QCM : Héritage grec et latin (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le mythe et le logos dans leur manière d’expliquer le monde ?

Le mythe formule une démonstration rationnelle, tandis que le logos reprend des récits reçus de la tradition.
Le mythe et le logos tirent leur autorité de récits transmis, mais diffèrent par leur forme narrative.
Le mythe s’appuie sur un récit transmis, tandis que le logos avance un discours rationnel soumis à la discussion.
Le mythe s’appuie sur l’observation de la nature, tandis que le logos attribue les phénomènes aux dieux.

Le mythe s’appuie sur un récit transmis, tandis que le logos avance un discours rationnel soumis à la discussion.

Explication

Le mythe explique notamment les origines par un récit transmis, alors que le logos désigne la raison et un discours argumenté pouvant être critiqué. Confondre leurs sources d’autorité inverse cette distinction : la tradition fonde le mythe, tandis que le logos se soumet à l’examen.

2. Quel principe Thalès propose-t-il au VIe siècle avant notre ère pour expliquer l’origine de toute chose ?

L’air, conçu comme le principe de toute chose.
Le feu, conçu comme le principe de toute chose.
L’eau, conçue comme le principe de toute chose.
L’illimité, conçu comme le principe de toute chose.

L’eau, conçue comme le principe de toute chose.

Explication

Thalès propose l’eau comme principe de toute chose dans la recherche menée par des penseurs d’Ionie. Le feu est associé à Héraclite, tandis que l’illimité est la proposition d’Anaximandre.

3. Que montre le recours de Platon à des récits mythiques dans certains de ses écrits ?

Le passage au logos laisse une place au mythe lorsque l’argumentation ne suffit pas à exprimer certaines idées.
Le logos remplace les récits mythiques dès que les philosophes commencent à argumenter rationnellement.
Le recours au mythe montre que Platon renonce à toute argumentation lorsqu’il examine une question.
Le mythe devient une démonstration rationnelle dès qu’il est employé par un philosophe comme Platon.

Le passage au logos laisse une place au mythe lorsque l’argumentation ne suffit pas à exprimer certaines idées.

Explication

Le passage du mythe au logos ne fait pas disparaître les récits mythiques : Platon peut y recourir pour exprimer ce que l’argumentation n’atteint pas. Cela ne signifie pas que le logos efface le mythe ni que Platon renonce à argumenter.

4. Qu’est-ce qu’une cité au sens politique ?

Une assemblée de magistrats chargée d’administrer une population dépendante.
Un ensemble d’habitants réunis par une origine commune et des croyances partagées.
Une communauté de citoyens qui se gouvernent eux-mêmes.
Un territoire dirigé par un souverain qui décide pour ses habitants.

Une communauté de citoyens qui se gouvernent eux-mêmes.

Explication

La cité est une communauté politique dont les citoyens se gouvernent eux-mêmes. Un territoire administré par un souverain ne correspond pas à cette définition centrée sur l’autogouvernement des citoyens.

5. Quel rôle les réformes de Clisthène, vers 508 avant notre ère, jouent-elles dans l’histoire politique d’Athènes ?

Elles séparent les citoyens de la vie politique en confiant le pouvoir aux magistrats.
Elles fondent la démocratie, comprise comme le pouvoir du peuple.
Elles établissent une oligarchie où les décisions appartiennent à un petit groupe.
Elles instaurent une monarchie où le pouvoir revient à un souverain.

Elles fondent la démocratie, comprise comme le pouvoir du peuple.

Explication

Les réformes de Clisthène sont associées à la fondation de la démocratie athénienne, c’est-à-dire au pouvoir du peuple. Une oligarchie confierait au contraire le pouvoir à un groupe restreint.

6. À Athènes, quelle institution prépare les décisions que l’assemblée est chargée de prendre ?

L’assemblée, composée de citoyens qui tirent au sort la Boulè.
Les métèques, réunis en conseil pour proposer les décisions aux citoyens.
La Boulè, composée de 500 citoyens tirés au sort.
Les magistratures, dont les titulaires tirés au sort préparent les décisions.

La Boulè, composée de 500 citoyens tirés au sort.

Explication

La Boulè de 500 citoyens tirés au sort prépare les décisions, tandis que l’assemblée les prend. Attribuer la préparation à l’assemblée inverse les fonctions distinctes de ces deux institutions.

