QCM : Institutions et pouvoir dans la France monarchique (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle les lois fondamentales jouent-elles dans la monarchie française ?

Elles organisent les cérémonies royales sans encadrer la transmission du pouvoir.
Elles encadrent la dévolution du pouvoir suprême et limitent partiellement le pouvoir du Roi.
Elles limitent le pouvoir des cours de justice sans encadrer celui du Roi.
Elles permettent au Roi de fixer librement la dévolution du pouvoir suprême.

Elles encadrent la dévolution du pouvoir suprême et limitent partiellement le pouvoir du Roi.

Explication

Les lois fondamentales sont des règles coutumières obligatoires qui encadrent la dévolution du pouvoir suprême et limitent partiellement le pouvoir royal. Les décisions personnelles du Roi relèvent d’un autre registre, les cérémonies ne sont pas leur fonction principale et elles ne visent pas à limiter les cours de justice.

2. Un roi souhaite modifier l’ordre de succession pour désigner un héritier de son choix. Quel principe s’oppose à cette décision ?

Le principe d’inaliénabilité des biens de la Couronne.
Le principe d’indisponibilité de la Couronne.
Le principe d’abdication volontaire du souverain.
Le principe de désignation libre de l’héritier royal.

Le principe d’indisponibilité de la Couronne.

Explication

L’indisponibilité signifie que le Roi ne peut disposer librement de la Couronne, notamment en changeant l’ordre de succession. L’abdication concerne la renonciation au trône, l’inaliénabilité porte sur les biens de la Couronne et la désignation libre contredit le principe.

3. Après plusieurs siècles de respect spontané des lois fondamentales, un roi envisage d’abdiquer et de réorganiser la succession. Quelle conséquence découle de leur caractère obligatoire ?

Il ne peut ni abdiquer ni modifier l’ordre de ses successeurs.
Il peut agir si les cours de justice valident sa décision.
Il peut abdiquer, mais doit conserver l’ordre de ses successeurs.
Il peut modifier la succession, mais doit rester lui-même sur le trône.

Il ne peut ni abdiquer ni modifier l’ordre de ses successeurs.

Explication

Le respect spontané des lois fondamentales pendant plusieurs siècles a rendu leur caractère obligatoire contraignant, notamment en interdisant l’abdication et la modification de l’ordre des successeurs. L’idée d’une pratique facultative, d’une simple formalité ou d’une validation judiciaire ne correspond pas à cette règle.

4. À partir du règne de quel souverain l’hérédité royale triomphe-t-elle ?

Philippe Auguste.
Pépin le Bref.
Hugues Capet.
Louis VI le Gros.

Philippe Auguste.

Explication

L’hérédité royale triomphe à partir de Philippe Auguste, dont le règne s’étend de 1179 à 1223. Pépin le Bref est associé à une élection en 751, tandis que Hugues Capet et Louis VI appartiennent à des étapes antérieures de la monarchie capétienne.

5. À la mort d’un roi, un royaume choisit l’aîné parmi ses enfants et évite de partager le territoire entre plusieurs héritiers. Quels principes applique-t-il ?

L’hérédité collatérale pour choisir l’aîné et la primogéniture pour partager le royaume.
La primogéniture pour n’avoir qu’un héritier et l’unité successorale pour choisir l’aîné.
L’élection pour choisir l’aîné et le partage successoral pour préserver l’unité du royaume.
La primogéniture pour choisir l’aîné et l’unité successorale pour n’avoir qu’un héritier.

La primogéniture pour choisir l’aîné et l’unité successorale pour n’avoir qu’un héritier.

Explication

La primogéniture désigne la succession de l’aîné, tandis que l’unité successorale prévoit qu’un seul héritier succède afin d’éviter l’affaiblissement du royaume. Confondre ces deux fonctions, introduire une élection ou associer l’unité au partage inverse ou déforme les principes.

6. Après la mort de Philippe le Bel en 1314, quelle succession de règnes conduit jusqu’à la fin de la lignée masculine directe en 1328 ?

Louis X, Philippe V, puis Charles IV, sans descendance masculine survivante
Louis X, Philippe V, puis Charles IV, avec une descendance masculine survivante
Philippe V, Louis X, puis Charles IV, sans descendance masculine survivante
Louis X, Charles IV, puis Philippe V, sans descendance masculine survivante

Louis X, Philippe V, puis Charles IV, sans descendance masculine survivante

Explication

Les trois fils de Philippe le Bel régnèrent dans l’ordre Louis X, Philippe V, puis Charles IV, et aucun ne laissa de descendance masculine survivante. L’ordre « Charles IV avant Philippe V » inverse les deux règnes, « Philippe V en premier » déplace le début de la succession, et une descendance masculine survivante contredit le fait central.

7. Quelle était la portée successorale de la loi salique rédigée sous Clovis vers 510 ?

Elle excluait les femmes de la succession aux terres allodiales
Elle excluait les femmes de la succession au trône royal
Elle excluait les femmes de toutes les fonctions de gouvernement
Elle excluait les femmes de la succession aux fiefs concédés

Elle excluait les femmes de la succession aux terres allodiales

Explication

La loi salique était une ancienne coutume successorale des Francs saliens qui écartait les femmes de la succession aux terres allodiales. L’exclusion de toutes les fonctions de gouvernement élargit indûment sa portée, la succession au trône relève d’un autre enjeu, et les fiefs concédés ne sont pas les terres allodiales visées.

