QCM : Stoïcisme, démocratie et mythes (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la maîtrise intérieure stoïcienne :

Le jugement porté sur les choses relève de ce qui dépend de nous.
L’ordre du monde et les représentations personnelles relèvent pareillement de nous.
La représentation des choses appartient à ce qui dépend de nous.
L’ordre du monde dépend de la manière dont le sage se représente les choses.
Le jugement humain fixe l’ordre général du monde selon les stoïciens.

Le jugement porté sur les choses relève de ce qui dépend de nous. · La représentation des choses appartient à ce qui dépend de nous.

Explication

Le stoïcisme distingue le jugement et la représentation, qui dépendent de nous, de l’ordre du monde, qui ne dépend pas de nous. L’ordre cosmique n’est donc pas déterminé par les représentations individuelles.

2. Pour le stoïcisme, le bonheur et l’ataraxie sont visés par le sage lorsqu’il comprend que :

La liberté de juger et de se représenter les choses permet d’atteindre l’ataraxie.
La sérénité vient de l’abandon de toute représentation des choses.
L’ataraxie est liée à la compréhension de sa liberté de jugement.
Le sage atteint le bonheur en renonçant à toute capacité de jugement.
Le bonheur dépend de la maîtrise de l’ordre du monde extérieur.

La liberté de juger et de se représenter les choses permet d’atteindre l’ataraxie. · L’ataraxie est liée à la compréhension de sa liberté de jugement.

Explication

Le sage vise le bonheur et l’ataraxie en comprenant qu’il est libre de juger et de se représenter les choses. Il ne s’agit ni de supprimer toute représentation ni de maîtriser l’ordre du monde.

3. Le cynisme et son rapport aux conventions sociales :

Le cynisme valorise les conventions sociales comme fondement de l’autosuffisance.
Le rejet des conventions sociales s’appuie sur l’autosuffisance et le retour à la nature.
Le cynisme prend le stoïcien pour modèle et conserve les conventions sociales.
Le nom du cynisme vient du grec et signifie « chien ».
L’animal sert de modèle aux cyniques dans leur manière de vivre.

Le rejet des conventions sociales s’appuie sur l’autosuffisance et le retour à la nature. · Le nom du cynisme vient du grec et signifie « chien ». · L’animal sert de modèle aux cyniques dans leur manière de vivre.

Explication

Le nom du cynisme renvoie au chien, pris comme modèle par les cyniques. Leur rejet des conventions s’inscrit dans une recherche d’autosuffisance et de retour à la nature, plutôt que dans leur conservation.

4. Parmi les figures stoïciennes citées, lesquelles sont exactes ?

Épictète figure parmi les grandes figures du stoïcisme citées.
Sénèque et Épictète sont les figures stoïciennes citées.
Épicure et Zénon sont les grandes figures stoïciennes citées.
Platon et Zénon sont les grandes figures stoïciennes citées.
Zénon figure parmi les grandes figures du stoïcisme citées.

Épictète figure parmi les grandes figures du stoïcisme citées. · Zénon figure parmi les grandes figures du stoïcisme citées.

Explication

Zénon et Épictète sont les grandes figures du stoïcisme citées. Épicure, Sénèque et Platon ne correspondent pas aux figures indiquées dans cette unité.

5. L’honnête homme du XVIIe siècle se caractérise par :

La recherche de la vérité contre les usages sociaux constitue son principe central.
La franchise sans égard pour la bienséance définit son modèle social.
La politesse et la bienséance fondent son modèle de conduite.
Le fait d’importuner autrui manifeste la conduite attendue de l’honnête homme.
La rupture avec les règles de politesse caractérise ce modèle du XVIIe siècle.

La politesse et la bienséance fondent son modèle de conduite.

Explication

L’honnête homme du XVIIe siècle suit un modèle fondé sur la bienséance, la politesse et le souci de ne pas importuner autrui. La franchise sans égard aux convenances et la rupture avec la politesse ne définissent pas ce modèle.

