★ À maîtriser
Compléments
📌 La vérité peut être envisagée comme un idéal à atteindre et comme la valeur attribuée à un objet ou à une situation.
Vrai s’oppose à faux, mais la vérité vise aussi l’accord de la pensée avec le réel.
★ À maîtriser
📌 Chez Platon, le monde sensible est changeant et illusoire, tandis que le monde intelligible contient les idées, les essences et les archétypes considérés comme la vraie réalité.
Dans La République, au Livre 7, Platon développe l’allégorie de la caverne pour représenter l’enfermement dans l’ignorance du monde sensible et la nécessité de s’en élever.
Pour Platon, la vérité est absolue, unique, immuable et idéale, et non relative.
Chez Platon, la dialectique élève l’âme par une réflexion intellectuelle du sensible vers l’intelligible afin de tendre vers la vérité.
Compléments
Sortir de la caverne obscure pour contempler les idées intelligibles.
★ À maîtriser
📌 Le relativisme de Protagoras et de Bruno Latour s’oppose à la vérité unique et immuable de Platon en admettant plusieurs vérités liées aux personnes ou aux modes d’existence.
Protagoras affirme que « l’homme est la mesure de toute chose » et que toutes les représentations et opinions sont vraies relativement à celui qui les forme.
Bruno Latour affirme qu’il peut exister plusieurs modes de vérité et que chaque mode d’existence possède son propre régime de vérité ou de véridiction.
Compléments
La citation de Protagoras sur les représentations et opinions est reprise par Sextus Empiricus dans Contre les logiciens.
Bruno Latour cite comme modes d’existence :
À l’unité immuable de Platon s’opposent les vérités relatives aux personnes ou aux modes d’existence.
★ À maîtriser
📌 Pour Putnam, les faits sont indissociables de la valeur qu’on leur attribue, car leur examen comporte une appréciation ou un jugement. - Fait/Valeur : la fin d’un dogme
Hilary Putnam juge le relativisme auto-réfutant et menaçant pour la pensée.
Selon l’argument de Wittgenstein mobilisé par Putnam, le relativisme ne peut distinguer le fait d’avoir raison du fait de penser qu’on a raison.
Compléments
Dans le Tractatus logico-philosophicus, Wittgenstein soutient que les phrases qui ont un sens décrivent des faits ou des événements du monde.
Putnam présente le terme « cruel » comme descriptif d’une action néfaste et normatif parce qu’il permet de la juger mauvaise. - Fait/Valeur : la fin d’un dogme
Avoir raison ne se confond pas avec penser qu’on a raison.
★ À maîtriser
📌 Pour William James, un énoncé est vrai lorsqu’il se concrétise par un acte, plutôt que parce qu’il correspond à une réalité ou à un objet déjà donné.
Compléments
William James critique les conceptions qui présentent la vérité comme préétablie ou comme une correspondance entre une idée et son objet.
Lorsqu’un président de jury déclare « la séance est ouverte » et que la séance commence effectivement, l’énoncé se réalise par l’acte.
L’énoncé se réalise en acte → il devient vrai.
★ À maîtriser
📌 Leibniz distingue les vérités générales, qui dépendent de l’expérience, des vérités universelles, dont les vérités mathématiques ne dépendent pas.
Compléments
Pour Leibniz, les mathématiques sont formelles et ne décrivent pas le cosmos ni les phénomènes réels par l’expérience.
Les phénomènes qui dépendent du réel sont changeants, comme l’illustre la succession des jours et des nuits et les éclipses.
Les vérités mathématiques sont nécessaires et éternelles, tandis que les phénomènes réels changent.
Opposer les raisons → suspendre l’assentiment → atteindre l’ataraxie.
★ À maîtriser
Descartes recourt au doute pour trouver des fondements certains à une nouvelle science et éviter les erreurs de la science scolastique de son temps.
Le « je pense, donc je suis » (Cogito ergo sum) est, pour Descartes, une certitude claire, évidente et indubitable, premier principe de sa philosophie.
Dans les Méditations métaphysiques, Descartes doute provisoirement du corps, des sens, du monde, des mathématiques et de ses croyances, puis découvre qu’il ne peut douter qu’il pense.
Compléments
Douter de tout → découvrir le cogito → fonder la certitude.
★ À maîtriser
📌 Wittgenstein soutient que les croyances ne sont pas des obstacles à la connaissance, mais qu’elles fondent nos connaissances et nos certitudes. - De la certitude
Compléments
Wittgenstein estime impossible de vérifier l’intégralité de nos connaissances, parce qu’elles sont trop nombreuses. - De la certitude
Selon Wittgenstein, entreprendre de douter comporte le risque de ne jamais retrouver de certitude. - De la certitude
Wittgenstein illustre l’apprentissage fondé sur la confiance par l’exemple selon lequel les enfants apprennent que tout homme a un cerveau et y ajoutent foi. - De la certitude
Chez Descartes, les croyances sont écartées ; chez Wittgenstein, elles fondent les connaissances.
★ À maîtriser
📌 Nietzsche s’oppose à la dévalorisation cartésienne des sens en reconnaissant la valeur de l’expérience sensible dans la recherche de la vérité.
Compléments
Le nez comme instrument d’observation qui renseigne sur le monde.
Conceptions de la vérité
| Penseur | Nature de la vérité | Accès ou critère |
|---|---|---|
| Platon | Absolue, unique, immuable | Élévation dialectique vers l’intelligible |
| Protagoras | Relative à chaque personne | Opinions et représentations individuelles |
| Bruno Latour | Plurielle selon les modes d’existence | Régime de vérité propre à chaque mode |
| William James | Événement produit pour une idée | Réalisation concrète de l’énoncé |
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1. Quelle position Nietzsche adopte-t-il à l’égard des sens dans la recherche de la vérité, par contraste avec Descartes ?
2. Dans la démarche sceptique décrite par Sextus Empiricus, que fait le sceptique lorsque des raisons opposées ont un poids égal ?
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Qu’est-ce que la vérité ?
La conformité d’une connaissance ou d’une pensée avec le réel.
À quoi la vérité s’oppose-t-elle, selon sa définition ?
Au faux, aux préjugés, à l’illusion, au mensonge, à l’approximation, à l’ignorance, à l’incertitude, aux rumeurs et aux opinions.
Dans quelle démarche la philosophie interroge-t-elle le réel ?
Dans une démarche visant la découverte de la vérité.
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