QCM : Géographie en crise et nouveaux courants (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel contexte la géographie se trouve-t-elle fragilisée par son manque d’unité disciplinaire ?

Pendant la crise économique de 1973-1974, tandis que les écoles nationales renforcent la cohésion de la discipline
Lors de la seule crise économique de 1973-1974, après l’unification des écoles nationales autour d’une méthode commune
Lors des contestations de mai 1968 et de la crise économique de 1973-1974, alors qu’elle reste divisée entre trois écoles nationales
Après les contestations de mai 1968, lorsque les géographes abandonnent leurs écoles nationales au profit d’une école internationale

Lors des contestations de mai 1968 et de la crise économique de 1973-1974, alors qu’elle reste divisée entre trois écoles nationales

Explication

Les contestations de mai 1968 et la crise économique de 1973-1974 surviennent alors que la géographie, divisée entre trois écoles nationales, ne fait pas corps. L’idée d’une discipline déjà unifiée à ce moment-là contredit ce contexte de division.

2. Comment les vagues de contestation contribuent-elles à la crise identitaire de la géographie ?

Elles réduisent les débats méthodologiques et conduisent les géographes à délaisser les questions théoriques
Elles rapprochent les écoles nationales et déplacent les désaccords vers l’organisation des institutions universitaires
Elles concentrent les désaccords sur les techniques cartographiques sans affecter les fondements de la discipline
Elles accentuent les clivages entre géographes et remettent en cause les fondements épistémologiques de la discipline

Elles accentuent les clivages entre géographes et remettent en cause les fondements épistémologiques de la discipline

Explication

Les vagues de contestation, hétérogènes, renforcent les clivages entre géographes et participent à une crise qui atteint les fondements épistémologiques de la géographie. Leur effet ne se limite donc pas à des désaccords techniques ou institutionnels.

3. Quelle conception de l’espace caractérise le courant positiviste ou néopositiviste ?

Un espace régi par des lois à élucider, étudié pour dégager des régularités universelles selon une démarche nomothétique
Un espace produit par les rapports de classe, étudié pour mettre au jour les mécanismes de domination sociale
Un espace subjectif façonné par les perceptions individuelles, étudié à partir des choix et des itinéraires personnels
Un espace décrit par des récits singuliers, étudié sans chercher de régularités au-delà des expériences locales

Un espace régi par des lois à élucider, étudié pour dégager des régularités universelles selon une démarche nomothétique

Explication

Le positivisme ou néopositivisme traite l’espace comme un domaine régi par des lois et recherche des régularités universelles par une démarche nomothétique. L’étude des perceptions et des choix individuels relève plutôt du béhaviorisme.

4. Quelle démarche caractérise le travail des géographes positivistes dans l’analyse des phénomènes spatiaux ?

Une critique des rapports de domination fondée sur l’analyse des classes et des inégalités sociales
Une enquête qualitative centrée sur les perceptions vécues et les représentations mentales des individus
Une description régionale fondée sur l’observation locale, sans formalisation des processus ni des relations
Un raisonnement hypothético-déductif associé à l’analyse systémique des structures, des processus et des relations

Un raisonnement hypothético-déductif associé à l’analyse systémique des structures, des processus et des relations

Explication

Les géographes positivistes privilégient le raisonnement hypothético-déductif et l’analyse systémique des structures, processus, relations, régulations et propriétés. L’enquête sur les perceptions individuelles correspond plutôt à l’approche béhavioriste.

5. Une équipe exploite des statistiques socio-économiques, puis les représente par des cartes et des modèles pour dégager des régularités spatiales : quelle orientation suit-elle ?

La géographie classique, qui privilégie les récits régionaux afin d’éviter la comparaison quantitative des espaces
La nouvelle géographie, qui mobilise des données statistiques et des modélisations pour rechercher des lois universelles de l’espace
La géographie radicale, qui utilise des modèles pour expliquer les rapports sociaux par la structure de classe
Le béhaviorisme, qui mobilise des données statistiques pour reconstituer les représentations personnelles de chaque individu

La nouvelle géographie, qui mobilise des données statistiques et des modélisations pour rechercher des lois universelles de l’espace

Explication

La nouvelle géographie s’appuie principalement sur des données statistiques, notamment socio-économiques, représentées par des cartes et des modélisations afin de rechercher des lois spatiales. Reconstituer les représentations personnelles renverrait davantage à l’approche béhavioriste.

