QCM : La connaissance de soi chez Hume et Nietzsche (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle thèse caractérise l’empirisme au sujet de l’origine de la connaissance ?

Toute connaissance provient de l’autorité reçue.
Toute connaissance provient de l’expérience.
Toute connaissance provient de principes innés.
Toute connaissance provient du raisonnement abstrait.

Toute connaissance provient de l’expérience.

Explication

L’empirisme soutient que l’expérience est à l’origine de toute connaissance. La thèse des principes innés attribue plutôt à l’esprit des connaissances qui ne proviennent pas de l’expérience.

2. Dans le cadre de l’empirisme, à quoi doit correspondre chaque idée ?

À une impression.
À un principe inné.
À une déduction logique.
À une convention sociale.

À une impression.

Explication

Selon la règle empiriste indiquée, une idée doit correspondre à une impression. La déduction logique peut relier des idées, mais elle ne remplace pas cette correspondance avec une impression.

3. Lorsqu’il s’examine, que trouve Hume au lieu d’un moi indépendant de ses perceptions ?

Une substance stable qui demeure derrière chaque perception.
Une âme immatérielle perçue directement par introspection.
Des perceptions particulières, sans moi saisi à part.
Un principe inné qui unifie les perceptions avant l’expérience.

Des perceptions particulières, sans moi saisi à part.

Explication

Hume rapporte ne trouver, en s’examinant, que des perceptions particulières et ne pas saisir de moi séparé d’elles. L’idée d’une substance stable derrière les perceptions va donc au-delà de ce qu’il dit constater.

4. À quoi Hume réduit-il l’ipséité, c’est-à-dire la conscience d’être soi ?

À la mémoire et à une substance stable.
À la raison et à des principes innés.
À l’imagination et à la croyance.
À la sensation et à une perception permanente.

À l’imagination et à la croyance.

Explication

Pour Hume, l’ipséité se ramène à l’imagination et à la croyance. La mémoire contribue à l’identité personnelle, mais elle n’est pas, à elle seule, la réduction de l’ipséité qu’il formule.

5. Comment, selon Hume, le moi en vient-il à sembler exister malgré la multiplicité des impressions ?

La réflexion isole une substance du corps, puis l’expérience confirme son identité continue.
Les sensations éliminent les différences entre impressions, puis la perception révèle un moi immuable.
La mémoire découvre une impression permanente, puis la raison en déduit une identité stable.
L’imagination transforme les impressions en identité, puis la croyance comble le manque d’impressions.

L’imagination transforme les impressions en identité, puis la croyance comble le manque d’impressions.

Explication

Hume décrit un processus où l’imagination transforme la multiplicité des impressions en identité, tandis que la croyance fait tenir le moi pour existant malgré le déficit d’impressions. La mémoire peut contribuer à l’identité, mais elle ne découvre pas pour autant une impression permanente du moi.

6. Quelle distinction Hume établit-il entre les états de conscience et le moi ?

Les sensations, impressions et sentiments sont connaissables, mais pas un moi indépendant de ces états.
Les sensations et le moi sont connaissables comme des réalités indépendantes les unes des autres.
Le moi indépendant est connaissable, tandis que les sensations et sentiments restent inaccessibles.
Les impressions sont connaissables, mais elles prouvent l’existence d’un moi stable qui les rassemble.

Les sensations, impressions et sentiments sont connaissables, mais pas un moi indépendant de ces états.

Explication

Hume considère que l’on connaît les perceptions qui nous affectent, sans pouvoir connaître un moi existant indépendamment d’elles. Une erreur fréquente consiste à prendre ces perceptions pour la preuve d’un moi stable qui leur servirait de support.

7. Pourquoi, selon Hume, l’observation répétée d’un phénomène ne permet-elle pas d’être certain qu’il se reproduira ?

Parce que l’induction établit des lois certaines dès qu’un phénomène se répète.
Parce que la raison démontre que les phénomènes changent à chaque nouvelle occurrence.
Parce que les perceptions ne fournissent aucune information sur les phénomènes observés.
Parce que l’expérience généralise à partir de cas particuliers sans garantir l’avenir.

Parce que l’expérience généralise à partir de cas particuliers sans garantir l’avenir.

Explication

L’induction tire des généralisations de cas particuliers, mais ne garantit pas que les événements futurs reproduiront les événements passés. La répétition peut soutenir une attente, mais elle ne transforme pas cette attente en certitude.

8. Que signifie l’expression « cogito brisé » associée à Nietzsche par Ricœur ?

Le cogito est divisé et fragmenté, plutôt qu’unifié et pleinement transparent à lui-même.
Le cogito est une certitude intacte qui fonde la connaissance de toute réalité extérieure.
Le cogito est une illusion produite par les sens, sans lien avec l’expérience intérieure.
Le cogito est une faculté rationnelle qui élimine les conflits entre les pensées conscientes.

Le cogito est divisé et fragmenté, plutôt qu’unifié et pleinement transparent à lui-même.

Explication

Ricœur emploie l’expression « cogito brisé » pour désigner un cogito divisé et fragmenté. Il ne s’agit donc pas d’un sujet parfaitement unifié dont la conscience serait entièrement transparente à elle-même.

9. Quelle croyance Nietzsche qualifie-t-il de « superstition du logicien » ?

La croyance que toute action consciente résulte d’une décision morale libre.
La croyance que la raison peut déduire des lois certaines à partir de cas particuliers.
La croyance que toute pensée exige un penseur qui en soit le support et l’auteur.
La croyance que toute perception provient d’un objet extérieur clairement identifiable.

La croyance que toute pensée exige un penseur qui en soit le support et l’auteur.

Explication

Nietzsche critique l’idée qu’une pensée doit nécessairement être portée et produite par un penseur conçu comme son auteur. Cette critique ne porte pas sur l’origine extérieure des perceptions, mais sur le lien supposé entre la pensée et un sujet qui la soutiendrait.

10. Selon Hume, quel rôle la mémoire joue-t-elle dans la formation de l’identité personnelle ?

Elle maintient une substance immuable qui demeure identique derrière les perceptions.
Elle transforme les perceptions en idées innées indépendantes de l’expérience.
Elle relie les perceptions en produisant entre elles une relation de ressemblance.
Elle établit l’identité en supprimant les différences entre les perceptions successives.

Elle relie les perceptions en produisant entre elles une relation de ressemblance.

Explication

Pour Hume, la mémoire contribue à créer l’identité en produisant une relation de ressemblance entre les perceptions. L’idée d’une substance immuable constitue une autre conception de l’identité, et non le rôle attribué ici à la mémoire.

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Selon l’empirisme, d’où provient toute connaissance ?

De l’expérience.

Selon quel ouvrage Hume ne saisit-il jamais un moi indépendant des perceptions particulières ?

Le Traité de la nature humaine.

Dans quel ouvrage Hume réduit-il l’ipséité à l’imagination et à la croyance ?

Dans le *Traité de la Nature Humaine*.

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