QCM : Histoire antique du droit (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quoi renvoie l’expression « droits cunéiformes » dans le contexte mésopotamien ?

À des droits gravés en hiéroglyphes, réunissant des décisions royales et des règles administratives
À des droits connus par des textes en écriture cunéiforme, réunissant notamment des règles souveraines et des décisions de justice
À des droits transmis par des récits oraux, réunissant des coutumes familiales et des prescriptions religieuses
À des droits formulés par les assemblées urbaines, réunissant des usages commerciaux et des décisions militaires

À des droits connus par des textes en écriture cunéiforme, réunissant notamment des règles souveraines et des décisions de justice

Explication

Les droits cunéiformes sont connus grâce à des textes rédigés en écriture cunéiforme, qui compilent notamment des règles émanant des souverains et des décisions judiciaires. Les textes hiéroglyphiques relèvent d’un autre contexte d’écriture et ne définissent pas ces droits mésopotamiens.

2. Quelle datation est attribuée au code d’Hammourabi, découvert en 1902 par des archéologues français ?

Il daterait de 1750 avant notre ère
Il daterait de 2050 avant notre ère
Il daterait de 1930 avant notre ère
Il daterait de 1200 avant notre ère

Il daterait de 1750 avant notre ère

Explication

Le code d’Hammourabi daterait de 1750 avant notre ère et sa découverte est attribuée à des archéologues français en 1902. La date de 2050 avant notre ère est associée au code d’Ur-Nammu.

3. Quelle caractéristique décrit le mieux le contenu du code d’Hammourabi ?

Il expose des prescriptions religieuses destinées à unifier les royaumes par un culte commun
Il regroupe des règles de droit du travail, pénal et civil présentées sous forme de tablettes
Il rassemble des tarifs de compositions pécuniaires sans distinguer les personnes concernées par les cas
Il rassemble 282 articles proposant des solutions à des cas concrets selon la qualité des protagonistes

Il rassemble 282 articles proposant des solutions à des cas concrets selon la qualité des protagonistes

Explication

Le code compte 282 articles proposant des solutions jurisprudentielles à des cas concrets, en tenant compte de la qualité des protagonistes. Les tarifs de compositions pécuniaires élaborés à partir de cas concrets caractérisent plutôt le code d’Ur-Nammu.

4. Quelle évolution de la justice illustre la combinaison, dans le code d’Hammourabi, du Talion, des compositions pécuniaires et des peines publiques ?

Le maintien d’une vengeance privée, les compositions étant décidées par les familles
La séparation complète entre les sanctions pénales et les décisions de l’autorité publique
Le passage d’une vengeance privée à une justice où intervient l’autorité publique
Le remplacement des peines publiques par des réparations fixées entre particuliers

Le passage d’une vengeance privée à une justice où intervient l’autorité publique

Explication

La présence de compositions pécuniaires et de peines prononcées par l’autorité publique montre que la justice dépasse la vengeance exercée entre particuliers. La vengeance privée relève des individus, alors que les peines publiques impliquent une autorité.

5. Jusqu’à quel événement s’étend l’histoire de l’Égypte antique, caractérisée par une organisation politique fortement religieuse ?

Jusqu’à l’unification des royaumes de Sumer et d’Accad, après plus de trois millénaires
Jusqu’à la conquête romaine en 30 avant notre ère, après plus de trois millénaires
Jusqu’à la fondation d’Akhetaton au XIIIe siècle avant notre ère, après deux millénaires
Jusqu’à la conquête romaine en 1200 avant notre ère, après environ un millénaire

Jusqu’à la conquête romaine en 30 avant notre ère, après plus de trois millénaires

Explication

L’histoire égyptienne s’étend sur plus de trois millénaires et prend fin avec la conquête romaine en 30 avant notre ère. La fondation d’Akhetaton est un événement du règne d’Akhenaton, et non la fin de l’histoire de l’Égypte antique.

6. Comment se répartissent les rôles entre le pharaon et le premier ministre en Égypte antique ?

Le pharaon exerce le pouvoir souverain divinisé, tandis que le premier ministre dirige l’administration centrale avec l’aide de scribes
Le premier ministre détient le pouvoir souverain divinisé, tandis que le pharaon dirige l’administration centrale avec l’aide de scribes
Les scribes exercent le pouvoir souverain, tandis que le premier ministre dirige le culte et le pharaon les tribunaux
Le pharaon dirige les nomes comme un administrateur, tandis que les scribes détiennent le pouvoir souverain

Le pharaon exerce le pouvoir souverain divinisé, tandis que le premier ministre dirige l’administration centrale avec l’aide de scribes

Explication

Le pharaon est présenté comme un souverain divinisé doté d’un pouvoir absolu, tandis que le premier ministre dirige l’administration centrale et s’appuie sur des scribes. La confusion consiste à attribuer au premier ministre le pouvoir souverain du pharaon.

7. Quelle transformation religieuse et politique a lieu sous Aménophis IV, devenu Akhenaton ?

Le culte d’Amon est remplacé par celui des Hittites, et la Syrie devient la nouvelle capitale
Le culte d’Amon est maintenu aux côtés de plusieurs dieux, et les nomes deviennent indépendants
Le culte d’Amon est remplacé par celui d’Aton, présenté comme dieu unique, et Akhetaton est fondée
Le culte d’Aton est remplacé par celui d’Amon, présenté comme dieu unique, et Akhetaton est abandonnée

Le culte d’Amon est remplacé par celui d’Aton, présenté comme dieu unique, et Akhetaton est fondée

Explication

Sous Akhenaton, le culte d’Amon est remplacé par celui d’Aton, présenté comme dieu unique, et une nouvelle capitale, Akhetaton, est fondée. L’inversion des cultes attribue à Amon la place accordée à Aton dans cette réforme.