8. Dans quel contexte le problème de la catholicité du roi devint-il un enjeu politique en France ?

Avec la naissance du protestantisme et les guerres de Religion au XVIe siècle
Avec les conflits de succession et la guerre de Cent Ans au XIVe siècle
Avec la naissance du protestantisme, avant les guerres de Religion en France
Avec la rédaction de la loi salique et l’affermissement du royaume franc

Avec la naissance du protestantisme et les guerres de Religion au XVIe siècle

Explication

La catholicité du roi prit une dimension politique au XVIe siècle, lorsque la naissance du protestantisme et les guerres de Religion divisèrent la France. Les conflits du XIVe siècle concernent un autre contexte, et la seule naissance du protestantisme ne rend pas compte de l’ensemble des facteurs indiqués.

9. En 1593, un héritier désigné par les lois de dévolution n’est pas catholique : quelle règle l’arrêt Le Maistre établit-il ?

Les lois de dévolution désignent le roi de droit, mais il ne peut exercer le pouvoir que s’il est catholique
Le catholicisme écarte l’héritier désigné et confie le pouvoir à un autre candidat
Les lois de dévolution désignent le roi de droit, qui peut gouverner sans être catholique
Le catholicisme désigne lui-même le roi, sans égard aux lois de dévolution

Les lois de dévolution désignent le roi de droit, mais il ne peut exercer le pouvoir que s’il est catholique

Explication

L’arrêt Le Maistre reconnaît le catholicisme comme loi fondamentale : les lois de dévolution désignent le roi de droit, mais l’exercice du pouvoir exige qu’il soit catholique. Faire du catholicisme le mode de désignation confond deux règles, autoriser un roi non catholique retire la condition posée, et remplacer l’héritier contredit le rôle des lois de dévolution.

10. Un ensemble de règles suprêmes organise l’État et limite les pouvoirs pour garantir des libertés, mais n’est pas contenu dans un document unique solennellement adopté : comment le qualifier ?

Une constitution au sens matériel, mais pas au sens formel
Une constitution au sens formel, mais pas au sens matériel
Une constitution à la fois au sens formel et au sens matériel
Ni une constitution au sens formel ni une constitution au sens matériel

Une constitution au sens matériel, mais pas au sens formel

Explication

Le sens matériel renvoie au contenu des règles suprêmes qui organisent et limitent les pouvoirs, tandis que le sens formel exige un document écrit unique solennellement adopté. La qualifier de formelle confond les deux sens, et l’absence de document unique n’annule pas son caractère matériel.

11. Un royaume possède des lois fondamentales qui désignent le roi, mais celles-ci organisent peu les institutions et ne limitent pas son pouvoir pour garantir les libertés : quelle caractéristique leur correspond ?

Elles organisent peu les institutions et ne limitent pas le pouvoir royal pour garantir les libertés
Elles organisent les institutions et limitent le pouvoir royal pour garantir les libertés
Elles organisent peu les institutions, mais limitent le pouvoir royal pour garantir les libertés
Elles organisent les institutions, mais ne limitent pas le pouvoir royal pour garantir les libertés

Elles organisent peu les institutions et ne limitent pas le pouvoir royal pour garantir les libertés

Explication

Les lois fondamentales monarchiques organisaient peu les institutions et ne limitaient pas les pouvoirs du roi dans le but de garantir des libertés. La désignation du roi ne signifie pas que les institutions sont largement organisées, et les réponses qui leur attribuent une limitation du pouvoir ou une organisation institutionnelle étendue contredisent ces caractéristiques.

12. Après l’assassinat d’Henri III en 1589, à quel moment Henri IV exerça-t-il véritablement le pouvoir ?

Dès son accession au trône, en 1589
Après la guerre civile, en 1598
À la fin de la guerre civile, en 1593
Avant l’assassinat d’Henri III, en 1588

À la fin de la guerre civile, en 1593

Explication

Henri IV accéda au trône en 1589, mais n’exerça véritablement le pouvoir qu’à la fin de la guerre civile, en 1593. L’accession en 1589 confond les deux étapes, 1588 précède l’assassinat et 1598 est postérieur à la date indiquée.

13. Un historien retrace les descendants de Louis XV : quels trois de ses petits-fils, fils de son fils aîné mort en 1765, devinrent rois ?

Louis XVI, Louis XVIII et Louis-Philippe
Louis XVI, Philippe V et Charles X
Louis XV, Louis XVI et Louis XVIII
Louis XVI, Louis XVIII et Charles X

Louis XVI, Louis XVIII et Charles X

Explication

Le fils aîné de Louis XV mourut en 1765 en laissant trois fils qui devinrent rois : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Louis XV appartient à la génération précédente, Philippe V relève d’une autre lignée et Louis-Philippe ne fait pas partie de ces trois petits-fils.

14. Dans une discussion sur le pouvoir royal, un conseiller affirme que le roi n’est qu’au sommet de la hiérarchie féodale, tandis qu’un autre lui attribue un pouvoir politique et religieux d’une nature distincte : quelle notion correspond à cette seconde conception ?

La potestas, pouvoir public orienté vers le salut public
La souveraineté, supériorité absolue de nature politique et religieuse
L’auctoritas, autorité supérieure de portée morale et religieuse
La suzeraineté, supériorité relative dans la hiérarchie féodale

La souveraineté, supériorité absolue de nature politique et religieuse

Explication

La souveraineté se distingue de la suzeraineté féodale par une supériorité absolue fondée sur un pouvoir politique et religieux d’une autre nature. La suzeraineté reste relative, tandis que l’auctoritas et la potestas désignent des notions distinctes du droit romain.

15. Quel auteur a théorisé la souveraineté dans un ouvrage publié en 1576, au moment des guerres de Religion et de l’affaiblissement du pouvoir royal ?

Jean Bodin, dans Les Six Livres de la République
Antoine Loisel, dans Les Institutes coutumières
Philippe de Beaumanoir, dans Les Coutumes de Beauvaisis
Bossuet, dans La politique tirée des propres paroles de l’Écriture Sainte

Jean Bodin, dans Les Six Livres de la République

Explication

Jean Bodin théorisa la souveraineté dans Les Six Livres de la République, publiés en 1576 dans le contexte des guerres de Religion. Bossuet défendit plus tard la monarchie de droit divin, Beaumanoir écrivit au XIIIe siècle et Loisel est associé aux Institutes coutumières.

16. Dans un royaume, le décès du monarque ne doit pas interrompre l’existence de l’État : quelle conception de Bodin justifie cette continuité ?

Une souveraineté absolue et perpétuelle attachée à l’État
Une autorité féodale absolue et temporaire attachée à l’État
Une suzeraineté relative et perpétuelle attachée au roi
Une souveraineté personnelle et temporaire attachée au roi

Une souveraineté absolue et perpétuelle attachée à l’État

Explication

Pour Bodin, la souveraineté appartient à la République, c’est-à-dire à l’État, et non à la personne du roi ; son caractère perpétuel fonde la continuité étatique. Une souveraineté personnelle interrompue par le décès du monarque contredit ce principe, tandis que la suzeraineté est relative.

17. Quelle doctrine politique Bossuet défend-il en réunissant l’idée chrétienne d’une origine divine du pouvoir et celle d’une souveraineté absolue ?

Une république où la souveraineté appartient au peuple
Une monarchie héréditaire de droit divin et absolutiste
Une monarchie élective fondée sur la souveraineté populaire
Une monarchie héréditaire limitée par la suzeraineté féodale

Une monarchie héréditaire de droit divin et absolutiste

Explication

Bossuet défend une monarchie héréditaire de droit divin et absolutiste, qui associe la tradition chrétienne de l’origine divine du pouvoir à la souveraineté absolue. La souveraineté populaire et la république ne correspondent pas à cette doctrine, pas plus qu’une monarchie féodale limitée.

18. À quelle date et dans quel lieu Philippe le Bel créa-t-il les États généraux ?

En avril 1302, à Notre-Dame de Paris
En 1614, à Notre-Dame de Paris
En avril 1302, au palais royal de l’île de la Cité
En 1356, à Notre-Dame de Paris

En avril 1302, à Notre-Dame de Paris

Explication

Philippe le Bel créa les États généraux en avril 1302 à Notre-Dame de Paris. La date de 1356 renvoie à des concessions obtenues par l’assemblée, 1614 à sa dernière session avant 1789, et l’île de la Cité au Parlement de Paris.

19. Un roi consulte les représentants des trois ordres sur une question politique importante, puis décide lui-même de la suite à donner. Quel rôle les États généraux remplissent-ils dans cette situation ?

Une assemblée chargée de voter toutes les décisions politiques
Une assemblée législative dotée d’un pouvoir général de décision
Une assemblée consultative, sauf pouvoir fiscal exceptionnel
Une cour judiciaire chargée de trancher les litiges du royaume

Une assemblée consultative, sauf pouvoir fiscal exceptionnel

Explication

Les États généraux conseillaient épisodiquement le Roi sur des questions importantes, sans véritable pouvoir de décision, sauf en matière de fiscalité exceptionnelle. Le pouvoir législatif général et la fonction judiciaire confondent l’assemblée avec d’autres institutions ou élargissent indûment son rôle.

20. En 1356, le régent accepte une réforme conditionnant le vote des aides financières aux mesures réclamées dans les cahiers précédents. Quelle autre concession caractérise également cet accord avec les États généraux dominés par Étienne Marcel ?

Le vote des aides avant l’application des réformes
La nomination du régent par les États généraux
La réunion permanente des États généraux
La convocation périodique des États généraux

La convocation périodique des États généraux

Explication

Les concessions de 1356 prévoyaient la convocation périodique de l’assemblée et le vote des aides après l’application des réformes demandées. La nomination du régent ne faisait pas partie de ces concessions, et la réunion n’était pas permanente.