7. Une règle garantit l’égalité des citoyens devant la loi, tandis qu’un autre principe garantit leur égal droit de parole à l’assemblée : comment nomme-t-on ces deux principes, dans cet ordre ?

La démocratie pour l’égalité devant la loi, puis la Boulè pour l’égalité de parole.
L’iségoria pour l’égalité devant la loi, puis l’isonomie pour l’égalité de parole.
L’isonomie pour l’égalité devant la loi, puis l’iségoria pour l’égalité de parole.
L’isonomie pour l’égalité de parole, puis l’iségoria pour l’égalité devant la loi.

L’isonomie pour l’égalité devant la loi, puis l’iségoria pour l’égalité de parole.

Explication

L’isonomie désigne l’égalité devant la loi, tandis que l’iségoria désigne l’égal droit de parole à l’assemblée. Inverser ces termes confond le principe juridique avec le droit de participation à la discussion publique.

8. Quel enseignement les sophistes proposent-ils contre rémunération au Ve siècle avant notre ère ?

L’étude des principes naturels à l’origine de toute chose.
La pratique du dialogue destiné à révéler l’ignorance de l’interlocuteur.
L’art de la rhétorique et de la persuasion.
L’art de gouverner les magistratures par le tirage au sort.

L’art de la rhétorique et de la persuasion.

Explication

Les sophistes enseignent contre rémunération l’art de la rhétorique et de la persuasion. Le dialogue qui met au jour ce qu’un interlocuteur ignore caractérise plutôt l’examen socratique.

9. Quelle idée la formule de Protagoras « l’homme est la mesure de toute chose » contribue-t-elle à ouvrir ?

L’idée que la loi humaine exprime nécessairement les règles de la nature.
Le relativisme, selon lequel l’appréciation des choses dépend de l’être humain.
L’idée que la connaissance du monde repose sur un principe matériel unique.
La thèse selon laquelle la parole persuade parce qu’elle révèle une vérité absolue.

Le relativisme, selon lequel l’appréciation des choses dépend de l’être humain.

Explication

La formule de Protagoras ouvre la voie au relativisme en plaçant l’être humain comme mesure des choses. Elle ne soutient pas qu’une loi humaine exprime les règles naturelles, distinction qui concerne le nomos et la physis.

10. Dans la distinction entre nomos et physis, que désigne le nomos ?

La loi instituée par les hommes, par opposition à la nature.
La vérité découverte par le raisonnement, par opposition à l’opinion individuelle.
La nature, par opposition aux lois établies par les hommes.
La parole persuasive, par opposition au dialogue philosophique.

La loi instituée par les hommes, par opposition à la nature.

Explication

Le nomos désigne la loi instituée par les hommes, tandis que la physis relève de la nature. Identifier le nomos à la physis inverse précisément la distinction entre convention humaine et nature.

11. Au cours d’un dialogue, une personne découvre qu’elle ne peut pas encore répondre à une question et que cette impasse l’incite à poursuivre sa recherche : comment comprendre cette situation ?

Comme une ironie socratique qui prouve que toute connaissance est impossible.
Comme une persuasion rhétorique qui fournit immédiatement une réponse convaincante.
Comme une aporie qui peut marquer le début de la recherche de la vérité.
Comme un échec définitif qui met fin à toute recherche de la vérité.

Comme une aporie qui peut marquer le début de la recherche de la vérité.

Explication

La maïeutique fait chercher la vérité par le dialogue, qui peut aboutir à une aporie ouvrant le début de la recherche. Une aporie n’est donc pas un échec définitif qui mettrait fin à l’examen.

12. Quelle distinction Platon établit-il entre le monde sensible et le monde intelligible ?

Le sensible, stable, relève de la science, tandis que l’intelligible, changeant, relève de l’opinion.
Le sensible et l’intelligible sont deux domaines stables, distingués par leur objet plutôt que par leur connaissance.
Le sensible et l’intelligible sont deux domaines changeants accessibles par la même forme de connaissance.
Le sensible, changeant, relève de l’opinion, tandis que l’intelligible, stable, relève de la science.

Le sensible, changeant, relève de l’opinion, tandis que l’intelligible, stable, relève de la science.