6. Dans Le Misanthrope, quelles propositions décrivent la position de Philinte et d’Alceste ?

Philinte incarne les règles sociales auxquelles Alceste s’oppose.
Philinte représente la morale codifiée de l’honnête homme dans la pièce.
Alceste et Philinte défendent ensemble la morale codifiée de l’honnête homme.
Alceste défend la morale codifiée de l’honnête homme face à Philinte.
Alceste rejette la morale codifiée au nom de la vérité.

Philinte incarne les règles sociales auxquelles Alceste s’oppose. · Philinte représente la morale codifiée de l’honnête homme dans la pièce. · Alceste rejette la morale codifiée au nom de la vérité.

Explication

Philinte représente la morale codifiée de l’honnête homme, tandis qu’Alceste la rejette au nom de la vérité. Ils n’occupent donc pas les positions inverses et ne défendent pas ensemble cette morale.

7. Parmi les propositions suivantes concernant l’art romantique chrétien chez Hegel, lesquelles sont exactes ?

L’art romantique chrétien privilégie l’idée au détriment de la présence sensible.
L’art romantique chrétien amplifie la présence sensible par une matière monumentale.
La petite toile peinte illustre la supériorité de la matière sur l’idée.
La petite toile peinte illustre la faible importance du support sensible.
L’art symbolique réduit la matière sensible pour laisser dominer l’idée.

L’art romantique chrétien privilégie l’idée au détriment de la présence sensible. · La petite toile peinte illustre la faible importance du support sensible.

Explication

L’art romantique chrétien donne la priorité à l’idée et réduit l’importance de la présence sensible ; la petite toile peinte l’illustre. La monumentalisation de la matière relève plutôt de l’art symbolique, et non de l’art romantique.

8. Concernant la loi athénienne dans le discours de Périclès, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La loi athénienne réserve l’égalité en droits aux citoyens les plus fortunés.
Le discours de Périclès présente la loi comme une garantie de liberté.
Périclès associe la loi athénienne à l’égalité en droits entre citoyens.
La loi athénienne garantit une liberté commune aux citoyens pauvres et riches.
La loi spartiate garantit aux citoyens pauvres et riches une liberté démocratique.

Le discours de Périclès présente la loi comme une garantie de liberté. · Périclès associe la loi athénienne à l’égalité en droits entre citoyens. · La loi athénienne garantit une liberté commune aux citoyens pauvres et riches.

Explication

Périclès présente la loi athénienne comme une garantie de liberté et d’égalité en droits entre citoyens pauvres et riches. L’égalité n’est donc pas réservée aux plus fortunés ; la règle spartiate est présentée comme oligarchique, et non comme une garantie démocratique commune.

9. Dans l’opposition entre Athènes et Sparte chez Périclès, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Sparte est présentée comme une cité gouvernée par la liberté démocratique.
La règle spartiate est décrite comme une garantie d’égalité entre citoyens.
Périclès attribue à Athènes le pouvoir des citoyens déjà privilégiés.
Périclès associe la démocratie athénienne à la liberté des citoyens.
Athènes représente le pouvoir oligarchique de ceux qui disposent déjà d’avantages.

Périclès associe la démocratie athénienne à la liberté des citoyens.

Explication

Périclès associe Athènes à la liberté démocratique des citoyens. Il présente au contraire la règle spartiate comme un pouvoir oligarchique détenu par ceux qui disposent déjà d’avantages ; les autres propositions inversent cette opposition.

10. Au sujet de la critique platonicienne de la démocratie :

Platon défend un gouvernement confié aux orateurs les plus persuasifs.
Platon fait l’éloge d’un gouvernement confié aux citoyens les plus riches.
Platon présente la démocratie comme le régime où l’assemblée juge avec compétence.
Platon décrit la démocratie comme un régime gouverné par les plus compétents.
Platon critique la démocratie comme un régime de l’incompétence.

Platon critique la démocratie comme un régime de l’incompétence.

Explication

Platon critique la démocratie comme un régime de l’incompétence et fait l’éloge d’un gouvernement confié aux plus compétents. Il ne fonde pas cet éloge sur la richesse, la force oratoire ou une compétence générale de l’assemblée.

