QCM : Le doute et la quête de vérité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’une réponse paraît immédiatement évidente parce qu’elle reflète l’opinion commune, comment la désigne-t-on ?

La doxa
Le paradoxe
La problématique
La démonstration

La doxa

Explication

La doxa est l’opinion du sens commun, souvent perçue comme la réponse la plus évidente. Le paradoxe remet cette évidence en question ; la démonstration établit un raisonnement et la problématique formule la question à examiner.

2. Quel repère désigne ce qui existe par soi, indépendamment de toute condition extérieure ?

Le subjectif
Le relatif
L’objectif
L’absolu

L’absolu

Explication

L’absolu existe par soi et indépendamment de toute condition extérieure. Le relatif dépend d’un autre élément, l’objectif concerne l’objet indépendamment d’un jugement, et le subjectif dépend d’un sujet.

3. Dans une discussion, une personne soutient que la vérité ne dépend pas de chacun, contrairement aux opinions personnelles. Quelle distinction entre vérité et opinion exprime-t-elle ?

La vérité est absolue et l’opinion relative à chacun
La vérité dépend d’un sujet et l’opinion existe par soi
La vérité est relative à chacun et l’opinion absolue
La vérité est objective et l’opinion caractérise la chose même

La vérité est absolue et l’opinion relative à chacun

Explication

La distinction présentée associe la vérité à l’absolu et l’opinion à ce qui est relatif à chacun. L’inversion des deux statuts est erronée ; l’objectivité et la dépendance à un sujet relèvent du repère objectif/subjectif, et non de cette distinction.

4. Pour introduire une dissertation, une élève part d’une réponse spontanée, la met en difficulté par un paradoxe, puis formule la question qui en découle. Quel ordre de démarche suit-elle ?

Paradoxe, doxa, formulation du problème
Doxa, formulation du problème, paradoxe
Doxa, paradoxe, formulation du problème
Deux doxas, puis formulation du problème

Doxa, paradoxe, formulation du problème

Explication

Pour problématiser, on part de la réponse évidente, on la remet en question par un paradoxe, puis on formule le problème qui en résulte. Commencer par le paradoxe inverse les étapes ; formuler le problème avant la remise en question ou juxtaposer deux doxas ne suit pas cette démarche.

5. Quel statut convient à une affirmation dont les éléments disponibles la rendent crédible, sans exclure qu’elle puisse être remise en question ?

Raisonnable mais discutable
Très probable
Absolument certaine
Impossible à établir avec certitude

Raisonnable mais discutable

Explication

Une affirmation raisonnable mais discutable est soutenue par des raisons tout en restant ouverte à la contestation. « Très probable » exprime un degré de confiance plus élevé, sans désigner aussi directement cette possibilité de discussion.

6. Quel enchaînement caractérise le scepticisme radical et met en évidence le risque qu’il comporte ?

Le doute universel et permanent mène à la suspension du jugement, puis risque de provoquer l’inaction.
L’examen des opinions mène à une vérité indubitable, puis permet de fonder une connaissance certaine.
L’équilibre entre des arguments opposés mène à une décision, puis facilite le passage à l’action.
La recherche de l’ataraxie mène à l’établissement de preuves, puis élimine toute incertitude.

Le doute universel et permanent mène à la suspension du jugement, puis risque de provoquer l’inaction.

Explication

Le doute radical porte sur tout et peut conduire à suspendre le jugement, ce qui risque de bloquer l’action. L’équilibre des arguments conduit à l’épochè, et non à une décision qui faciliterait l’action.

7. À quoi sert le doute méthodique de Descartes dans sa recherche philosophique ?

À démontrer que toute connaissance humaine est impossible
À éprouver ses opinions afin de découvrir une vérité indubitable
À établir que les sens fournissent des certitudes infaillibles
À préserver les opinions reçues contre toute remise en question

À éprouver ses opinions afin de découvrir une vérité indubitable

Explication

Descartes met méthodiquement ses opinions à l’épreuve pour trouver une vérité dont il ne puisse douter. L’idée que toute connaissance est impossible relève plutôt du scepticisme radical et ne correspond pas à son objectif.

8. À quelle époque Descartes a-t-il publié les *Méditations métaphysiques*, où il expose son doute méthodique ?

Au XVIIᵉ siècle
Au XVIIIᵉ siècle
Au début du XXᵉ siècle
Au XVIᵉ siècle

Au XVIIᵉ siècle

Explication

Les *Méditations métaphysiques* de Descartes datent du XVIIᵉ siècle. Le XVIIIᵉ siècle est une période postérieure et ne correspond pas à la publication indiquée.

9. En quoi l’introduction d’une explication de texte diffère-t-elle de celle d’une dissertation quant aux éléments qu’elle peut mobiliser ?

Elle associe thème, problème et thèse, tandis que celle d’une dissertation peut partir d’une accroche et de la doxa.
Elle développe trois étapes argumentatives, tandis que celle d’une dissertation se limite à formuler un problème.
Elle présente le résumé et l’enjeu, tandis que celle d’une dissertation exclut le rappel du sujet et le plan.
Elle associe accroche, doxa et paradoxe, tandis que celle d’une dissertation s’organise autour du thème et de la thèse.

Elle associe thème, problème et thèse, tandis que celle d’une dissertation peut partir d’une accroche et de la doxa.

Explication

L’introduction d’une explication de texte comprend notamment le thème, le problème et la thèse, alors que celle d’une dissertation peut mobiliser une accroche et la doxa. L’accroche et la doxa ne caractérisent donc pas spécifiquement l’introduction de l’explication de texte.

10. Pourquoi la formulation d’un paradoxe est-elle utile lorsqu’on problématise une question philosophique ?

Elle établit que les opinions personnelles sont toujours préférables aux connaissances objectives.
Elle remplace l’examen de la question par une définition précise de ses termes.
Elle montre que la réponse spontanée, issue du sens commun, n’est pas aussi évidente qu’elle paraît.
Elle confirme que l’opinion du sens commun fournit une réponse définitive à la question.

Elle montre que la réponse spontanée, issue du sens commun, n’est pas aussi évidente qu’elle paraît.

Explication

Le paradoxe met à l’épreuve la doxa en révélant que la réponse qui semblait évidente peut être contestée, ce qui fait émerger un problème. Il ne confirme donc pas la doxa comme réponse définitive : il en souligne les limites.

11. Pour examiner si une affirmation décrit une chose telle qu’elle est, indépendamment de l’avis de chacun, quel repère de vérité faut-il mobiliser ?

Le caractère subjectif, qui dépend de la perception ou du jugement d’un sujet
Le caractère absolu, qui désigne ce qui existe par soi sans condition extérieure
Le caractère relatif, qui dépend d’un autre élément auquel il se rapporte
Le caractère objectif, qui concerne les caractéristiques de la chose indépendamment d’un jugement

Le caractère objectif, qui concerne les caractéristiques de la chose indépendamment d’un jugement

Explication

Le repère objectif permet d’évaluer les caractéristiques d’une chose indépendamment du jugement porté sur elle. Le caractère absolu concerne plutôt ce qui existe par soi, sans dépendre d’une condition extérieure.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Le doute et la quête de vérité.

À quoi correspond la doxa ?

À l’opinion du sens commun.

Que remet en question un paradoxe ?

La doxa.

Qu’est-ce que l’absolu ?

Ce qui existe indépendamment de toute condition extérieure, par soi et seul.

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