QCM : Le doute et la quête de vérité (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Au début d’une réflexion philosophique, quelle notion désigne la réponse qui paraît évidente au sens commun ?

La doxa
Le paradoxe
L’aporie
Le savoir objectif

La doxa

Explication

La doxa est l’opinion du sens commun et correspond à la réponse qui semble d’abord évidente. Le paradoxe la remet en question, le savoir objectif renvoie à une connaissance et l’aporie désigne une difficulté formulée.

2. Dans une discussion, une réponse semble d’abord incontestable, puis un argument révèle qu’elle ne va pas de soi. Quel rôle joue cet argument ?

Il constitue le paradoxe qui remet en question la doxa.
Il constitue la doxa qui exprime l’opinion commune.
Il constitue l’aporie qui clôt la réflexion.
Il constitue le savoir objectif qui établit la vérité.

Il constitue le paradoxe qui remet en question la doxa.

Explication

Le paradoxe met en évidence que la réponse d’abord évidente est discutable. La doxa est cette réponse initiale, le savoir objectif relève d’une connaissance, et l’aporie formule une difficulté plutôt qu’une clôture.

3. Une élève veut formuler une aporie à partir d’une question philosophique. Dans quel ordre doit-elle procéder ?

Présenter la doxa, puis formuler le problème sans paradoxe.
Présenter la doxa, puis le paradoxe, puis formuler le problème.
Formuler le problème, puis présenter la doxa et le paradoxe.
Présenter le paradoxe, puis la doxa, puis formuler le problème.

Présenter la doxa, puis le paradoxe, puis formuler le problème.

Explication

Pour construire une aporie, on expose d’abord la réponse évidente (la doxa), puis sa remise en question (le paradoxe), avant de formuler le problème. Commencer par le problème inverse l’ordre attendu, tandis que les autres propositions inversent ou omettent une étape.

4. Pour traiter le sujet « Le doute nous éloigne-t-il de la vérité ? », quel enchaînement respecte le plan proposé ?

Le doute comme obstacle, puis progrès vers la connaissance absolue, puis sortie du dogmatisme.
Le doute comme sortie du dogmatisme, puis obstacle, puis progrès vers la connaissance absolue.
Le doute comme obstacle, puis sortie du dogmatisme, puis progrès vers la connaissance absolue.
Le doute comme obstacle, puis approfondissement de cet obstacle, puis conclusion sur sa nocivité.

Le doute comme obstacle, puis sortie du dogmatisme, puis progrès vers la connaissance absolue.

Explication

Le plan fait progresser l’analyse de l’obstacle initial vers le doute comme moyen de sortir du dogmatisme, puis vers sa nécessité pour le progrès vers l’idéal de connaissance absolue. La sortie du dogmatisme ne précède pas l’obstacle, et le plan ne répète pas simplement ce dernier.

5. Dans une introduction sur le doute, un exemple montre qu’un personnage éprouve d’abord confusion et angoisse, puis accède à la vérité grâce à ses doutes. Quel exemple illustre cette progression ?

Le parcours de Truman dans une défense du dogmatisme.
Le parcours de Truman dans une démonstration de savoir objectif.
Le parcours de Truman dans The Truman Show.
Le parcours de Truman dans une réflexion sur l’idéal de connaissance absolue.

Le parcours de Truman dans The Truman Show.

Explication

Dans The Truman Show, le doute plonge d’abord Truman dans la confusion et l’angoisse, mais il l’amène ensuite à accéder à la vérité. Le savoir objectif et l’idéal de connaissance absolue sont des notions du raisonnement, tandis que le dogmatisme ne décrit pas cette progression.

6. Un phénomène est décrit comme existant par lui-même, sans dépendre d’aucune condition extérieure. Quel repère lui correspond ?

Le subjectif
Le relatif
L’objectif
L’absolu

L’absolu

Explication

L’absolu existe par soi, indépendamment de toute condition extérieure. Le relatif dépend d’un autre élément, le subjectif dépend d’un sujet et l’objectif concerne les caractéristiques de l’objet indépendamment d’un jugement.

7. La valeur d’un objet est déterminée par sa relation à un autre élément dont elle dépend. Quel repère décrit cette situation ?

L’objectif
L’absolu
Le subjectif
Le relatif

Le relatif

Explication

Le relatif existe par rapport à un autre élément dont il dépend. L’absolu existe indépendamment, le subjectif dépend d’une perception ou d’un jugement, et l’objectif porte sur l’objet lui-même.

