QCM : Histoire de l’école en France — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise les positions de Talleyrand et de Grégoire sur la diffusion du français pendant la Révolution française ?

Talleyrand défend l’uniformisation linguistique, tandis que Grégoire privilégie la diversité des langues régionales
Talleyrand réserve le français aux élites, tandis que Grégoire recommande l’enseignement des langues étrangères
Talleyrand rejette l’usage du français, tandis que Grégoire souhaite maintenir les pratiques linguistiques locales
Talleyrand souligne l’unité nationale, tandis que Grégoire insiste sur l’uniformisation et la diffusion du français

Talleyrand souligne l’unité nationale, tandis que Grégoire insiste sur l’uniformisation et la diffusion du français

Explication

Talleyrand relie la langue à l’unité nationale, alors que Grégoire met l’accent sur l’uniformisation et la large diffusion du français. La confusion consiste à attribuer à Talleyrand la priorité donnée à l’uniformisation, qui caractérise plutôt la position de Grégoire.

2. Quel modèle scolaire Condorcet propose-t-il dès 1792 ?

Une école payante, confessionnelle et réservée aux garçons
Une école privée, religieuse et organisée par les paroisses
Une école sélective, militaire et destinée aux futurs fonctionnaires
Une école gratuite, laïque et obligatoire

Une école gratuite, laïque et obligatoire

Explication

Le projet de Condorcet repose sur la gratuité, la laïcité et l’obligation scolaires. Une école confessionnelle qui maintient le catéchisme correspond plutôt aux écoles primaires privées qu’à ce projet.

3. Que signifie le caractère dual du système éducatif au XIXe siècle ?

Les écoles du peuple et celles des élites restent séparées socialement et selon le genre
Les écoles primaires et secondaires suivent un programme identique pour tous les élèves
Les écoles de garçons et de filles sont réunies dans une organisation scolaire commune
Les écoles publiques et privées accueillent des élèves issus des mêmes milieux sociaux

Les écoles du peuple et celles des élites restent séparées socialement et selon le genre

Explication

Le système dual sépare les établissements destinés au peuple de ceux destinés aux élites, avec des différences sociales et genrées. Il ne désigne donc pas une harmonisation des publics, des programmes ou des établissements.

4. Quelle obligation la loi Guizot de 1833 impose-t-elle aux communes ?

Entretenir une école de filles avec une obligation identique
Organiser une école secondaire mixte dans chaque département
Remplacer les écoles communales par des établissements confessionnels
Entretenir une école de garçons dans chaque commune

Entretenir une école de garçons dans chaque commune

Explication

La loi Guizot impose à chaque commune l’entretien d’une école de garçons. La disposition concernant les filles intervient en 1836 et se révèle moins contraignante, ce qui rend l’obligation différente.

5. Quelle mesure la loi Falloux de 1850 prend-elle à l’égard de l’enseignement ?

Elle retire aux Églises toute influence scolaire et impose un brevet à chaque enseignant
Elle rend l’école primaire obligatoire et interdit l’intervention des autorités religieuses
Elle confie l’enseignement aux communes et supprime les établissements congrégationnels
Elle renforce le contrôle des Églises tout en prévoyant des exceptions au brevet des instituteurs

Elle renforce le contrôle des Églises tout en prévoyant des exceptions au brevet des instituteurs

Explication

La loi Falloux renforce le contrôle des Églises et dispense de brevet les ecclésiastiques ou membres de congrégations munis d’une lettre d’obédience. Elle ne supprime donc pas l’influence religieuse et ne rend pas l’école primaire obligatoire.

6. Comment se définit l’alphabétisation dans le contexte de l’école primaire ?

Une sélection scolaire destinée à orienter les élèves vers les études secondaires
Un processus d’acculturation passant par l’apprentissage de la lecture puis de l’écriture
Une transmission religieuse centrée sur la récitation et la mémorisation du catéchisme
Une formation professionnelle fondée sur le calcul et l’apprentissage d’un métier

Un processus d’acculturation passant par l’apprentissage de la lecture puis de l’écriture

Explication

L’alphabétisation désigne l’acculturation du peuple par l’apprentissage successif de la lecture et de l’écriture. Elle ne se confond donc ni avec une formation professionnelle, ni avec une simple instruction religieuse.

