QCM : Histoire de la pensée pédagogique (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel effet majeur l’imprimerie de Gutenberg, vers 1450, a-t-elle sur la circulation du savoir ?

Elle diffuse le savoir hors des monastères et favorise la lecture silencieuse individuelle.
Elle réserve les textes savants aux écoles religieuses et renforce la lecture à voix haute.
Elle concentre la production des livres dans les universités et favorise leur lecture collective.
Elle remplace le débat oral par l’apprentissage de textes transmis sans reproduction.

Elle diffuse le savoir hors des monastères et favorise la lecture silencieuse individuelle.

Explication

L’imprimerie permet une diffusion du savoir au-delà des monastères et soutient la lecture silencieuse individuelle. La lecture à voix haute dans un cadre religieux ne correspond pas à cette évolution caractéristique.

2. Comment s’organise la pédagogie scolastique médiévale ?

Elle associe l’observation de la nature à des exercices physiques et à des métiers techniques.
Elle associe la Lectio, commentaire d’un texte sacré, à la Disputatio, débat réglé par la logique.
Elle associe la lecture individuelle de la Bible à l’éducation obligatoire des enfants.
Elle associe la récitation de textes profanes à des échanges libres sans règles logiques.

Elle associe la Lectio, commentaire d’un texte sacré, à la Disputatio, débat réglé par la logique.

Explication

La scolastique articule la lecture commentée d’un texte sacré et la disputation régie par des règles logiques. L’observation de la nature et la formation corporelle relèvent plutôt de l’idéal humaniste décrit pour Rabelais.

3. Quelle différence distingue principalement les objectifs pédagogiques humanistes et médiévaux ?

Les humanistes cherchent le salut des âmes par la répétition, tandis que les médiévaux développent l’autonomie par l’observation.
Les humanistes forment le jugement par l’observation du monde, tandis que les médiévaux commentent les autorités et visent le salut des âmes.
Les humanistes privilégient le commentaire des autorités, tandis que les médiévaux forment le jugement par l’observation du monde.
Les humanistes transmettent des règles logiques par le débat, tandis que les médiévaux cherchent à observer directement la nature.

Les humanistes forment le jugement par l’observation du monde, tandis que les médiévaux commentent les autorités et visent le salut des âmes.

Explication

La pédagogie humaniste cherche à former le jugement et à observer le monde, alors que la pédagogie médiévale privilégie le commentaire des autorités et le salut des âmes. L’option qui attribue le commentaire des autorités aux humanistes inverse cette distinction.

4. Quelle tension caractérise les sociétés modernes entre les aspirations humanistes et celles des pouvoirs ?

Les humanistes recherchent l’émancipation individuelle, tandis que les États et les Églises concurrentes cherchent à contrôler le corps social.
Les humanistes cherchent à contrôler le corps social, tandis que les États et les Églises concurrentes défendent l’émancipation individuelle.
Les humanistes veulent préserver le commentaire des autorités, tandis que les pouvoirs cherchent à développer la pensée personnelle.
Les humanistes recherchent l’unité religieuse, tandis que les États et les Églises concurrentes favorisent l’indépendance politique.

Les humanistes recherchent l’émancipation individuelle, tandis que les États et les Églises concurrentes cherchent à contrôler le corps social.

Explication

La tension oppose la recherche humaniste d’émancipation individuelle au contrôle du corps social poursuivi par les États et les Églises concurrentes. L’inversion des rôles entre humanistes et pouvoirs contredit cette opposition.

5. Que désigne la plasticité humaine chez Érasme ?

La tendance à acquérir des connaissances par imitation, sans que l’éducation transforme les dispositions personnelles.
La capacité de perfectionner sa vertu par l’étude, tandis que les capacités intellectuelles restent déterminées à la naissance.
La capacité de construire son caractère, ses capacités et sa vertu par l’éducation, sans être déterminé dès la naissance.
La capacité de développer ses facultés, à condition que son caractère et sa vertu soient fixés dès la naissance.

La capacité de construire son caractère, ses capacités et sa vertu par l’éducation, sans être déterminé dès la naissance.

Explication

Pour Érasme, l’être humain peut façonner son caractère, ses capacités et sa vertu grâce à l’éducation plutôt que d’être déterminé à la naissance. L’idée que les capacités restent fixées dès la naissance contredit directement cette plasticité.

6. Pourquoi Érasme refuse-t-il les châtiments corporels dans l’éducation ?

Parce que la punition affermit la mémoire, tandis que le plaisir d’apprendre empêche l’élève de respecter son maître.
Parce que la violence bloque la raison et écrase la curiosité, alors que l’intérêt et une relation bienveillante soutiennent l’apprentissage.
Parce que la contrainte rend l’élève autonome, tandis qu’une relation bienveillante réduit sa capacité de réflexion.
Parce que la violence stimule la raison et la curiosité, alors que l’intérêt et la bienveillance détournent de l’apprentissage.

Parce que la violence bloque la raison et écrase la curiosité, alors que l’intérêt et une relation bienveillante soutiennent l’apprentissage.

Explication

Érasme estime que la violence entrave la raison et la curiosité et lui préfère l’intérêt, le plaisir d’apprendre et la bienveillance du maître. L’idée que la punition stimule la curiosité contredit précisément la raison de son refus.

7. Quelle approche de l’éducation humaniste est illustrée par Rabelais dans Gargantua ?

Elle combine connaissances livresques et apprentissage logique, en séparant l’entretien du corps de la formation intellectuelle.
Elle combine savoir encyclopédique, observation de la nature et formation du corps et de l’esprit par l’exercice, l’hygiène et les métiers techniques.
Elle combine savoir religieux, commentaire des autorités et formation de l’esprit par la répétition de textes sacrés.
Elle combine observation de la nature et exercices physiques, mais écarte les savoirs encyclopédiques et les métiers techniques.

