur, ne correspond pas à cette démarche.

16. Pour étudier un phénomène, une équipe règle ses instruments afin d’isoler certaines variables et de produire un résultat observable. Que caractérise ce travail expérimental ?

Le phénomène est recueilli à l’état brut, puis séparé des instruments.
Le phénomène est accepté tel qu’il apparaît, sans tri ni épuration.
Le phénomène est trié, filtré, épuré et produit sur le plan des instruments.
Le phénomène est observé passivement, sans intervention des instruments.

Le phénomène est trié, filtré, épuré et produit sur le plan des instruments.

Explication

Dans l’expérimentation scientifique, le phénomène est préparé par un travail de tri, de filtrage et d’épuration, puis produit sur le plan instrumental. La contemplation passive et la collecte brute omettent cette intervention, tandis que l’idée d’une confirmation automatique réduit à tort la portée de l’expérience.

17. Une chercheuse tire une conclusion après un premier coup d’œil à un phénomène, sans remettre en question son interprétation spontanée. Quelle limite de l’observation cette situation illustre-t-elle ?

L’observation scientifique ne se réduit pas à une contemplation passive, car les premières observations peuvent tromper.
L’observation scientifique transforme toute première impression en preuve dès qu’elle est rapportée.
L’observation scientifique dépend principalement de la précision des sens de la chercheuse.
L’observation scientifique consiste à prolonger la contemplation passive jusqu’à obtenir une impression stable.

L’observation scientifique ne se réduit pas à une contemplation passive, car les premières observations peuvent tromper.

Explication

L’observation scientifique exige une réflexion qui corrige les premières impressions, car une observation spontanée peut conduire à l’erreur. La contemplation passive ne suffit donc pas, et ni le seul rapport de l’impression ni la précision sensorielle ne garantissent une interprétation juste.

18. Un élève observe deux objets de poids différents et suppose que l’objet le plus lourd tombe plus vite. Quelle idée doit-il examiner pour dépasser cette interprétation spontanée ?

Deux corps de poids différents peuvent tomber à la même vitesse, idée que le raisonnement de Galilée permet d’établir.
Les objets métalliques flottent selon leur poids, comme l’illustre le principe d’Archimède.
Les corps légers montent et les corps lourds tombent, comme le montre l’exemple de la fumée.
Deux corps de poids différents tombent à des vitesses différentes, comme le suggère l’observation spontanée.

Deux corps de poids différents peuvent tomber à la même vitesse, idée que le raisonnement de Galilée permet d’établir.

Explication

L’idée que des corps de poids différents peuvent tomber à la même vitesse contredit l’évidence spontanée et demande un raisonnement, notamment celui de Galilée. La vitesse dépendant directement du poids reprend l’interprétation spontanée; la fumée et la flottaison relèvent d’autres exemples.

19. Une équipe examine des graines au microscope sans préciser ce qu’elle cherche à déterminer. Quelle précaution méthodologique doit-elle prendre pour rendre son observation claire ?

Comparer plusieurs observations sans préciser leur objectif
Construire un schéma explicatif avant de recueillir les résultats
Maîtriser les réglages du microscope avant de commencer l’observation
Formuler clairement les questions auxquelles l’observation doit répondre

Formuler clairement les questions auxquelles l’observation doit répondre

Explication

Une observation scientifique exige des précautions et des questions clairement formulées : sans question claire, l’observation ne l’est pas. La maîtrise du microscope concerne l’apprentissage des instruments, le schéma explicatif se construit à partir des résultats, et comparer sans objectif ne clarifie pas la question étudiée.

20. Une chercheuse veut étudier l’hérédité chez des petits pois en suivant la démarche de Mendel. Quelle étape doit-elle accomplir avant d’observer comment les caractères se transmettent ?

Identifier la nature des supports de l’hérédité avant les croisements
Vérifier que les variétés choisies produisent des lignées pures
Observer le mélange des caractères sans contrôler les variétés
Déduire le schéma explicatif avant d’observer les croisements

Vérifier que les variétés choisies produisent des lignées pures

Explication

Dans sa démarche, Mendel vérifie d’abord que les variétés de petits pois produisent des lignées pures, puis observe si les caractères se mélangent ou se combinent et construit un schéma explicatif à partir des résultats. Il ne connaît pas la nature des supports héréditaires, et le schéma vient après l’observation.

21. Deux observateurs décrivent différemment un même phénomène parce qu’ils l’interprètent à partir de schémas théoriques distincts. Quelle idée de Bachelard cette situation illustre-t-elle ?

L’observation devient claire grâce à l’apprentissage des instruments
L’observation reproduit le réel sans dépendre des idées de l’observateur
L’observation oppose les apparences aux explications héritées
L’observation reconstruit le réel à partir de schémas préalables

L’observation reconstruit le réel à partir de schémas préalables

Explication

Pour Bachelard, l’observation reconstruit le réel parce qu’elle commence avec des schémas préalables et des présupposés. La réception passive nie ce rôle des présupposés, l’apprentissage des instruments relève des précautions d’observation, et l’opposition aux apparences caractérise plus largement la connaissance scientifique polémique.

22. En comparant deux interprétations d’un pendule, laquelle correspond à la conception de Galilée plutôt qu’à celle d’Aristote ?

Sans frottements ni résistance de l’air, le pendule poursuivrait indéfiniment son mouvement
Le pendule s’arrête parce que son mouvement idéal tend spontanément vers le repos
La corde empêche le pendule de rejoindre son lieu naturel et le repos lui est naturel
La corde supprime les frottements et permet au pendule de continuer indéfiniment

Sans frottements ni résistance de l’air, le pendule poursuivrait indéfiniment son mouvement

Explication

Pour Galilée, en l’absence de frottements et de résistance de l’air, le pendule poursuivrait indéfiniment son mouvement. L’idée du lieu naturel et du repos comme état naturel est celle d’Aristote, tandis que l’arrêt observé ne décrit pas le mouvement idéal galiléen.

23. Pourquoi l’observation des chromosomes ne suffit-elle pas, à elle seule, à établir qu’ils portent les gènes ?

Elle montre directement que chaque chromosome porte un gène lié à un autre.
Elle permet de déduire le nombre de chromosomes à partir des groupements de gènes liés.
Elle établit la localisation des gènes en comptant les chromosomes, sans autre rapprochement.
Elle ne révèle pas directement la localisation des gènes ; il faut rapprocher les groupements de gènes liés des paires de chromosomes.

Elle ne révèle pas directement la localisation des gènes ; il faut rapprocher les groupements de gènes liés des paires de chromosomes.

Explication

L’observation des chromosomes ne montre pas directement qu’ils portent les gènes : cette inférence repose sur le rapprochement entre groupements de gènes liés et paires de chromosomes. L’observation directe de la localisation confond ce rapprochement avec une vision immédiate ; le simple comptage omet le rapprochement ; déduire les chromosomes des groupements inverse le raisonnement.

24. Dans une étude, on constate que le nombre de groupements de gènes liés correspond au nombre de paires de chromosomes observées. Quelle hypothèse ce rapprochement permet-il de formuler ?

Les gènes se trouvent probablement sur les chromosomes, hypothèse à confirmer par d’autres observations.
Les chromosomes se trouvent probablement sur les gènes, conclusion confirmée par le seul comptage.
Les groupements de gènes correspondent probablement aux noyaux plutôt qu’aux chromosomes.
Chaque paire de chromosomes produit probablement un groupement de gènes distinct.

Les gènes se trouvent probablement sur les chromosomes, hypothèse à confirmer par d’autres observations.

Explication

La correspondance entre groupements de gènes liés et paires de chromosomes conduit à l’hypothèse que les gènes se trouvent sur les chromosomes, que d’autres observations doivent confirmer. En faire une preuve définitive va trop loin ; placer les chromosomes sur les gènes inverse l’hypothèse ; attribuer les groupements aux noyaux ne découle pas du rapprochement.

25. Une chercheuse commence une expérience sans idée préalable ni question directrice. Quel principe méthodologique lui manque-t-il ?

Une hypothèse ou une idée préalable qui oriente le plan de l’expérience.
Une neutralité totale qui permet de se passer d’un plan expérimental.
Une conclusion définitive qui précède toute collecte de données.
Une observation libre qui dispense de formuler une question de recherche.

Une hypothèse ou une idée préalable qui oriente le plan de l’expérience.

