QCM : Histoire géologique du bassin de Paris (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle association décrit correctement les grands ensembles géologiques présents en France ?

Des bassins sédimentaires, des massifs de socle anciens et des chaînes récentes
Des chaînes récentes, des bassins océaniques et des massifs volcaniques actifs
Des massifs de socle récents, des plaines sédimentaires et des chaînes anciennes
Des bassins sédimentaires, des plateaux volcaniques récents et des chaînes anciennes

Des bassins sédimentaires, des massifs de socle anciens et des chaînes récentes

Explication

Le territoire français associe des bassins sédimentaires, des massifs de socle anciens et des chaînes récentes. Les massifs anciens ne sont pas des plateaux volcaniques récents, même si le Massif central figure parmi les ensembles cités.

2. Une structure tectonique bordière à identifier sur une carte des grands ensembles français est le seuil de Bourgogne ; laquelle des propositions désigne une autre structure de cette liste ?

Le Jura
Le massif armoricain
Le bassin d’Aquitaine
Le seuil du Poitou

Le seuil du Poitou

Explication

Le seuil du Poitou fait partie des structures tectoniques bordières citées. Le bassin d’Aquitaine, le massif armoricain et le Jura sont des ensembles géologiques français, mais ne sont pas des structures de cette liste.

3. Quelle séquence résume les principales étapes du cycle de Wilson associées aux bassins sédimentaires ?

Océanisation et collision, déchirure, érosion, convergence et divergence, subduction puis équilibrage thermique
Déchirure et divergence, océanisation, convergence et subduction, collision et orogenèse, érosion puis équilibrage thermique
Déchirure et convergence, collision, océanisation, divergence et subduction, orogenèse puis équilibrage thermique
Divergence et orogenèse, déchirure, collision et érosion, océanisation, subduction puis équilibrage thermique

Déchirure et divergence, océanisation, convergence et subduction, collision et orogenèse, érosion puis équilibrage thermique

Explication

Le cycle comprend d’abord la déchirure continentale et la divergence, puis l’océanisation et les étapes de convergence jusqu’à la collision. L’érosion des reliefs précède l’équilibrage thermique, contrairement aux séquences qui placent ces étapes au milieu du cycle.

4. Quelle caractéristique peut présenter une couche déposée en onlap ?

Elle peut être basculée, comme certaines couches en onlap
Elle correspond à une couche qui recouvre les strates par toplap
Elle est nécessairement horizontale et dépourvue de basculement
Elle témoigne d’une surface érosive sans relation avec les strates adjacentes

Elle peut être basculée, comme certaines couches en onlap

Explication

Les discordances peuvent être érosives, en onlap ou en toplap, et certaines couches en onlap sont basculées. Une couche en onlap n’est donc pas définie par une horizontalité systématique.

5. Lorsqu’on interprète les contours d’unités géologiques sur une carte, quelle précaution est justifiée ?

Ils montrent la succession temporelle des couches, mais leur lecture exclut une simplification cartographique
Ils renseignent sur l’extension et l’évolution, mais leur lecture peut être simplifiée ou suggérer une fausse discordance
Ils décrivent les propriétés des roches, mais leur lecture établit nécessairement une discordance réelle
Ils indiquent les épaisseurs exactes des unités, mais leur lecture peut masquer une faille profonde

Ils renseignent sur l’extension et l’évolution, mais leur lecture peut être simplifiée ou suggérer une fausse discordance

Explication

Les contours aident à comprendre l’extension et l’évolution des unités, mais leur interprétation peut être simplifiée ou conduire à une fausse discordance. Ils ne prouvent donc pas à eux seuls qu’une discordance réelle existe.

6. Au début du Trias, quelle origine et quel mode de dépôt expliquent la formation des grès dans la dépression ?

L’érosion des massifs hercyniens fournit des sédiments fluviatiles qui s’y déposent.
La subsidence thermique entraîne le dépôt de carbonates fins en milieu marin.
La transgression marine depuis l’est apporte des carbonates qui s’y accumulent.
L’évaporation d’une lagune concentre des saumures qui précipitent des sels.

L’érosion des massifs hercyniens fournit des sédiments fluviatiles qui s’y déposent.

Explication

L’érosion des massifs hercyniens alimente des cours d’eau en sédiments détritiques, qui se déposent sous forme de grès dans la dépression. La transgression depuis l’est correspond à une phase ultérieure du Trias et conduit notamment à des dépôts carbonatés.

7. À la fin du Trias, quelle évolution du milieu favorise la formation des évaporites et des argiles bariolées du Keuper ?

La mer progresse depuis l’est et favorise l’accumulation de dépôts carbonatés du Muschelkalk.
La mer tropicale peu profonde régresse vers l’est et laisse place à une lagune où s’évapore la saumure.
La subsidence thermique approfondit le bassin et entraîne la sédimentation de calcaires jurassiques.
Les cours d’eau issus des massifs hercyniens déposent des sables dans une vaste plaine fluviatile.