Elle combine savoir encyclopédique, observation de la nature et formation du corps et de l’esprit par l’exercice, l’hygiène et les métiers techniques.

Explication

L’éducation de Rabelais associe l’ampleur des savoirs à l’observation directe et à la formation conjointe du corps et de l’esprit. Une approche qui sépare le développement intellectuel de celui du corps ne rend pas compte de cette conception.

8. Quelle distinction Montaigne établit-il entre une tête bien pleine et une tête bien faite ?

La tête bien pleine privilégie l’observation directe, tandis que la tête bien faite se limite à commenter les autorités.
La tête bien pleine mémorise les textes religieux, tandis que la tête bien faite renonce aux connaissances transmises par autrui.
La tête bien pleine développe le jugement critique, tandis que la tête bien faite accumule des connaissances sans les assimiler.
La tête bien pleine accumule des connaissances sans les assimiler, tandis que la tête bien faite développe le jugement critique et l’autonomie de pensée.

La tête bien pleine accumule des connaissances sans les assimiler, tandis que la tête bien faite développe le jugement critique et l’autonomie de pensée.

Explication

Montaigne oppose l’accumulation non assimilée à une formation qui développe le jugement critique et l’autonomie de pensée. L’option qui attribue ces deux caractéristiques dans l’ordre inverse confond les deux notions.

9. Quelle conséquence le principe du sacerdoce universel entraîne-t-il pour le rapport du fidèle à la Bible ?

Chaque fidèle doit pouvoir lire la Bible lui-même, sans qu’un prêtre soit un intermédiaire indispensable entre lui et Dieu.
Chaque fidèle doit recevoir la Bible par l’intermédiaire indispensable d’un prêtre chargé de l’interpréter.
Chaque fidèle peut lire la Bible après avoir reçu l’autorisation des autorités civiles et religieuses.
Chaque fidèle doit s’en remettre à l’Église pour lire la Bible, même si la médiation du prêtre est facultative.

Chaque fidèle doit pouvoir lire la Bible lui-même, sans qu’un prêtre soit un intermédiaire indispensable entre lui et Dieu.

Explication

Le sacerdoce universel affirme qu’aucun prêtre n’est un intermédiaire indispensable et que chaque fidèle doit pouvoir lire la Bible. L’idée d’une médiation sacerdotale indispensable est précisément la confusion opposée à ce principe.

10. Quelle conséquence Luther tire-t-il de la nécessité pour chacun de lire la Bible ?

L’alphabétisation devient une exigence civile et justifie une école facultative pour les garçons et les filles.
L’alphabétisation devient un impératif religieux et justifie une école obligatoire pour les garçons, tandis que les filles en sont exclues.
L’alphabétisation devient un impératif religieux et justifie une école obligatoire pour les garçons et les filles.
L’alphabétisation devient un choix individuel et justifie une école obligatoire pour les filles, mais facultative pour les garçons.

L’alphabétisation devient un impératif religieux et justifie une école obligatoire pour les garçons et les filles.

Explication

Puisque chacun doit pouvoir lire la Bible, Luther fait de l’alphabétisation un impératif religieux et défend une école obligatoire pour les deux sexes. Réserver cette obligation aux garçons contredit la portée de sa proposition.

11. Quel projet éducatif désigne la pansophie de Comenius ?

Organiser les apprentissages autour des seules connaissances utiles à la vie civique.
Adapter les programmes à des catégories distinctes selon l’origine sociale des élèves.
Enseigner tout à tous, par tous les moyens, sans exclure certains groupes humains.
Réserver les savoirs savants aux élèves jugés capables de suivre des études avancées.

Enseigner tout à tous, par tous les moyens, sans exclure certains groupes humains.

Explication

La pansophie vise une instruction universelle, accessible à tous les hommes sans exclusion fondée sur la pauvreté, le sexe ou le handicap intellectuel. Un enseignement réservé aux élèves jugés capables contredirait précisément cette ambition inclusive.

12. Un enseignant veut suivre la progression préconisée par Comenius : quel enchaînement convient le mieux ?

Partir d’exemples concrets et simples, puis conduire progressivement vers des idées plus abstraites.
Présenter d’abord des notions abstraites, puis les illustrer par des exercices concrets plus simples.
Faire mémoriser des règles complexes avant d’aborder les éléments simples qui les composent.
Alterner sans progression les exemples sensibles et les notions abstraites afin de varier les activités.

Partir d’exemples concrets et simples, puis conduire progressivement vers des idées plus abstraites.

Explication

Comenius recommande d’aller du plus simple au plus complexe et du concret sensible à l’abstrait intelligible, chaque étape préparant la suivante. Commencer par l’abstraction avant les exemples inverse la progression qu’il préconise.

13. Quel était le rôle principal du Ratio Studiorum de 1599 dans les collèges jésuites ?

Unifier et codifier leur organisation, notamment les horaires, les programmes et les sanctions.
Établir un système de récompenses qui organise la rivalité entre les élèves des classes.
Fixer des règles communes pour la formation des maîtres, sans encadrer la vie des collèges.
Remplacer les programmes scolaires par des débats libres adaptés aux intérêts de chaque élève.

Unifier et codifier leur organisation, notamment les horaires, les programmes et les sanctions.

Explication

Le Ratio Studiorum codifie et unifie la gestion des collèges jésuites, notamment leurs horaires, leurs programmes et leurs sanctions. L’organisation de la rivalité entre élèves relève plutôt des pratiques d’émulation jésuites que de la fonction principale de ce texte.