11. Concernant la distinction entre liberté antique et liberté moderne :

La liberté moderne protège l’indépendance individuelle et la jouissance des droits privés.
La liberté antique implique la participation des citoyens au pouvoir politique de leur communauté.
La liberté antique comprend l’obéissance aux lois que la communauté se donne.
La liberté moderne se définit par l’obéissance des citoyens aux lois décidées collectivement.
La liberté antique conduit au sacrifice du bien commun au profit des jouissances privées.

La liberté moderne protège l’indépendance individuelle et la jouissance des droits privés. · La liberté antique implique la participation des citoyens au pouvoir politique de leur communauté. · La liberté antique comprend l’obéissance aux lois que la communauté se donne.

Explication

La liberté moderne protège l’indépendance individuelle et les droits privés. La liberté antique implique la participation des citoyens au pouvoir politique et l’obéissance aux lois communes. L’obéissance aux lois décidées collectivement caractérise ici la liberté antique, non la liberté moderne. Enfin, l’Antiquité valorise le sacrifice au nom du bien commun, et non au profit des jouissances privées.

12. Benjamin Constant oppose deux conceptions de la liberté :

Les Modernes cherchent à obtenir davantage de jouissances privées par de moindres sacrifices.
Les Anciens sacrifient le bien commun afin d’accroître leurs jouissances privées.
Les Anciens acceptent des sacrifices au nom du bien commun de leur communauté.
Les Modernes privilégient la sécurité des jouissances privées et consentent à moins de sacrifices.
Les Anciens recherchent la sécurité des jouissances privées en sacrifiant moins pour obtenir davantage.

Les Modernes cherchent à obtenir davantage de jouissances privées par de moindres sacrifices. · Les Anciens acceptent des sacrifices au nom du bien commun de leur communauté. · Les Modernes privilégient la sécurité des jouissances privées et consentent à moins de sacrifices.

Explication

Constant associe les Anciens au sacrifice pour le bien commun et les Modernes à la sécurité des jouissances privées, obtenues avec moins de sacrifices. Les deux propositions qui attribuent aux Anciens la recherche moderne des jouissances privées sont fausses.

13. À propos de la démocratie selon Tocqueville, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La tyrannie de la majorité protège les opinions originales contre la pression collective.
La tyrannie de la majorité peut menacer les opinions originales et les singularités individuelles.
Tocqueville juge nécessaire de préserver les singularités face au pouvoir majoritaire.
Tocqueville accepte la démocratie tout en estimant qu’elle doit être protégée contre certains risques.
Tocqueville considère que la démocratie supprime le risque de domination exercée par la majorité.

La tyrannie de la majorité peut menacer les opinions originales et les singularités individuelles. · Tocqueville juge nécessaire de préserver les singularités face au pouvoir majoritaire. · Tocqueville accepte la démocratie tout en estimant qu’elle doit être protégée contre certains risques.

Explication

Tocqueville accepte la démocratie, mais souligne que la tyrannie majoritaire menace les opinions originales et les singularités, qu’il faut protéger. La majorité n’élimine pas ce risque et sa tyrannie ne protège pas les singularités.

14. Dans la démocratie moderne, les associations selon Tocqueville :

Elles permettent l’expression des singularités dans la vie démocratique.
Tocqueville leur attribue un rôle de protection face à la domination majoritaire.
Elles empêchent l’expression des singularités en renforçant le pouvoir de la majorité.
Elles constituent un contre-pouvoir au sein de la démocratie.
Elles remplacent les institutions démocratiques pour décider au nom de la majorité.

Elles permettent l’expression des singularités dans la vie démocratique. · Tocqueville leur attribue un rôle de protection face à la domination majoritaire. · Elles constituent un contre-pouvoir au sein de la démocratie.

Explication

Tocqueville attribue aux associations un rôle de contre-pouvoir qui favorise l’expression des singularités. Elles ne renforcent pas la domination majoritaire et ne se substituent pas aux institutions pour décider à la place de la majorité.