21. Quelle situation suivit la dernière session des États généraux avant la Révolution ?

Après 1789, l’institution resta en sommeil jusqu’à la Révolution
Après 1614, l’institution resta en sommeil jusqu’à la Révolution
Après 1484, l’institution resta en sommeil jusqu’à la Révolution
Après 1614, l’institution se réunit périodiquement jusqu’à la Révolution

Après 1614, l’institution resta en sommeil jusqu’à la Révolution

Explication

La dernière session avant 1789 eut lieu en 1614, sous la régence de Marie de Médicis, puis les États généraux restèrent en sommeil jusqu’à la Révolution. L’année 1484 renvoie à des réunions antérieures, et aucune convocation périodique ne suivit la session de 1614.

22. Un particulier veut soumettre un litige au Roi, mais l’augmentation du nombre d’affaires l’empêche de l’examiner personnellement. À qui le Roi en délègue-t-il d’abord l’examen ?

À la Curia in parlemento déjà constituée
Aux membres de son Conseil
Aux tribunaux ordinaires du royaume
Aux représentants des États généraux

Aux membres de son Conseil

Explication

Considéré comme la source de toute justice et pouvant être saisi directement, le Roi délégua d’abord l’examen des affaires aux membres de son Conseil lorsque leur nombre augmenta. Les tribunaux ordinaires existaient, mais la délégation initiale décrite ici se faisait au Conseil.

23. Une affaire politique est examinée par une instance issue de la cour du Roi, tandis qu’un litige judiciaire est confié à une autre. Quelle distinction entre les deux formations convient ?

Curia in consilio judiciaire ; Curia in parlemento politique
Curia in consilio politique ; Curia in parlemento judiciaire
Curia in consilio cour judiciaire ; Curia in parlemento voie d’appel
Curia in consilio voie d’appel ; Curia in parlemento Conseil politique

Curia in consilio politique ; Curia in parlemento judiciaire

Explication

La Curia in consilio correspond au Conseil du Roi à vocation politique, tandis que la Curia in parlemento est la cour spécialisée dans les affaires judiciaires. Inverser ces fonctions ou substituer une voie de recours à l’une des institutions confond leur distinction fondamentale.

24. Quel événement consacra définitivement l’autonomie du Parlement de Paris et où fut-il installé ?

Saint Louis la consacra en 1254 dans le palais du Conseil royal, hors de l’île de la Cité
Saint Louis la consacra en 1254 à Notre-Dame de Paris
Saint Louis la consacra en 1254 dans l’ancien palais royal de Philippe Auguste, sur l’île de la Cité
Philippe le Bel la consacra en 1302 dans l’ancien palais royal de Philippe Auguste, sur l’île de la Cité

Saint Louis la consacra en 1254 dans l’ancien palais royal de Philippe Auguste, sur l’île de la Cité

Explication

Saint Louis consacra définitivement l’autonomie du Parlement de Paris en 1254 et l’installa dans l’ancien palais royal de Philippe Auguste, sur l’île de la Cité. 1302 et Notre-Dame renvoient à la création des États généraux, tandis que l’installation hors de l’île de la Cité est erronée.

25. Une cour souveraine reçoit des lettres patentes royales. Quelle démarche assure la diffusion de la loi dans son ressort ?

Les publier elle-même comme une nouvelle loi sans les inscrire dans ses registres
Les faire retranscrire par les juridictions inférieures avant toute diffusion
Les retranscrire dans ses registres et les faire reproduire pour les juridictions inférieures
Les conserver dans ses archives sans en transmettre de copie

Les retranscrire dans ses registres et les faire reproduire pour les juridictions inférieures

Explication

L’enregistrement consiste à retranscrire les lettres patentes dans les registres de la cour, puis à les faire reproduire pour les juridictions inférieures de son ressort. La conservation sans copie néglige la diffusion, la retranscription par les juridictions inférieures inverse le rôle de la cour et la publication d’une nouvelle loi confond diffusion et législation.

26. Une loi royale n’a pas été enregistrée dans une province, tandis qu’un arrêt du Conseil porte sur la même matière. Quelle conséquence s’applique ?

Les deux actes sont inapplicables tant que la cour souveraine ne les enregistre pas
La loi est immédiatement applicable, mais l’arrêt du Conseil attend son enregistrement
La loi devient applicable après sa diffusion, tandis que l’arrêt exige une remontrance
La loi n’est pas applicable dans la province, mais l’arrêt du Conseil est immédiatement exécutoire

La loi n’est pas applicable dans la province, mais l’arrêt du Conseil est immédiatement exécutoire

Explication

L’enregistrement conditionne l’applicabilité de la loi royale dans le ressort concerné, contrairement aux arrêts du Conseil, immédiatement exécutoires. L’application immédiate de la loi confond les deux régimes, l’exigence d’enregistrement pour les deux actes étend à tort la règle, et la remontrance ne conditionne pas l’exécution de l’arrêt.

27. Après des remontrances, un parlement reçoit des lettres de jussion et adresse des remontrances répétées au Roi. Quelle étape peut ensuite imposer l’enregistrement ?