14. Dans les collèges jésuites, quel dispositif soutient l’émulation entre élèves ?

Des exercices individuels où chaque élève avance à son rythme sans comparaison publique.
Une progression de leçons allant du concret sensible vers des notions abstraites.
Des groupes formés selon les niveaux, recevant ensemble la même leçon au même moment.
Des camps rivaux, des examens quotidiens, des classements, des prix et des charges honorifiques.

Des camps rivaux, des examens quotidiens, des classements, des prix et des charges honorifiques.

Explication

L’émulation jésuite s’appuie sur des camps rivaux, des examens fréquents, des classements et diverses récompenses honorifiques. Les groupes de niveaux qui suivent ensemble la même leçon décrivent la méthode simultanée de La Salle, et non ce dispositif d’émulation.

15. Une classe est organisée en niveaux homogènes et le maître enseigne simultanément la même leçon à chaque groupe : quelle méthode applique-t-il ?

La méthode individuelle, qui fait passer chaque élève séparément auprès du maître.
La méthode d’émulation, qui répartit les élèves en camps rivaux et les classe.
La méthode simultanée, qui rassemble les élèves par niveaux pour une leçon collective.
La méthode de surveillance, qui fonde la discipline sur l’autocontrôle des élèves.

La méthode simultanée, qui rassemble les élèves par niveaux pour une leçon collective.

Explication

La méthode simultanée de Jean-Baptiste de La Salle regroupe les élèves par niveaux homogènes et permet de leur donner la même leçon en même temps. L’enseignement individuel appelle les élèves un par un, ce qui correspond à une organisation différente.

16. Quelle conception de l’enfance Rousseau défend-il dans l’Émile ?

L’enfance a ses propres façons de voir, de penser et de sentir, distinctes de celles de l’adulte.
L’enfance est une version incomplète de l’âge adulte, qui doit en adopter rapidement les raisonnements.
L’enfance doit être préparée à la vie adulte en reproduisant ses règles et ses comportements.
L’enfance se définit surtout par l’absence de raison, ce qui rend inutile l’attention à ses perceptions.

L’enfance a ses propres façons de voir, de penser et de sentir, distinctes de celles de l’adulte.

Explication

Rousseau considère que l’enfance possède ses manières propres de voir, de penser et de sentir, et qu’elle ne doit pas être traitée comme un âge adulte miniature. La traiter comme une simple version incomplète de l’adulte efface justement les particularités de cet état.

17. Quelle conséquence Rousseau tire-t-il de l’idée que l’homme naît bon et que la société le corrompt ?

L’éducation doit accélérer l’intégration de l’enfant aux institutions et aux conventions sociales.
L’éducation doit maintenir l’enfant à l’écart de toute expérience du monde naturel.
L’éducation doit transmettre directement les vertus civiques afin de corriger la nature humaine.
L’éducation doit protéger l’enfant de l’influence néfaste des institutions sociales.

L’éducation doit protéger l’enfant de l’influence néfaste des institutions sociales.

Explication

Puisque Rousseau attribue la corruption de l’homme à la société, l’éducation doit protéger l’enfant de l’influence néfaste des institutions sociales. L’intégrer précocement aux conventions sociales va dans le sens opposé à cette protection.

18. En quoi consiste l’éducation négative selon Rousseau ?

Transmettre directement à l’enfant des règles morales et des vérités établies par l’enseignant.
Préserver le cœur de l’enfant du vice et son esprit de l’erreur, sans lui enseigner directement la vertu ou la vérité.
Écarter l’enfant de toute expérience concrète afin qu’il ne rencontre ni erreur ni vice.
Corriger chaque faute de l’enfant par une punition destinée à lui inculquer la vertu.

Préserver le cœur de l’enfant du vice et son esprit de l’erreur, sans lui enseigner directement la vertu ou la vérité.

Explication

L’éducation négative cherche à protéger le cœur de l’enfant du vice et son esprit de l’erreur plutôt qu’à lui transmettre directement la vertu ou la vérité. L’enseignement direct de règles morales et de vérités correspond précisément à ce dont cette approche se distingue.

19. Quelle distinction Rousseau établit-il entre l’éducation de l’Émile et celle qu’il défend pour la Pologne ?

L’Émile reçoit une éducation individuelle à l’écart du monde, tandis que la Pologne appelle une éducation nationale et patriotique.
L’Émile reçoit une éducation nationale et patriotique, tandis que la Pologne appelle une éducation individuelle à l’écart du monde.
L’Émile est formé par une instruction collective civique, tandis que la Pologne privilégie un précepteur isolé.
L’Émile suit une formation religieuse collective, tandis que la Pologne privilégie une instruction privée et familiale.

L’Émile reçoit une éducation individuelle à l’écart du monde, tandis que la Pologne appelle une éducation nationale et patriotique.

Explication

Rousseau oppose l’éducation individuelle et retirée du monde d’Émile à l’éducation nationale et patriotique qu’il défend pour la Pologne. Attribuer l’éducation patriotique à Émile inverse les deux modèles qu’il distingue.

20. Quel objectif Diderot et d’Alembert assignent-ils à l’Encyclopédie publiée de 1751 à 1772 ?

Remplacer les institutions scolaires par une formation réservée aux savants
Classer les métiers selon leur utilité politique pour la monarchie
Fixer les croyances religieuses en les soustrayant à l’examen rationnel
Rassembler les connaissances et en présenter le système général aux générations présentes et futures

Rassembler les connaissances et en présenter le système général aux générations présentes et futures

Explication

L’Encyclopédie vise à rassembler les connaissances et à exposer leur système général pour les générations présentes et futures. Elle ne se limite pas à organiser les métiers selon leur utilité politique.

21. Un élève affirme qu’une idée est vraie parce qu’un monarque l’a proclamée. Quel principe des Lumières permet de contester ce raisonnement ?

