QCM : Héritages et agricultures des DROM (7 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une sucrerie doit organiser la coupe et la transformation de la canne :

La production exige de grandes exploitations et une main-d’œuvre abondante et servile.
Après la coupe, la teneur en sucre augmente si la transformation est retardée.
Les moulins sont financés par les capitaux des travailleurs serviles des plantations.
Les capitaux métropolitains financent les moulins hydrauliques, puis les moulins à vapeur.
La canne coupée doit être transformée rapidement, car sa teneur en sucre diminue avec sa fraîcheur.

La production exige de grandes exploitations et une main-d’œuvre abondante et servile. · Les capitaux métropolitains financent les moulins hydrauliques, puis les moulins à vapeur. · La canne coupée doit être transformée rapidement, car sa teneur en sucre diminue avec sa fraîcheur.

Explication

La canne perd rapidement de sa teneur en sucre après la coupe, ce qui impose une transformation rapide. Le système requiert de grandes exploitations, une main-d’œuvre abondante et servile, ainsi que des capitaux métropolitains pour financer les moulins ; retarder la transformation ne préserve donc pas le sucre.

2. Concernant la main-d’œuvre et les groupes sociaux liés aux plantations :

Les békés désignent les populations mises en servitude dans les plantations martiniquaises.
Aux Antilles et à La Réunion, la main-d’œuvre servile est notamment importée d’Afrique de l’Ouest.
À La Réunion, les esclaves importés viennent du Mozambique et de Madagascar, mais pas d’Afrique de l’Ouest.
À La Réunion, les esclaves importés proviennent d’Afrique de l’Ouest, mais aussi des Antilles.
En Martinique et en Guadeloupe, la minorité dominante est constituée de petits propriétaires blancs.

Aux Antilles et à La Réunion, la main-d’œuvre servile est notamment importée d’Afrique de l’Ouest.

Explication

La contrainte de résidence de la main-d’œuvre entraîne l’importation d’esclaves d’Afrique de l’Ouest aux Antilles et à La Réunion ; à La Réunion, des personnes viennent aussi du Mozambique et de Madagascar. Les grands propriétaires blancs dominent en Martinique et en Guadeloupe, tandis que les békés sont des familles descendantes des premiers colons français, et non des personnes mises en servitude.

3. À La Réunion, quelles transformations sociales accompagnent le développement de la canne et l’après-abolition ?

Après 1815, les petits propriétaires blancs s’installent dans les zones littorales les plus propices à la canne.
Après 1815, la concentration foncière évince des petits propriétaires blancs vers les Hauts, moins favorables à la canne.
Le recrutement des coolies contribue à diversifier les origines ethniques de la population réunionnaise.
Après l’abolition, les grands propriétaires réunionnais recourent à une main-d’œuvre indienne appelée « coolies ».
Les coolies désignent les travailleurs esclaves recrutés avant l’abolition de l’esclavage.

Après 1815, la concentration foncière évince des petits propriétaires blancs vers les Hauts, moins favorables à la canne. · Le recrutement des coolies contribue à diversifier les origines ethniques de la population réunionnaise. · Après l’abolition, les grands propriétaires réunionnais recourent à une main-d’œuvre indienne appelée « coolies ».

Explication

Le développement de la canne après 1815 entraîne une concentration des terres et l’installation de petits propriétaires blancs dans les Hauts, moins propices à cette culture. Après l’abolition, les grands propriétaires recrutent des travailleurs indiens appelés coolies, ce qui diversifie les origines de la population ; les coolies ne sont pas des travailleurs esclaves.

4. En comparant les données agricoles de la Guadeloupe et de la Guyane en 2016, quelles propositions sont exactes ?

La SAU guyanaise atteint 4 % du territoire, dont 96 % est couvert de forêt.
La Guyane possède une SAU de 0,4 % et une couverture forestière de 96 %.
En Martinique, 56 % des 2 600 exploitations sont des micro-exploitations.
La SAU représente 30 % du territoire guadeloupéen, contre 0,4 % en Guyane.
Les petites exploitations représentent 31 % des exploitations martiniquaises.