8. Deux observateurs décrivent la masse d’un rocher à l’aide d’une mesure, sans intégrer leurs préférences ni leurs jugements. Quel repère caractérise la propriété considérée ?

Le relatif
Le subjectif
L’absolu
L’objectif

L’objectif

Explication

L’objectif concerne les caractéristiques de la chose indépendamment du jugement porté sur elle. Le subjectif renvoie à la perception d’un sujet, le relatif à une dépendance envers un autre élément et l’absolu à l’existence par soi.

9. Une personne juge une œuvre belle en fonction de ses goûts et de sa perception personnelle. Quel repère décrit ce jugement ?

L’absolu
Le relatif
L’objectif
Le subjectif

Le subjectif

Explication

Le subjectif dépend de la perception ou du jugement d’un sujet. L’objectif concerne l’objet indépendamment du jugement, le relatif dépend d’un autre élément et l’absolu existe par soi.

10. Après un débat, une classe conclut qu’une affirmation est soutenue par de nombreux indices, mais qu’elle reste contestable. Quel statut de certitude convient à cette conclusion ?

Une proposition très probable
Une proposition absolument certaine
Une proposition raisonnable mais discutable
Une proposition impossible à établir avec certitude

Une proposition raisonnable mais discutable

Explication

Une proposition raisonnable mais discutable est défendable sans être tenue pour absolument certaine. La certitude absolue affirme davantage, la forte probabilité désigne un autre statut, et l’impossibilité d’établir avec certitude ne signifie pas simplement qu’une proposition reste contestable.

11. Lors d’un débat sur une affirmation concernant un phénomène naturel, les participants demandent des résultats vérifiables obtenus par une méthode contrôlée. Quel critère de certitude privilégient-ils ?

Les sens et la perception
La reconnaissance officielle
L’accord de tous
La preuve scientifique

La preuve scientifique

Explication

La preuve scientifique repose sur des éléments obtenus et vérifiés par une démarche scientifique. La reconnaissance officielle dépend d’une autorité, les sens et la perception renvoient à l’expérience sensorielle, et l’accord de tous indique un consensus.

12. Deux arguments de force égale soutiennent des conclusions opposées. Quelle démarche caractérise alors la position sceptique ?

Conclure que les deux arguments sont vrais
Retenir l’argument qui paraît le plus convaincant
Suspendre son jugement en raison de l’isosthénie
Adopter une conclusion provisoire en attendant une preuve

Suspendre son jugement en raison de l’isosthénie

Explication

L’égalité de force entre les arguments, appelée isosthénie, conduit à l’épochè, c’est-à-dire à la suspension du jugement. Une preuve décisive, un argument majoritaire ou une conclusion provisoire ne correspondent pas à cette démarche.

13. Quelle attitude distingue le scepticisme radical de la position moyenne de Russell face aux affirmations incertaines ?

Affirmer des certitudes, plutôt que tenir certaines idées pour probables
Tenir certains éléments pour probables, plutôt que suspendre son jugement
Suspendre son jugement, plutôt que tenir certains éléments pour probables
Nier que la vérité existe, plutôt que rechercher des éléments probables

Suspendre son jugement, plutôt que tenir certains éléments pour probables

Explication

Le scepticisme radical conduit à suspendre son jugement, tandis que la position moyenne de Russell tient certains éléments pour probables. L’évaluation de probabilités relève de cette position moyenne, et le doute sceptique n’implique ni nier l’existence de la vérité ni affirmer des certitudes.

14. Une personne doute de chaque affirmation, y compris de celles qui semblent les mieux établies. Quelle caractéristique du scepticisme cette conduite illustre-t-elle ?

Un doute temporaire qui vise quelques affirmations
Un doute limité aux connaissances des sens
Un doute permanent qui s’applique à tout
Un refus de rechercher toute vérité

Un doute permanent qui s’applique à tout

Explication

Le scepticisme se caractérise par un doute permanent et universel, qui s’applique à tout. Un doute ponctuel ou limité aux sens ne présente pas cette portée, et douter de la possibilité d’atteindre la vérité ne signifie pas renoncer à la rechercher.

15. Un philosophe met provisoirement en doute ses opinions dans le cadre d’une méthode, en poussant ce doute très loin. Comment qualifier cette démarche cartésienne ?

