QCM : La IIIe République contestée (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Entre 1870 et 1940, quelles institutions composent le régime parlementaire bicaméral de la IIIe République ?

La Chambre des députés et le Sénat
La Chambre des députés et le Conseil d’État
Le Sénat et le gouvernement
L’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel

La Chambre des députés et le Sénat

Explication

Le régime parlementaire de la IIIe République repose sur deux chambres : la Chambre des députés et le Sénat. Le Conseil d’État n’est pas une chambre parlementaire, le gouvernement appartient à l’exécutif et le Conseil constitutionnel n’est pas l’une de ces institutions.

2. Dans la IIIe République, un président de la République est élu par les chambres pour sept ans, tandis qu’un autre responsable conduit le gouvernement. Quel partage des rôles correspond à cette organisation ?

Le Sénat est chef de l’État et le président de la République dirige le gouvernement
Le président de la République est chef de l’État et le président du Conseil dirige le gouvernement
Le président de la République dirige le gouvernement et le Sénat est chef de l’État
Le président du Conseil est chef de l’État et le président de la République dirige le gouvernement

Le président de la République est chef de l’État et le président du Conseil dirige le gouvernement

Explication

L’exécutif est bicéphale : le président de la République est le chef de l’État, tandis que le président du Conseil dirige le gouvernement. Confondre les deux présidents inverse leurs fonctions, et le Sénat n’occupe aucune de ces deux fonctions exécutives.

3. Un historien dénombre les gouvernements formés entre 1929 et 1936 sous la IIIe République. Quel bilan illustre l’instabilité ministérielle de cette période ?

Douze gouvernements se maintiennent simultanément
Sept gouvernements se succèdent
Six gouvernements se succèdent
Douze gouvernements se succèdent

Douze gouvernements se succèdent

Explication

De 1929 à 1936, douze gouvernements se succèdent, signe d’une forte instabilité ministérielle. Six correspond à une confusion avec la durée approximative en années, tandis que douze gouvernements ne se maintiennent pas simultanément.

4. Entre 1932 et 1934, un gouvernement défend la déflation souhaitée par les milieux financiers. Quelle opposition politique cette orientation suscite-t-elle ?

Les socialistes la rejettent et privilégient la baisse du pouvoir d’achat
Les socialistes la rejettent et privilégient la reprise ainsi que le pouvoir d’achat
Les socialistes la soutiennent et privilégient la reprise ainsi que le pouvoir d’achat
Les milieux financiers la rejettent et privilégient la reprise ainsi que le pouvoir d’achat

Les socialistes la rejettent et privilégient la reprise ainsi que le pouvoir d’achat

Explication

Entre 1932 et 1934, les socialistes rejettent la déflation voulue par les milieux financiers et privilégient la reprise ainsi que l’augmentation du pouvoir d’achat. Le soutien socialiste à la déflation inverse leur position, et la baisse du pouvoir d’achat contredit leur préférence.

5. Que désigne l’antiparlementarisme des ligues d’extrême droite dans les années 1930 ?

Le rejet de la démocratie parlementaire au profit de solutions comme l’autoritarisme, le fascisme ou la monarchie
La défense du régime républicain contre les mouvements monarchistes et nationalistes
La volonté de renforcer le Parlement en donnant davantage de pouvoir aux partis de gauche
La revendication d’une réforme économique visant à réduire les inégalités entre les classes sociales

Le rejet de la démocratie parlementaire au profit de solutions comme l’autoritarisme, le fascisme ou la monarchie

Explication

L’antiparlementarisme correspond au rejet de la démocratie parlementaire et à la recherche de formes de régime différentes, parmi lesquelles l’autoritarisme, le fascisme ou la monarchie. La défense d’un Parlement renforcé va à l’encontre de cette contestation.

6. Quelle origine de l’Action française est mentionnée parmi les faits marquants de son histoire ?

Sa fondation par des anciens combattants en 1927
Sa création après les émeutes parisiennes de février 1934
Sa naissance dans le camp antidreyfusard en 1898
Sa transformation en parti politique en 1936

Sa naissance dans le camp antidreyfusard en 1898

Explication

L’Action française naît en 1898 dans le camp antidreyfusard, avant de devenir une ligue royaliste, antirépublicaine et nationaliste. Les anciens combattants fondent les Croix-de-Feu en 1927, et non l’Action française.