Explication

Pour Platon, les objets sensibles changent et relèvent de la doxa, tandis que les idées intelligibles sont stables et relèvent de l’épistémè. L’interprétation qui inverse ces rapports attribue à chaque monde le mode de connaissance de l’autre.

13. Dans l’allégorie de la caverne, que fait le prisonnier après avoir découvert le soleil et être retourné auprès des autres ?

Il leur enseigne à distinguer les ombres en restant dans la caverne.
Il leur décrit ce qu’il a découvert, mais ils se moquent de lui.
Il prend leur refus pour une preuve que les ombres sont la réalité.
Il renonce à sa découverte et reprend sa place parmi les prisonniers.

Il leur décrit ce qu’il a découvert, mais ils se moquent de lui.

Explication

Le prisonnier libéré découvre le soleil, puis revient auprès de ceux qui restent dans la caverne et qui se moquent de lui. L’idée qu’il se contente d’enseigner à interpréter les ombres ne correspond pas au récit, qui oppose sa découverte à leur réaction.

14. Qu’est-ce qui rend une cité juste selon Platon ?

Chaque classe exerce à tour de rôle le pouvoir afin de répartir également les fonctions politiques.
Chaque classe remplit sa fonction et contribue à l’harmonie de la cité, comme chaque partie de l’âme.
Les intérêts des différentes classes entrent en concurrence, mais sont équilibrés par des compromis.
Les dirigeants imposent une règle identique à tous, sans tenir compte des fonctions de chacun.

Chaque classe remplit sa fonction et contribue à l’harmonie de la cité, comme chaque partie de l’âme.

Explication

La justice consiste en une harmonie où chaque partie de l’âme et chaque classe de la cité accomplit sa fonction. Une rotation égalitaire des fonctions ne rend pas compte de cette conception fondée sur la fonction propre de chaque partie.

15. Quelle condition permet, dans la République, de rendre la cité juste ?

Que les philosophes gouvernent, ou que les gouvernants deviennent philosophes.
Que les guerriers gouvernent, ou que les producteurs dirigent les affaires communes.
Que les lois gouvernent sans dirigeants formés à la recherche du vrai.
Que les orateurs gouvernent, ou que les citoyens renoncent à la délibération.

Que les philosophes gouvernent, ou que les gouvernants deviennent philosophes.

Explication

Platon fait dépendre la cité juste de l’union du pouvoir politique et de la philosophie : les philosophes doivent gouverner ou les gouvernants devenir philosophes. Confier le pouvoir aux orateurs ne satisfait pas cette condition.

16. Pourquoi Aristote considère-t-il l’être humain comme un animal politique par nature ?

Parce que l’instinct de survie pousse les individus à se regrouper avant toute délibération.
Parce que la parole lui permet d’exprimer ses sensations, mais pas de discuter des règles communes.
Parce que l’organisation politique transmet le langage à des individus qui en sont dépourvus par nature.
Parce que le langage lui permet de délibérer sur l’utile et le nuisible, ainsi que sur le juste et l’injuste.

Parce que le langage lui permet de délibérer sur l’utile et le nuisible, ainsi que sur le juste et l’injuste.

Explication

Aristote relie la nature politique de l’être humain à sa capacité de langage, qui rend possible la délibération sur le juste, l’injuste, l’utile et le nuisible. La simple recherche de survie ne suffit pas à expliquer cette définition de l’animal politique.

17. Quelle fin caractérise la cité selon Aristote, au-delà de la simple survie de ses membres ?

L’accumulation des richesses, qui permet aux gouvernants d’assurer leur autonomie.
La conquête de territoires, qui donne à la communauté les moyens de se perpétuer.
La protection contre les dangers, qui constitue à elle seule la fin de la cité.
Le bien vivre, que la communauté politique vise en se formant naturellement.

Le bien vivre, que la communauté politique vise en se formant naturellement.

Explication

Pour Aristote, la cité est naturelle et existe en vue du bien vivre, au-delà du seul fait de vivre. La protection contre les dangers peut contribuer à la vie collective, mais elle ne suffit pas à définir la fin de la cité.

18. Quel critère distingue, chez Aristote, les constitutions droites des constitutions déviées ?

Les constitutions droites favorisent les citoyens riches, tandis que les formes déviées favorisent les citoyens pauvres.
Les constitutions droites reposent sur des lois écrites, tandis que les formes déviées reposent sur des coutumes.
Les constitutions droites visent l’intérêt commun, tandis que les formes déviées servent l’intérêt propre des gouvernants.
Les constitutions droites sont dirigées par un seul, tandis que les formes déviées le sont par plusieurs.