Un doute permanent et universel
Un doute modéré et limité
Une attitude dogmatique et absolue
Un doute méthodique et hyperbolique

Un doute méthodique et hyperbolique

Explication

Le doute cartésien est méthodique parce qu’il constitue une étape de la méthode, et hyperbolique parce qu’il pousse le doute très loin. Le doute permanent et universel renvoie au scepticisme, tandis que le dogmatisme rejette la remise en question.

16. Une chercheuse met à l’épreuve ses opinions afin de trouver une proposition qui résiste à tout doute. Quel est l’objectif correspondant au doute cartésien ?

Défendre des certitudes déjà établies
Suspendre définitivement tout jugement
Retenir une opinion simplement probable
Trouver une vérité indubitable

Trouver une vérité indubitable

Explication

Le doute cartésien est un moyen de trouver une vérité indubitable. La suspension définitive du jugement caractérise plutôt le scepticisme radical ; défendre les certitudes relève du dogmatisme, et une opinion probable n’est pas une vérité indubitable.

17. Quelle formule exprime le cogito de Descartes ?

Je suspends mon jugement donc je pense
Je pense donc je suis
Je doute donc la vérité existe
Je perçois donc le monde existe

Je pense donc je suis

Explication

Descartes formule le cogito par « Je pense donc je suis » (en latin, « Cogito ergo sum »). La vérité indubitable est l’objectif du doute cartésien, tandis que la suspension du jugement et la perception ne sont pas la formule du cogito.

18. En examinant ses opinions comme les pommes d’un panier, une personne veut repartir de fondations solides. Que doit-elle faire selon cette méthode ?

Conserver ses opinions initiales et renforcer les plus familières
Ajouter des opinions sans examiner les fondations
Se libérer de ses opinions et ne retenir que celles qui résistent au doute
Écarter toute opinion, même après l’avoir soumise au doute

Se libérer de ses opinions et ne retenir que celles qui résistent au doute

Explication

La méthode du panier de pommes consiste à se libérer de toutes ses opinions, à examiner leurs fondations et à ne retenir que ce qui résiste au doute. Conserver les opinions sans examen ou les remplacer par d’autres ne permet pas de tester leurs fondements ; la méthode n’exclut pas de retenir ce qui résiste.

19. Une chercheuse compare plusieurs témoignages sans pouvoir établir avec certitude lequel est exact. Quelle attitude correspond à la position moyenne du scepticisme défendue par Russell ?

Tenir certains éléments pour probables dans sa réflexion
Écarter les éléments incertains de toute réflexion
Suspendre tout jugement sur les éléments examinés
Tenir pour certain l’élément qui paraît le plus convaincant

Tenir certains éléments pour probables dans sa réflexion

Explication

La position moyenne de Russell permet de prendre en compte certains éléments en les considérant comme probables, sans les tenir pour certains. La certitude transforme la probabilité en preuve, la suspension totale correspond au scepticisme radical, et l’exclusion des éléments incertains ne revient pas à les intégrer comme probables.

20. Une personne estime qu’elle devrait suspendre son jugement tant qu’elle ne possède pas de certitude, mais doit décider chaque jour si elle accomplira ses tâches. Quelle tension caractérise ce problème ?

La suspension du jugement résout le problème en garantissant des décisions certaines
La décision quotidienne supprime la différence entre agir et ne pas agir
L’obligation d’agir s’oppose à toute possibilité de prendre ses distances avec les opinions
L’exigence de suspendre le jugement s’oppose aux choix nécessaires pour agir au quotidien

L’exigence de suspendre le jugement s’oppose aux choix nécessaires pour agir au quotidien

Explication

Le problème oppose la suspension du jugement en toutes circonstances à la nécessité pratique de choisir et d’agir, même lorsque l’on choisit de ne pas agir. L’opposition ne signifie pas qu’il soit impossible de prendre ses distances avec les opinions, que l’inaction ne soit pas un choix, ni que les décisions deviennent certaines.

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Qu’est-ce que la doxa ?

L’opinion du sens commun, qui paraît la plus évidente au premier abord.

Que remet en question le paradoxe ?

La doxa, en montrant que la réponse apparemment évidente ne l’est pas nécessairement.

Dans le sujet du doute et de la vérité, à quoi la doxa oppose-t-elle le doute ?

À la connaissance et au savoir objectif associés à la vérité.

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