La mer tropicale peu profonde régresse vers l’est et laisse place à une lagune où s’évapore la saumure.

Explication

La régression de la mer vers l’est transforme le milieu en lagune, où l’évaporation de la saumure produit des évaporites et les argiles bariolées du Keuper. La progression marine depuis l’est est associée au Muschelkalk, et non à cette phase lagunaire de fin du Trias.

8. Quelle observation permet de distinguer le gypse de l’anhydrite à partir de leur dureté et de leur clivage ?

Le gypse se raye à l’ongle et se clive facilement selon le plan 010, tandis que l’anhydrite ne se raye pas et se clive parfaitement selon le plan 100.
Le gypse ne se raye pas à l’ongle et se clive facilement selon le plan 010, tandis que l’anhydrite se raye et se clive parfaitement selon le plan 100.
Le gypse se raye à l’ongle et se clive parfaitement selon le plan 100, tandis que l’anhydrite ne se raye pas et se clive facilement selon le plan 010.
Le gypse ne se raye pas à l’ongle et se clive parfaitement selon le plan 100, tandis que l’anhydrite se raye et se clive selon le plan 010.

Le gypse se raye à l’ongle et se clive facilement selon le plan 010, tandis que l’anhydrite ne se raye pas et se clive parfaitement selon le plan 100.

Explication

Le gypse est assez tendre pour être rayé à l’ongle et présente un clivage facile selon le plan 010, contrairement à l’anhydrite, plus dure, dont le clivage parfait suit le plan 100. L’inversion de ces caractéristiques confond les deux minéraux.

9. Dans quelle situation l’anhydrite peut-elle se former plutôt que le gypse ?

Lorsque les eaux continentales déposent des carbonates, ou par évaporation de la trona.
Lorsque les solutions sont très concentrées, ou par déshydratation secondaire du gypse.
Lorsque la saumure cristallise à l’interface eau-air, ou par dépôt direct de halite.
Lorsque les solutions sont diluées, ou par hydratation secondaire de l’anhydrite.

Lorsque les solutions sont très concentrées, ou par déshydratation secondaire du gypse.

Explication

L’anhydrite peut précipiter à la place du gypse lorsque les solutions sont très concentrées, et elle peut aussi résulter de la déshydratation du gypse. L’hydratation de l’anhydrite décrit le processus inverse et ne correspond pas à sa formation par déshydratation.

10. Quel contexte caractérise le dépôt des calcaires au Jurassique dans le bassin ?

Une lagune se met en place tandis que la saumure s’évapore, et les dépôts deviennent des argiles bariolées.
Une transgression depuis l’est recouvre le bassin, et les dépôts carbonatés du Muschelkalk se forment.
La mer recouvre le bassin tandis que la subsidence thermique se poursuit, et la profondeur de l’eau influence la finesse des calcaires.
La mer se retire du bassin tandis que l’érosion fluviatile reprend, et les sédiments forment principalement des grès.

La mer recouvre le bassin tandis que la subsidence thermique se poursuit, et la profondeur de l’eau influence la finesse des calcaires.

Explication

Au Jurassique, la mer recouvre le bassin et la subsidence thermique se poursuit ; la tranche d’eau influe sur le dépôt de calcaires fins ou grossiers. La régression lagunaire et les argiles bariolées sont caractéristiques de la fin du Trias, pas du contexte jurassique.

11. Quelle description correspond au minerai de fer lorrain ?

Une roche évaporitique formée par la précipitation de cristaux de halite au sein d’une saumure concentrée.
Une roche carbonatée composée de fossiles et de bioclastes, dont les grains sont soudés par un ciment calcaire.
Une roche sédimentaire détritique faite de petits grains ferrugineux arrondis, les ooïdes, liés par un ciment plus ou moins ferrugineux.
Une roche fluviatile composée de grains siliceux arrondis, cimentés par des carbonates déposés en lagune.

Une roche sédimentaire détritique faite de petits grains ferrugineux arrondis, les ooïdes, liés par un ciment plus ou moins ferrugineux.

Explication

Le minerai de fer est une roche sédimentaire détritique composée d’ooïdes ferrugineux arrondis réunis par un liant plus ou moins ferrugineux. Les calcaires peuvent contenir des fossiles et des bioclastes, mais cette composition ne définit pas le minerai de fer.

12. Quelle évolution caractérise la transgression marine au Crétacé, puis la fin de cette période ?

Une régression domine au Crétacé inférieur, avant une transgression générale vers 70 à 65 Ma.
La transgression reste limitée au Crétacé inférieur, puis cesse avant le début du Crétacé supérieur.
La transgression débute au Crétacé supérieur, puis une régression survient vers 100 à 90 Ma.
La transgression débute au Crétacé inférieur, se généralise au Crétacé supérieur, puis une régression survient vers 70 à 65 Ma.