Un savoir doit être établi par la démonstration scientifique et la raison expérimentale
Un savoir est vrai lorsqu’il respecte la tradition politique transmise par le pouvoir
Un savoir se valide par l’accord entre les membres d’une communauté savante
Un savoir dépend de l’autorité d’un texte sacré interprété par les institutions

Un savoir doit être établi par la démonstration scientifique et la raison expérimentale

Explication

Les Lumières rejettent le principe d’autorité et fondent la vérité sur la démonstration scientifique et la raison expérimentale. L’affirmation d’un monarque ne suffit donc pas à établir un savoir.

22. Dans le projet de Condorcet, quelle répartition distingue l’éducation de l’instruction ?

La Nation transmet croyances et valeurs, tandis que les familles enseignent les sciences et les techniques
Les familles transmettent croyances et valeurs, tandis que la Nation instruit dans les savoirs vérifiables
Les institutions religieuses transmettent les valeurs, tandis que la Nation organise l’éducation familiale
Les familles et la Nation se partagent également l’enseignement des croyances et des savoirs scientifiques

Les familles transmettent croyances et valeurs, tandis que la Nation instruit dans les savoirs vérifiables

Explication

Condorcet réserve l’éducation des croyances et des valeurs aux familles et confie à la Nation l’instruction fondée sur des savoirs objectifs et vérifiables. Le projet ne donne pas à la Nation la mission de former les croyances.

23. Pourquoi Condorcet considère-t-il que l’égalité d’instruction peut rendre le despotisme impossible ?

Elle conduit les citoyens à déléguer l’interprétation des lois à des spécialistes
Elle remplace la participation politique par une administration instruite et centralisée
Elle permet aux citoyens de comprendre les lois et de calculer sans dépendre d’autrui
Elle rend les lois inutiles en accordant à chaque citoyen les mêmes fonctions publiques

Elle permet aux citoyens de comprendre les lois et de calculer sans dépendre d’autrui

Explication

Pour Condorcet, l’instruction réduit la dépendance liée à l’ignorance, notamment pour lire les lois ou calculer, et favorise ainsi la souveraineté citoyenne. Il ne propose pas de confier leur interprétation à des spécialistes.

24. Quel dispositif le plan de Lepeletier présenté par Robespierre en 1793 prévoit-il pour les enfants ?

Réunir les enfants dans des établissements communs après leur douzième année, avec une participation des familles
Maintenir garçons et filles dans leur famille tout en imposant une instruction commune financée par les communes
Retirer garçons de 5 à 12 ans et filles de 5 à 11 ans à leur famille pour les élever en commun aux frais de la République
Accueillir les garçons de 5 à 11 ans et les filles de 5 à 12 ans dans des écoles payées par leurs familles

Retirer garçons de 5 à 12 ans et filles de 5 à 11 ans à leur famille pour les élever en commun aux frais de la République

Explication

Le plan prévoit de retirer aux familles les garçons de 5 à 12 ans et les filles de 5 à 11 ans, puis de les élever en commun dans des Maisons d’Égalité financées par la République. Il ne s’agit pas d’un enseignement qui maintient les enfants dans leur famille.

25. Quelle différence fondamentale oppose les projets de Condorcet et de Lepeletier sur le rôle de l’État ?

Condorcet confie à l’État la transmission des savoirs pour émanciper l’esprit, tandis que Lepeletier lui confie une formation collective et morale
Condorcet et Lepeletier réservent tous deux à l’État la transmission de savoirs objectifs, sans formation morale
Condorcet et Lepeletier confient tous deux aux familles l’instruction intellectuelle et à l’État l’éducation morale
Condorcet confie à l’État la formation morale collective, tandis que Lepeletier limite son rôle à la transmission des savoirs

Condorcet confie à l’État la transmission des savoirs pour émanciper l’esprit, tandis que Lepeletier lui confie une formation collective et morale

Explication

Condorcet limite le rôle de l’État à la transmission des savoirs et vise l’émancipation intellectuelle, alors que Lepeletier lui attribue une formation collective et morale des enfants. Le partage des rôles décrit dans le distracteur inverse leurs projets.

26. Quelle obligation la loi Guizot du 28 juin 1833 impose-t-elle aux communes de plus de 500 habitants ?

Financer une école primaire de garçons et une École Normale dans chaque commune concernée
Créer une école secondaire de garçons et assurer la formation des instituteurs locaux
Ouvrir une école primaire pour filles et garçons, et financer le logement de chaque enseignant
Ouvrir et financer une école primaire de garçons, et fournir un logement à l’instituteur

Ouvrir et financer une école primaire de garçons, et fournir un logement à l’instituteur

Explication

La loi impose à chaque commune de plus de 500 habitants d’ouvrir et de financer une école primaire de garçons, ainsi que de loger l’instituteur. L’obligation d’ouvrir une École Normale concerne chaque département, non chaque commune.

27. Dans une classe, des élèves avancés enseignent les débutants en petits groupes. De quelle méthode s’agit-il ?

De la méthode simultanée, où le maître donne la même leçon à un groupe homogène
De la méthode mutuelle, où le maître enseigne directement la même leçon à toute la classe
De la méthode mutuelle, fondée sur l’intervention de moniteurs parmi les élèves
De la méthode simultanée, où les élèves avancés prennent en charge les débutants

De la méthode mutuelle, fondée sur l’intervention de moniteurs parmi les élèves

Explication

La méthode mutuelle s’appuie sur des moniteurs avancés qui enseignent aux débutants en petits groupes. Dans la méthode simultanée, c’est le maître qui donne la même leçon à un groupe homogène.

28. Pourquoi l’État privilégie-t-il progressivement la méthode simultanée plutôt que la méthode mutuelle ?

La méthode simultanée favorise davantage l’autorité verticale, l’obéissance et la discipline hiérarchique
La méthode simultanée confie aux élèves avancés une plus grande autonomie dans l’enseignement des débutants
La méthode mutuelle organise plus efficacement une leçon identique pour un groupe de niveau homogène
La méthode mutuelle renforce davantage le contrôle direct du maître et l’obéissance à une hiérarchie

La méthode simultanée favorise davantage l’autorité verticale, l’obéissance et la discipline hiérarchique

Explication

L’État privilégie la méthode simultanée parce qu’elle est jugée plus propice à l’autorité verticale, à l’obéissance et à la discipline hiérarchique. La méthode mutuelle est plutôt associée à une autonomie accrue des élèves.

29. Quel changement la loi du 16 juin 1881 apporte-t-elle à l’école primaire publique ?

Elle ouvre gratuitement le lycée aux enfants des classes populaires jusqu’au baccalauréat.
Elle remplace l’enseignement religieux par une morale civique financée par l’État.
Elle rend l’instruction obligatoire et confie son financement aux familles et aux communes.
Elle supprime la rétribution scolaire et rend l’enseignement gratuit, financé par l’État et les communes.

Elle supprime la rétribution scolaire et rend l’enseignement gratuit, financé par l’État et les communes.

Explication

La loi de 1881 supprime les frais scolaires pour les élèves du primaire public, dont le financement repose sur l’impôt d’État et des communes. L’obligation d’instruction relève de la loi de 1882, et non de cette mesure de gratuité.

30. Dans le cadre de la loi du 28 mars 1882, quel dispositif vérifie l’acquisition de l’instruction obligatoire entre 6 et 13 ans ?

Un examen religieux, qui vérifie les connaissances transmises hors de l’école.
Un contrôle annuel des communes, qui évalue la fréquentation scolaire des enfants.
Le Certificat d’études primaires, qui contrôle les acquis à la fin de la scolarité élémentaire.
Le baccalauréat, qui valide les acquis à la fin de la scolarité obligatoire.

Le Certificat d’études primaires, qui contrôle les acquis à la fin de la scolarité élémentaire.

Explication

La loi rend l’instruction obligatoire de 6 à 13 ans et en contrôle l’acquisition par le Certificat d’études primaires. Le baccalauréat est associé à la poursuite d’études au lycée, et non à ce contrôle de fin d’instruction primaire.

31. Comment la loi du 28 mars 1882 articule-t-elle instruction morale et civique et enseignement religieux ?

Elle supprime l’instruction religieuse et interdit aux familles d’organiser un enseignement hors de l’école.
Elle remplace l’instruction religieuse à l’école publique et libère le jeudi pour un enseignement religieux hors de l’école.
Elle remplace la morale civique par l’instruction religieuse et libère le dimanche pour les cours publics.
Elle maintient l’instruction religieuse dans les programmes et réserve le jeudi aux leçons de morale civique.

Elle remplace l’instruction religieuse à l’école publique et libère le jeudi pour un enseignement religieux hors de l’école.

Explication

La loi remplace l’instruction religieuse des programmes publics par l’instruction morale et civique, tout en libérant le jeudi pour un enseignement religieux en dehors de l’école. Elle ne supprime donc pas la possibilité d’un enseignement religieux hors de l’établissement public.

32. Quelle différence caractérise les parcours scolaires proposés au XIXe siècle aux enfants du peuple et à ceux de la bourgeoisie ?

Les deux parcours sont gratuits et conduisent au baccalauréat, mais par des programmes distincts.
L’école primaire populaire s’achève avec le baccalauréat, tandis que le Petit Lycée conduit au certificat.
L’école primaire populaire gratuite s’achève à 13 ans avec le certificat, tandis que le Petit Lycée payant conduit au baccalauréat.
L’école primaire populaire payante conduit au baccalauréat, tandis que le Petit Lycée gratuit s’achève au certificat.

L’école primaire populaire gratuite s’achève à 13 ans avec le certificat, tandis que le Petit Lycée payant conduit au baccalauréat.

Explication

Le parcours populaire est gratuit et s’arrête à 13 ans avec le certificat d’études, tandis que le Petit Lycée payant mène au baccalauréat pour les enfants de la bourgeoisie. Le baccalauréat ne constitue donc pas le débouché du parcours primaire populaire décrit ici.

33. Dans quel contexte et dans quel but la Ligue internationale pour l’Éducation nouvelle est-elle créée en 1921 ?

Au congrès de Calais, après la Première Guerre mondiale, pour former des individus pacifiques, coopératifs et libres.
Au congrès de Calais, avant la Première Guerre mondiale, pour uniformiser les programmes scolaires nationaux.
À Paris, après la Première Guerre mondiale, pour renforcer la direction magistrale et les examens scolaires.
À Paris, avant la Première Guerre mondiale, pour développer l’enseignement religieux dans les écoles publiques.

Au congrès de Calais, après la Première Guerre mondiale, pour former des individus pacifiques, coopératifs et libres.

Explication

Créée au congrès de Calais en 1921, après le traumatisme de la Première Guerre mondiale, la Ligue rassemble des pédagogues qui visent une formation pacifique, coopérative et libre. Son projet n’est pas de renforcer un enseignement magistral directif.

34. Dans l’Éducation nouvelle, comment se répartissent les rôles de l’enfant et du maître dans l’apprentissage ?

Le maître observe les progrès, tandis que l’enfant reçoit passivement les connaissances préparées pour lui.
L’enfant construit activement ses connaissances, tandis que le maître facilite les apprentissages plutôt que de les diriger directement.
L’enfant apprend principalement par imitation, tandis que le maître organise les exercices et corrige les réponses.
Le maître transmet directement les connaissances, tandis que l’enfant les mémorise avant de les appliquer.

L’enfant construit activement ses connaissances, tandis que le maître facilite les apprentissages plutôt que de les diriger directement.