Les constitutions droites visent l’intérêt commun, tandis que les formes déviées servent l’intérêt propre des gouvernants.

Explication

Aristote distingue les régimes selon le nombre de gouvernants et la fin qu’ils poursuivent : les formes droites recherchent le bien commun, les formes déviées l’intérêt propre des gouvernants. Le nombre de dirigeants, pris isolément, ne suffit donc pas à établir cette distinction.

19. Une personne acquiert une vertu morale en répétant une conduite appropriée ; comment Aristote caractérise-t-il cette vertu ?

Comme une aptitude innée, qui évite les excès en appliquant une règle identique à chaque situation.
Comme une émotion spontanée, qui conduit à choisir l’extrême correspondant à ses préférences.
Comme une habitude acquise, qui consiste à suivre le milieu arithmétique entre deux comportements.
Comme une disposition formée par l’habitude, qui trouve un juste milieu déterminé par la prudence.

Comme une disposition formée par l’habitude, qui trouve un juste milieu déterminé par la prudence.

Explication

La vertu morale s’acquiert par l’habitude et consiste en un juste milieu entre deux excès, que la prudence détermine selon la situation. Un milieu arithmétique uniforme néglige le rôle du jugement prudentiel et ne définit donc pas la vertu.

20. Dans quel contexte historique et civique la tragédie athénienne apparaît-elle ?

Au Ve siècle avant notre ère, dans des cérémonies exclusivement privées et familiales.
Au Ve siècle avant notre ère, dans des fêtes à la fois religieuses et civiques.
Au VIe siècle avant notre ère, dans des fêtes séparées de la vie civique de la cité.
Au IVe siècle avant notre ère, dans des assemblées consacrées à la justice et à la guerre.

Au Ve siècle avant notre ère, dans des fêtes à la fois religieuses et civiques.

Explication

La tragédie athénienne naît au Ve siècle avant notre ère dans des fêtes qui ont une dimension religieuse et civique. La situer au IVe siècle déplace la période d’apparition indiquée.

21. Comment l’Orestie d’Eschyle met-elle fin à la chaîne des meurtres familiaux ?

Athéna désigne un roi qui acquitte Oreste et bannit les Érinyes hors du territoire de la cité.
Les Érinyes jugent Oreste elles-mêmes et imposent à sa famille une nouvelle vengeance.
Athéna établit un tribunal de citoyens qui juge Oreste et transforme les Érinyes en protectrices de la cité.
Oreste quitte la cité de son plein gré, ce qui met fin à l’intervention des dieux dans le conflit.

Athéna établit un tribunal de citoyens qui juge Oreste et transforme les Érinyes en protectrices de la cité.

Explication

La chaîne de vengeance est interrompue par l’institution d’un tribunal citoyen par Athéna, qui juge Oreste et transforme les Érinyes en protectrices de la cité. L’exil d’Oreste ne correspond pas à ce dénouement institutionnel.

22. Dans Antigone de Sophocle, pourquoi Antigone s’oppose-t-elle à l’interdiction de Créon d’enterrer Polynice ?

Elle défend le salut de la cité, tandis que Créon invoque les lois non écrites des dieux.
Elle conteste le pouvoir des dieux, tandis que Créon affirme que leurs lois doivent guider la cité.
Elle invoque les lois non écrites des dieux, tandis que Créon invoque le salut de la cité.
Elle réclame que les citoyens jugent Polynice, tandis que Créon défend les règles familiales.

Elle invoque les lois non écrites des dieux, tandis que Créon invoque le salut de la cité.

Explication

Antigone invoque les lois divines non écrites pour enterrer son frère, alors que Créon justifie son interdiction par le salut de la cité. La réponse qui attribue à Antigone la défense de la cité inverse les positions des deux personnages.

23. Quelle cause Thucydide considère-t-il comme la plus vraie pour expliquer la guerre du Péloponnèse ?

Le refus d’Athènes de reconnaître les coutumes religieuses de Sparte.
La rivalité personnelle entre les dirigeants des deux cités.
La peur de Sparte devant la montée en puissance d’Athènes.
Le prétexte avancé par les cités au moment où la guerre éclate.

