★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Les auteurs classiques considèrent que l’intérêt individuel motive l’action humaine et que sa poursuite contribue aussi à l’intérêt général, selon la « main invisible » d’Adam Smith (1723-1790) et la « fable des abeilles » de Bernard de Mandeville (1670-1733).
La pensée classique soutient que le marché conduit naturellement le système économique vers un équilibre optimal et que l’État doit s’abstenir d’intervenir pour ne pas déstabiliser les marchés.
Pour Karl Marx, une plus-value positive signifie que les travailleurs ne peuvent acheter toute la production qu’ils ont créée, ce qui entraîne une crise de surproduction.
📐 Formule - Selon Karl Marx, le taux de profit vérifie .
Compléments
📌 Les classiques distinguent la valeur d’usage, fondée sur l’utilité intrinsèque, de la valeur d’échange, qui correspond à la valeur marchande ; le paradoxe de l’eau et du diamant illustre cette distinction.
Dans la théorie classique de la valeur-travail, le travail sert d’étalon de mesure de la valeur d’échange, comme l’illustre l’équivalence « 1 castor = 2 daims ».
Jean-Baptiste Say (1767-1835) énonce la loi des débouchés, selon laquelle « l’offre crée sa propre demande ».
Pour Karl Marx, le capital constant comprend les matières premières et les biens d’équipement, tandis que le capital variable correspond à la valeur de la force de travail.
Selon Karl Marx, l’investissement augmente le capital constant ; comme la plus-value provient uniquement du travail, cette hausse fait baisser le taux de profit et rend le système capitaliste voué à disparaître.
Chez les classiques, le marché tend vers l’équilibre ; chez Marx, la plus-value mène à la crise.
★ À maîtriser
Le courant néoclassique prolonge la pensée classique en intégrant notamment le formalisme mathématique.
Les néoclassiques analysent microéconomiquement le comportement rationnel des consommateurs et des producteurs.
Kenneth Arrow (1921-2017) et Gérard Debreu (1921-2004) démontrent formellement l’existence d’un équilibre général en 1953.
Compléments
★ À maîtriser
Dans la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936), Keynes analyse l’inefficacité du marché pour enrayer la dépression économique des années 1930.
Dans l’analyse keynésienne, la demande effective des ménages par leur consommation et des entreprises par leurs investissements constitue le moteur de l’activité économique ; la notion de demande effective est aussi associée à Thomas Malthus.
Chez Keynes, le niveau de l’emploi dépend du niveau de production, lui-même fonction des prévisions de la demande, notamment du carnet de commandes. - Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
Chez Keynes, la demande effective ne garantit pas le plein-emploi, de sorte qu’un chômage involontaire et un équilibre de sous-emploi peuvent persister. - Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
Pour Keynes, la monnaie n’est pas neutre et les agents manifestent une préférence pour la liquidité pour des motifs de transaction, de précaution et de spéculation. - Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
Compléments
Keynes représente l’économie par un circuit macroéconomique décrivant les agents économiques et leurs relations. - Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
Keynes préconise l’intervention de l’État par des politiques budgétaire et monétaire pour soutenir l’activité économique et l’emploi. - Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
Demande insuffisante → sous-emploi → intervention de l’État.
★ À maîtriser
Le retour progressif des idées néoclassiques s’affirme après les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 et l’inefficacité des politiques de relance keynésiennes.
Milton Friedman (1912-2006) défend la neutralité à long terme des politiques budgétaires et monétaires, les anticipations adaptatives, le contrôle de la masse monétaire pour limiter l’inflation et l’existence d’un taux de chômage naturel.
Compléments
L’école du Public choice, représentée par James Buchanan (1919-2013) et Gordon Tullock (1922-2014), critique les dysfonctionnements de l’administration publique et soutient que les décisions de l’État servent les agents qui le constituent.
Arthur Laffer (1940-) considère que l’offre est le moteur de l’activité économique et critique le poids de la fiscalité par la formule « trop d’impôt tue l’impôt ».
La nouvelle école classique, représentée par Robert Lucas (1937-) et Robert Barro (1944-), juge l’intervention de l’État inefficace parce que les agents rationnels anticipent les mesures de relance.
La nouvelle microéconomie, associée à George Akerlof (1940-) et John Nash (1928-2015), renouvelle la théorie des jeux et prend en compte l’information incomplète et l’asymétrie d’information entre agents, notamment dans The Market for « Lemons ».
Gary Becker (1930-2014) analyse les dépenses d’éducation comme un investissement en capital résultant du choix d’un individu rationnel.
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La pensée classique et la critique marxiste, le courant néoclassique, le keynésianisme, puis le retour des idées libérales néoclassiques.
Selon Adam Smith (1723-1790), quel mécanisme relie l’intérêt individuel à l’intérêt général ?
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