Explication

L’Éducation nouvelle considère l’enfant comme acteur de la construction de ses connaissances et le maître comme un facilitateur, en s’appuyant sur la psychologie scientifique. La transmission magistrale directe correspond à la conception que cette approche entend dépasser.

35. Quelle combinaison d’outils caractérise la pédagogie collective et démocratique de Freinet ?

Le texte libre, l’imprimerie scolaire, la correspondance interscolaire et le conseil de coopérative.
Les besoins vitaux, la globalisation psychologique, les sorties dans la nature et l’observation du milieu.
La leçon magistrale, la récitation collective, l’examen final et la hiérarchie de classe.
Le matériel autocorrectif, l’environnement préparé, l’observation discrète et les exercices individuels.

Le texte libre, l’imprimerie scolaire, la correspondance interscolaire et le conseil de coopérative.

Explication

Freinet associe notamment le texte libre, l’imprimerie scolaire, la correspondance entre écoles et le conseil de coopérative pour soutenir une école collective et démocratique. Le matériel autocorrectif et l’environnement préparé renvoient plutôt aux principes associés à Montessori.

36. Dans une patrouille scoute, quel rôle revient au chef adolescent et quel rôle revient à l’adulte ?

Le chef adulte anime un groupe de huit à dix jeunes, tandis que l’adolescent conseille les familles.
Le chef adolescent anime un groupe de six à huit jeunes, tandis que l’adulte conseille plutôt qu’il ne surveille.
L’adulte dirige un groupe de six à huit jeunes, tandis que l’adolescent observe sans exercer de responsabilité.
Le chef adolescent surveille un groupe de six à huit jeunes, tandis que l’adulte contrôle leurs activités.

Le chef adolescent anime un groupe de six à huit jeunes, tandis que l’adulte conseille plutôt qu’il ne surveille.

Explication

Une patrouille réunit six à huit jeunes autour d’un chef adolescent, et l’adulte agit comme conseiller plutôt que comme surveillant. L’idée que l’adulte contrôle directement les activités confond accompagnement et surveillance.

37. Quelle opposition Paulo Freire établit-il entre l’éducation « bancaire » et la conscientisation ?

L’éducation bancaire organise l’apprentissage collectif, tandis que la conscientisation réserve les savoirs au maître.
L’éducation bancaire privilégie le débat politique, tandis que la conscientisation repose sur la mémorisation de contenus.
L’éducation bancaire fait de l’élève un acteur de son émancipation, tandis que la conscientisation lui transmet passivement des savoirs.
L’éducation bancaire dépose passivement des savoirs dans l’élève, tandis que la conscientisation en fait un acteur de son émancipation politique.

L’éducation bancaire dépose passivement des savoirs dans l’élève, tandis que la conscientisation en fait un acteur de son émancipation politique.

Explication

Freire critique une éducation bancaire où le maître dépose les savoirs dans un élève passif et lui oppose la conscientisation, qui engage l’apprenant dans son émancipation politique. La proposition inverse les caractéristiques essentielles des deux notions.

38. Que prévoit la loi Debré du 31 décembre 1959 pour les établissements privés sous contrat ?

Le financement des salaires enseignants, tandis que les frais de fonctionnement restent à la charge des collectivités locales
La prise en charge intégrale des salaires enseignants et le financement des frais de fonctionnement
Le versement d’une aide forfaitaire aux établissements, sans financement des salaires ni des frais de fonctionnement
La prise en charge des frais de fonctionnement, tandis que les salaires enseignants restent à la charge des familles

La prise en charge intégrale des salaires enseignants et le financement des frais de fonctionnement

Explication

La loi Debré prévoit la prise en charge intégrale des salaires enseignants ainsi que le financement des frais de fonctionnement des établissements privés sous contrat. Une aide limitée aux frais de fonctionnement ne rendrait pas compte de la prise en charge des salaires prévue par la loi.

39. Un établissement privé sous contrat reçoit un financement public : quelle obligation accompagne ce financement ?

Respecter les horaires officiels, tout en pouvant sélectionner les élèves selon leurs convictions religieuses
Respecter les programmes et horaires officiels et ne pas refuser un élève pour des motifs religieux, philosophiques ou sociaux
Adopter le projet éducatif de l’État et supprimer toute référence au caractère propre de l’établissement
Appliquer les programmes officiels, tout en réservant l’admission aux élèves d’une même origine sociale

Respecter les programmes et horaires officiels et ne pas refuser un élève pour des motifs religieux, philosophiques ou sociaux

Explication

Le financement public oblige l’établissement à respecter les programmes et horaires officiels et à ne pas discriminer les élèves pour les motifs indiqués. Il n’efface pas pour autant le caractère propre de son projet éducatif, contrairement à l’idée d’une adoption intégrale du projet de l’État.

40. Selon le plan Langevin-Wallon de 1947, sur quelle base l’orientation scolaire devrait-elle principalement reposer ?

Sur les capacités réelles de l’élève, en reconnaissant une dignité égale aux différentes formes d’intelligence
Sur l’origine sociale, considérée comme un indicateur fiable des aptitudes scolaires futures
Sur la fortune familiale, afin de répartir les élèves entre les différents parcours d’études
Sur les résultats scolaires, en réservant les études longues aux formes d’intelligence les plus abstraites

Sur les capacités réelles de l’élève, en reconnaissant une dignité égale aux différentes formes d’intelligence

Explication

Le plan Langevin-Wallon préconise une orientation fondée sur les capacités réelles plutôt que sur la fortune ou l’origine sociale et reconnaît une dignité égale aux différentes formes d’intelligence. Une sélection par les résultats et par une hiérarchie des intelligences ne correspond pas à ce principe.