La peur de Sparte devant la montée en puissance d’Athènes.

Explication

Thucydide distingue les prétextes des causes profondes et attribue la cause la plus vraie à la peur spartiate face à la montée d’Athènes. Un prétexte invoqué au déclenchement du conflit ne doit pas être confondu avec cette explication profonde.

24. Quel changement caractérise la philosophie après la mort d’Alexandre en 323 avant notre ère, lorsque les royaumes hellénistiques absorbent les cités ?

Elle s’oriente davantage vers la maîtrise de soi et la paix intérieure.
Elle privilégie davantage la participation directe aux institutions des cités.
Elle cherche davantage à restaurer les cultes civiques propres à chaque cité.
Elle se concentre davantage sur l’expansion militaire des royaumes hellénistiques.

Elle s’oriente davantage vers la maîtrise de soi et la paix intérieure.

Explication

L’absorption des cités par les royaumes hellénistiques s’accompagne d’un intérêt accru pour la maîtrise de soi et la paix intérieure. La participation aux institutions civiques ne constitue pas le tournant philosophique décrit ici.

25. Pour Épicure, que désigne l’ataraxie dans sa conception du bonheur ?

La satisfaction intense des désirs, qui procure une succession de jouissances corporelles.
L’absence de trouble de l’âme, associée à l’absence de douleur corporelle et à un plaisir stable.
La suppression de toute sensation corporelle, considérée comme la condition du bonheur.
La maîtrise des jugements par le choix de ce qui dépend de nous.

L’absence de trouble de l’âme, associée à l’absence de douleur corporelle et à un plaisir stable.

Explication

L’ataraxie désigne l’absence de trouble de l’âme et s’associe chez Épicure à l’absence de douleur du corps et au plaisir stable. La recherche de jouissances sans limite confond ce plaisir stable avec une quête de sensations toujours plus intenses.

26. Une personne souhaite vivre selon le conseil d’Épicure sur les désirs : quelle conduite devrait-elle adopter ?

Repousser tous ses désirs, y compris ceux qui sont naturels et nécessaires.
Satisfaire ses désirs naturels et nécessaires, et se détourner des désirs vains.
Satisfaire ses désirs vains, et repousser les désirs naturels et nécessaires.
Satisfaire tous ses désirs avec modération, sans distinguer leur nature.

Satisfaire ses désirs naturels et nécessaires, et se détourner des désirs vains.

Explication

Épicure recommande de satisfaire les désirs naturels et nécessaires tout en se détournant des désirs vains. Les satisfaire tous sans distinction néglige précisément le tri des désirs qu’il préconise.

27. Quelle différence distingue la recherche de la tranquillité chez Épicure et chez Épictète ?

Épicure recherche la tranquillité par la réputation et les biens, tandis qu’Épictète la recherche par les plaisirs corporels.
Épicure trie les désirs et définit le plaisir comme absence de trouble, tandis qu’Épictète se concentre sur le jugement et ce qui dépend de nous.
Épicure discipline le jugement et ce qui dépend de nous, tandis qu’Épictète trie les désirs et définit le plaisir comme absence de trouble.
Épicure vise la maîtrise politique des cités, tandis qu’Épictète vise l’accumulation de biens matériels.

Épicure trie les désirs et définit le plaisir comme absence de trouble, tandis qu’Épictète se concentre sur le jugement et ce qui dépend de nous.

Explication

Épicure associe la tranquillité au tri des désirs et à l’absence de trouble, tandis qu’Épictète met l’accent sur le jugement et ce qui dépend de nous. L’autre approche attribue à Épicure le principe stoïcien associé à Épictète.

28. Que signifie l’expression romaine « res publica » ?

L’État et le bien commun.
Le pouvoir légal des magistrats et leurs fonctions.
Les assemblées du peuple et leurs décisions.
L’autorité morale du Sénat et son prestige.

L’État et le bien commun.

Explication

La res publica désigne à la fois l’État et le bien commun. Le pouvoir des magistrats et l’autorité sénatoriale sont des notions distinctes, plutôt que le sens de cette expression.

29. Comment la République romaine répartissait-elle le pouvoir, selon la tradition après sa fondation en 509 avant notre ère ?