6. Quel objet d’étude distingue le courant béhavioriste en géographie ?

Les rapports de domination et les inégalités sociales, expliqués par les modes de production et la structure de classe
Les lois universelles de l’espace, dégagées par l’analyse quantitative des structures et des régularités spatiales
Les individus, leurs comportements, leurs itinéraires, leurs choix et leurs représentations de l’espace, étudiés qualitativement
Les propriétés générales des systèmes spatiaux, examinées au moyen d’un raisonnement hypothético-déductif

Les individus, leurs comportements, leurs itinéraires, leurs choix et leurs représentations de l’espace, étudiés qualitativement

Explication

Le béhaviorisme est une approche qualitative issue de la psychologie qui étudie les individus et leur rapport comportemental et représentatif à l’espace. La recherche de lois universelles caractérise plutôt le courant positiviste.

7. Quelle position le courant radical adopte-t-il à l’égard des géographies classique et nouvelle ?

Il les complète par une approche psychologique centrée sur les choix et les représentations individuelles
Il les prolonge en renforçant leur recherche de lois spatiales universelles par des méthodes quantitatives
Il les réunit dans une géographie descriptive qui écarte l’analyse critique des rapports sociaux
Il les conteste dans le cadre d’une géographie sociale critique d’origine anglo-saxonne, qui comprend notamment le marxisme

Il les conteste dans le cadre d’une géographie sociale critique d’origine anglo-saxonne, qui comprend notamment le marxisme

Explication

Le courant radical est une géographie sociale critique d’origine anglo-saxonne qui conteste à la fois la géographie classique et la nouvelle géographie, et inclut notamment le marxisme. La recherche de lois spatiales universelles relève plutôt de l’orientation positiviste.

8. Dans l’approche radicale, comment l’espace est-il principalement expliqué ?

Comme un produit des modes de production, des rapports de domination à la nature et des rapports sociaux liés à la structure de classe
Comme un cadre naturel stable qui détermine les sociétés indépendamment de leurs rapports de production
Comme une représentation subjective construite par la mémoire, les choix et les itinéraires des individus
Comme un système autonome régi par des lois universelles, dont les régularités se dégagent de modèles quantitatifs

Comme un produit des modes de production, des rapports de domination à la nature et des rapports sociaux liés à la structure de classe

Explication

L’approche radicale considère l’espace comme produit par les modes de production, les rapports de domination à la nature et les rapports sociaux déterminés par la structure de classe. Le traiter comme un système autonome régi par des lois correspond davantage à une conception positiviste.

9. Une étude compare les rapports sociaux dans l’espace, les oppositions entre ville et campagne et les inégalités sociales : quel objet correspond à cette démarche ?

Les thèmes étudiés par le courant radical dans son analyse critique des rapports sociaux et des inégalités
Les thèmes étudiés par le courant béhavioriste dans son analyse des itinéraires et des perceptions individuelles
Les thèmes étudiés par la géographie classique dans sa description des milieux et des régions naturelles
Les thèmes étudiés par le courant positiviste dans sa recherche de régularités universelles par modélisation

Les thèmes étudiés par le courant radical dans son analyse critique des rapports sociaux et des inégalités

Explication

Le courant radical étudie notamment les rapports sociaux dans l’espace, l’opposition ville-campagne et les inégalités sociales. L’analyse des itinéraires et des perceptions individuelles relève plutôt du béhaviorisme.

10. Sur quelles bases la géographie du sous-développement s’appuie-t-elle pour étudier les situations de sous-développement ?

Sur la géographie physique et l’analyse des seuls facteurs environnementaux
Sur la géographie tropicale et l’analyse de facteurs exogènes et endogènes
Sur la géographie politique et l’analyse des rivalités territoriales
Sur la géographie urbaine et l’analyse des réseaux de transport régionaux

Sur la géographie tropicale et l’analyse de facteurs exogènes et endogènes

Explication

Ce champ s’appuie sur les connaissances de la géographie tropicale et mobilise des facteurs exogènes et endogènes. L’analyse des rivalités territoriales relève plutôt de la géopolitique.

