QCM : Histoire de la langue italienne (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans l’Italie romaine, à quel parler l’italien doit-il son origine ?

Au latin parlé par les classes les plus basses
À un dialecte toscan apparu au Moyen Âge
À l’idiome populaire formé après la chute de l’Empire
Au latin employé par les élites instruites

Au latin parlé par les classes les plus basses

Explication

L’italien constitue une adaptation du latin populaire, parlé par les classes les plus basses de l’Italie romaine. Le latin des élites relève d’un autre usage social, tandis que le toscan et l’idiome postérieur appartiennent à des étapes ultérieures.

2. Après la disparition de l’Empire romain, un observateur constate que les élites parlent latin tandis que les classes populaires utilisent un idiome différent. Quelle situation linguistique décrit-il ?

Une séparation entre dialectes régionaux sans usage du latin
Une transition générale vers un parler latin commun
Une situation où les élites adoptent l’idiome populaire
Un bilinguisme entre latin des élites et idiome populaire

Un bilinguisme entre latin des élites et idiome populaire

Explication

La coexistence du latin parlé par les élites et de l’idiome des classes populaires constitue une situation de bilinguisme. L’inversion des groupes sociaux attribue les langues aux mauvais locuteurs, et l’unification ou l’absence de latin ne correspond pas à cette coexistence.

3. Quel document est considéré comme le premier texte véritablement italien, et non plus hybride ?

Les Placiti capuani, datés de 960
Les Prose della volgar lingua, publiées en 1525
Les œuvres du Dolce stil novo, au XIIIe siècle
Le Vocabolario della Crusca, publié en 1612

Les Placiti capuani, datés de 960

Explication

Les Placiti capuani, datés de 960, sont considérés comme le premier document véritablement italien plutôt qu’hybride. Les œuvres du Dolce stil novo sont postérieures, tandis que les deux autres textes appartiennent au XVIe et au XVIIe siècle.

4. Une langue régionale fournit les premiers grands monuments littéraires de la péninsule. Quel rôle cette situation contribue-t-elle à lui donner dans la formation de l’italien ?

Le rôle de parler populaire sans influence littéraire
Le rôle de langue administrative imposée par le pouvoir
Le rôle de modèle emprunté aux régions non toscanes
Le rôle de noyau de la future langue italienne

Le rôle de noyau de la future langue italienne

Explication

Les premiers grands monuments littéraires étant écrits en toscan florentin, ce dialecte devient le noyau de la future langue italienne. L’explication repose sur son importance littéraire, et non sur une imposition politique ou sur un modèle non toscan.

5. Que désigne le vernaculaire dans la concurrence linguistique de l’Italie du XVe siècle ?

La langue parlée par le peuple, opposée au latin des savants
Le florentin littéraire utilisé dans les manifestes du XVIe siècle
La langue réservée aux usages liturgiques de la Contre-Réforme
Le latin employé dans les milieux savants et universitaires

La langue parlée par le peuple, opposée au latin des savants

Explication

Le vernaculaire désigne la langue du peuple, qui coexiste au XVe siècle avec le latin des savants. Le florentin littéraire est défendu comme vernaculaire au siècle suivant, mais il ne définit pas le terme lui-même.

6. Pourquoi l’unification de l’Italie en 1861 et la Legge Manzoni de 1878 ne suffisent-elles pas à généraliser l’usage de l’italien ?

Les écoles conservent le latin comme langue principale d’enseignement.
Les autorités réservent l’italien aux cérémonies officielles et à la littérature.
La majorité de la population reste analphabète et parle son dialecte.
Le florentin proposé par Manzoni demeure inaccessible aux habitants de Toscane.

La majorité de la population reste analphabète et parle son dialecte.

Explication

L’analphabétisme et l’usage courant des dialectes empêchent une large part de la population d’adopter l’italien malgré l’unification et les lois. Le florentin de Manzoni est présenté comme accessible à divers milieux, et non comme un obstacle à sa diffusion.

7. Quelle fonction l’école obligatoire, la radio et la télévision ont-elles remplie dans l’évolution linguistique de l’Italie ?

Elles ont renforcé l’emploi du latin dans l’enseignement et les échanges publics.
Elles ont officialisé les dialectes régionaux comme langues de l’administration.
Elles ont limité l’accès des jeunes à l’enseignement secondaire et aux médias.
Elles ont favorisé la diffusion de l’italien et l’affirmation de la langue nationale.

Elles ont favorisé la diffusion de l’italien et l’affirmation de la langue nationale.

Explication

L’instruction obligatoire, la radio puis la télévision ont multiplié les occasions d’apprendre et d’entendre l’italien, contribuant à son affirmation comme langue nationale. Le maintien du latin dans l’enseignement ne rend pas compte de ce rôle de diffusion.

8. À quelle période les dialectes restent-ils vivants malgré l’imposition de la langue standard ?

Dans les milieux scolaires, après l’arrivée de la télévision
Dans les milieux savants, avant l’imposition de la langue standard
Dans les milieux populaires, malgré l’imposition de la langue standard
Dans les milieux populaires, avant l’unification de l’Italie

Dans les milieux populaires, malgré l’imposition de la langue standard

Explication

Les dialectes restent vivants dans les milieux populaires malgré l’imposition de la langue standard. La période précédant l’unification ne correspond pas à cette persistance décrite après l’imposition de la langue nationale.

9. En quoi l’idiome parlé par les classes populaires entre le Ve et le IXe siècle se distingue-t-il du latin conservé par les élites ?

Il conserve le latin classique sans changement, tandis que les élites parlent un idiome populaire.
Il reste une forme de latin savant, tandis que les élites adoptent des éléments de l’italien futur.
Il n’est plus considéré comme du latin, tout en présentant déjà des éléments de l’italien futur.
Il devient une langue romane entièrement distincte, tandis que les élites abandonnent le latin.

Il n’est plus considéré comme du latin, tout en présentant déjà des éléments de l’italien futur.

Explication

L’idiome populaire n’est alors plus considéré comme du latin, mais il possède déjà des éléments lexicaux et grammaticaux de l’italien à venir. Le latin des élites demeure, lui, en usage, et non l’inverse.

10. Pourquoi l’idiome populaire apparu après la disparition de l’Empire romain est-il considéré comme une étape vers l’italien ?

Il servait de langue savante commune aux élites de toute la péninsule.
Il reprenait les formes du latin classique employées dans les textes officiels.
Il unifiait les parlers régionaux grâce à une norme écrite déjà établie.
Il contenait déjà des éléments lexicaux et grammaticaux de l’italien futur.

Il contenait déjà des éléments lexicaux et grammaticaux de l’italien futur.

Explication

Cet idiome, appelé scripta latina rustica, n’était plus considéré comme du latin, mais possédait déjà des éléments lexicaux et grammaticaux de l’italien futur. Le latin classique demeurait associé aux élites et ne caractérisait pas le parler des classes populaires.

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Qui parlait le latin populaire dans l’Italie romaine ?

Les classes les plus basses de la population.

Comment appelle-t-on l’idiome populaire postérieur à l’Empire romain ?

La scripta latina rustica.

En quelle année les Placiti capuani sont-ils considérés comme le premier document véritablement italien ?

En 960.

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