Explication

L’expérimentation suppose une idée préalable ou une hypothèse, car la raison ne peut expérimenter sans plan. Une conclusion définitive relève de l’après-enquête ; l’observation ne remplace pas le plan ; l’absence de plan n’est pas présentée comme une garantie d’objectivité.

26. Dans la Préface de la seconde édition de la Critique de la raison pure, quelle attitude Kant attribue-t-il à la raison face à la nature ?

Se laisser conduire par la nature et adopter les principes qu’elle impose.
Laisser la nature choisir les questions et déterminer les jugements de la raison.
Prendre les devants avec ses principes et obliger la nature à répondre à ses questions.
Écarter toute interrogation de la nature et déduire ses lois sans la questionner.

Prendre les devants avec ses principes et obliger la nature à répondre à ses questions.

Explication

Kant soutient que la raison doit prendre les devants avec ses principes et obliger la nature à répondre à ses questions. Se laisser conduire par la nature inverse cette démarche ; lui abandonner le choix des principes confond le rôle de la raison et celui de l’expérience ; écarter les questions ne correspond pas à cette méthode.

27. Un chariot continue d’avancer après qu’on a cessé de le pousser. Quelle explication correspond à la conception aristotélicienne du mouvement ?

Le mouvement se poursuit sans force, car il équivaut au repos dans un autre repère.
Le chariot poursuit son mouvement naturel en rejoignant son lieu propre.
Une force doit continuer d’agir pour que le chariot poursuive son mouvement.
Le mouvement dépend du repère choisi par l’observateur, plutôt que d’une force.

Une force doit continuer d’agir pour que le chariot poursuive son mouvement.

Explication

Pour Aristote, le repos et le mouvement sont des états distincts, et une force doit agir continuellement pour maintenir le mouvement. La persistance sans force correspond à la conception galiléenne ; rejoindre son lieu propre caractérise le mouvement naturel ; le rôle du repère relève de Galilée.

28. Une passagère est assise dans un train en marche : elle est immobile par rapport au train, mais mobile par rapport au quai. Quelle idée galiléenne cette situation illustre-t-elle ?

Le repos et le mouvement se décrivent selon le repère choisi par l’observateur.
Le mouvement dépend de la composition d’une chute et d’un déplacement rectiligne.
Le mouvement de la passagère est déterminé par son poids plutôt que par le repère.
Le repos et le mouvement sont deux états distincts qui exigent une force pour changer.

Le repos et le mouvement se décrivent selon le repère choisi par l’observateur.

Explication

Pour Galilée, repos et mouvement ne sont pas essentiellement différents : leur description dépend du repère de l’observateur. L’exigence d’une force continue et la séparation absolue des états renvoient à la conception aristotélicienne ; composer chute et mouvement rectiligne concerne la trajectoire d’un projectile.

29. Un boulet de canon avance horizontalement tandis qu’il tombe sous l’effet de la chute. Quelle trajectoire résulte de cette composition selon Galilée ?

Une trajectoire circulaire.
Une trajectoire parabolique.
Une trajectoire rectiligne horizontale.
Une trajectoire verticale de chute.

Une trajectoire parabolique.

Explication

La composition du mouvement rectiligne du boulet et de son mouvement de chute produit une trajectoire parabolique. La ligne horizontale néglige la chute, la ligne verticale néglige le mouvement rectiligne et le cercle ne correspond pas à cette composition.

30. Deux corps de masses différentes sont lâchés dans des conditions comparables. Que prévoit la loi galiléenne de la chute pour leurs vitesses de chute ?

Ils tombent à la même vitesse, indépendamment de leur poids ou de leur masse.
Le corps le plus lourd tombe plus vite, puisque la vitesse est proportionnelle au poids.
Le corps le plus léger tombe plus vite, puisque sa masse s’oppose moins à la chute.
Ils tombent à des vitesses différentes, déterminées par l’écart entre leurs masses.

Ils tombent à la même vitesse, indépendamment de leur poids ou de leur masse.

Explication

La loi galiléenne de la chute affirme que la vitesse ne dépend ni du poids ni de la masse : les deux corps tombent à la même vitesse. Faire tomber plus vite le corps lourd reprend l’idée aristotélicienne ; favoriser le corps léger ou faire dépendre la vitesse de l’écart de masse attribue également un rôle à la masse.