8. Une femme égyptienne souhaite conserver sa capacité juridique et mettre fin à son mariage : quelle affirmation correspond au droit égyptien antique ?

Elle perd sa capacité juridique lors du mariage, et la répudiation remplace le divorce
Elle peut conserver sa pleine capacité juridique, et le divorce comme le concubinage sont reconnus
Elle est soumise à son père puis à son mari, et le divorce n’existe pas dans ce droit
Elle conserve une capacité juridique limitée, et le divorce est remplacé par une séparation religieuse

Elle peut conserver sa pleine capacité juridique, et le divorce comme le concubinage sont reconnus

Explication

Les femmes égyptiennes peuvent conserver leur pleine capacité juridique, et le divorce ainsi que le concubinage sont reconnus. La soumission au père puis au mari et l’absence de divorce caractérisent le droit hébraïque présenté ici, et non le droit égyptien.

9. Quels textes constituent des sources importantes de connaissance du droit hébraïque ?

Les récits des prophètes, formés de cinq livres, et les traités conclus avec les Hittites
Les textes des nomes, réunis par les scribes, et les décrets administratifs des pharaons
La Torah, formée des cinq livres du Pentateuque, et les textes juridiques du Décalogue
Les lois d’Esnunna, regroupées en tablettes, et les décisions des souverains mésopotamiens

La Torah, formée des cinq livres du Pentateuque, et les textes juridiques du Décalogue

Explication

Le droit hébraïque est notamment connu par la Torah, constituée des cinq livres du Pentateuque, ainsi que par les textes juridiques du Décalogue. Les lois d’Esnunna sont des textes mésopotamiens et ne sont pas des sources du droit hébraïque.

10. Qu’est-ce qui caractérise le droit hébraïque en tant que droit religieux ?

Les règles juridiques y sont principalement définies par les échanges commerciaux et agricoles
Les règles juridiques et les prescriptions religieuses y sont intimement liées
Les règles juridiques y sont séparées des prescriptions religieuses et confiées aux gouverneurs
Les règles juridiques y découlent des décisions des souverains et des cas jugés par les tribunaux

Les règles juridiques et les prescriptions religieuses y sont intimement liées

Explication

Le droit hébraïque est un droit religieux où les règles juridiques et les prescriptions religieuses sont intimement liées. Un système fondé sur des décisions souveraines et des cas judiciaires renvoie plutôt aux droits cunéiformes mésopotamiens.

11. Quelle distinction caractérise le statut de la femme hébraïque dans le droit présenté ici ?

Elle conserve sa pleine capacité juridique et peut divorcer, tandis que la répudiation est écartée
Elle est soumise au père puis au mari, mais le divorce est reconnu et la répudiation écartée
Elle est soumise au père puis au mari et peut être répudiée, tandis que le divorce n’existe pas
Elle relève d’abord du mari puis du père et peut divorcer, tandis que le concubinage est reconnu

Elle est soumise au père puis au mari et peut être répudiée, tandis que le divorce n’existe pas

Explication

Le statut de la femme hébraïque est marqué par la soumission au père puis au mari et par la possibilité de répudiation, alors que le divorce n’existe pas dans ce droit. La reconnaissance du divorce et le maintien de la pleine capacité juridique caractérisent plutôt le droit égyptien présenté ici.

12. Quelle organisation politique caractérise l’époque héroïque ou homérique en Grèce ?

Des tyrans, des ligues de cités et des tribunaux soumis aux aristocrates
Des magistrats élus, une assemblée législative et des tribunaux professionnels
Des rois, des assemblées populaires consultatives et l’arbitrage de sages
Des chefs de famille, des conseils militaires et une justice rendue par des prêtres

Des rois, des assemblées populaires consultatives et l’arbitrage de sages

Explication

L’époque homérique associe la royauté à des assemblées consultatives et à l’arbitrage de sages. Les magistrats élus et les tribunaux professionnels ne caractérisent pas l’organisation décrite pour cette période.

13. Quelle évolution générale connaît la justice dans la Grèce antique ?

Elle passe de la vengeance privée à la justice familiale, puis à l’arbitrage.
Elle passe de la justice étatique à l’arbitrage, puis à la vengeance privée.
Elle passe de la vengeance privée à l’arbitrage, puis à une justice étatique.
Elle passe de l’arbitrage à la justice étatique, puis au jugement familial.

Elle passe de la vengeance privée à l’arbitrage, puis à une justice étatique.

Explication

L’évolution suit le passage de la vengeance privée à l’arbitrage, puis à la justice étatique. La justice étatique ne précède pas l’arbitrage dans cette succession.

14. Quelle transformation Dracon apporte-t-il à la justice athénienne aux VIIe et VIe siècles avant notre ère ?

Il donne au peuple l’accès aux tribunaux et interdit l’asservissement pour dette.
Il remplace la justice coutumière des chefs de famille par une justice étatique et interdit la vengeance privée.
Il remplace les tribunaux étatiques par l’arbitrage des sages et adoucit les peines pénales.
Il confie la justice aux chefs de famille et autorise la vengeance privée pour les infractions graves.

Il remplace la justice coutumière des chefs de famille par une justice étatique et interdit la vengeance privée.

Explication

Dracon étatiste la justice en remplacement de la justice coutumière familiale et proscrit la vengeance privée. L’accès populaire aux tribunaux et l’interdiction de l’asservissement pour dette sont associés aux réformes de Solon.

