QCM : Grands courants de la pensée économique (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle succession décrit les grandes périodes de la pensée économique depuis la fin du XVIe siècle ?

Courant néoclassique, pensée classique puis critique marxiste, retour des idées libérales, keynésianisme
Pensée classique puis critique marxiste, keynésianisme, courant néoclassique, retour progressif des idées libérales
Pensée classique puis keynésisme, courant néoclassique, critique marxiste, retour progressif des idées libérales
Pensée classique puis critique marxiste, courant néoclassique, keynésianisme, retour progressif des idées libérales néoclassiques

Pensée classique puis critique marxiste, courant néoclassique, keynésianisme, retour progressif des idées libérales néoclassiques

Explication

La chronologie commence par la pensée classique et la critique marxiste, puis passe au courant néoclassique, au keynésianisme et au retour progressif des idées libérales néoclassiques. L’option qui place le keynésianisme avant le courant néoclassique inverse les deux périodes.

2. Quel est l’objet d’étude de l’histoire de la pensée économique ?

Les écrits, les théories et les phénomènes économiques du passé
Les politiques monétaires et les échanges commerciaux du présent
Les méthodes de gestion et les pratiques comptables des entreprises
Les prévisions de croissance et les décisions économiques futures

Les écrits, les théories et les phénomènes économiques du passé

Explication

L’histoire de la pensée économique analyse les écrits, les théories et les phénomènes économiques passés. L’étude des politiques monétaires et des échanges actuels relève plutôt de l’analyse économique contemporaine.

3. Comment les auteurs classiques expliquent-ils que la poursuite de l’intérêt individuel puisse servir l’intérêt général ?

La solidarité désintéressée conduit les individus à privilégier spontanément le bien-être de la collectivité
La concurrence réduit les intérêts individuels en éliminant les motivations personnelles des échanges
La coordination publique transforme les intérêts personnels en objectifs communs grâce à la planification
La « main invisible » et la « fable des abeilles » illustrent les effets collectifs de la recherche d’intérêts personnels

La « main invisible » et la « fable des abeilles » illustrent les effets collectifs de la recherche d’intérêts personnels

Explication

Pour les auteurs classiques, la poursuite de l’intérêt individuel peut contribuer à l’intérêt général, idée illustrée par la « main invisible » et la « fable des abeilles ». La planification publique ne constitue pas le mécanisme présenté par ces exemples.

4. Dans l’analyse de Karl Marx, quelle conséquence une plus-value positive peut-elle avoir sur les débouchés ?

Les salaires dépassent la valeur de la production, ce qui entraîne une hausse générale des prix
Les travailleurs ne peuvent acheter toute la production qu’ils ont créée, ce qui favorise une crise de surproduction
Les travailleurs achètent toute la production créée, ce qui provoque une pénurie de biens disponibles
Les entreprises réduisent leur production pour éviter que les travailleurs accumulent des biens invendus

Les travailleurs ne peuvent acheter toute la production qu’ils ont créée, ce qui favorise une crise de surproduction

Explication

Une plus-value positive implique que les travailleurs ne peuvent acheter toute la production qu’ils ont créée, ce qui peut entraîner une crise de surproduction. L’idée que leurs achats absorbent toute la production contredit précisément ce mécanisme.

5. Que désigne l’optimum de Pareto dans l’analyse néoclassique ?

Une méthode de mesure de l’utilité marginale des consommateurs
Un modèle décrivant l’équilibre entre l’offre et la demande de monnaie
Un mécanisme expliquant la formation des prix sur un marché concurrentiel
Un critère permettant d’évaluer l’optimalité d’une situation économique

Un critère permettant d’évaluer l’optimalité d’une situation économique

Explication

L’optimum de Pareto est un critère d’optimum économique associé à l’analyse néoclassique. Il ne désigne pas une méthode de mesure de l’utilité marginale, qui est un autre concept de cette approche.

6. En quelle année Keynes publie-t-il la *Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie* ?

En 1946
En 1953
En 1933
En 1936

En 1936

Explication

Keynes publie cet ouvrage en 1936, au moment où il analyse l’incapacité du marché à enrayer la dépression des années 1930. L’année 1953, parfois associée aux débats économiques de l’époque, correspond ici à la démonstration de l’équilibre général par Arrow et Debreu.

7. Quel objectif Milton Friedman attribue-t-il au contrôle de la masse monétaire ?

Relancer l’emploi en augmentant directement les dépenses publiques
Limiter l’inflation en maîtrisant l’évolution de la monnaie en circulation
Financer l’investissement privé en réduisant les prélèvements fiscaux
Garantir le plein-emploi en stabilisant les taux d’intérêt

Limiter l’inflation en maîtrisant l’évolution de la monnaie en circulation

Explication

Pour Friedman, contrôler la masse monétaire vise à limiter l’inflation. La relance par les dépenses publiques relève plutôt des politiques keynésiennes, qu’il ne présente pas comme l’objectif de ce contrôle.

8. À quelle période le courant néoclassique succède-t-il à la pensée classique et à la critique marxiste dans le déroulement historique de la pensée économique ?

De la fin du XIXe siècle au début des années 1930
Des années 1970 jusqu’à aujourd’hui
De la fin du XVIe siècle à la fin du XIXe siècle
Des années 1930 au début des années 1970

De la fin du XIXe siècle au début des années 1930

Explication

Le courant néoclassique se développe de la fin du XIXe siècle au début des années 1930. La période allant des années 1930 au début des années 1970 correspond plutôt au keynésianisme.

9. Comment la pensée classique et la critique marxiste se distinguent-elles dans leur analyse du fonctionnement du marché ?

La pensée classique défend la régulation étatique des marchés, tandis que Marx considère que l’intérêt individuel sert l’intérêt général.
La pensée classique explique l’équilibre par la demande effective, tandis que Marx l’attribue aux décisions de consommation des ménages.
La pensée classique voit le marché tendre vers un équilibre optimal, tandis que Marx met en avant les crises de surproduction liées à la plus-value.
La pensée classique attribue les crises à la plus-value, tandis que Marx considère que le marché atteint naturellement un équilibre optimal.

La pensée classique voit le marché tendre vers un équilibre optimal, tandis que Marx met en avant les crises de surproduction liées à la plus-value.

Explication

Les classiques estiment que le marché tend naturellement vers un équilibre optimal, alors que Marx souligne qu’une plus-value positive peut provoquer une crise de surproduction. L’idée que le marché atteint spontanément l’équilibre correspond à la pensée classique, et non à l’analyse marxiste des crises.

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Qu'étudie et analyse l’histoire de la pensée économique ?

Les écrits, les théories et les phénomènes économiques du passé.

Quelles périodes composent l’évolution de la pensée économique ?

La pensée classique et la critique marxiste, le courant néoclassique, le keynésianisme, puis le retour des idées libérales néoclassiques.

Selon Adam Smith (1723-1790), quel mécanisme relie l’intérêt individuel à l’intérêt général ?

La « main invisible ».

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