31. Un étudiant conteste la théorie de Galilée en invoquant ce que le bon sens semble montrer, puis signale qu’il est difficile d’observer et de mesurer précisément le phénomène. Comment distinguer ces deux difficultés ?

Les objections théoriques et matérielles désignent toutes deux des préjugés issus de l’expérience quotidienne.
Les objections théoriques s’appuient sur le bon sens et l’observation, tandis que les difficultés matérielles touchent la mesure et l’observation des phénomènes.
Les objections théoriques concernent les calculs, tandis que les difficultés matérielles portent sur les principes physiques.
Les objections théoriques concernent les instruments, tandis que les difficultés matérielles reposent sur le bon sens et l’observation.

Les objections théoriques s’appuient sur le bon sens et l’observation, tandis que les difficultés matérielles touchent la mesure et l’observation des phénomènes.

Explication

Les objections théoriques s’enracinent dans les évidences du bon sens et de l’observation, alors que les difficultés matérielles tiennent aux moyens de mesure et d’observation. La confusion entre bon sens et instruments inverse les catégories; les préjugés seuls ne rendent pas compte des limites matérielles; les calculs ne définissent pas cette distinction.

32. Une balle lancée semble suivre une trajectoire difficile à distinguer à l’œil nu. Quel moyen permet de mettre en évidence son caractère parabolique ?

Examiner des photographies successives du mouvement.
Mesurer la vitesse de la balle à son point de départ.
Comparer la hauteur de départ et la distance d’arrivée.
Observer directement la balle pendant son vol.

Examiner des photographies successives du mouvement.

Explication

La trajectoire parabolique peut échapper à l’observation directe et être mise en évidence par des photographies. L’observation à l’œil nu ne garantit pas d’en distinguer la forme, la vitesse initiale ne montre pas à elle seule la trajectoire, et les deux valeurs de départ et d’arrivée ne la révèlent pas.

33. Une personne voit spontanément un objet tomber; une chercheuse provoque ensuite une chute contrôlée afin d’étudier le phénomène dans une démarche intellectuelle. Quelle distinction s’applique à ces deux situations ?

Les deux relèvent de l’expérimentation scientifique, puisqu’elles portent sur une chute.
La première relève de l’expérience immédiate; la seconde, de l’expérimentation scientifique.
La première relève de l’expérimentation scientifique; la seconde, de l’expérience immédiate.
Les deux relèvent de l’expérience immédiate, puisqu’elles mettent en jeu une observation.

La première relève de l’expérience immédiate; la seconde, de l’expérimentation scientifique.

Explication

L’expérience immédiate est la perception spontanée de la réalité, tandis que l’expérimentation scientifique provoque un phénomène artificiellement dans une démarche intellectuelle. Assimiler la perception à une expérimentation confond les notions; une observation sans intervention ne suffit pas à caractériser l’expérimentation; le seul fait d’observer une chute ne transforme pas la perception spontanée en démarche contrôlée.

34. Une équipe de recherche doute d’une explication spontanée, formule une proposition à vérifier, puis organise un test contrôlé. Quel enchaînement décrit sa démarche ?

Formulation d’une hypothèse, expérimentation, puis doute initial.
Expérimentation, doute, puis formulation d’une hypothèse.
Observation pratique, conclusion définitive, puis expérimentation.
Doute, formulation d’une hypothèse, puis expérimentation.

Doute, formulation d’une hypothèse, puis expérimentation.

Explication

La démarche scientifique peut passer du doute à la formulation d’une hypothèse, puis à l’expérimentation. Placer le test avant l’hypothèse inverse l’enchaînement; le doute intervient en amont, et une observation pratique suivie d’une conclusion définitive ne décrit pas les étapes visées.

35. Une personne affirme qu’une décision politique a aggravé une crise, mais ne peut fournir aucune raison à l’appui. Que lui manque-t-il pour prétendre connaître ce fait ?

La capacité de justifier son affirmation par des raisons
La certitude subjective que son affirmation est vraie
La vérification personnelle de chaque élément concerné
La preuve que toutes les autres hypothèses sont fausses

La capacité de justifier son affirmation par des raisons

Explication

Connaître ne consiste pas seulement à tenir une proposition pour vraie : il faut pouvoir rendre raison de ce que l’on affirme. La certitude subjective confond croyance et connaissance, la vérification personnelle impose une exigence qui n’est pas énoncée, et réfuter toutes les autres hypothèses n’est pas la définition donnée.