15. Quelle mesure distingue les réformes de Solon de celles de Dracon ?

Solon impose la peine de mort pour les infractions légères et interdit la vengeance privée.
Solon supprime les assemblées populaires et confie les affaires aux seuls arbitres sages.
Solon interdit l’asservissement pour dette et ouvre au peuple l’accès à l’Ecclésia et aux Héliastes.
Solon rétablit la justice coutumière des chefs de famille et restreint les tribunaux populaires.

Solon interdit l’asservissement pour dette et ouvre au peuple l’accès à l’Ecclésia et aux Héliastes.

Explication

Solon interdit l’asservissement pour dette et élargit la participation populaire à l’Ecclésia et au tribunal des Héliastes. L’interdiction de la vengeance privée et la peine de mort même pour des infractions légères caractérisent les lois de Dracon.

16. Quel aspect constitue principalement l’apport grec au droit ?

Les institutions judiciaires privées, les règles commerciales et les sanctions pénales
Les doctrines politiques, le droit public et les notions philosophiques
Les techniques juridiques privées, les contrats et les procédures pénales
Les méthodes de rédaction législative, les codes privés et les tribunaux criminels

Les doctrines politiques, le droit public et les notions philosophiques

Explication

L’héritage grec est surtout doctrinal et public, avec une forte place accordée aux notions philosophiques. Les techniques juridiques du droit privé et pénal sont moins déterminantes dans cet héritage.

17. Que désigne le terme grec « nomos » ?

L’égalité devant la loi
Le pouvoir de gouverner
La loi
L’égalité de parole

La loi

Explication

Le nomos désigne la loi dans la pensée grecque. L’égalité de parole correspond à l’iségorie, tandis que l’égalité devant la loi est l’isonomia.

18. Dans une cité où les citoyens sont soumis aux mêmes règles juridiques, quelle notion grecque est illustrée ?

L’iségorie
L’isonomia
La timocratie
Le nomos

L’isonomia

Explication

L’isonomia désigne l’égalité des citoyens devant la loi. L’iségorie concerne plutôt l’égalité de parole, et non l’égalité de traitement juridique.

19. Quelle distinction Aristote établit-il entre les formes de régime politique ?

Il oppose les formes pures, démocratie et oligarchie, aux formes dégénérées, monarchie et aristocratie.
Il oppose les formes pures, monarchie et aristocratie, aux formes dégénérées, tyrannie, oligarchie et démagogie.
Il classe les régimes en aristocratie, timocratie, oligarchie et démocratie, sans distinguer formes pures et dégénérées.
Il distingue la monarchie et la tyrannie comme formes pures, puis la démocratie et la démagogie comme formes dégénérées.

Il oppose les formes pures, monarchie et aristocratie, aux formes dégénérées, tyrannie, oligarchie et démagogie.

Explication

Aristote sépare la monarchie et l’aristocratie, formes pures, de la tyrannie, de l’oligarchie et de la démagogie, formes dégénérées. La classification en aristocratie, timocratie, oligarchie et démocratie est celle de Platon.

20. Jusqu’à quelle année avant notre ère Rome est-elle gouvernée par une royauté avant de devenir une république ?

Jusqu’en 509 avant notre ère
Jusqu’en 451 avant notre ère
Jusqu’en 27 avant notre ère
Jusqu’en 753 avant notre ère

Jusqu’en 509 avant notre ère

Explication

La royauté romaine précède l’établissement de la République en 509 avant notre ère. L’année 27 avant notre ère est associée à une période bien postérieure, et non à la fin de la royauté.

21. Comment le roi romain accède-t-il à sa fonction sous la royauté ?

Il est choisi par l’assemblée populaire, puis transmet automatiquement sa charge à son héritier.
Il hérite du trône de son père, puis reçoit l’acclamation du sénat et une consécration religieuse.
Il est désigné après consultation des dieux, acclamé par l’assemblée et consacré religieusement, sans succession héréditaire.
Il est élu par les chefs de famille, puis entre en fonction sans cérémonie religieuse ni consultation divine.

Il est désigné après consultation des dieux, acclamé par l’assemblée et consacré religieusement, sans succession héréditaire.

Explication

La désignation du roi romain implique une consultation des dieux, l’acclamation de l’assemblée du peuple et une consécration religieuse, mais la fonction n’est pas héréditaire. La succession de père en fils confond cette royauté avec une royauté héréditaire.

22. Que signifie l’« imperium » dans la royauté romaine ?

Le pouvoir de donner des ordres et de se faire obéir, y compris par la force si nécessaire
Le droit de conseiller le roi et de participer à la désignation de son successeur
Le devoir d’accomplir des rites religieux et de consulter les dieux avant toute décision
Le pouvoir de représenter les citoyens et de voter les décisions de l’assemblée

Le pouvoir de donner des ordres et de se faire obéir, y compris par la force si nécessaire

Explication

L’imperium est un pouvoir de commandement qui permet d’exiger l’obéissance et, si nécessaire, de recourir à la force. Le conseil au roi et la contribution à sa désignation sont plutôt des fonctions du sénat royal.

23. Comment le pouvoir est-il réparti sous la République romaine ?

Entre le sénat, les magistrats et les assemblées populaires
Entre le sénat, les légions et les gouverneurs provinciaux
Entre les tribuns, les préteurs et les provinces romaines
Entre les consuls, les prêtres et les chefs militaires

Entre le sénat, les magistrats et les assemblées populaires

Explication

Le régime républicain répartit le pouvoir entre le sénat, les magistrats et les assemblées populaires. Les légions et les gouverneurs interviennent dans la vie romaine, mais ne constituent pas les trois composantes institutionnelles mentionnées ici.

24. Quelle responsabilité relève du sénat romain sous la République ?

Gérer le trésor public et orienter la politique étrangère
Élire les magistrats et juger les appels les plus graves
Répartir les citoyens dans les tribus selon leur fortune
Voter les plébiscites et fixer leur force juridique

Gérer le trésor public et orienter la politique étrangère

Explication

Le sénat intervient dans la gestion du trésor public, des impôts, des terres de l’État, des levées de troupes et de la politique étrangère. L’élection des magistrats et le jugement de certains appels relèvent des comices centuriates.

25. Un citoyen souhaite identifier l’assemblée qui élit les magistrats et peut juger en appel les condamnations les plus graves : laquelle est-ce ?

Le collège des censeurs
Les comices centuriates
Le sénat romain
Les comices plébéiens

Les comices centuriates

Explication

Les comices centuriates élisent les magistrats et jugent en appel les condamnations les plus graves, en plus de voter les lois sous réserve de l’approbation du sénat. Les comices plébéiens votent des plébiscites, ce qui explique la confusion possible entre ces assemblées.

26. Quel effet la loi Hortensia produit-elle au IIIe siècle avant notre ère ?

Elle donne aux plébiscites force de loi pour tous les citoyens
Elle accorde aux comices centuriates le contrôle des impôts
Elle réserve aux patriciens le vote des lois dans les comices
Elle confie au sénat l’élection des magistrats de la République

Elle donne aux plébiscites force de loi pour tous les citoyens

Explication

La loi Hortensia donne aux plébiscites force de loi pour l’ensemble des citoyens, et non plus pour les seuls plébéiens. Elle ne transfère pas au sénat la fonction d’élire les magistrats.

27. Quel rôle le prêteur joue-t-il dans l’administration de la justice romaine ?

Il garde le trésor et perçoit les impôts pour la République
Il adapte le droit par ses édits et possède l’imperium
Il recense les biens et répartit les citoyens dans les centuries
Il protège les plébéiens en opposant son veto aux magistrats

Il adapte le droit par ses édits et possède l’imperium

Explication

Le prêteur dispose notamment de la jurisdictio et de l’imperium, et adapte le droit par ses édits. Le recensement et la répartition des citoyens relèvent plutôt des censeurs.

28. À quel rythme les deux censeurs sont-ils élus, et pour quelle durée ?

Tous les cinq ans, pour un mandat de douze mois
Tous les deux ans, pour un mandat de cinq ans
Tous les dix-huit mois, pour un mandat de cinq ans
Tous les cinq ans, pour un mandat de dix-huit mois

Tous les cinq ans, pour un mandat de dix-huit mois

Explication

Les deux censeurs sont élus tous les cinq ans et exercent leur charge pendant dix-huit mois. La durée du mandat ne correspond donc pas à l’intervalle séparant leurs élections.

29. Un tribun de la plèbe tente d’empêcher l’action d’un dictateur : quelle limite institutionnelle s’applique ?

Il peut condamner le dictateur, mais ne peut pas l’arrêter
Son veto ne permet pas d’arrêter ni de condamner le dictateur
Il peut arrêter le dictateur, mais doit laisser le jugement au sénat
Son veto suspend l’action du dictateur jusqu’au vote des comices

Son veto ne permet pas d’arrêter ni de condamner le dictateur

Explication

Le veto tribunicien peut bloquer l’action d’un magistrat ordinaire, mais les tribuns ne peuvent ni arrêter ni condamner le dictateur. Leur pouvoir de veto n’écarte donc pas cette limite particulière.

30. Que désigne le jus civile dans le droit romain ?

Le droit régissant les rapports avec les non-citoyens
Les règles adoptées par une assemblée populaire
Les coutumes ancestrales respectées par la communauté
Le droit propre aux citoyens romains

Le droit propre aux citoyens romains

Explication

Le jus civile est le droit propre aux citoyens romains. Le droit des gens concerne plutôt les rapports avec les non-citoyens, distinction qui permet d’écarter le distracteur le plus proche.

31. Quelle caractéristique distingue la coutume d’une loi édictée par une autorité politique ?

Elle est votée par une assemblée et inscrite par écrit
Elle repose sur un texte officiel adopté par le sénat
Elle émane d’un magistrat et s’applique après promulgation
Elle naît d’un usage prolongé et se transmet oralement

Elle naît d’un usage prolongé et se transmet oralement

Explication

La coutume se forme à partir d’un usage général et prolongé, soutenu par un consensus et transmis oralement. À la différence de la coutume, la loi est édictée par une autorité politique.

32. À quelle période la loi des Douze Tables est-elle traditionnellement réalisée ?

À la fin de la République romaine
Au début du IIIe siècle avant notre ère
Au début de l’Empire romain
Autour de 450 avant notre ère

Autour de 450 avant notre ère

Explication

La loi des Douze Tables est traditionnellement située autour de 450 avant notre ère et rassemble probablement des règles coutumières. Le IIIe siècle avant notre ère correspond notamment à la loi Hortensia, et non à la réalisation traditionnelle des Tables.