La Guyane possède une SAU de 0,4 % et une couverture forestière de 96 %. · En Martinique, 56 % des 2 600 exploitations sont des micro-exploitations. · La SAU représente 30 % du territoire guadeloupéen, contre 0,4 % en Guyane. · Les petites exploitations représentent 31 % des exploitations martiniquaises.

Explication

En 2016, la SAU couvre 30 % de la Guadeloupe et 0,4 % de la Guyane, où la forêt couvre 96 % du territoire. En Martinique, les micro-exploitations forment 56 % des 2 600 exploitations et les petites 31 % ; la valeur de 4 % pour la SAU guyanaise est erronée.

5. Une exploitation martiniquaise consacre 5 000 ha à la banane et 6 000 ha à la canne : parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La banane occupe 5 000 ha et sa production atteint 135 000 tonnes.
La production de canne à sucre est supérieure à 200 000 tonnes.
La canne à sucre occupe 6 000 ha et produit 204 000 tonnes.
Les surfaces consacrées à la banane et à la canne totalisent 11 000 ha.
Sur les 135 000 tonnes de bananes produites, 132 000 sont exportées vers l’Hexagone.

La banane occupe 5 000 ha et sa production atteint 135 000 tonnes. · La production de canne à sucre est supérieure à 200 000 tonnes. · La canne à sucre occupe 6 000 ha et produit 204 000 tonnes. · Les surfaces consacrées à la banane et à la canne totalisent 11 000 ha. · Sur les 135 000 tonnes de bananes produites, 132 000 sont exportées vers l’Hexagone.

Explication

La banane occupe 5 000 ha pour 135 000 tonnes, dont 132 000 sont exportées vers l’Hexagone. La canne occupe 6 000 ha et produit 204 000 tonnes ; les deux cultures couvrent donc ensemble 11 000 ha.

6. Au-dessus des espaces cultivés en canne à La Réunion, quelles propositions décrivent correctement l’occupation des versants ?

Au-dessus de la canne, la côte au vent accueille principalement des cultures vivrières.
Sur la côte au vent, les hauteurs non cultivées en canne sont vouées à l’élevage.
Sur la côte au vent, la forêt ombrophile prend place au-dessus de la zone de canne.
Sur la côte sous le vent, les zones trop élevées deviennent des forêts ombrophiles.
Sur la côte sous le vent, les zones trop élevées sont consacrées à la seule culture florale.

Sur la côte au vent, la forêt ombrophile prend place au-dessus de la zone de canne.

Explication

Au-dessus de la zone de culture de la canne, la côte au vent laisse place à la forêt ombrophile. Sur la côte sous le vent, les secteurs trop élevés sont consacrés aux cultures florales, vivrières ou à l’élevage ; les autres propositions attribuent ces usages au mauvais versant ou réduisent la diversité des activités.

7. Au sujet des projets coloniaux et des spécialisations, quelles propositions sont exactes ?

Saint-Pierre-et-Miquelon constitue un centre stratégique de pêche à la morue.
Les besoins importants en sucre contribuent à la réorientation du projet réunionnais.
La perte de l’île de France et de Saint-Domingue favorise la canne réunionnaise.
La perte de Saint-Domingue et de l’île de France détourne la Réunion de la canne.
Saint-Pierre-et-Miquelon est découvert en 1520 par G. Cartier.

Saint-Pierre-et-Miquelon constitue un centre stratégique de pêche à la morue. · Les besoins importants en sucre contribuent à la réorientation du projet réunionnais. · La perte de l’île de France et de Saint-Domingue favorise la canne réunionnaise.

Explication

La perte de ces territoires, face aux besoins en sucre, favorise la réorientation réunionnaise vers la canne, avec davantage de succès. Saint-Pierre-et-Miquelon est découvert par João Álvares Fagundes, et non par G. Cartier ; il constitue bien un centre stratégique de pêche à la morue.

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Quel est l’objectif agricole du projet colonial français dans les terres tropicales ?

Produire des denrées agricoles complémentaires de celles de la métropole tempérée.

À quelle culture les Antilles françaises se spécialisent-elles rapidement ?

À la canne à sucre, qui représente alors 85 % des exportations.

À quoi sert d’abord La Réunion sur la route des Indes ?

À ravitailler les navires à l’île de France.

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