Entre les magistrats nommés, les collèges sacerdotaux et les provinces conquises.
Entre le Sénat, les généraux militaires et les prêtres des cultes publics.
Entre les assemblées du peuple, les gouverneurs provinciaux et les rois alliés.
Entre les magistrats élus, le Sénat et les assemblées du peuple.

Entre les magistrats élus, le Sénat et les assemblées du peuple.

Explication

La répartition du pouvoir romain associe les magistrats élus, le Sénat et les assemblées du peuple. Les gouverneurs provinciaux ne remplacent pas ces trois instances dans la description du régime républicain.

30. Dans les institutions romaines, quelle distinction oppose l’auctoritas à la potestas ?

L’auctoritas est le droit de vote du peuple, tandis que la potestas est le prestige religieux des magistrats.
L’auctoritas est le commandement militaire des consuls, tandis que la potestas est le pouvoir judiciaire du Sénat.
L’auctoritas est le pouvoir légal des magistrats, tandis que la potestas est l’autorité morale du Sénat.
L’auctoritas est l’autorité morale du Sénat, tandis que la potestas est le pouvoir légal des magistrats.

L’auctoritas est l’autorité morale du Sénat, tandis que la potestas est le pouvoir légal des magistrats.

Explication

L’auctoritas renvoie à l’autorité morale du Sénat, alors que la potestas désigne le pouvoir légal des magistrats. Inverser ces deux notions constitue une confusion entre prestige institutionnel et compétence juridique.

31. Quel régime Cicéron défend-il, et sur quel fondement distingue-t-il les lois justes ?

Un régime monarchique fondé sur l’autorité du consul, avec la religion comme critère des lois justes.
Un régime aristocratique dirigé par le Sénat, avec la tradition comme fondement de la loi naturelle.
Un régime mixte combinant royauté, aristocratie et démocratie, avec la raison comme fondement de la loi naturelle.
Un régime démocratique fondé sur la volonté populaire, avec la coutume comme critère de justice.

Un régime mixte combinant royauté, aristocratie et démocratie, avec la raison comme fondement de la loi naturelle.

Explication

Cicéron défend un régime mixte associant les principes de la royauté, de l’aristocratie et de la démocratie, et rattache la loi naturelle à la raison. La seule volonté populaire ne rend pas compte de cette combinaison institutionnelle ni de son critère de justice.

32. Quel parcours décrit la transmission de l’Antiquité jusqu’aux institutions médiévales ?

Des traducteurs latins aux universités byzantines, puis aux monastères et aux commentateurs du monde arabe.
Des monastères médiévaux aux copistes byzantins, puis aux traducteurs et commentateurs du monde arabe.
Des copistes byzantins aux traducteurs et commentateurs du monde arabe, puis aux monastères et universités médiévales.
Des universités médiévales aux traducteurs du monde arabe, puis aux copistes byzantins et aux monastères.

Des copistes byzantins aux traducteurs et commentateurs du monde arabe, puis aux monastères et universités médiévales.

Explication

La transmission passe par les copistes byzantins, les traducteurs et commentateurs du monde arabe, puis les monastères et les universités médiévales. Le parcours inverse la chronologie en plaçant les institutions médiévales avant les relais byzantins.

33. Que met en évidence la notion de translation studii lorsqu’on considère aussi le rôle de la traduction ?

Le savoir est transféré d’Athènes à Rome puis à l’Occident chrétien, et sa traduction transforme aussi ce qu’elle transmet.
Le savoir reste inchangé lors de son transfert d’Athènes à Rome puis à l’Occident chrétien, car la traduction le conserve.
Le savoir passe de Rome à Athènes puis à l’Occident chrétien, où les traductions rétablissent sa forme initiale.
Le savoir est transféré d’Athènes à l’Occident chrétien sans passer par Rome, et la traduction en garantit la stabilité.

Le savoir est transféré d’Athènes à Rome puis à l’Occident chrétien, et sa traduction transforme aussi ce qu’elle transmet.

Explication

La translation studii décrit le déplacement du savoir d’Athènes à Rome puis à l’Occident chrétien, tandis que la traduction transforme aussi ce qu’elle transmet. L’idée d’une conservation sans transformation confond transmission et traduction.