33. Quel changement la loi des Douze Tables apporte-t-elle à la connaissance du droit ?

Elle réserve aux patriciens la connaissance des règles juridiques
Elle remplace les coutumes par des décisions rendues par les préteurs
Elle confie aux comices plébéiens la rédaction des édits judiciaires
Elle rend le droit public et réduit le monopole patricien à son sujet

Elle rend le droit public et réduit le monopole patricien à son sujet

Explication

En rendant le droit public, la loi des Douze Tables contribue à mettre fin au monopole patricien de sa connaissance, au bénéfice de la plèbe. Elle n’attribue pas aux comices plébéiens la rédaction des édits des préteurs.

34. Comment s’organise la procédure des actions de loi entre ses deux phases ?

Elle commence devant le magistrat, puis se poursuit devant un jury de citoyens professionnels.
Elle se déroule devant le magistrat, qui entend les parties et statue sans désigner de juge.
Elle commence devant un juge citoyen, puis se poursuit devant le magistrat qui rend le jugement final.
Elle commence devant le magistrat, puis se poursuit devant un juge citoyen non professionnel désigné par celui-ci.

Elle commence devant le magistrat, puis se poursuit devant un juge citoyen non professionnel désigné par celui-ci.

Explication

La procédure comporte une phase in jure devant le magistrat, suivie d’une phase in judicio devant un juge citoyen non professionnel qu’il désigne. À l’inverse, le juge ne précède pas le magistrat dans le déroulement du procès.

35. Dans un procès par actions de loi, quelle tâche revient au juge pendant la phase in judicio ?

Il entend les parties et statue dans les limites du litige après la phase devant le magistrat.
Il établit une formule écrite qui fixe les prétentions et les exceptions des parties.
Il vérifie le respect des formes à l’occasion d’un appel après le jugement.
Il qualifie les faits et désigne un juge lorsque le défendeur conteste les prétentions.

Il entend les parties et statue dans les limites du litige après la phase devant le magistrat.

Explication

En phase in judicio, le juge entend les parties et rend sa décision dans les limites du litige. La qualification des faits et la désignation du juge relèvent de la phase in jure, menée devant le magistrat.

36. Quelle caractéristique définit le droit prétorien dans le système juridique romain ?

Il regroupe les avis pratiques et les réflexions théoriques élaborés par les juristes consultes.
Il rassemble les règles établies par l’édit du prêteur afin d’adapter le droit aux besoins de la société romaine.
Il désigne le droit propre aux citoyens romains, transmis indépendamment des édits des magistrats.
Il rassemble les coutumes qui régissent les rapports entre citoyens romains et étrangers dans leurs échanges.

Il rassemble les règles établies par l’édit du prêteur afin d’adapter le droit aux besoins de la société romaine.

Explication

Le droit prétorien, également appelé droit honoraire, est formé par les règles de l’édit du prêteur destinées à adapter le droit aux besoins sociaux. Le droit propre aux citoyens romains correspond au jus civile, et non au droit prétorien.

37. Un prêteur reprend des dispositions antérieures dans une partie de son édit et annonce des innovations dans une autre : comment ces parties se nomment-elles ?

La partie permanente est l’edictum novum et la partie innovante l’edictum perpetuum.
La partie permanente est le jus civile et la partie innovante le jus gentium.
La partie permanente est le jus gentium et la partie innovante le jus civile.
La partie permanente est l’edictum perpetuum et la partie innovante l’edictum novum.

La partie permanente est l’edictum perpetuum et la partie innovante l’edictum novum.

Explication

L’edictum perpetuum reprend les dispositions antérieures, tandis que l’edictum novum présente les innovations du prêteur. L’attribution inverse confond précisément la fonction de ces deux parties de l’édit.

38. Quel droit coutumier romain régit notamment les rapports entre citoyens et étrangers ainsi que les échanges commerciaux ?

Le droit prétorien, qui réunit les règles établies par l’édit du prêteur pour adapter le droit.
Le jus gentium, qui couvre notamment les personnes, la famille, les biens et les obligations.
Le jus civile, qui désigne le droit propre aux citoyens romains dans leur vie juridique.
Le droit doctrinal, développé par les juristes consultes à partir de leurs réflexions théoriques.

Le jus gentium, qui couvre notamment les personnes, la famille, les biens et les obligations.

Explication

Le jus gentium est un droit d’origine coutumière qui s’applique notamment aux rapports entre citoyens et étrangers et à différents domaines, dont les échanges commerciaux. Le jus civile, contrairement à ce droit, désigne le droit propre aux citoyens romains.

39. Dans la procédure formulaire, qui élabore la formule et qui rend ensuite la décision ?

Le juge établit la formule en phase in jure, puis le prêteur statue en phase in judicio en la suivant.
Le demandeur établit la formule en phase in jure, puis le défendeur statue en phase in judicio.
Le prêteur établit la formule en phase in judicio, puis le juge statue en phase in jure en la suivant.
Le prêteur établit la formule en phase in jure, puis le juge statue en phase in judicio en la suivant.

Le prêteur établit la formule en phase in jure, puis le juge statue en phase in judicio en la suivant.

Explication

Le prêteur qualifie l’affaire et établit la formule pendant la phase in jure ; le juge statue ensuite en phase in judicio en respectant cette formule. Inverser les rôles attribue à tort au juge la rédaction de la formule et au prêteur le jugement.

40. Que fixe la formule écrite utilisée dans la procédure formulaire ?

Elle précise le juge, les prétentions du demandeur, les exceptions du défendeur et l’ordre de condamner ou d’acquitter.
Elle précise le magistrat, les prétentions du défendeur, les exceptions du demandeur et les étapes de l’appel.
Elle précise les témoins à entendre, les preuves à produire et les motifs d’une éventuelle nouvelle action.
Elle précise le juge, les règles générales du droit applicable et les sanctions prévues pour chaque infraction.

Elle précise le juge, les prétentions du demandeur, les exceptions du défendeur et l’ordre de condamner ou d’acquitter.

Explication

La formule indique le juge, les prétentions du demandeur, les exceptions du défendeur et l’ordre de condamner ou d’acquitter. Elle ne fixe pas, comme le suggère une autre conception, les preuves et les témoins à produire.

41. Quel ensemble de pouvoirs caractérise notamment la concentration des fonctions impériales sous le Haut-Empire ?

La puissance tribunicienne, la questure, le consulat annuel et la direction des provinces sénatoriales
La censure, la présidence des tribunaux, l’élection des magistrats et le gouvernement des provinces sans troupes
L’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne, la censure et le pontificat suprême
La présidence du Sénat, la direction des comices, la préture et le commandement des légions

L’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne, la censure et le pontificat suprême

Explication

L’empereur cumule notamment l’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne, la fonction de censeur et le pouvoir religieux de pontifex maximus. La gestion des provinces sénatoriales par des magistrats annuels relève d’une autre répartition des responsabilités.

42. Quelle évolution caractérise le rôle du Sénat au début de l’Empire ?

Il conserve des compétences judiciaires, administratives et financières, mais perd de l’influence politique et sur l’élection des magistrats
Il garde des fonctions judiciaires et financières, tandis que son influence sur les magistrats augmente au profit de l’empereur
Il conserve son influence sur l’élection des magistrats, mais abandonne ses compétences judiciaires et financières à l’empereur
Il dirige les décisions impériales et reprend le contrôle politique tout en conservant ses compétences administratives

Il conserve des compétences judiciaires, administratives et financières, mais perd de l’influence politique et sur l’élection des magistrats

Explication

Le Sénat garde certaines compétences judiciaires, administratives et financières, mais son rôle politique et son influence sur l’élection des magistrats diminuent au profit de l’empereur. L’idée d’une influence accrue sur la désignation des magistrats inverse cette évolution.

43. Quelle répartition des gouverneurs distingue les provinces sénatoriales des provinces impériales ?

Un légat nommé par l’empereur gouverne les provinces sénatoriales sans troupes, tandis qu’un proconsul annuel dirige les provinces impériales occupées par des troupes
Un proconsul nommé par l’empereur gouverne les provinces sénatoriales avec des troupes, tandis que le Sénat choisit les légats des provinces impériales
Un proconsul ou un prêteur nommé pour un an gouverne les provinces sénatoriales sans troupes, tandis que l’empereur nomme les légats des provinces impériales occupées par des troupes
Un prêteur nommé pour un an dirige les provinces impériales sans troupes, tandis que des légats sénatoriaux gouvernent les provinces sénatoriales occupées par des troupes

Un proconsul ou un prêteur nommé pour un an gouverne les provinces sénatoriales sans troupes, tandis que l’empereur nomme les légats des provinces impériales occupées par des troupes

Explication

Les provinces sénatoriales, anciennes et dépourvues de troupes, sont confiées à un proconsul ou à un prêteur nommé pour un an ; les provinces impériales avec troupes sont gouvernées par des légats de l’empereur. L’attribution des légats aux provinces sénatoriales inverse les deux catégories.

44. Comment évoluent les principales formes de législation au début et au IIe siècle de l’Empire ?

Les sénatus-consultes remplacent progressivement les lois comitiales, puis l’empereur légifère directement par des constitutions impériales
Les constitutions impériales remplacent d’abord les lois comitiales, puis le Sénat reprend la législation par des sénatus-consultes
Les sénatus-consultes remplacent les constitutions impériales, puis l’empereur confie la législation aux assemblées comitiales
Les lois comitiales remplacent progressivement les sénatus-consultes, puis les gouverneurs légifèrent par des constitutions provinciales

Les sénatus-consultes remplacent progressivement les lois comitiales, puis l’empereur légifère directement par des constitutions impériales

Explication

Au début de l’Empire, les sénatus-consultes prennent progressivement la place des lois comitiales ; au IIe siècle, l’empereur légifère directement par des constitutions impériales. L’idée que les constitutions impériales précèdent le remplacement des lois comitiales ne correspond pas à cette séquence.

45. Une décision impériale répond directement à une demande qui lui a été adressée ; de quelle forme de constitution s’agit-il ?

D’un édit
D’un mandat
D’un rescrit
D’un décret

D’un rescrit

Explication

Le rescrit est une constitution impériale qui répond à une demande. Un édit énonce plutôt une règle de portée générale, tandis qu’un décret est une décision judiciaire.

46. Sous l’Empire, comment le droit continue-t-il d’évoluer alors que les magistrats ne modifient plus leur édit pour suppléer le jus civile ?

Les magistrats renouvellent chaque année leur édit afin de remplacer le jus civile
Les assemblées comitiales rédigent de nouvelles lois pour adapter les édits des préteurs
Les constitutions impériales et la jurisprudence assurent notamment les évolutions du droit
Le Sénat modifie directement l’édit des magistrats pour créer des règles nouvelles

Les constitutions impériales et la jurisprudence assurent notamment les évolutions du droit

Explication

Sous l’Empire, les constitutions impériales et la jurisprudence prennent notamment le relais pour faire évoluer le droit. La modification annuelle de l’édit par les magistrats correspond à une pratique qui ne caractérise plus cette période.

47. Sous quel empereur Julien rassemble-t-il les édits des préteurs urbains dans un recueil organisé en environ 45 titres ?