Un lit de Justice convoqué par le Roi
Une remontrance ordinaire envoyée par une juridiction inférieure
Une décision du parlement déclarant la loi enregistrée
Une nouvelle lettre de jussion adressée par le parlement

Un lit de Justice convoqué par le Roi

Explication

Après les remontrances et les lettres de jussion, le parlement peut présenter des itératives remontrances; le Roi peut ensuite imposer l’enregistrement lors d’un lit de Justice. Les lettres de jussion sont une étape antérieure, le parlement ne dispose pas du dernier mot et une remontrance ordinaire ne constitue pas l’imposition royale.

28. Quelle institution correspond à la définition des États provinciaux apparus à partir du XIVe siècle dans des principautés autonomes du royaume ?

Des assemblées politiques consultatives
Des cours souveraines de justice
Des assemblées générales royales
Des organes législatifs des provinces

Des assemblées politiques consultatives

Explication

Les États provinciaux sont des assemblées politiques consultatives créées à partir du XIVe siècle au sein de principautés autonomes du royaume. Les cours souveraines relèvent de la justice, les États généraux sont une assemblée royale distincte et les États provinciaux sont consultatifs, non des organes législatifs.

29. Lorsqu’une principauté est intégrée au royaume de France, quelle continuité explique l’origine des États provinciaux ?

La création d’assemblées provinciales par les cours souveraines
Le remplacement des assemblées locales par des conseils royaux
La conversion des États généraux en assemblées territoriales
Le maintien des assemblées politiques des anciens territoires

Le maintien des assemblées politiques des anciens territoires

Explication

Les États provinciaux sont issus des assemblées des anciens territoires, conservées lors de l’intégration des principautés au royaume. Les cours souveraines sont des institutions judiciaires, les États généraux sont une assemblée royale distincte et le remplacement par des conseils royaux contredit cette continuité.

30. Un prince cherche à obtenir l’accord des trois ordres pour un impôt extraordinaire et à marquer l’autonomie de sa principauté face aux États généraux royaux. Quel objectif justifie la création d’États provinciaux ?

Percevoir les impôts ordinaires et renforcer l’autorité des États généraux
Faire juger les litiges fiscaux et remplacer les cours souveraines
Établir un impôt royal permanent et supprimer les assemblées territoriales
Obtenir le consentement aux impôts extraordinaires et affirmer une autonomie politique

Obtenir le consentement aux impôts extraordinaires et affirmer une autonomie politique

Explication

Les États provinciaux servent à obtenir le consentement des trois ordres aux impôts extraordinaires et à affirmer une autonomie politique face aux États généraux royaux. L’impôt ordinaire ne correspond pas à leur objectif fiscal, le renforcement des États généraux inverse l’objectif politique et la fonction judiciaire relève d’une confusion institutionnelle.

31. Dans un dossier sur la Bretagne, une assemblée antérieure à l’union à la France est appelée « Parlement général ». Quel nom désigne l’assemblée après l’union, sans la confondre avec la cour souveraine créée en 1554 ?

Le Parlement de Bretagne
Les États de Bretagne
Le Parlement général
Les États généraux de Bretagne

Les États de Bretagne

Explication

Après l’union à la France, l’assemblée bretonne prend le nom d’États de Bretagne; le Parlement de Bretagne est une cour souveraine distincte, créée en 1554. « Parlement général » désigne l’appellation antérieure à l’union, tandis que les États généraux royaux ne sont pas cette assemblée provinciale.

32. Lors d’une négociation fiscale, les États provinciaux discutent avec le Roi du montant des impôts et des concessions politiques accordées en échange. Que font-ils ensuite pour formaliser l’accord ?

Ils consignent l’accord dans un procès-verbal du Conseil du Roi.
Ils consignent l’accord dans une ordonnance des intendants.
Ils consignent l’accord dans un « Contrat des États ».
Ils consignent l’accord dans un registre du Parlement provincial.

Ils consignent l’accord dans un « Contrat des États ».

Explication

La négociation porte sur les impôts et leurs contreparties politiques, puis son résultat est inscrit dans un « Contrat des États ». Le vote seul ne formalise pas l’accord, le Parlement provincial n’en est pas l’auteur et les intendants ne rédigent pas ce contrat.

33. Un État provincial estime qu’une loi royale ne devrait pas s’appliquer dans sa province et cherche à empêcher son enregistrement par le Parlement provincial. Quelle démarche peut-il entreprendre ?

Remplacer la loi royale par une coutume provinciale rédigée par l’État.
Faire voter par le Parlement l’abrogation de la loi royale.
Faire juridiquement opposition à l’enregistrement de la loi.
Refuser juridiquement l’enregistrement du contrat fiscal royal.

Faire juridiquement opposition à l’enregistrement de la loi.

Explication

Certains États provinciaux, notamment celui de Bretagne, peuvent discuter l’opportunité de l’application locale des lois royales et s’opposer juridiquement à leur enregistrement. Le vote des impôts, la décision du Parlement et la rédaction de la coutume relèvent d’autres mécanismes.

34. Sous l’absolutisme, une province perd ses États par décision politique, tandis que les États d’une autre province continuent d’exister mais ne disposent presque plus de leurs anciens moyens d’action. Quelle évolution décrit ces deux situations ?