7. Quelle tendance caractérise les écarts d’alphabétisation au XIXe siècle ?

Les femmes sont davantage alphabétisées que les hommes, tandis que le nord reste moins alphabétisé que le sud
Les régions du sud sont davantage alphabétisées que celles du nord, et les femmes davantage que les hommes
Les régions du nord sont davantage alphabétisées que celles du sud, et les hommes davantage que les femmes
Les niveaux d’alphabétisation sont semblables entre les régions et entre les sexes

Les régions du nord sont davantage alphabétisées que celles du sud, et les hommes davantage que les femmes

Explication

L’alphabétisation est plus élevée dans les régions du nord et chez les hommes que dans les régions du sud et chez les femmes. L’erreur principale consiste à inverser simultanément les écarts géographiques et genrés.

8. Pourquoi la fréquentation de l’école primaire reste-t-elle intermittente au XIXe siècle ?

Les enfants sont régulièrement mobilisés pour les travaux agricoles, la garde des troupeaux ou les activités des fabriques
Les communes ferment fréquemment les écoles afin de remplacer les instituteurs par des personnels religieux
Les élèves interrompent leur scolarité surtout pour suivre des formations administratives dans les villes
Les familles refusent principalement l’apprentissage de la lecture parce qu’il est réservé aux établissements secondaires

Les enfants sont régulièrement mobilisés pour les travaux agricoles, la garde des troupeaux ou les activités des fabriques

Explication

La fréquentation est intermittente parce que les enfants participent aux travaux des champs, gardent les troupeaux ou travaillent dans les fabriques. Les interruptions s’expliquent donc surtout par leur mobilisation économique et familiale, plutôt que par un refus général de l’apprentissage.

9. Comment se répartit le financement des lycées napoléoniens et des collèges au début du XIXe siècle ?

Les départements financent les lycées, tandis que les communes financent les collèges.
L’État finance les lycées, tandis que les communes financent les collèges.
L’État et les communes financent ensemble les lycées et les collèges.
Les communes financent les lycées, tandis que l’État finance les collèges.

L’État finance les lycées, tandis que les communes financent les collèges.

Explication

Les lycées napoléoniens relèvent du financement de l’État, alors que les collèges sont pris en charge par les communes. La confusion vient d’une inversion entre les deux niveaux d’enseignement et leurs financeurs.

10. Quelle différence caractérise principalement l’éducation des filles et l’enseignement secondaire masculin au XIXe siècle ?

Les filles reçoivent une formation professionnelle, tandis que les garçons privilégient l’éducation religieuse et domestique.
Les filles reçoivent une formation religieuse et domestique, tandis que les garçons étudient notamment le latin.
Les filles étudient principalement le latin, tandis que les garçons apprennent surtout la couture et l’art ménager.
Les filles et les garçons suivent une formation centrée sur les sciences, la religion et les langues anciennes.

Les filles reçoivent une formation religieuse et domestique, tandis que les garçons étudient notamment le latin.

Explication

L’éducation des filles privilégie longtemps la religion, la couture et l’art ménager, tandis que le secondaire masculin accorde une place centrale au latin. L’erreur la plus plausible consiste à attribuer aux filles la formation classique réservée principalement aux garçons.

11. Que rend gratuite la loi de 1881 ?

L’enseignement secondaire public
L’instruction primaire publique
La formation professionnelle publique
L’ensemble de l’enseignement privé

L’instruction primaire publique

Explication

La loi de 1881 établit la gratuité de l’instruction primaire publique. Elle ne supprime pas les frais de l’enseignement secondaire, qui demeure alors payant.

12. Quelle mesure associe correctement la loi de 1882 à ses effets scolaires ?

Elle interdit l’enseignement des congrégations et impose la scolarité jusqu’à 16 ans.
Elle rémunère les instituteurs par l’État et supprime les écoles confessionnelles.
Elle rend la scolarité obligatoire de 6 à 13 ans et laïcise les programmes.
Elle rend l’école primaire gratuite et laïcise les enseignants.

Elle rend la scolarité obligatoire de 6 à 13 ans et laïcise les programmes.

Explication

La loi de 1882 impose la scolarité de 6 à 13 ans et la laïcité des programmes. La laïcisation des enseignants relève de la loi Goblet de 1886, et non de celle de 1882.