Sous Caracalla
Sous Hadrien
Sous Trajan
Sous Auguste

Sous Hadrien

Explication

Le juriste Julien rassemble les édits des préteurs urbains sous l’empereur Hadrien, dans la codification de l’édit. Caracalla est associé à l’extension de la citoyenneté, et non à cette codification.

48. Après l’extension de la citoyenneté romaine, quel domaine relève du jus gentium ?

Les relations avec les étrangers
Les rapports entre humains et animaux selon les normes de la nature
Les rapports politiques entre l’empereur et le Sénat
La succession des magistrats dans la rédaction des édits

Les relations avec les étrangers

Explication

Le jus gentium régit les rapports entre citoyens et pérégrins, puis les relations avec les étrangers après l’extension de la citoyenneté. Le droit commun aux humains et aux animaux relève plutôt du droit naturel.

49. Quelle conception du droit naturel est associée à Ulpien ?

Un droit idéal dicté par la nature et commun aux humains et aux animaux
Un droit propre aux citoyens romains et distinct des règles naturelles
Un ensemble de règles créé par l’empereur pour gouverner les provinces
Un droit réglant les relations entre citoyens romains et étrangers

Un droit idéal dicté par la nature et commun aux humains et aux animaux

Explication

Pour Ulpien, le droit naturel est un droit idéal dont les normes sont dictées par la nature et qui est commun aux humains et aux animaux. Les relations avec les étrangers relèvent du droit des gens, une notion distincte.

50. Quelle évolution caractérise la crise de l’Empire romain à partir du IIIe siècle ?

Une dégradation économique et une réduction des inégalités, suivies au IVe siècle d’un déclin limité à l’Orient.
Une dégradation économique et une aggravation des inégalités, suivies au IVe siècle d’un grave déclin en Occident et en Orient.
Une croissance économique et une aggravation des inégalités, suivies au IVe siècle d’un déclin partagé avec les provinces occidentales.
Une croissance des échanges et une réduction des inégalités, suivies au IVe siècle d’un déclin limité à l’Occident.

Une dégradation économique et une aggravation des inégalités, suivies au IVe siècle d’un grave déclin en Occident et en Orient.

Explication

La crise commence au IIIe siècle avec une dégradation économique et des inégalités croissantes, puis le déclin devient grave au IVe siècle dans les deux parties de l’Empire. La réponse qui limite le déclin à l’Occident méconnaît son extension à l’Orient.

51. Quelle succession d’événements décrit correctement la division et la réunification de l’Empire romain ?

Dioclétien divise l’Empire en 286, puis Constantin le réunifie définitivement en 324 en transférant les deux capitales à Constantinople.
Constantin divise l’Empire en 286, puis Dioclétien le réunifie temporairement en 324 en conservant Rome et Constantinople comme capitales.
Dioclétien divise l’Empire en 286, puis Constantin le réunifie temporairement en 324 en conservant Rome et Constantinople comme capitales.
Dioclétien divise l’Empire en 324, puis Constantin le réunifie temporairement en 286 en conservant Rome et Constantinople comme capitales.

Dioclétien divise l’Empire en 286, puis Constantin le réunifie temporairement en 324 en conservant Rome et Constantinople comme capitales.

Explication

Dioclétien divise l’Empire en 286, et Constantin le réunifie temporairement en 324 tout en maintenant Rome et Constantinople comme capitales. La réponse qui présente cette réunification comme définitive ne respecte pas son caractère temporaire.

52. Dans la tétrarchie, quel rôle les Césars exercent-ils auprès des Augustes ?

Ils sont les deux empereurs principaux, tandis que les Augustes sont leurs successeurs désignés.
Ils dirigent les sénats impériaux et choisissent les Augustes après leur abdication.
Ils gouvernent les provinces sans être associés au pouvoir impérial ni à la succession.
Ils sont associés aux Augustes comme vice-empereurs et successeurs désignés.

Ils sont associés aux Augustes comme vice-empereurs et successeurs désignés.

Explication

La tétrarchie associe deux Césars aux deux Augustes : les Césars exercent un rôle de vice-empereurs et sont désignés comme successeurs. La réponse qui attribue le rang principal aux Césars inverse les fonctions des deux titres.

53. Quel événement marque la fin de l’Empire romain d’Occident en 476 ?

Le dernier empereur d’Occident abdique après avoir partagé son trône avec Constantin.
Le dernier empereur d’Occident est déposé par le roi des Hérules.
Le dernier empereur d’Orient est déposé par le roi des Hérules.
Le Sénat de Rome dépose l’empereur d’Occident et rétablit la tétrarchie.

Le dernier empereur d’Occident est déposé par le roi des Hérules.

Explication

En 476, le roi des Hérules dépose le dernier empereur d’Occident, événement qui marque la fin de cet Empire. La réponse qui situe la déposition à la tête de l’Empire d’Orient confond les deux parties de l’Empire.

54. Quelle transformation touche les sénats de Rome et de Constantinople dans l’administration impériale ?

Ils perdent leur autorité municipale et deviennent des organes militaires, tandis que l’administration centrale se réduit.
Ils perdent leur autorité politique et deviennent des conseils municipaux, tandis que l’administration centrale se bureaucratise.
Ils renforcent leur autorité politique et deviennent des conseils impériaux, tandis que l’administration centrale se décentralise.
Ils conservent leur autorité politique et deviennent des conseils judiciaires, tandis que l’administration centrale se bureaucratise.

Ils perdent leur autorité politique et deviennent des conseils municipaux, tandis que l’administration centrale se bureaucratise.