Disparition de certains États et réduction des compétences des autres.
Maintien des États avec leurs prérogatives financières et suppression des intendants.
Réduction des compétences de certains États et disparition des autres par désuétude.
Disparition de tous les États et transfert de leurs pouvoirs aux Parlements.

Disparition de certains États et réduction des compétences des autres.

Explication

Sous l’absolutisme, certains États provinciaux disparaissent par désuétude ou sanction politique, tandis que ceux qui subsistent perdent des compétences politiques et des prérogatives financières. La réduction des compétences ne signifie pas leur maintien intact, et cette évolution ne correspond pas à la suppression des Parlements.

35. En 1675, des impôts sur le tabac et le papier timbré sont créés en Bretagne sans consultation des États provinciaux. Quel enchaînement historique est associé à cette décision ?

Elle provoque une opposition juridique des États, puis l’abandon des nouveaux impôts.
Elle déclenche la Fronde, suivie de la suppression des intendants bretons.
Elle met fin à la révolte des Bonnets rouges, puis entraîne une négociation fiscale.
Elle contribue à la révolte des Bonnets rouges, suivie d’une répression sanglante.

Elle contribue à la révolte des Bonnets rouges, suivie d’une répression sanglante.

Explication

La création sans consultation de ces impôts en 1675 contribue à la révolte populaire des Bonnets rouges, qui est suivie d’une répression sanglante. La Fronde est un événement distinct, et l’épisode ne se conclut pas par l’abandon des impôts.

36. Un agent provincial agit au nom du Roi, peut être révoqué par lui et a été détaché du Conseil royal. À quelle institution correspond ce profil ?

À un procureur syndic, représentant élu du Parlement provincial.
À un gouverneur, officier titulaire d’un office irrévocable.
À un intendant, commissaire temporaire du Roi.
À un préfet, administrateur créé par la monarchie d’Ancien Régime.

À un intendant, commissaire temporaire du Roi.

Explication

L’intendant est un représentant local du Roi, commissaire temporaire révocable et détaché du Conseil du Roi ; cette fonction préfigure celle des préfets créés par Bonaparte. Le gouverneur détient au contraire un office irrévocable, et le procureur syndic est lié aux États provinciaux.

37. Dans une province, un responsable conserve sa charge sans révocation royale ordinaire et dispose d’une grande autonomie, tandis qu’un autre tient son pouvoir d’une commission que le Roi peut retirer. Comment les identifier ?

Le premier est procureur syndic et le second gouverneur.
Le premier est gouverneur et le second intendant.
Le premier est intendant et le second gouverneur.
Le premier est gouverneur et le second procureur syndic.

Le premier est gouverneur et le second intendant.

Explication

Le gouverneur est un officier titulaire d’un office irrévocable et doté d’une grande autonomie ; l’intendant est un commissaire révocable. L’office irrévocable ne caractérise donc pas l’intendant, et le procureur syndic n’est pas l’un des deux statuts décrits.

38. Pour comprendre le fonctionnement de la monarchie administrative dans les provinces jusqu’en 1789, quel rôle faut-il attribuer aux intendants ?

Ils en constituent une institution absente des provinces.
Ils en constituent le principal rouage provincial.
Ils en constituent le principal contre-pouvoir fiscal.
Ils en constituent le principal office provincial irrévocable.

Ils en constituent le principal rouage provincial.

Explication

Jusqu’en 1789, les intendants constituent le principal rouage provincial de la monarchie administrative. Ils ne sont ni le contre-pouvoir fiscal des États ni des officiers irrévocables, et leur présence n’est pas absente de la période.

39. Comment caractériser l’évolution économique générale du XVIIIe siècle malgré l’existence de crises ?

Une période d’expansion traversée par des crises ponctuelles
Une période de déclin général après une expansion ponctuelle
Une période de crise continue malgré quelques reprises
Une période de stagnation interrompue par des crises ponctuelles

Une période d’expansion traversée par des crises ponctuelles

Explication

Le XVIIIe siècle est globalement marqué par l’expansion économique, même si des crises surviennent à certains moments. La crise continue exagère leur portée, la stagnation et le déclin contredisent la tendance générale.

40. Dans une ville touchée par la disette de l’hiver 1788-1789, quel enchaînement contribue au climat d’émeute observé ?

L’abondance agricole commencée vers 1770, suivie de la disette
La crise agricole commencée vers 1770, aggravée par la disette
La crise textile commencée vers 1770, aggravée par la disette
La disette, suivie d’une crise agricole qui commence vers 1789

La crise agricole commencée vers 1770, aggravée par la disette

Explication

La crise agricole débute vers 1770 et la disette de l’hiver 1788-1789 contribue ensuite au climat d’émeute dans certaines villes. L’inversion chronologique place le début de la crise trop tard, tandis que la crise textile et l’abondance agricole ne décrivent pas cet enchaînement.

41. Dans la répartition budgétaire considérée, quelle part est consacrée aux intérêts de la dette et quelle part aux dépenses de la Cour ?

6 % aux intérêts de la dette et 40 % à la Cour
40 % aux intérêts de la dette et 17,3 % à la Cour
17,3 % aux intérêts de la dette et 6 % à la Cour
40 % aux intérêts de la dette et 6 % à la Cour

40 % aux intérêts de la dette et 6 % à la Cour

Explication

Les intérêts de la dette représentent 40 % du budget, contre 6 % pour les dépenses de la Cour. L’interversion échange ces deux postes, et 17,3 % correspond à une valeur contemporaine indiquée à titre de comparaison, non à la part historique de la dette.

42. Quelle fonction sociale la théorie attribuée à Adalbéron associe-t-elle aux travailleurs ?

Prier et transmettre les connaissances
Administrer la justice au nom du roi
Combattre pour défendre le territoire
Assurer l’alimentation

Assurer l’alimentation

Explication

Dans la théorie attribuée à Adalbéron, les travailleurs assurent l’alimentation de la société. Prier et transmettre les connaissances relève du clergé, tandis que défendre le territoire par les armes relève de la noblesse.

43. Un membre du clergé est associé à la prière et à la transmission des connaissances : à quel ordre appartient-il dans la division tripartite ?

Aux bellatores
Aux magistrats royaux
Aux oratores
Aux laboratores

Aux oratores

Explication

Les oratores désignent le clergé, associé à la prière et à la transmission des connaissances. Les bellatores correspondent à la noblesse combattante, et les laboratores aux travailleurs formant le tiers état.

44. Dans la conception sociale des trois ordres, quel critère détermine principalement la place d’une personne ?

Son élection et la charge publique qu’elle reçoit
Sa richesse et les biens qu’elle acquiert
Sa naissance et la fonction qu’elle occupe
Son individualité et ses qualités personnelles

Sa naissance et la fonction qu’elle occupe

Explication

Cette conception situe les personnes selon leur naissance et leur fonction sociale, plutôt que selon leur individualité propre. L’individualité, la richesse acquise et l’élection ne sont pas les critères centraux de cette organisation.

45. Un candidat cherche à accéder au grade de sous-lieutenant après la réforme militaire de 1781 : combien de générations de noblesse doit-il justifier ?

Trois générations
Quatre générations
Cinq générations
Quatre années de service

Quatre générations

Explication

La réforme militaire du 22 mai 1781 exige quatre générations de noblesse pour accéder au grade de sous-lieutenant. Trois et cinq générations modifient le seuil, tandis que quatre années de service confondent une exigence généalogique avec l’ancienneté militaire.

46. En 1752, un prince envisage de répondre aux difficultés de son royaume en appliquant les aspirations des Lumières. Quelle démarche correspond à leur orientation politique ?

Déclencher une révolution pour remplacer le prince en place
Conduire des réformes rationnelles pour favoriser le bonheur universel
Réformer les finances sans viser un bonheur plus général
Confier les réformes à une assemblée plutôt qu’au prince

Conduire des réformes rationnelles pour favoriser le bonheur universel

Explication

À partir de 1740, les Lumières aspirent à un bonheur universel et privilégient des réformes rationnelles menées par les princes en place. La révolution confond réformisme et rupture, la seule réforme financière réduit leur ambition, et l’assemblée élue ne correspond pas au rôle attribué aux princes.

47. Quel objectif Montesquieu assigne-t-il au gouvernement modéré proposé dans De l’Esprit des Lois, publié en 1748 ?

Remplacer le régime par une révolution
Unifier les lois de tous les pays
Renforcer la puissance militaire du royaume
Sauvegarder la liberté politique

Sauvegarder la liberté politique

Explication

Dans De l’Esprit des Lois, Montesquieu propose un gouvernement modéré destiné à sauvegarder la liberté politique. La puissance militaire et l’unification des lois ne sont pas l’objectif indiqué, tandis que la révolution contredit l’idée d’un gouvernement modéré.

48. Dans une constitution, les fonctions législative, exécutive et judiciaire sont confiées à des organes distincts, puis des règles déterminent leur répartition concrète. Comment distinguer ces deux principes ?

La séparation partage le pouvoir législatif; la balance crée deux assemblées
La séparation distingue les organes; la balance règle la répartition des fonctions
La balance distingue les organes; la séparation règle la répartition des fonctions
La balance concentre les fonctions; la séparation les confie au souverain

La séparation distingue les organes; la balance règle la répartition des fonctions

Explication

La séparation des pouvoirs distribue les fonctions entre des organes différents, tandis que la balance désigne les modalités de cette répartition. Inverser ces notions confond leur rôle; le partage législatif et la concentration des fonctions sont d’autres idées.

49. Après la restitution du droit de remontrance en 1715, des Parlements multiplient leurs protestations à partir de 1750 contre des impôts nouveaux liés à un conflit avec la Prusse et l’Angleterre. Quel événement explique ces protestations ?

La réforme des offices de judicature
La guerre de Sept Ans
La guerre de Succession d’Espagne
L’Affaire de Bretagne

La guerre de Sept Ans

Explication

La multiplication des remontrances à partir de 1750 répond notamment aux nouveaux impôts liés à la guerre de Sept Ans. La guerre de Succession d’Espagne est un autre conflit, l’Affaire de Bretagne désigne un épisode particulier, et la réforme des offices n’est pas la cause mentionnée.

50. Un Parlement réclame la fin des lettres de cachet, la suppression des lits de justice et la reconnaissance d’un veto législatif. À quelles revendications ces demandes correspondent-elles ?

Une extension du droit de remontrance
Des libertés individuelles et politiques
Une représentation fondée sur les classes
Des privilèges fiscaux et militaires locaux

Des libertés individuelles et politiques

Explication

La suppression des lettres de cachet relève des libertés individuelles; la suppression des lits de justice et le veto législatif relèvent des libertés politiques. Les privilèges fiscaux et militaires renvoient à un contexte local, la théorie des classes concerne la représentation nationale, et le droit de remontrance est une revendication distincte.

51. Lors de la séance dite de la flagellation, quelle conception du pouvoir défend Louis XV ?

La souveraineté est partagée entre le roi et les États généraux
L’autorité royale découle des magistrats des cours souveraines
La souveraineté et le pouvoir législatif résident en sa personne
La souveraineté et le pouvoir législatif résident dans les Parlements

La souveraineté et le pouvoir législatif résident en sa personne

Explication

Louis XV affirme que la puissance souveraine et le pouvoir législatif résident en sa personne seule. Attribuer le pouvoir aux Parlements, le partager avec les États généraux ou le faire découler des magistrats contredit cette affirmation.

52. En janvier 1771, un magistrat découvre que son Parlement est supprimé et remplacé par un Conseil supérieur privé du droit d’enregistrement et de remontrance. De quelle réforme s’agit-il ?

De la réforme Lamoignon
De la création des Grands bailliages
De la réforme Maupeou
De la séance de la flagellation

De la réforme Maupeou

Explication

La réforme Maupeou supprime les anciens Parlements et les remplace par des Conseils supérieurs privés de l’enregistrement et des remontrances. Lamoignon réduit les compétences d’appel et crée des Grands bailliages, tandis que la flagellation est une séance royale antérieure.

53. En mai 1788, une réforme réduit les compétences d’appel des Parlements, crée 47 Grands bailliages et confie l’enregistrement des lois à une Cour plénière unique. Quel en est le nom ?

La réforme Maupeou
La réforme des Conseils supérieurs
La réforme Lamoignon
La réforme du Parlement croupion

La réforme Lamoignon

Explication

La réforme Lamoignon associe la réduction des compétences d’appel, la création de 47 Grands bailliages et l’établissement d’une Cour plénière chargée d’enregistrer les lois. Maupeou institue des Conseils supérieurs, tandis que le Parlement croupion relève de l’expérience bretonne.

54. Quelle décision le Conseil du Roi annonce-t-il le 5 juillet 1788 au sujet des États généraux ?

Le doublement des députés du tiers état et le début de l’élaboration d’un règlement électoral
Leur ouverture au 1er mai 1789 et la fixation du règlement électoral
Leur organisation en trois assemblées égales et la fixation du règlement électoral
Leur convocation pour 1789 et le début de l’élaboration d’un règlement électoral

Leur convocation pour 1789 et le début de l’élaboration d’un règlement électoral

Explication

Le 5 juillet 1788, le Conseil du Roi annonce la convocation des États généraux pour 1789 et commence l’élaboration d’un règlement électoral. La date du 1er mai est fixée le 8 août, la composition en trois assemblées est affirmée par le Parlement de Paris en septembre, et le doublement du tiers est accepté en décembre.

55. Un historien étudie la décision du Parlement de Paris du 23 septembre 1788 sur la composition des États généraux. Quelle organisation cette décision maintient-elle ?

Trois assemblées, avec deux fois plus de députés du tiers
Trois assemblées égales, une pour chaque ordre
Une assemblée unique où les députés votent par tête
Deux assemblées, le tiers état ayant doublé ses députés

Trois assemblées égales, une pour chaque ordre

Explication

Le Parlement de Paris maintient la composition traditionnelle en trois assemblées égales, une par ordre. Le doublement du tiers est accepté plus tard par le Conseil du Roi, tandis que le vote par tête et l’assemblée unique ne correspondent pas à cette décision.

56. Un député reçoit un cahier de doléances qui exprime les demandes de ses électeurs. Quelle conséquence juridique caractérise ces cahiers ?

Ils contribuent au mandat représentatif sans imposer un mandat impératif
Ils donnent aux électeurs le pouvoir de révoquer le député à chaque vote
Ils déterminent la répartition des députés entre les trois ordres
Ils imposent au député de suivre des instructions contraignantes

Ils contribuent au mandat représentatif sans imposer un mandat impératif

Explication

Les cahiers de doléances ne constituent plus un mandat impératif et contribuent à fonder le mandat représentatif du droit constitutionnel moderne. Les considérer comme des instructions obligatoires confond les doléances avec un mandat impératif, et la composition des ordres relève d’une autre question.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Institutions et pouvoir dans la France monarchique.

Que sont les lois fondamentales du royaume ?

Des règles politiques coutumières obligatoires encadrant la dévolution du pouvoir suprême et limitant partiellement le pouvoir royal.

Qu’interdisait le caractère obligatoire des lois fondamentales aux rois ?

D’abdiquer ou de modifier l’ordre de leurs successeurs.

Que signifie l’indisponibilité de la Couronne ?

Le roi ne peut en disposer librement, notamment en modifiant l’ordre de succession.

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