41. Quelle conséquence la réforme Berthoin de 1959 a-t-elle eue sur la durée de la scolarité obligatoire ?

Elle l’a prolongée jusqu’à 16 ans, au lieu de 14 ans
Elle l’a fixée à 15 ans, en remplaçant l’obligation scolaire à 14 ans
Elle l’a prolongée jusqu’à 18 ans, au lieu de 16 ans
Elle l’a maintenue jusqu’à 14 ans, en allongeant la durée du primaire

Elle l’a prolongée jusqu’à 16 ans, au lieu de 14 ans

Explication

La réforme Berthoin de 1959 a porté la fin de la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans. Le passage à 18 ans est une extension plus importante que celle prévue par cette réforme.

42. Quel changement la loi Haby de 1975 introduit-elle avec le collège unique ?

Les élèves sont répartis dès leur sortie du primaire entre des établissements correspondant à leurs résultats
Les élèves suivent un programme général commun au primaire avant d’être orientés vers des collèges distincts
Les élèves entrent dans un établissement commun, mais suivent des programmes séparés selon leur origine sociale
Tous les élèves sortant du primaire entrent dans le même établissement et suivent un programme général commun

Tous les élèves sortant du primaire entrent dans le même établissement et suivent un programme général commun

Explication

La loi Haby met en place un collège unique où les élèves sortant du primaire sont réunis dans le même établissement et suivent un programme général commun. Une répartition précoce entre établissements ou filières contredit ce principe de collège commun.

43. Un élève assimile une nouvelle information à ses schèmes existants, puis les modifie face à un conflit cognitif : quel processus décrit cette conception de Piaget ?

Une imitation sociale où l’élève reproduit les gestes d’un modèle expérimenté
Un apprentissage par essais et erreurs qui précède toute adaptation des schèmes
Une construction adaptative mobilisant l’assimilation des données et l’accommodation des schèmes
Un étayage où l’adulte simplifie la tâche avant de retirer progressivement son aide

Une construction adaptative mobilisant l’assimilation des données et l’accommodation des schèmes

Explication

Pour Piaget, l’intelligence se construit par adaptation : l’assimilation intègre les nouvelles données aux schèmes existants, tandis que l’accommodation modifie ces schèmes. L’imitation d’un modèle relève plutôt de l’apprentissage vicariant décrit par Bandura.

44. Un enfant réalise une tâche avec l’aide d’un pair plus avancé, alors qu’il ne peut pas encore la faire seul : que désigne cette différence ?

La zone proximale de développement, définie comme l’écart entre réalisation autonome et réalisation avec aide
Le niveau de développement autonome, défini par les tâches que l’enfant réussit avec un adulte
L’apprentissage vicariant, défini par la réussite obtenue en observant un modèle
L’étayage, défini comme l’ensemble des capacités que l’enfant maîtrise sans soutien extérieur

La zone proximale de développement, définie comme l’écart entre réalisation autonome et réalisation avec aide

Explication

Vygotski définit la zone proximale de développement comme l’écart entre ce que l’enfant peut accomplir seul et ce qu’il peut réaliser avec l’aide d’autrui. Le niveau autonome concerne la réussite sans aide, et non la performance soutenue.

45. Pendant une activité difficile, un enseignant capte l’attention de l’élève, simplifie la tâche et réduit progressivement son soutien : quel mécanisme met-il en œuvre ?

L’apprentissage vicariant, qui repose sur l’observation d’un modèle en situation de réussite
L’étayage, qui soutient temporairement l’élève avant le retrait progressif de l’aide
La zone proximale de développement, qui correspond à l’ensemble des tâches réalisables sans aide
L’assimilation, qui intègre une difficulté nouvelle aux schèmes que l’élève possède déjà

L’étayage, qui soutient temporairement l’élève avant le retrait progressif de l’aide

Explication

L’étayage de Bruner apporte un soutien temporaire, notamment en orientant l’attention et en simplifiant la tâche, puis ce soutien est progressivement retiré. L’observation d’un modèle peut contribuer à apprendre, mais elle ne décrit pas le soutien ajusté suivi de son retrait.

46. Un élève apprend une nouvelle stratégie en observant un camarade réussir, sans devoir d’abord la découvrir par essais et erreurs : comment nomme-t-on ce type d’apprentissage ?

L’accommodation, qui transforme les schèmes face à un conflit cognitif
L’apprentissage autonome, qui se construit sans observation ni interaction
L’étayage, qui maintient temporairement l’élève dans une tâche difficile
L’apprentissage vicariant, fondé sur l’observation d’un modèle

L’apprentissage vicariant, fondé sur l’observation d’un modèle

Explication

Bandura décrit l’apprentissage vicariant comme un apprentissage par observation de modèles, tels qu’un enseignant ou un camarade qui réussit. L’étayage suppose un soutien temporaire apporté à l’élève, plutôt que l’observation qui caractérise ici la situation.

47. Quelle idée Françoise Dolto popularise-t-elle au sujet de l’enfant et de ses apprentissages ?

L’enfant apprend surtout par imitation, tandis que ses émotions restent séparées de ses capacités cognitives.
L’enfant devient une personne par la réussite scolaire, qui détermine ensuite son équilibre affectif.
L’enfant progresse lorsque ses difficultés cognitives sont corrigées avant toute prise en compte de son vécu affectif.
L’enfant est une personne, et ses souffrances affectives inconscientes peuvent affecter ses capacités cognitives.

L’enfant est une personne, et ses souffrances affectives inconscientes peuvent affecter ses capacités cognitives.

Explication

Françoise Dolto défend l’idée que l’enfant est une personne et que des souffrances affectives inconscientes peuvent avoir des répercussions cognitives. L’idée que l’émotion resterait séparée des capacités cognitives contredit précisément ce lien.

48. Dans une école inclusive, comment l’établissement répond-il aux besoins d’un élève en situation de handicap ?

Il propose à l’élève un parcours d’intégration qui repose principalement sur son adaptation aux règles scolaires existantes.
Il adapte son fonctionnement et son accessibilité afin que l’élève puisse y être accueilli dans son école de quartier.
Il inscrit l’élève dans son école de quartier à condition qu’il puisse suivre le cadre scolaire ordinaire sans adaptation.
Il oriente l’élève vers une structure spécialisée, même lorsque l’accessibilité de l’école de quartier peut être aménagée.

Il adapte son fonctionnement et son accessibilité afin que l’élève puisse y être accueilli dans son école de quartier.

Explication

La loi du 11 février 2005 garantit l’inscription dans l’école du quartier et s’inscrit dans une logique d’accessibilité universelle. L’adaptation de l’élève au cadre existant correspond à la logique d’intégration, et non à celle de l’inclusion.

49. Une enseignante propose des outils, des rythmes et des regroupements différents à ses élèves pour qu’ils maîtrisent tous la même notion. Quelle démarche décrit cette situation ?

La remédiation pédagogique, qui retarde l’objectif commun jusqu’à ce que tous les élèves suivent le même rythme.
La différenciation pédagogique, qui diversifie les itinéraires tout en maintenant un objectif commun.
L’individualisation des apprentissages, qui conserve un itinéraire identique et différencie les critères de réussite.
La différenciation pédagogique, qui attribue à chaque élève un objectif d’apprentissage distinct selon son niveau.

La différenciation pédagogique, qui diversifie les itinéraires tout en maintenant un objectif commun.

Explication

Pour Philippe Meirieu, différencier consiste à varier les itinéraires, notamment les outils, les rythmes et les regroupements, pour atteindre un même objectif. Attribuer un objectif distinct à chaque élève confond la diversité des moyens avec celle des finalités.

50. Quel ensemble correspond aux quatre piliers de l’apprentissage présentés par Stanislas Dehaene ?

L’attention, l’engagement actif, le retour sur erreur et la consolidation par la répétition et le sommeil.
La motivation, l’engagement actif, la mémorisation immédiate et la consolidation par l’évaluation fréquente.
L’attention, l’observation passive, la récompense immédiate et la consolidation par la répétition et le sommeil.
L’attention, l’engagement actif, le retour sur erreur et la consolidation par la variété des supports uniquement.

L’attention, l’engagement actif, le retour sur erreur et la consolidation par la répétition et le sommeil.

Explication

Les quatre piliers présentés par Dehaene sont l’attention, l’engagement actif, le retour sur erreur et la consolidation par la répétition et le sommeil. L’observation passive remplace à tort l’engagement actif dans une autre proposition.

51. Pour aider les élèves à exercer leur jugement face aux contenus produits par l’IA, quelle priorité pédagogique est préconisée ?

Développer la production écrite automatisée et confier à l’IA la vérification des sources et l’évaluation du jugement.
Centrer les activités sur la mémorisation de réponses générées par l’IA et limiter les débats sur la fiabilité des contenus.
Renforcer l’oralité, la manipulation concrète, le débat critique et la vérification des sources, au service du discernement éthique.
Privilégier les exercices individuels sur écran et enseigner le discernement éthique après l’acquisition des compétences numériques.

Renforcer l’oralité, la manipulation concrète, le débat critique et la vérification des sources, au service du discernement éthique.

Explication

La réponse pédagogique préconisée associe oralité, manipulation concrète, débat critique et vérification des sources, en recentrant l’école sur l’esprit critique et le discernement éthique. Confier à l’IA la vérification et l’évaluation du jugement écarterait précisément le travail critique demandé aux élèves.

52. Dans un système de patrouilles, comment l’autorité est-elle organisée entre les jeunes ?

Les jeunes choisissent leurs activités, mais l’autorité demeure organisée principalement de l’adulte vers l’enfant.
Les jeunes alternent les rôles, tandis qu’un adulte prend les décisions importantes pour le groupe.
Les jeunes se répartissent des rôles complémentaires et partagent l’autorité entre pairs.
Les jeunes exécutent des rôles fixés par l’adulte, qui conserve l’autorité et arbitre les décisions.

Les jeunes se répartissent des rôles complémentaires et partagent l’autorité entre pairs.

Explication

Dans les patrouilles, les jeunes s’organisent entre pairs, se répartissent des rôles complémentaires et partagent l’autorité. Une organisation où l’adulte conserve l’autorité centrale maintient une relation verticale plutôt que cette co-organisation.

53. Un groupe de jeunes apprend à gérer un budget en préparant une sortie. Quelle caractéristique des méthodes hors les murs cette activité illustre-t-elle ?

L’apprentissage consiste à mémoriser des règles de gestion sans les appliquer à une activité collective.
L’apprentissage se déroule principalement par observation, l’adulte réalisant les tâches à la place des jeunes.
L’apprentissage se construit par l’action concrète et la réalisation d’une tâche réelle.
L’apprentissage repose sur l’étude théorique du budget avant toute mise en situation pratique.

L’apprentissage se construit par l’action concrète et la réalisation d’une tâche réelle.

Explication

Les méthodes hors les murs font apprendre par l’action, notamment en gérant concrètement un budget ou en organisant une activité. Une étude théorique sans mise en pratique ne rend pas compte de cette expérience active.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Histoire de la pensée pédagogique.

Que diffuse l’imprimerie de Gutenberg vers 1450 hors des monastères ?

Le savoir, qu’elle rend également visible.

Sur quels deux exercices repose la pédagogie scolastique médiévale ?

La Lectio et la Disputatio.

À quoi correspond la Lectio dans la pédagogie scolastique médiévale ?

À la lecture commentée d’un texte sacré.

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