36. Face à une étude qui contredit son hypothèse, une chercheuse examine les raisons des deux explications possibles. Un collègue invente plutôt une nouvelle explication à chaque preuve contraire afin de préserver sa position. Comment caractériser leurs démarches ?

La chercheuse compare les hypothèses; son collègue applique la méthode cartésienne
La chercheuse doute rationnellement; son collègue doute systématiquement
La chercheuse suspend tout jugement; son collègue compare les hypothèses
La chercheuse doute systématiquement; son collègue doute rationnellement

La chercheuse doute rationnellement; son collègue doute systématiquement

Explication

Le doute rationnel demande des raisons et compare les hypothèses, tandis que le doute systématique invente de nouvelles hypothèses pour écarter toute preuve contraire. Inverser ces démarches confond leurs critères, suspendre tout jugement ne décrit pas la comparaison, et attribuer le refus des preuves à la méthode cartésienne est erroné.

37. Quel ouvrage présente la défense par John Stuart Mill d’une très grande liberté de pensée et de discussion ?

Comment fonctionne le fascisme
1984
De la liberté
La crise de la culture

De la liberté

Explication

John Stuart Mill défend une très grande liberté de pensée et de discussion dans De la liberté. Comment fonctionne le fascisme est associé à Jason Stanley, tandis que La crise de la culture et 1984 renvoient respectivement à Arendt et Orwell.

38. Dans un débat public, un éditeur veut écarter une opinion qu’il estime fausse. Quel argument correspond à la défense de la discussion formulée par John Stuart Mill ?

La confrontation de l’erreur avec la vérité peut faire naître la connaissance
L’opinion fausse doit être écartée pour éviter de troubler le débat
La discussion est utile si les participants partagent déjà la même opinion
La diffusion d’une opinion garantit que la vérité l’emportera rapidement

La confrontation de l’erreur avec la vérité peut faire naître la connaissance

Explication

Pour Mill, faire taire une opinion, même fausse, empêche la collision de la vérité avec l’erreur, processus par lequel la connaissance peut naître. Écarter l’erreur bloque cette confrontation, l’accord préalable n’est pas requis, et Mill ne garantit pas une victoire rapide de la vérité.

39. Lors d’une réunion locale, un intervenant suscite la peur et ferme la discussion à des perspectives concurrentes au lieu d’échanger des raisons. Quelle limite du « marché des idées » cette situation illustre-t-elle selon Jason Stanley ?

La conversation fait émerger la vérité dès que chacun peut s’exprimer
La conversation se limite à transmettre des informations factuelles
La conversation élimine les préjugés dès que des opinions opposées sont présentes
La conversation peut renforcer les craintes et les préjugés plutôt qu’échanger des raisons

La conversation peut renforcer les craintes et les préjugés plutôt qu’échanger des raisons

Explication

Stanley critique l’idée que le débat fonctionne toujours comme un échange de raisons : la conversation peut aussi fermer des perspectives, susciter des craintes et renforcer des préjugés. L’élimination automatique des préjugés et l’émergence assurée de la vérité reprennent la vision idéalisée du marché des idées; réduire la conversation à l’information néglige ses effets émotionnels.

40. Un réseau diffuse des récits conspirationnistes visant à faire perdre confiance dans les institutions démocratiques. Quel effet politique Jason Stanley associe-t-il à cette stratégie ?

Elle déstabilise la réalité partagée nécessaire à la contestation démocratique
Elle renforce la base factuelle commune des débats publics
Elle transforme les désaccords politiques en échanges de raisons
Elle consolide la confiance envers les institutions démocratiques

Elle déstabilise la réalité partagée nécessaire à la contestation démocratique

Explication

Selon Stanley, RT et les sites conspirationnistes cherchent à saper la confiance dans les institutions démocratiques et déstabilisent la réalité partagée nécessaire à leur contestation. La critique démocratique ordinaire ne décrit pas cette stratégie, et renforcer la confiance ou la base factuelle commune en inverse les effets.

41. Un média démocratique reçoit une théorie extravagante, avancée par une seule personne, et doit décider s’il faut la diffuser comme un fait établi. Quelle conduite correspond à la règle proposée par Jason Stanley ?

La présenter comme vraie dès qu’un intervenant la défend publiquement
Résister à sa diffusion au seul motif qu’une personne l’a avancée
L’écarter parce qu’elle contredit la position majoritaire
Lui accorder une place équivalente à celle des faits établis

Résister à sa diffusion au seul motif qu’une personne l’a avancée

Explication

Stanley estime que les médias responsables doivent donner voix à la vérité et résister à la diffusion d’une théorie extravagante au seul motif qu’elle a été avancée. La défendre publiquement ne suffit pas à l’établir, l’égalité de traitement automatique ne constitue pas le critère, et le rejet d’une opinion majoritairement contestée n’est pas la règle formulée.

42. Dans une société où presque tous les citoyens défendent une opinion, quel principe de John Stuart Mill s’oppose à ce que la majorité fasse taire la personne dissidente ?

La personne dissidente peut parler, mais la majorité demeure seule juge de la légitimité de son opinion.
La personne dissidente serait plus justifiée que la majorité à réduire au silence les opinions contraires.
La majorité n’est pas plus justifiée à imposer le silence que la personne dissidente ne le serait à réduire l’humanité au silence.
La majorité peut imposer le silence si elle estime l’opinion dissidente nuisible à l’unité politique.

La majorité n’est pas plus justifiée à imposer le silence que la personne dissidente ne le serait à réduire l’humanité au silence.

Explication

Mill refuse que le nombre suffise à justifier la suppression d’une voix : la majorité n’a pas davantage ce droit que n’en aurait la personne dissidente si elle détenait le pouvoir. L’adhésion à la majorité confond expression et conformité, tandis que le jugement majoritaire et l’inversion de la comparaison contredisent cette égalité de principe.

43. Une autorité interdit à une chercheuse de présenter publiquement ses idées et soutient qu’elle reste libre de penser en privé. Quel raisonnement de Kant permet de contester cette affirmation ?

La communication publique protège la parole, mais ne contribue pas à la liberté de penser.
La liberté de penser dépend du retrait des échanges afin de préserver le jugement personnel.
La pensée demeure pleinement libre dès lors que l’autorité n’impose pas une opinion officielle.
La communication publique nourrit la pensée en permettant l’échange des idées avec autrui.

La communication publique nourrit la pensée en permettant l’échange des idées avec autrui.

Explication

Pour Kant, nous pensons aussi en échangeant nos idées avec autrui ; empêcher leur communication publique porte donc atteinte à la liberté de penser. L’idée d’une pensée entièrement séparée des échanges, celle du seul retrait intérieur et la réduction de la communication à la parole manquent ce rôle constitutif de l’échange.

44. Un gouvernement fait circuler des mensonges délibérés afin de fragiliser un fait important qui contredit son récit. Quelle analyse correspond à la thèse d’Arendt ?

Les faits importants résistent à la discussion et seuls des mensonges purs et simples peuvent les ébranler.
Les faits importants restent incontestables dès lors que le gouvernement les reconnaît publiquement.
Les faits importants cèdent aux opinions contradictoires, même en l’absence de mensonges délibérés.
Les faits importants sont modifiés par toute discussion publique qui remet leur interprétation en question.

Les faits importants résistent à la discussion et seuls des mensonges purs et simples peuvent les ébranler.

Explication

Arendt distingue les opinions, qui peuvent être discutées, des faits importants, qui résistent à la discussion et ne peuvent être ébranlés que par des mensonges purs et simples. Confondre débat d’opinions et altération des faits, ou faire dépendre leur solidité de l’acceptation gouvernementale, contredit cette distinction.

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Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Galilée et les obstacles à la vérité.

Que sait le guide qui connaît le chemin, contrairement au guide qui en a seulement une opinion ?

Il connaît le chemin.

Selon Platon, quelle contrainte physique limite les prisonniers de la caverne ?

Ils restent enchaînés depuis l’enfance, incapables de bouger ou de tourner la tête.

Selon Platon, comment les ombres apparaissent-elles sur la paroi de la caverne ?

Un feu éclaire des objets transportés derrière un petit mur.

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