13. Quelle transformation la loi Goblet de 1886 apporte-t-elle aux écoles primaires publiques ?

Elle interdit aux congrégations religieuses d’enseigner dans le privé.
Elle impose la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de treize ans.
Elle laïcise les écoles ainsi que leurs enseignants.
Elle rend l’instruction primaire publique gratuite.

Elle laïcise les écoles ainsi que leurs enseignants.

Explication

La loi Goblet de 1886 laïcise les écoles primaires publiques et les personnels qui y enseignent. La gratuité et l’obligation scolaire relèvent respectivement des lois de 1881 et de 1882, tandis que l’interdiction des congrégations date de 1904.

14. Comment s’articulent la décision de 1959 et l’application de l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans ?

La décision et l’application effective interviennent toutes deux en 1967.
La décision date de 1959, mais son application effective commence en 1967.
La décision et l’application effective interviennent toutes deux en 1959.
La décision date de 1967, mais son application effective commence en 1959.

La décision date de 1959, mais son application effective commence en 1967.

Explication

L’obligation scolaire jusqu’à 16 ans est décidée en 1959, mais elle n’est réellement appliquée qu’à partir de 1967. Confondre ces deux dates revient à confondre l’adoption de la mesure avec sa mise en œuvre.

15. Quelle évolution des effectifs scolaires caractérise la période comprise entre 1949 et 1963 ?

Les deux degrés connaissent une progression comparable, passant chacun à environ 4,2 millions d’élèves.
Le premier degré passe de 775 000 à 4,2 millions d’élèves, tandis que le second degré progresse légèrement.
Le second degré passe de 775 000 à 4,2 millions d’élèves, tandis que le premier degré augmente plus modestement.
Les effectifs des deux degrés diminuent, en raison du recul démographique de l’après-guerre.

Le second degré passe de 775 000 à 4,2 millions d’élèves, tandis que le premier degré augmente plus modestement.

Explication

Entre 1949 et 1963, les effectifs du second degré connaissent une forte croissance, de 775 000 à 4,2 millions, alors que le premier degré passe de 5,4 à 6,2 millions. La hausse est donc particulièrement spectaculaire dans le second degré.

16. Quelle combinaison de facteurs contribue à la massification scolaire après la Seconde Guerre mondiale ?

Le baby-boom, l’urbanisation, le travail féminin salarié, la hausse du niveau de vie et l’extension des aides scolaires.
La diminution du niveau de vie, la contraction des bourses et la fermeture progressive des établissements secondaires.
La baisse des naissances, la ruralisation, le recul du travail féminin et la réduction des transports scolaires.
La spécialisation précoce des élèves, la réduction de la scolarité obligatoire et la limitation des mobilités quotidiennes.

Le baby-boom, l’urbanisation, le travail féminin salarié, la hausse du niveau de vie et l’extension des aides scolaires.

Explication

La massification scolaire est soutenue par plusieurs évolutions démographiques, sociales et matérielles, dont le baby-boom, l’urbanisation, l’emploi féminin salarié, les transports scolaires et les bourses. Les autres propositions décrivent des tendances opposées ou des facteurs qui ne favorisent pas l’élargissement de la scolarisation.

17. Quelle évolution institutionnelle caractérise la fonction d’enseignant du premier degré depuis la loi de 1989 ?

Le titre d’instituteur est maintenu, mais sa carrière s’aligne sur celle des professeurs certifiés
Le titre de professeur certifié remplace celui d’instituteur et sa carrière s’aligne sur celle des professeurs des écoles
Le titre de professeur des écoles remplace celui d’instituteur et sa carrière s’aligne sur celle des professeurs certifiés
Le titre de professeur des écoles remplace celui d’instituteur, mais les carrières restent distinctes de celles du secondaire

Le titre de professeur des écoles remplace celui d’instituteur et sa carrière s’aligne sur celle des professeurs certifiés

Explication

Depuis 1989, les instituteurs sont désignés comme professeurs des écoles et leurs carrières sont alignées sur celles des professeurs certifiés. Il ne faut pas confondre cette évolution avec l’appartenance des professeurs certifiés au corps enseignant du secondaire.