La transgression débute au Crétacé inférieur, se généralise au Crétacé supérieur, puis une régression survient vers 70 à 65 Ma.

Explication

La transgression, datée de 140 à 100 Ma, se généralise au Crétacé supérieur avant une régression vers 70 à 65 Ma. La proposition situant la régression vers 100 à 90 Ma décale cette étape par rapport à la chronologie indiquée.

13. Quel mécanisme explique le dépôt des épaisses couches de craie au Crétacé supérieur ?

Une activité volcanique sous-marine recouvre le bassin de cendres ensuite transformées en roche calcaire.
Une transgression marine envahit le bassin et favorise l’accumulation des tests calcaires de coccolithophoridés.
Une avancée glaciaire remplit le bassin de sédiments détritiques transportés depuis les reliefs voisins.
Une régression marine assèche le bassin et concentre des débris siliceux issus des organismes côtiers.

Une transgression marine envahit le bassin et favorise l’accumulation des tests calcaires de coccolithophoridés.

Explication

L’envahissement marin du bassin accompagne l’accumulation des tests calcaires de coccolithophoridés qui constituent les épaisses couches de craie. Une régression et l’assèchement du bassin ne correspondent pas au mécanisme décrit pour ce dépôt.

14. Quels phénomènes marquent le cycle alpin au Cénozoïque ?

Les compressions pyrénéenne et alpine, ainsi que l’extension miocène.
Les compressions pyrénéenne et alpine, ainsi que l’extension oligocène.
Les compressions alpine et hercynienne, ainsi que l’extension éocène.
Les extensions pyrénéenne et alpine, ainsi que la compression oligocène.

Les compressions pyrénéenne et alpine, ainsi que l’extension oligocène.

Explication

Le cycle alpin cénozoïque est marqué par les compressions pyrénéenne et alpine, puis par l’extension oligocène. L’extension miocène proposée dans un distracteur ne correspond pas à la période indiquée.

15. Dans quel cadre paléogéographique se succèdent les transgressions et les régressions cénozoïques du bassin ?

Dans un golfe ouvert vers le nord-ouest, où alternent avancées et retraits de la mer.
Dans un bassin fermé, où les variations marines résultent de l’apport des fleuves.
Dans un golfe ouvert vers le nord-ouest, où la mer progresse sans phases de retrait.
Dans un golfe ouvert vers le sud-est, où alternent avancées et retraits de la mer.

Dans un golfe ouvert vers le nord-ouest, où alternent avancées et retraits de la mer.

Explication

Au Cénozoïque, le bassin connaît des transgressions et des régressions au sein d’un golfe ouvert vers le nord-ouest. L’option qui conserve cette orientation mais écarte les retraits marins ne rend pas compte de l’alternance des deux phénomènes.

16. À quel ensemble géologique appartient le fossé d’Alsace ?

À un bassin alpin éocène, associé à un magmatisme crétacé.
À un bassin pyrénéen miocène, associé à un magmatisme paléogène.
Au rift ouest-européen oligocène-miocène, associé à un magmatisme néogène.
À un rift ouest-européen crétacé, associé à un magmatisme oligocène.

Au rift ouest-européen oligocène-miocène, associé à un magmatisme néogène.

Explication

Le fossé d’Alsace fait partie du rift ouest-européen daté de l’Oligocène au Miocène, qui est associé à un magmatisme néogène. Le distracteur qui conserve le rift ouest-européen mais le place au Crétacé lui attribue une période incorrecte.

17. Une étude relie un fossé tectonique régional à un magmatisme néogène ; quelle interprétation correspond au fossé d’Alsace ?

Il s’inscrit dans le rift ouest-européen oligocène-miocène et est associé à ce magmatisme.
Il s’inscrit dans le rift ouest-européen crétacé et est associé à un magmatisme paléogène.
Il s’inscrit dans un bassin alpin éocène et est associé à un magmatisme crétacé.
Il s’inscrit dans un bassin pyrénéen miocène et est associé à un magmatisme éocène.

Il s’inscrit dans le rift ouest-européen oligocène-miocène et est associé à ce magmatisme.

Explication

Le fossé d’Alsace appartient au rift ouest-européen oligocène-miocène, associé à un magmatisme néogène. L’interprétation qui le rattache à un rift crétacé attribue une période erronée à cet ensemble.

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Quels sont les trois types de grands ensembles géologiques présents en France ?

Des bassins sédimentaires, des massifs de socle anciens et des chaînes récentes.

Quels sont les trois principaux bassins sédimentaires français cités ?

Les bassins de Paris, d’Aquitaine et du Sud-Est.

Quelles chaînes récentes françaises sont citées ?

Les Alpes, les Pyrénées et le Jura.

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