15. Quelles sont les caractéristiques du mythe comme récit transmis ?

Les variations du mythe sont admises en raison de son inscription dans un temps long.
Les variations du mythe sont considérées comme incompatibles avec sa transmission.
Le mythe possède une origine connue et attribuée à un auteur identifié.
Le mythe est un récit fixé une fois pour toutes dès son origine.
Le mythe est transmis et rediffusé au fil du temps dans les sociétés.

Les variations du mythe sont admises en raison de son inscription dans un temps long. · Le mythe est transmis et rediffusé au fil du temps dans les sociétés.

Explication

Le mythe est un récit transmis et rediffusé, dont les variations sont admises dans la durée. Son origine est inconnue, et il n’est donc ni attribué à un auteur identifié ni fixé une fois pour toutes.

16. Dans Anthropologie structurale, Claude Lévi-Strauss présente le mythe comme :

Une pensée rationnelle qui écarte les contradictions liées à la condition humaine.
Une manière de résoudre des contradictions de la condition humaine.
Une opération logique de la « pensée sauvage » qui travaille sur des mythèmes.
Un récit dont l’analyse repose sur des unités sans fonction narrative.
Une œuvre publiée en 1958 par Benjamin Constant sur la liberté politique.

Une manière de résoudre des contradictions de la condition humaine. · Une opération logique de la « pensée sauvage » qui travaille sur des mythèmes.

Explication

Lévi-Strauss décrit le mythe comme une opération logique de la « pensée sauvage », mobilisant des mythèmes pour résoudre des contradictions humaines, dans un ouvrage paru en 1958. Il ne s’agit pas d’écarter ces contradictions, et l’attribution à Benjamin Constant est erronée.

17. Concernant le mythe de Prométhée :

La rupture fait basculer l’humanité vers une condition mortelle et laborieuse.
Le conflit inaugural met fin à une communion pacifiée entre les hommes et les dieux.
La rupture conduit l’humanité vers une condition immortelle et laborieuse.
Le récit de Prométhée explique la séparation entre les humains et le divin par une alliance fondatrice.
La condition humaine qui en résulte est également décrite comme tragique.

La rupture fait basculer l’humanité vers une condition mortelle et laborieuse. · Le conflit inaugural met fin à une communion pacifiée entre les hommes et les dieux. · La condition humaine qui en résulte est également décrite comme tragique.

Explication

Le conflit interrompt la communion pacifiée et entraîne une condition mortelle, laborieuse et tragique. Le récit explique la séparation par une faute ou une ruse fondatrice, et non par une alliance ; l’humanité ne devient donc pas immortelle.

18. Quelle fonction explicative le récit de Prométhée attribue-t-il à une faute ou à une ruse fondatrice ?

Il associe la séparation entre les humains et le divin à un événement inaugural.
Il présente une faute comme l’un des ressorts possibles de cette séparation mythique.
Il cherche à expliquer la séparation entre les humains et le divin par une faute fondatrice.
Il cherche à expliquer la séparation entre les humains et le divin par une ruse fondatrice.
Il présente une ruse comme l’un des ressorts possibles de cette séparation mythique.

Il associe la séparation entre les humains et le divin à un événement inaugural. · Il présente une faute comme l’un des ressorts possibles de cette séparation mythique. · Il cherche à expliquer la séparation entre les humains et le divin par une faute fondatrice. · Il cherche à expliquer la séparation entre les humains et le divin par une ruse fondatrice. · Il présente une ruse comme l’un des ressorts possibles de cette séparation mythique.

Explication

Le récit explique la séparation entre humains et divin par une faute ou une ruse fondatrice. Ces propositions reformulent cette fonction explicative et ses deux possibilités.

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Selon le stoïcisme, de quoi le jugement dépend-il ?

De nous.

Quel aspect de l’intériorité humaine le stoïcisme considère-t-il comme libre ?

Le jugement et la représentation des choses.

Quel état le sage stoïcien atteint-il en comprenant sa liberté de jugement ?

L’ataraxie.

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