18. Quelle affirmation distingue correctement l’agrégation du CAPES dans le recrutement des enseignants du secondaire ?

L’agrégation et le CAPES sont deux concours créés simultanément lors de la réforme de 1950
Le CAPES précède l’agrégation, mais le CAEC est créé après la mise en place du CAPES
L’agrégation est la voie la plus ancienne, tandis que le CAPES est créé en 1950 à partir du CAEC
Le CAPES est la voie la plus ancienne, tandis que l’agrégation est créée en 1950 à partir du CAEC

L’agrégation est la voie la plus ancienne, tandis que le CAPES est créé en 1950 à partir du CAEC

Explication

L’agrégation constitue la voie de recrutement la plus ancienne du secondaire, tandis que le CAPES est créé en 1950 à partir du CAEC. Le CAPES n’est donc pas antérieur à l’agrégation et les deux concours n’ont pas la même origine.

19. Quelle réforme associe correctement chaque type de collège à la réforme qui l’organise ?

Berthoin crée le collège unique et Fouchet crée les CEG
Berthoin organise les CEG et Fouchet organise les CES
Berthoin organise les filières supérieures et Fouchet crée le collège unique
Berthoin organise les CES et Fouchet organise les CEG

Berthoin organise les CEG et Fouchet organise les CES

Explication

La réforme Berthoin de 1959 organise les collèges d’enseignement général, tandis que la réforme Fouchet de 1963 organise les collèges d’enseignement secondaire. Le collège unique relève ensuite de la loi Haby de 1975.

20. Quel changement majeur la loi Haby de 1975 introduit-elle dans l’organisation scolaire ?

Elle crée les collèges d’enseignement secondaire et réserve le collège unique aux établissements publics
Elle organise les collèges d’enseignement général et maintient plusieurs sections différenciées au sein du secondaire
Elle met en place le collège unique et abolit la distinction entre les filières secondaires et celles de l’enseignement supérieur
Elle accorde des bourses aux élèves du privé et autorise les subventions aux établissements sous contrat

Elle met en place le collège unique et abolit la distinction entre les filières secondaires et celles de l’enseignement supérieur

Explication

La loi Haby de 1975 instaure le collège unique et abolit la distinction entre les filières secondaires et les filières d’enseignement supérieur. Les réformes Berthoin et Fouchet concernaient auparavant des structures différenciées, tandis que les bourses et subventions relèvent des lois de 1951.

21. Que prévoient les lois de 1951 concernant les établissements et les élèves de l’enseignement privé ?

Elles rendent le catéchisme obligatoire et confient aux établissements privés la rémunération de leurs enseignants
Elles instaurent le collège unique et suppriment les établissements privés sous contrat
Elles donnent aux enseignants du privé le même statut économique que ceux du public
Elles accordent des bourses publiques aux élèves du privé et autorisent le subventionnement des établissements sous contrat

Elles accordent des bourses publiques aux élèves du privé et autorisent le subventionnement des établissements sous contrat

Explication

Les lois de 1951 accordent des bourses publiques aux élèves du privé et permettent à l’État de subventionner les établissements privés sous contrat. Le statut économique commun des enseignants du privé et du public est associé à la loi Guermeur de 1977.

22. Dans un établissement privé sous contrat, quelle contrepartie accompagne la prise en charge du traitement des enseignants par l’État ?

Le respect du programme officiel et un contrôle public, tandis que le catéchisme devient optionnel
L’obligation du catéchisme et l’absence de contrôle public sur les enseignements
La suppression du programme officiel et la gestion pédagogique complète par l’établissement
La reconnaissance du caractère propre de l’établissement et le financement intégral par les familles

Le respect du programme officiel et un contrôle public, tandis que le catéchisme devient optionnel

Explication

L’État prend en charge le traitement des enseignants en échange du respect du programme officiel et d’un contrôle public, tandis que le catéchisme devient optionnel. La reconnaissance du caractère propre de l’établissement correspond plutôt à une obligation liée à la loi Guermeur de 1977.

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Qui défend l’unité nationale par la langue au début de la Révolution française ?

Talleyrand défend l’unité nationale par la langue.

Qui soutient l’uniformisation et la large diffusion du français en 1789 ?

Grégoire soutient l’uniformisation et la large diffusion du français.

Quelle part de la population pratiquait le français en 1789 ?

Un quart de la population pratiquait le français en 1789.

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