7. Après la dissolution de la Croix-de-Feu par le Front populaire, quelle fonction remplit sa transformation en Parti social français ?

Abandonner son implantation nationale au profit d’un mouvement local
Poursuivre son action sous la forme d’un parti politique de masse
Remplacer ses groupes paramilitaires par une organisation syndicale
Rejoindre le camp royaliste dirigé par l’Action française

Poursuivre son action sous la forme d’un parti politique de masse

Explication

La transformation en PSF permet à l’organisation de poursuivre son activité après la dissolution de la ligue et de devenir un parti de masse. Cette évolution ne la rattache pas à l’Action française, puisque la Croix-de-Feu se disait nationaliste et au-dessus des partis, sans être royaliste.

8. Quand les Jeunesses patriotes dirigées par Pierre Taittinger sont-elles créées ?

En 1927, au moment de la fondation des Croix-de-Feu
En 1936, lors de la dissolution des ligues d’extrême droite
En 1934, à la suite des manifestations antiparlementaires
En 1932, quelques années avant les manifestations de février 1934

En 1932, quelques années avant les manifestations de février 1934

Explication

Les Jeunesses patriotes, dirigées par Pierre Taittinger, sont créées en 1932. La date de 1927 correspond à la fondation des Croix-de-Feu, une autre organisation.

9. Quelle différence distingue la thèse de Zeev Sternhell de l’interprétation de Serge Berstein sur le fascisme français ?

Sternhell situe la naissance du fascisme en Italie, tandis que Berstein l’attribue à la seule période de Vichy.
Sternhell voit dans le PSF un parti fasciste de masse, tandis que Berstein juge cette qualification non démontrée.
Sternhell considère le PSF comme un mouvement monarchiste, tandis que Berstein le décrit comme un parti communiste.
Sternhell estime que le PSF manque d’adhérents, tandis que Berstein soutient qu’il domine les ligues nationalistes.

Sternhell voit dans le PSF un parti fasciste de masse, tandis que Berstein juge cette qualification non démontrée.

Explication

Sternhell défend l’existence d’un fascisme français de masse et s’appuie notamment sur le PSF, tandis que Berstein conteste l’étiquette fasciste appliquée à ce parti. Berstein ne nie pas que Sternhell situe des origines du fascisme en France : il critique surtout le fondement de cette interprétation et son application au PSF.

10. Quel responsable du PSF le projet institutionnel de 1936 habilite-t-il à désigner le président du Conseil ?

Le président de la Chambre des députés
Le président de la République
Le président du Conseil sortant
Le président du Sénat

Le président de la République

Explication

Le projet du PSF confie cette désignation au président de la République, qui choisit aussi les ministres en accord avec le président du Conseil. Le président de la Chambre des députés conserve des fonctions parlementaires, mais n’est pas chargé de former le gouvernement.

11. En quoi le corporatisme du PSF pouvait-il favoriser le dialogue social sans reprendre le modèle autoritaire de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie ?

Il plaçait les professions sous la direction de l’État, afin d’imposer les accords entre patrons et salariés.
Il laissait aux professions la liberté de s’organiser et d’agir, favorisant le dialogue entre patrons et salariés.
Il remplaçait les syndicats professionnels par des négociations directes entre le gouvernement et les entreprises.
Il séparait patrons et salariés en organisations rivales, afin de limiter leur influence sur les décisions publiques.

Il laissait aux professions la liberté de s’organiser et d’agir, favorisant le dialogue entre patrons et salariés.

Explication

En laissant aux professions une liberté d’organisation et d’action, le corporatisme du PSF permettait aux patrons et aux salariés de dialoguer au sein de professions organisées. À l’inverse, le modèle autoritaire évoqué repose sur un encadrement étatique des professions.

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Quelles sont les deux chambres du régime parlementaire bicaméral de la IIIe République ?

La Chambre des députés et le Sénat.

Combien de gouvernements se succèdent-ils de 1929 à 1936 ?

Douze gouvernements.

Quelle conséquence la dépendance du gouvernement envers le Parlement entraîne-t-elle ?

La succession rapide des gouvernements et la difficulté de mener une politique à long terme.

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