Explication

L’administration centrale se renforce et se bureaucratise, alors que les deux sénats perdent leur autorité politique et prennent un rôle de conseils municipaux. La réponse qui leur attribue le maintien d’une autorité politique décrit précisément l’ancienne fonction qu’ils ont perdue.

55. Quelle réorganisation Constantin met-il en place en 312 concernant les préfets du prétoire ?

Il leur conserve la compétence militaire, leur confie le gouvernement provincial et établit treize préfectures du prétoire.
Il leur retire le gouvernement territorial, leur confie la compétence militaire et établit quatre préfectures du prétoire.
Il leur retire la compétence militaire, leur confie le gouvernement territorial et établit quatre préfectures du prétoire.
Il leur retire la compétence militaire, confie le gouvernement territorial aux vicaires et établit trois préfectures du prétoire.

Il leur retire la compétence militaire, leur confie le gouvernement territorial et établit quatre préfectures du prétoire.

Explication

En 312, Constantin retire aux préfets du prétoire leur compétence militaire et les charge du gouvernement territorial, entraînant la création de quatre préfectures. La réponse qui leur conserve la fonction militaire inverse le sens de cette réforme.

56. Comment évolue le nombre de provinces, et de qui dépendent leurs gouverneurs ?

Le nombre passe de 47 à 96, et l’empereur nomme les gouverneurs dont dépendent les provinces.
Le nombre passe de 96 à 47, et les sénats nomment les gouverneurs dont dépendent les provinces.
Le nombre passe de 47 à 13, et les vicaires nomment les gouverneurs dont dépendent les provinces.
Le nombre passe de 47 à 96, et les préfets du prétoire élisent les gouverneurs des provinces.

Le nombre passe de 47 à 96, et l’empereur nomme les gouverneurs dont dépendent les provinces.

Explication

Les provinces, circonscriptions territoriales de base, passent de 47 à 96 et relèvent toutes de l’empereur, qui nomme leurs gouverneurs. La réponse qui attribue ces nominations aux préfets du prétoire confond la compétence impériale avec l’organisation territoriale.

57. Quel effet la loi des citations de 426 produit-elle sur les œuvres de jurisconsultes classiques ?

Elle rassemble les constitutions impériales depuis Constantin et les ordonne en livres thématiques.
Elle réunit en cinquante livres des fragments de jurisconsultes afin d’officialiser la science juridique.
Elle donne force de loi aux œuvres de cinq jurisconsultes et indique au juge comment trancher leurs divergences.
Elle remplace les écrits des jurisconsultes par des décisions rédigées par les préfets du prétoire.

Elle donne force de loi aux œuvres de cinq jurisconsultes et indique au juge comment trancher leurs divergences.

Explication

La loi des citations confère une force de loi aux œuvres de cinq grands jurisconsultes et prévoit une méthode pour résoudre leurs désaccords. La réponse sur les constitutions impériales décrit plutôt la fonction du Code théodosien.

58. Quelle organisation caractérise le Code théodosien promulgué en 438 ?

Il rassemble les constitutions impériales depuis 312 en cinquante livres thématiques, subdivisés en titres et ordonnés chronologiquement.
Il rassemble les constitutions impériales depuis 312 en seize livres thématiques, subdivisés en titres et ordonnés chronologiquement.
Il rassemble les constitutions impériales depuis 426 en seize livres chronologiques, subdivisés en décisions judiciaires.
Il rassemble des fragments de jurisconsultes classiques en seize livres chronologiques sans subdivision en titres.

Il rassemble les constitutions impériales depuis 312 en seize livres thématiques, subdivisés en titres et ordonnés chronologiquement.

Explication

Le Code théodosien réunit les constitutions impériales depuis le règne de Constantin en 312 dans seize livres thématiques, avec des titres et un ordre chronologique. La réponse qui lui attribue cinquante livres confond cette structure avec celle du Digeste.

59. Quel enchaînement fait partie des compilations de Justinien ?

Un premier code, un recueil de cinquante décisions, le Digeste, les Institutes, un second code et les Novelles.
Un premier code, un recueil de cinquante décisions, le Digeste, les Novelles, un second code et les Institutes.
Un premier code, un recueil de seize décisions, le Digeste, les Institutes, un second code et les Novelles.
Un premier code, un recueil de cinquante décisions, les Institutes, le Digeste, un second code et les Novelles.

Un premier code, un recueil de cinquante décisions, le Digeste, les Institutes, un second code et les Novelles.

Explication

Les compilations comprennent d’abord un code, puis un recueil de cinquante décisions, le Digeste, les Institutes, un second code et enfin les Novelles. La réponse qui place les Institutes avant le Digeste inverse l’ordre de ces deux éléments.

60. Dans la procédure extraordinaire, comment se déroule le procès ?

Le juge conduit deux phases distinctes, examine les preuves avant le renvoi du litige à un autre magistrat.
Le juge examine les faits, puis confie la sentence à un jury chargé de trancher le litige.
Le juge conduit un procès unitaire, examine les faits et les preuves, puis prononce la sentence.
Les parties conduisent le procès, tandis que le juge vérifie les formes et confirme leur accord.

Le juge conduit un procès unitaire, examine les faits et les preuves, puis prononce la sentence.

Explication

La procédure extraordinaire est unitaire : le juge examine lui-même les faits et les preuves avant de prononcer la sentence. La réponse qui décrit deux phases distinctes correspond à la procédure formulaire, non à la procédure extraordinaire.

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Grâce à quels textes connaît-on les droits cunéiformes mésopotamiens ?

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