34. Quelle question la querelle des Anciens et des Modernes, lancée par Charles Perrault en 1687, met-elle en débat ?

Faut-il transmettre les textes anciens par les monastères ou les universités ?
Faut-il imiter les Anciens ou chercher à les dépasser ?
Faut-il préserver les manuscrits antiques ou les remplacer par des œuvres nouvelles ?
Faut-il privilégier les traductions latines ou les commentaires arabes ?

Faut-il imiter les Anciens ou chercher à les dépasser ?

Explication

La querelle interroge le choix entre l’imitation des Anciens et leur dépassement. La question des lieux de transmission concerne les relais médiévaux, et non l’enjeu central de cette querelle.

35. Comment les deux conceptions de l’héritage antique éclairent-elles la comparaison de Pascal entre les Anciens et l’humanité ?

L’Antiquité peut être une autorité à imiter ou une étape dépassée par l’accumulation du savoir ; Pascal la compare à l’âge adulte de l’humanité.
L’Antiquité peut être une étape à préserver ou une autorité dépassée par l’accumulation du savoir ; Pascal la compare à la vieillesse de l’humanité.
L’Antiquité peut être une étape à imiter ou une autorité dépassée par l’accumulation du savoir ; Pascal la compare à la maturité de l’humanité.
L’Antiquité peut être une autorité à imiter ou une étape dépassée par l’accumulation du savoir ; Pascal la compare à l’enfance de l’humanité.

L’Antiquité peut être une autorité à imiter ou une étape dépassée par l’accumulation du savoir ; Pascal la compare à l’enfance de l’humanité.

Explication

L’héritage antique peut être traité comme une autorité à imiter ou comme une étape dépassée par l’accumulation du savoir ; Pascal le présente comme l’enfance de l’humanité. L’image de l’âge adulte ne correspond pas à la comparaison qu’il propose.

36. Lorsqu’une dissertation mobilise une notion héritée du grec ou du latin, quelle démarche permet d’en éclairer l’évolution ?

Présenter plusieurs traductions anciennes sans examiner leur rapport au sens présent.
Établir son sens ancien, préciser son étendue, puis le comparer à son sens actuel.
Définir la notion par son usage contemporain, puis écarter ses emplois historiques.
Retenir son sens actuel, puis chercher une traduction ancienne qui lui ressemble.

Établir son sens ancien, préciser son étendue, puis le comparer à son sens actuel.

Explication

Cette démarche fait apparaître à la fois le contenu ancien de la notion et l’écart qui la sépare de son sens actuel. Se limiter au sens présent ne permet pas d’analyser cette évolution.

37. Une copie cite un exemple philosophique pour éclairer son sujet : que faut-il faire pour l’exploiter rigoureusement ?

Décrire le passage et son contexte, puis privilégier son intérêt historique plutôt que le sujet.
Reformuler l’exemple selon les besoins du raisonnement, puis le rattacher à une idée générale.
Présenter l’auteur et l’œuvre, puis laisser l’exemple parler de lui-même dans l’argumentation.
Situer l’auteur, l’œuvre et le passage, restituer l’exemple, analyser sa portée et le relier au sujet.

Situer l’auteur, l’œuvre et le passage, restituer l’exemple, analyser sa portée et le relier au sujet.

Explication

Un exemple utile exige une restitution exacte, une analyse de ce qu’il montre et un lien explicite avec le sujet. Présenter les références sans expliquer la portée de l’exemple ne suffit pas à l’argumenter.

38. Quelle opposition caractérise les conceptions de la mimèsis chez Platon et Aristote ?

Platon et Aristote la condamnent tous deux comme éloignement de la connaissance véritable.
Platon la critique comme imitation des actions humaines, tandis qu’Aristote la défend comme représentation fidèle du réel.
Platon la critique comme copie de copies, tandis qu’Aristote y voit une source naturelle de connaissance et de plaisir.
Platon la valorise comme source naturelle de connaissance, tandis qu’Aristote la critique comme copie de copies.

Platon la critique comme copie de copies, tandis qu’Aristote y voit une source naturelle de connaissance et de plaisir.

Explication

Platon critique la mimèsis en raison de son éloignement du réel, tandis qu’Aristote lui reconnaît une valeur cognitive et plaisante. L’idée que les deux philosophes la condamnent confond leurs positions.

39. Pour construire un plan à partir de deux positions antiques opposées, quelle démarche permet d’éviter une simple juxtaposition ?

