QCM : Le sujet et la connaissance de soi (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle place Nietzsche attribue-t-il à la connaissance de soi dans la vie intime ?

Elle se développe progressivement jusqu’à remplacer la méconnaissance de soi.
Elle constitue la majeure partie, tandis que la méconnaissance de soi reste exceptionnelle.
Elle équilibre la vie intime avec la méconnaissance de soi dans une mesure comparable.
Elle ne constitue qu’une petite partie, tandis que la méconnaissance de soi est la règle.

Elle ne constitue qu’une petite partie, tandis que la méconnaissance de soi est la règle.

Explication

Nietzsche considère que la méconnaissance de soi est la règle et que la connaissance de soi ne représente qu’une petite part de la vie intime. L’idée d’un équilibre entre les deux inverse cette hiérarchie.

2. Pourquoi, selon Nietzsche, la connaissance de soi ne peut-elle pas embrasser l’ensemble de l’être ?

Parce qu’elle observe les actions extérieures, mais ne peut établir les règles morales qui les gouvernent.
Parce qu’elle porte sur les pensées conscientes, mais écarte les souvenirs et les perceptions sensibles.
Parce qu’elle connaît les instincts, mais ne peut déterminer leur origine ni leur influence sur le langage.
Parce qu’elle ne saisit pas tous les instincts, leur intensité, leurs variations et leurs interactions.

Parce qu’elle ne saisit pas tous les instincts, leur intensité, leurs variations et leurs interactions.

Explication

Nietzsche souligne que la connaissance de soi ne saisit ni l’ensemble des instincts ni leur nombre, leur force, leurs flux et reflux ou leurs actions réciproques. L’explication par une simple incapacité à établir des règles morales ne rend pas compte de cette multiplicité instinctive.

3. Dans la critique de Nietzsche, quelle distinction faut-il faire entre le « je » grammatical et un sujet réel ?

Le « je » grammatical est une pensée consciente, tandis qu’un sujet réel est une pensée inconsciente.
Le « je » grammatical est une fonction du langage, tandis qu’un sujet réel serait l’auteur des pensées.
Le « je » grammatical est l’auteur des pensées, tandis qu’un sujet réel serait une fonction du langage.
Le « je » grammatical désigne un instinct, tandis qu’un sujet réel désigne l’ensemble des règles de grammaire.

Le « je » grammatical est une fonction du langage, tandis qu’un sujet réel serait l’auteur des pensées.

Explication

Nietzsche met en garde contre l’assimilation du sujet grammatical à un sujet réel : le premier relève du langage, tandis que le second serait conçu comme l’auteur des pensées. La réponse qui attribue au sujet grammatical le rôle d’auteur des pensées confond précisément ces deux notions.

4. Une personne constate qu’une idée lui vient sans qu’elle ait décidé de la produire. Quelle thèse de Nietzsche cette situation illustre-t-elle ?

Une pensée se présente lorsque le « je » contrôle les instincts qui la produisent.
Une pensée se présente lorsque le « je » choisit consciemment de la former.
Une pensée se présente lorsque les règles grammaticales déterminent son contenu.
Une pensée se présente quand elle veut, et non quand le « je » le veut.

Une pensée se présente quand elle veut, et non quand le « je » le veut.

Explication

Nietzsche reprend à Schopenhauer l’idée que la pensée survient selon sa propre venue, plutôt qu’au moment choisi par le « je ». L’hypothèse d’une production consciemment décidée par le « je » attribue à celui-ci un contrôle que cette thèse conteste.

5. Que désigne la « mêmeté » chez Ricœur dans le contexte de l’identité ?

La capacité d’un individu à changer après des expériences
La reconnaissance de ses propres intentions et pensées
La continuité des souvenirs personnels au fil du temps
L’identité telle qu’elle est perçue par autrui

L’identité telle qu’elle est perçue par autrui

Explication

Ricœur emploie le terme « mêmeté » pour désigner l’identité envisagée du point de vue d’autrui. La continuité des souvenirs personnels concerne plutôt le rapport à son passé, et non cette définition.

6. Dans quelles circonstances l’esprit peut-il faire surgir des pensées qui ne sont pas consciemment voulues ?

Dans une conversation, par imitation des paroles entendues
Dans la fatigue ou la rêverie, par association d’idées
Dans un souvenir précis, par décision volontaire de l’évoquer
Dans un effort de concentration, par déduction logique

Dans la fatigue ou la rêverie, par association d’idées

Explication

La fatigue et la rêverie favorisent le vagabondage de l’esprit et l’apparition de pensées par association d’idées. La concentration déductive, contrairement à ces états, relève d’un raisonnement orienté.

7. À quoi conduit la fiction du moi concernant la possibilité de se reconnaître dans une identité stable ?

Elle établit que l’identité du sujet se réduit à l’image que les autres ont de lui.
Elle explique que le sujet se reconnaît grâce à la continuité de ses décisions passées.
Elle conduit à envisager que le sujet ne possède pas d’identité fixe dans laquelle se reconnaître.
Elle permet au sujet de préserver une identité fixe malgré les changements de ses actions.

Elle conduit à envisager que le sujet ne possède pas d’identité fixe dans laquelle se reconnaître.

Explication

La fiction du moi ouvre la possibilité que le sujet ne dispose pas d’une identité fixe à laquelle s’identifier. L’idée d’une identité préservée malgré les changements contredit cette remise en question de la stabilité du moi.

8. Comment Nietzsche distingue-t-il la connaissance de soi de la méconnaissance de soi dans la vie intime ?

La connaissance de soi n’en saisit qu’une petite partie, tandis que la méconnaissance en est la règle.
La connaissance de soi et la méconnaissance de soi occupent une place équivalente dans la vie intime.
La connaissance de soi révèle les instincts, tandis que la méconnaissance concerne les actions conscientes.
La connaissance de soi porte sur les réactions mutuelles, tandis que la méconnaissance concerne leur nombre.

La connaissance de soi n’en saisit qu’une petite partie, tandis que la méconnaissance en est la règle.

Explication

Pour Nietzsche, la vie intime est largement méconnue, et la connaissance de soi n’en constitue qu’une petite part. L’idée que la connaissance de soi révèle les instincts inverse sa thèse, puisqu’elle n’atteint pas l’ensemble des instincts et de leurs mouvements.

9. Quelle conséquence découle de l’idée que le « je » peut n’être qu’un sujet grammatical ?

Le pronom « je » garantit que chaque pensée est consciemment produite par un sujet réel.
Le pronom « je » ne suffit pas à prouver l’existence d’un sujet réel qui commande la pensée.
La pensée devient une action volontaire dès qu’elle est formulée à la première personne.
Le sujet réel se réduit à la somme des mots employés pour parler de soi.

Le pronom « je » ne suffit pas à prouver l’existence d’un sujet réel qui commande la pensée.

Explication

Un pronom grammatical peut désigner la position du sujet dans une phrase sans établir l’existence d’un sujet réel correspondant. L’idée que toute pensée formulée à la première personne est volontaire est erronée, puisque Nietzsche soutient qu’une pensée peut se présenter sans que le « je » le veuille.

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Selon Nietzsche, quelle place occupe la méconnaissance de soi dans la vie intime ?

Elle est la règle, tandis que la connaissance de soi n’en constitue qu’une petite partie.

Dans quelle œuvre Nietzsche affirme-t-il que le « je » peut être ramené au sujet grammatical ?

Dans *Par-delà le bien et le mal*, I, §§16, 17, 18.

Quel philosophe Nietzsche reprend-il sur la venue spontanée des pensées ?

Schopenhauer.

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