11. Quel ouvrage Yves Lacoste publie-t-il en 1965, contribuant à l’essor de la géographie du sous-développement ?

La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre
Hérodote
Géographie politique
Géographie du sous-développement

Géographie du sous-développement

Explication

Yves Lacoste publie Géographie du sous-développement en 1965, un ouvrage associé à l’essor de ce champ. Géographie politique est ici un titre associé à Friedrich Ratzel, et non l’ouvrage de Lacoste paru cette année-là.

12. Dans l’explication d’Yves Lacoste, comment distinguer les facteurs exogènes des facteurs endogènes du sous-développement ?

Les premiers relèvent du fonctionnement socio-économique interne, les seconds de la domination des pays développés
Les premiers relèvent de la domination des pays développés, les seconds du fonctionnement socio-économique interne
Les premiers relèvent du climat local, les seconds de l’organisation des échanges entre pays développés
Les premiers relèvent de la croissance démographique, les seconds de la dépendance aux ressources naturelles

Les premiers relèvent de la domination des pays développés, les seconds du fonctionnement socio-économique interne

Explication

Les facteurs exogènes sont liés à la domination extérieure des pays développés, tandis que les facteurs endogènes tiennent au fonctionnement socio-économique des pays concernés. Inverser ces deux catégories confond la cause extérieure avec les mécanismes internes.

13. Que désigne la chorématique dans l’approche de Roger Brunet ?

La méthode de classement des milieux selon leurs caractéristiques physiques
L’étude des rivalités de pouvoir exercées sur des territoires
La science des chorèmes, formes graphiques simplifiées de l’espace
La représentation détaillée des paysages à partir de relevés de terrain

La science des chorèmes, formes graphiques simplifiées de l’espace

Explication

La chorématique étudie les chorèmes, éléments graphiques simplifiés considérés comme des formes élémentaires de l’espace. Le classement des milieux physiques relève d’une approche différente, centrée sur les caractéristiques naturelles.

14. À quelle période Roger Brunet développe-t-il la chorématique, et quand fonde-t-il le GIP RECLUS à Montpellier ?

Il la développe dans les années 1950-1960 et fonde le GIP RECLUS en 1976
Il la développe dans les années 1960-1970 et fonde le GIP RECLUS en 1970
Il la développe dans les années 1970-1980 et fonde le GIP RECLUS en 1984
Il la développe dans les années 1980-1990 et fonde le GIP RECLUS en 1992

Il la développe dans les années 1970-1980 et fonde le GIP RECLUS en 1984

Explication

Brunet développe la chorématique dans les années 1970-1980 et crée le GIP RECLUS à Montpellier en 1984. La date de 1976 correspond à la fondation de la revue Hérodote par Yves Lacoste.

15. Combien de chorèmes obtient-on en croisant quatre configurations spatiales avec sept formes d’organisation ?

24 chorèmes, issus du croisement de quatre configurations et de six formes d’organisation
11 chorèmes, issus de l’addition de quatre configurations et de sept formes d’organisation
28 chorèmes, issus du croisement de quatre configurations et de sept formes d’organisation
35 chorèmes, issus du croisement de cinq configurations et de sept formes d’organisation

28 chorèmes, issus du croisement de quatre configurations et de sept formes d’organisation

Explication

Le croisement du point, de la ligne, de la surface et du réseau avec sept formes d’organisation produit 28 chorèmes. Le résultat 11 provient d’une addition plutôt que du croisement des deux séries.

16. Quelle différence caractérise la chorématique par rapport à une approche naturaliste de l’espace ?

Elle décrit les paysages naturels à partir de leurs formes, en laissant de côté l’organisation des sociétés
Elle privilégie les paramètres physiques et environnementaux, en reléguant les flux et les réseaux au second plan
Elle analyse les frontières politiques à partir des rivalités de pouvoir, sans étudier les réseaux spatiaux
Elle privilégie l’espace organisé, les flux et les réseaux, en faisant abstraction des paramètres physiques et environnementaux

Elle privilégie l’espace organisé, les flux et les réseaux, en faisant abstraction des paramètres physiques et environnementaux

Explication

La chorématique met l’accent sur l’espace organisé par les sociétés, notamment les flux, les réseaux et les formes d’organisation, en écartant les paramètres physiques et environnementaux. Les prendre comme principe central correspond plutôt à une approche naturaliste.

17. Une étude examine des rivalités de pouvoir sur un territoire, les représentations des acteurs et les changements à plusieurs échelles de temps et d’espace. À quel champ correspond-elle ?

À la géopolitique, qui étudie l’espace politique et ses enjeux territoriaux
À la chorématique, qui modélise l’espace au moyen de formes graphiques simplifiées
À la géographie tropicale, qui étudie les régions chaudes et leurs sociétés
À la géographie du sous-développement, qui analyse ses facteurs internes et externes

À la géopolitique, qui étudie l’espace politique et ses enjeux territoriaux

Explication

La géopolitique étudie l’espace politique et les rivalités de pouvoir liées aux territoires en tenant compte des représentations et de plusieurs échelles. La chorématique modélise plutôt l’espace à l’aide de chorèmes et ne définit pas ce type d’étude des rivalités.

18. En quelle année Yves Lacoste fonde-t-il Hérodote, revue de référence de l’école française de géopolitique ?

En 1965
À la fin du XIXe siècle
En 1976
En 1984

En 1976

Explication

Yves Lacoste fonde Hérodote en 1976, et la revue devient une référence de l’école française de géopolitique. L’année 1965 correspond à la publication de son ouvrage sur la géographie du sous-développement.

19. Que cherche principalement à comprendre la géographie culturelle dans son étude des espaces ?

Les représentations des éléments spatialisés et les valeurs attribuées aux lieux et aux territoires
Les techniques d’aménagement qui transforment les paysages urbains et ruraux
La répartition des phénomènes naturels et leurs effets sur les populations
Les formes de l’espace mesurées indépendamment des significations sociales

Les représentations des éléments spatialisés et les valeurs attribuées aux lieux et aux territoires

Explication

La géographie culturelle analyse les représentations individuelles et collectives ainsi que les valeurs associées aux lieux et aux territoires. L’étude des phénomènes naturels relève davantage d’une entrée centrée sur les composantes physiques.

20. Quel intérêt s’est renforcé chez les géographes depuis les années 1970 ?

L’analyse des formes urbaines anciennes au détriment des pratiques sociales
L’étude des appartenances, de la territorialité et du sens donné aux lieux
La recherche de lois spatiales générales indépendantes des expériences locales
La mesure des phénomènes climatiques pour expliquer les identités territoriales

L’étude des appartenances, de la territorialité et du sens donné aux lieux

Explication

Depuis les années 1970, les géographes accordent davantage d’attention aux sentiments d’appartenance, à la territorialité et au sens des lieux. L’analyse des formes urbaines anciennes correspond plutôt à une orientation de l’urbanisme culturaliste.

21. Pour étudier les rapports entre société et environnement, quelle démarche correspond à la géographie culturelle ?

Séparer les sociétés de l’environnement pour étudier leurs évolutions isolément
Étudier les processus naturels avant les valeurs sociales attribuées aux territoires
Partir des sociétés et privilégier les lieux plutôt que l’espace abstrait
Partir des composantes naturelles et privilégier l’espace plutôt que les lieux

Partir des sociétés et privilégier les lieux plutôt que l’espace abstrait

Explication

La géographie culturelle privilégie le lieu et une entrée anthropique, qui part des sociétés. Une entrée naturaliste commence plutôt par les composantes naturelles et environnementales.

22. Quel contraste distingue le culturalisme du modernisme dans leur traitement du bâti ?

Le culturalisme privilégie les constructions neuves, tandis que le modernisme conserve les formes héritées
Le culturalisme remplace les bâtiments anciens, tandis que le modernisme restaure leur état initial
Le culturalisme sépare la ville de son histoire, tandis que le modernisme valorise les héritages urbains
Le culturalisme réhabilite le bâti existant, tandis que le modernisme tend à effacer le passé

Le culturalisme réhabilite le bâti existant, tandis que le modernisme tend à effacer le passé

Explication

Le culturalisme privilégie la restauration et la réhabilitation du bâti existant, alors que le modernisme promeut des transformations qui effacent le passé. La conservation des formes héritées est donc associée au culturalisme, et non au modernisme.

23. Quelle évolution caractérise la géographie physique durant les années 1960 ?

Les recherches se raréfient et portent principalement sur la géomorphologie, la climatologie et la biogéographie
Les recherches se multiplient et se concentrent principalement sur les dynamiques urbaines et les inégalités
Les travaux se déplacent vers l’étude des représentations culturelles et des valeurs territoriales
Les recherches s’orientent surtout vers la construction sociale du réel et les discours politiques

Les recherches se raréfient et portent principalement sur la géomorphologie, la climatologie et la biogéographie

Explication

Les années 1960 sont marquées par une raréfaction des recherches en géographie physique, notamment en géomorphologie, climatologie et biogéographie. L’étude des dynamiques urbaines et des inégalités relève plutôt de préoccupations de géographie humaine.

24. Comment évolue le rapport de force entre géographie physique et géographie humaine du début du XIXe siècle aux années 1970 ?

La géographie physique ne devient dominante qu’entre les années 1950 et 1970
La géographie humaine domine jusqu’aux années 1950, puis la géographie physique gagne en influence
Les deux branches conservent une influence équivalente jusqu’aux années 1970
La géographie physique domine jusqu’aux années 1950, puis la géographie humaine gagne en influence

La géographie physique domine jusqu’aux années 1950, puis la géographie humaine gagne en influence

Explication

La géographie physique domine les débats du début du XIXe siècle aux années 1950, avant que le rapport de force ne s’inverse au profit de la géographie humaine. L’idée que la géographie humaine dominait déjà avant les années 1950 inverse cette évolution.

25. Quel est l’effet de la diversification des méthodes, des objets, des outils et des revues en géographie ?

Elle renforce l’identité disciplinaire tout en réduisant la variété des recherches
Elle uniformise les méthodes tout en excluant de nouveaux objets d’étude
Elle enrichit la discipline tout en fragilisant son identité et ses fondations
Elle rapproche les revues tout en supprimant les différences entre outils

Elle enrichit la discipline tout en fragilisant son identité et ses fondations

Explication

La diversification a enrichi la géographie, mais elle a aussi fragilisé son identité et ses fondations. Elle ne signifie donc pas que la discipline est devenue plus uniforme ou que la variété des recherches a diminué.

26. Pourquoi le terme « géographies » au pluriel devient-il plus approprié au début des années 1990 ?

Parce que la fragmentation de la discipline rend moins évidente son unité au singulier
Parce que la discipline se recentre sur une méthode commune à toutes ses branches
Parce que les géographies humaine et physique cessent d’étudier des phénomènes distincts
Parce que les géographes abandonnent l’étude des territoires au profit des seuls lieux

Parce que la fragmentation de la discipline rend moins évidente son unité au singulier

Explication

Au début des années 1990, la fragmentation disciplinaire conduit à parler plus justement de « géographies » au pluriel. Le pluriel traduit cette diversité et ne signifie pas que les branches ont adopté une méthode commune.

27. Qu’est-ce qui constitue la plus-value propre de la géographie dans l’étude des territoires ?

L’analyse séparée des facteurs humains et physiques dans des branches disciplinaires distinctes
L’étude conjointe des facteurs humains et physiques qui influent sur leur fonctionnement et leur dynamique
La priorité accordée aux facteurs physiques pour expliquer les transformations territoriales
L’étude des facteurs humains à l’exclusion des processus naturels et environnementaux

L’étude conjointe des facteurs humains et physiques qui influent sur leur fonctionnement et leur dynamique

Explication

La géographie tire sa plus-value de l’étude conjointe des facteurs anthropiques et physiques dans le fonctionnement et la dynamique des territoires. Les analyser dans des branches séparées correspond à une division qui ne rend pas compte de cette approche intégrée.

Révisez avec les flashcards

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Quels événements surviennent alors que la géographie ne fait pas corps ?

Les contestations de mai 1968 et la crise économique de 1973-1974.

Combien d’écoles nationales divisent alors la géographie ?

Trois écoles nationales.

Quel effet les vagues de contestation hétérogènes ont-elles sur les clivages entre géographes ?

Elles les accentuent.

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