Réduire les deux positions à un accord général, puis illustrer cet accord par un exemple antique.
Faire dialoguer les deux positions, puis les dépasser par une référence moderne ou une distinction conceptuelle.
Présenter séparément les deux positions, puis conclure en répétant celle qui paraît la plus convaincante.
Choisir l’une des positions comme réponse, puis utiliser l’autre comme objection secondaire.

Faire dialoguer les deux positions, puis les dépasser par une référence moderne ou une distinction conceptuelle.

Explication

Le plan doit confronter les positions antiques avant de les dépasser grâce à un apport moderne ou à une distinction conceptuelle. Répéter une position en conclusion ne construit pas ce dépassement.

40. Une réflexion sur l’obéissance aux lois doit distinguer plusieurs attitudes : laquelle associe correctement la contestation d’une loi et la désobéissance publique ?

Désobéir en privé à une règle contestée, ou respecter les lois qui rendent la cité possible.
Contester une loi au nom d’une justice supérieure, ou désobéir publiquement en acceptant la sanction.
Respecter les lois qui fondent la cité, ou contester une loi tout en évitant toute sanction.
Remplacer une loi contestée par une règle personnelle, ou refuser de participer à la vie civique.

Contester une loi au nom d’une justice supérieure, ou désobéir publiquement en acceptant la sanction.

Explication

La contestation invoque une justice supérieure, tandis que la désobéissance publique assume la sanction. Éviter toute sanction ne correspond pas à cette dernière attitude.

41. Quel réflexe aide à éviter l’emploi de citations philosophiques fausses dans une copie ?

Attribuer les citations courantes au penseur auquel elles correspondent le mieux par leur thème.
Vérifier la source des formulations attribuées, notamment celles associées à Socrate ou à Marc Aurèle.
Retenir les formules célèbres dès lors qu’elles résument bien une idée philosophique connue.
Remplacer toute citation incertaine par une formule antique reformulée de mémoire.

Vérifier la source des formulations attribuées, notamment celles associées à Socrate ou à Marc Aurèle.

Explication

La vérification de la source permet d’éviter de reproduire des citations fausses ou des attributions douteuses. Une formule célèbre n’est pas fiable du seul fait qu’elle résume une idée connue.

42. Dans une dissertation, que doit faire le rédacteur pour qu’un exemple ne soit pas simplement plaqué sur l’argument ?

Expliquer ce que l’exemple démontre en rapport avec le sujet, par exemple un conflit entre loi et norme.
Choisir un exemple célèbre dont le thème général ressemble à celui de la question.
Utiliser l’exemple pour résumer le contexte historique avant de passer à l’argument suivant.
Décrire l’exemple avec précision, puis laisser le lecteur établir son rapport avec le sujet.

Expliquer ce que l’exemple démontre en rapport avec le sujet, par exemple un conflit entre loi et norme.

Explication

Un exemple prend sa valeur argumentative lorsque son apport au sujet est explicitement expliqué. La seule description de l’exemple laisse au lecteur la tâche de construire ce lien.

43. Quelle formulation évite deux contresens fréquents sur les doctrines antiques ?

Épicure rejette tout plaisir, et le stoïcisme recommande de contester les règles de la cité.
Épicure défend la jouissance illimitée, et le stoïcisme enseigne l’acceptation résignée des événements.
Épicure réduit le bonheur aux droits civiques, et le stoïcisme le fonde sur la recherche du plaisir.
Épicure ne prône pas la jouissance illimitée, et le stoïcisme ne se réduit pas à la résignation.

Épicure ne prône pas la jouissance illimitée, et le stoïcisme ne se réduit pas à la résignation.

Explication

Ces deux doctrines ne se confondent ni avec la jouissance sans limites ni avec la résignation. Présenter Épicure comme partisan des plaisirs illimités reprend précisément l’une des réductions signalées.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Héritage grec et latin.

Que désigne le mythe dans la distinction entre mythe et logos ?

Un récit transmis expliquant l’origine du monde, des dieux et des hommes.

Que désigne le logos dans la distinction entre mythe et logos ?

La parole, le discours rationnel et la raison.

Quel principe Thalès, Anaximandre et Héraclite proposent-ils respectivement ?

L’eau, l’illimité et le feu.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Héritage grec et latin.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM