QCM : Le blason en poésie (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe éditoriale de la Renaissance découvre un texte latin et veut suivre les orientations culturelles de son époque. Quelle démarche convient le mieux ?

Conserver le texte en latin et défendre la langue française
Délaisser les œuvres gréco-romaines au profit des seuls textes médiévaux
Traduire le texte en français sans défendre cette langue
Traduire le texte en français et défendre la langue française

Traduire le texte en français et défendre la langue française

Explication

La Renaissance redécouvre la littérature gréco-romaine, encourage sa traduction en français et promeut la défense de cette langue. Conserver le latin néglige la traduction, traduire sans défendre omet une orientation, et délaisser les œuvres antiques contredit leur redécouverte.

2. Quel groupe réunit Ronsard et Du Bellay parmi sept poètes qui composent notamment en français ?

Les fondateurs de la littérature italienne
Un groupe d’auteurs antiques
Un mouvement médiéval de langue latine
La Pléiade

La Pléiade

Explication

Ronsard et Du Bellay appartiennent à la Pléiade, groupe de sept poètes qui composent notamment en français. Les fondateurs de la littérature italienne renvoient à une autre tradition, le mouvement médiéval latin ne correspond pas à ce groupe, et les auteurs antiques ne sont pas ses membres.

3. Quel recueil met en vers l’amour de Pétrarque pour Laure ?

La Divine Comédie
Le Décaméron
Le poème 51 de Catulle
Le Canzoniere

Le Canzoniere

Explication

Pétrarque met en vers son amour pour Laure dans le Canzoniere. La Divine Comédie est associée à Dante, Le Décaméron à Boccace, et le poème 51 est de Catulle.

4. Dans la dernière strophe de Catulle 51, un poète s’adresse à lui-même et réfléchit aux effets de l’oisiveté. Quelle idée exprime-t-il ?

L’oisiveté l’excite et a déjà perdu des rois et des villes opulentes
L’oisiveté provoque le tremblement et la langue paralysée
L’oisiveté inspire ses vers sans représenter un danger
Les guerres ont détruit des rois et des villes opulentes

L’oisiveté l’excite et a déjà perdu des rois et des villes opulentes

Explication

Dans cette strophe, Catulle avertit que l’oisiveté l’excite et qu’elle a déjà perdu des rois et des villes opulentes. Le tremblement et la langue paralysée relèvent du trouble amoureux, tandis que les guerres et l’inspiration poétique ne rendent pas le sens de cet avertissement.

5. Quelle œuvre est au centre du carnet de lecture demandé ?

Le recueil poétique « Pauca meae » de Victor Hugo
La pièce de théâtre « Pauca meae » de Victor Hugo
Le recueil poétique « Pauca meae » de Jean Racine
Le recueil poétique « Les Contemplations » de Victor Hugo

Le recueil poétique « Pauca meae » de Victor Hugo

Explication

Le carnet porte sur « Pauca meae », recueil poétique de Victor Hugo paru au XIXe siècle. La confusion avec une pièce de théâtre porte sur le genre, celle avec « Les Contemplations » sur le titre, et celle avec Racine sur l’auteur.

6. Une élève doit expliquer le titre « Pauca meae » dans son carnet : quelle traduction doit-elle donner ?

« Quelques poèmes pour ma fille »
« Quelques poèmes écrits par ma fille »
« Quelques poèmes sans destinataire »
« Quelques poèmes pour ma mère »

« Quelques poèmes pour ma fille »

Explication

« Pauca meae » signifie « Quelques poèmes pour ma fille ». La référence à une mère change la destinataire, l’absence de destinataire efface le sens de « pour ma fille », et la dernière formulation inverse l’auteur et la destinataire.

7. Dans une étude du poème de Ronsard, quelle caractéristique définit le blason poétique ?

Une pièce rimée qui fait le plus souvent l’éloge, parfois la satire
Un éloge rimé qui exclut toute intention satirique
Une scène théâtrale rimée qui met en dialogue deux personnages
Une description d’armoiries qui présente les emblèmes d’une famille

Une pièce rimée qui fait le plus souvent l’éloge, parfois la satire

Explication

Le blason poétique est une pièce rimée, généralement élogieuse, mais qui peut aussi être satirique. Les armoiries relèvent du blason héraldique, une scène dialoguée est une forme théâtrale, et l’éloge n’est pas la seule intention possible.

8. Dans quel recueil et à quelle date paraît « Marie, vous avez la joue aussi vermeille… » ?

Dans le Second livre des Amours, en 1555
Dans Les Sonnets pour Hélène, en 1556
Dans Les Amours de Cassandre, en 1556
Dans le Second livre des Amours, en 1556

Dans le Second livre des Amours, en 1556

Explication

Le poème appartient au Second livre des Amours, paru en 1556. Les Amours de Cassandre et Les Sonnets pour Hélène sont d’autres ensembles de Ronsard, tandis que 1555 ne correspond pas à la date indiquée pour ce poème.

9. Dans un commentaire du sonnet, un élève relève d’abord les compliments sur la beauté de Marie, puis la critique de son « cœur de lionne » : quel mouvement interprétatif rend compte de cette opposition ?

Le blâme de sa beauté physique s’achève par l’éloge de son cœur
L’éloge de sa beauté physique se renverse en blâme de son cœur
La description de son apparence se poursuit sans changement de ton
L’éloge de son courage s’achève par un reproche sur sa beauté

L’éloge de sa beauté physique se renverse en blâme de son cœur

Explication

Ronsard loue d’abord la beauté physique de Marie, puis la chute blâme son cœur de lionne. L’inversion des deux mouvements contredit leur ordre, le courage transforme le blâme en éloge, et l’apparence physique n’est pas la cible de la critique finale.

10. À quel recueil appartient le sonnet de Du Bellay « Ces cheveux d’or sont les liens, Madame,… », daté de 1550 ?

L’Olive
Les Antiquités de Rome
« Ces cheveux d’or sont les liens, Madame,… »
Les Regrets

L’Olive

Explication

Le sonnet est daté de 1550 et appartient au recueil L’Olive. Les Regrets et Les Antiquités de Rome sont d’autres titres associés à Du Bellay, tandis que « Ces cheveux d’or… » est le titre du sonnet, non celui du recueil.

11. Dans le sonnet de Du Bellay, quelle association résume les métaphores qui décrivent l’emprise amoureuse ?

Les cheveux sont un trait, les yeux une blessure et l’amour des liens qui brûlent le poète.
Les cheveux sont des liens, les yeux un trait qui transperce l’âme et l’amour une flamme qui brûle le poète.
Les cheveux sont des liens, les yeux une flamme et l’amour un trait qui transperce l’âme.
Les cheveux sont une flamme, les yeux des liens et l’amour un trait qui transperce l’âme.

Les cheveux sont des liens, les yeux un trait qui transperce l’âme et l’amour une flamme qui brûle le poète.

Explication

Le poème associe les cheveux à des liens, les yeux à un trait qui transperce l’âme et l’amour à une flamme qui brûle le poète. Les autres associations intervertissent les images attribuées aux cheveux, aux yeux et à l’amour.

12. Un lecteur remarque que le poète dit vouloir briser les liens amoureux, mais qu’il affirme aussi aimer ce qui l’étreint et le brûle. Quelle interprétation rend compte de cette tension ?

Il rejette les liens, la flamme et la blessure, car son désir de liberté exprime son désamour.
Il célèbre les liens, la flamme et la blessure comme des images de bonheur dépourvues de souffrance.
Il chérit les liens, la flamme et la blessure qui le font souffrir, malgré son désir apparent de s’en libérer.
Il subit les liens, la flamme et la blessure, qui résultent d’une contrainte imposée par autrui.

Il chérit les liens, la flamme et la blessure qui le font souffrir, malgré son désir apparent de s’en libérer.

Explication

Le poète aime et chérit précisément les liens, la flamme et la blessure qui le font souffrir, même s’il semble vouloir s’en libérer. Le rejet des tourments confond désir apparent de rupture et désamour ; la contrainte extérieure et l’absence de souffrance ne correspondent pas à cette tension.

13. Une notice distingue les armoiries d’une pièce rimée qui fait l’éloge d’une personne. Quels sens du mot « blason » faut-il associer à ces deux emplois, dans cet ordre ?

Les armoiries en héraldique ; un récit en prose d’éloge ou de satire en poésie.
Les armoiries en héraldique ; une pièce rimée d’éloge ou de satire en poésie.
Une pièce rimée d’éloge ou de satire en héraldique ; les armoiries en poésie.
La science des armoiries en héraldique ; un poème en prose en poésie.

Les armoiries en héraldique ; une pièce rimée d’éloge ou de satire en poésie.

Explication

En héraldique, le blason désigne les armoiries ou la science qui les étudie ; en poésie, il désigne une pièce rimée d’éloge ou de satire. L’inversion des domaines, la confusion entre armoiries et science héraldique, et l’assimilation à la prose sont des erreurs distinctes.

14. À quelle date le mot « blason » est-il attesté avec le sens d’éloge, ainsi qu’avec celui de blâme ou de reproche ?

En 1160-1185.
En 1505.
En 1550.
Au XIVe siècle.

En 1505.

Explication

Le mot « blason » est attesté en 1505 avec le sens d’éloge et aussi celui de blâme ou de reproche. La période 1160-1185 et le XIVe siècle renvoient à des attestations plus anciennes liées au bouclier ou aux armoiries, tandis que 1550 est la date du sonnet de Du Bellay.

15. Dans le sonnet de Du Bellay, les images des liens, du feu et de la blessure construisent-elles quels motifs poétiques pour représenter l’amour ?

Des motifs comiques de déformation du corps de la femme aimée
Des motifs de célébration de la beauté et de la joie amoureuse
Des motifs de louange de la vertu et de la personnalité aimée
Des motifs pétrarquistes d’emprisonnement et de souffrance amoureuse

Des motifs pétrarquistes d’emprisonnement et de souffrance amoureuse

Explication

Les liens, le feu et la blessure reprennent des motifs pétrarquistes qui figurent l’emprisonnement et la souffrance amoureuse. L’éloge physique, le comique et la louange morale confondent ces images avec d’autres fonctions poétiques.

16. Un poète exprime dans un sonnet ses sentiments personnels pour la femme aimée : à quel genre poétique ce texte appartient-il ?

À la poésie satirique
À la poésie descriptive
À la poésie lyrique
À la poésie épique

À la poésie lyrique

Explication

La poésie lyrique vise l’expression des sentiments personnels du poète, ici son amour pour la femme aimée. Le blâme satirique, le récit épique et la description sans expression personnelle ne correspondent pas à cette caractéristique.

17. Un poème intitulé « Blason du laid tétin » accumule des images dépréciatives sur le sein : de quel type de texte s’agit-il ?

D’un contre-blason qui construit un blâme
D’une parodie qui se moque d’un texte imité
D’un blason qui construit un éloge
D’un pastiche qui imite un style

D’un contre-blason qui construit un blâme

Explication

Le contre-blason de Marot dénigre le sein par l’accumulation d’images dépréciatives, contrairement au blason qui fait généralement son éloge. L’éloge inverse le jugement, tandis que parodie et pastiche désignent des formes d’imitation.

18. Comment le texte de Scarron publié dans le Recueil de quelques vers burlesques en 1643 est-il présenté ?

Comme une parodie
Comme un contre-blason
Comme un pastiche
Comme un blason élogieux

Comme une parodie

Explication

Le texte de Scarron publié en 1643 est présenté comme une parodie, c’est-à-dire une imitation qui se moque. Le pastiche est associé à la chanson de Brassens, tandis que le contre-blason désigne notamment le texte de Marot.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 44 flashcards sur Le blason en poésie.

Que redécouvre la Renaissance dans la littérature ?

La littérature gréco-romaine.

Que promeut la Renaissance pour les textes ?

La traduction en français.

Que défend la Renaissance ?

La langue française.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Le blason en poésie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM